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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
What else? : Roger
Martine : What else ? Devine !
Georges C. : What else ?
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Publié le 03 mai 2008
Par Martine Rousset
Le commissaire s’adressa alors aux policiers.
- A-t-on récupéré l’œuvre littéraire de monsieur ?
Le plus grassouillet des deux lui répondit en soupirant :
- Non…
- Et pourquoi non ?
- Pour quoi faire ? 
Pour quoi faire, il n’en savait effectivement rien. Il avait juste besoin de connaître ses suspects.
- Racontez-moi l’histoire que vous écriviez. Le garçon parut surpris. Il hésita, jetant des regards affolés vers les policiers postés à ses côtés, lesquels le toisaient sévèrement. Dépité, il obtempéra. 
- Eh bien, je vais vous la raconter… Mon histoire raconte celle d’Hugues et Adrienne. Ils se rencontrèrent dans la salle d’embarquement d’un aéroport. Adrienne était une très belle femme mais elle avait vingt ans de plus qu’Hugues. Il engagea cependant la conversation avec elle et comme cela arrive parfois, allez savoir pourquoi, on se met à raconter sa vie à quelqu’un que l’on ne connaît pas. C’est ce que fit Adrienne. Elle était née alors que sa mère n’avait pas seize ans et qu’elle travaillait comme bonne à tout faire dans le château d’un comte dont le fils se laissa aller à quelques fantaisies avec elle. Bien entendu, lorsque la grossesse fut découverte, on la vira. Personne ne crut la mère d’Adrienne quand elle donna l’identité du père de l’enfant. Pour cette famille de bourgeois, elle n’existait pas. Elle n’avait d’ailleurs jamais existé autrement qu’en jeune fille aux ordres de châtelains persuadés que le simple fait de tenir un balai aurait pu être une menace pour leur noblesse. Fille mère, ou mère célibataire, au choix, elle fut évidemment malmenée par les siens, des campagnards. Démarrage difficile dans sa vie d’adulte. Elle n’était pas encore sortie de l’adolescence que déjà, on l’avait jugée. Lourde blessure qui ne cicatrisera probablement jamais. Ce qui explique peut-être ses vagabondages sentimentaux qui ont suivi. Adrienne pleurait en ressassant la triste vie que fut celle de sa mère. Hugues en fut ému alors qu’il ne connaissait pas encore la suite de l’histoire. Adrienne n’avait que deux ans quand sa mère se trouva à nouveau enceinte. Elle parvint à cacher sa grossesse et lorsque l’enfant naquit, elle fit une chose horrible, monstrueuse, inacceptable... Elle le noya dans une rivière et enfouit son corps sous les galets. Le petit corps sans vie fut découvert et on l’arrêta. Elle fut jugée, condamnée, emprisonnée et déchue de ses droits maternels. Adrienne fut élevée par ses grands-parents, dans un petit village de campagne où, quand on est la fille d’une telle femme, on est fille de rien. On n’est rien. Très jeune, Adrienne, quitta sa famille. Elle ne revit sa mère qu’une seule fois vingt ans plus tard, par hasard, accompagnée d’un homme au teint rubicond puant le vin. Elles avaient parlé à peine une heure, juste le temps pour Adrienne de connaître l’identité de son père. Quelques temps après, elle avait tenté de contacter ce fils de comte… En vain. Il n’avait pas répondu à ses deux courriers. Elle n’a plus jamais cherché à le voir. Elle avait enfin tourné la page. Hugues, déconcerté, avait pris la main d’Adrienne et l’avait délicatement embrassée. Elle avait rougi. Ils échangèrent leurs numéros de téléphone et de retour de leurs voyages respectifs, se revirent plusieurs fois. Et un soir, Adrienne l’invita chez elle à dîner. Elle avait élégamment mis la table. Une nappe blanche, une petite bougie bleue turquoise, une rose rouge dans un soliflore en verre bleu. Sous le charme, Hugues l’avait embrassée au moment où elle était passée près de lui, un plat à la main. A cet instant, le téléphone sonna. Adrienne s’excusa auprès de son hôte et décrocha le téléphone. Elle parut d’abord surprise puis son visage se rembrunit soudain. Elle ne répondit que par quelques « oui » et « non » brefs et insuffisants pour qu’Hugues puisse comprendre ce qui se passait. Puis elle reposa le combiné sur son socle et s’effondra en larmes sur le sol en se laissant glisser le long du mur. Il se précipita vers elle et l’entoura de ses bras. Fou d’inquiétude, il la questionna. 

Jean-Marie Verdure s’interrompit. Il avait parlé sans s’arrêter une seule seconde. Le commissaire et les deux policiers le fixaient, comme hypnotisés.


(à suivre)
 

Copyright © 2008 Martine Rousset

Les commentaires
Publié le 03 mai 2008
Par Difrade
Martine a sorti ses histoires-Matriochkas… les poupées russes du papyrus. Le récit dans le récit pendant le temps d’une garde à vue.
Notre Jean-Marie Verdure, embarqué dans une sale histoire de meurtre, raconte une histoire à la Zola, celle d’Adrienne, pauvre fille née d’un amour ancillaire avec le fils d’un comte. La pauvresse perdra son futur frère et sa mère d’un seul coup.
Bon!... Le futur frère, elle n’a pas eu le temps de le connaître qu’il avait déjà foutu la merde rien qu’en voulant naître. Maintenant sa pauvre mère est en prison pour une galéjade. Elle a voulu immédiatement lui apprendre à nager dans la baignoire avant de l’amener à la plage. Il s’est noyé mais elle l’a quand même porté à la plage pour qu’il puisse se régaler et faire des galipettes. On dit qu’elle l’a tué.
Où en est-on?...
On en est à la rencontre d’Adrienne avec Hugues que je soupçonne d’être Jean Valjean.
Après Zola, voilà Victor Hugo !… Jean-Marie Verdure avait dit qu’il écrirait une œuvre majeure.
Son récit est fait d’idées noires et roses. Adrienne, joyeuse, avait mis les petits plats dans les grands pour recevoir Hugues.
Elle avait acheté des galettes, du beurre et un pot au lait avant de retraverser la forêt sans rencontrer le loup. Hugues a ramené sa bobinette et le désir le cheville au corps. Il est prêt à lui faire connaître le loup. Le téléphone sonne... Adrienne s'émeut!
C’est sans doute Causette, jalouse qu’Adrienne allume son vieux… L'a-t-elle menacé de représailles sur son lieu de tapin. L’histoire devrait s’arranger si Causette ramène de l’eau pour le pastis. Cela devrait enlever à tous les idées grises.
Et la pauvre Jeanne Fabrègues dans tout ça… De son vivant, elle avait déjà les oreilles éteintes et le nez froid. Alors, pensez ! Maintenant elle n’intéresse plus que les asticots !… cette pensée devrait vous inciter à ne pas vous moucher constamment en pleurant sur Adrienne. Elle n’est qu’une héroïne de papier alors que Jeanne est bien vivante… Oh ! Pardon ! J’oubliais…
Publié le 03 mai 2008
Par Innocent Foutraque
Il ne manquait plus que cela. Verdure se met à écrire de la prose molle. Monsieur rêve d'être immortel. Il se voit parmi les quarante oies du capitole. Immortel! C'est d'un commun!... Il tue et maintenant il écrit. Bientôt il donnera des interviews à des folliculaires. Il se donne un air fou pour me faire de l'ombre alors qu'une camisole se tisse en plein soleil autour de lui. Il croit m'éclipser alors que je pourrais lui donner un coup dans la lune pour l'expédier sur Mars... Je ne le ferai pas car les Martiens n'en voudraient pas. Ils savent et me l'ont dit qu'il n'est pas fou d'être fou. Sur terre, je suis l'unique fou à partager ce secret avec eux. Je suis le fol as du garrot du Temple. Personne ne me dame le pion au Monofoly. Lorsque le fou tue, il y a toujours de l'espoir. Qu'il se taise et plus rien n'a d'importance. Tout est de la foutaise.

Aujourd'hui le fou rage et envoie paître Verdure. Moi vivant, il n'y aura pas de polyfolie en Corse...
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