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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
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Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
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Bas con : manque de cul haut au con bas.
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Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
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Publié le 05 mai 2008
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Lorsque la croche s’échappa du violon, elle s’élança au-dessus de l’assistance attentive puis virevolta, effleurant délicatement chacun des auditeurs. Enivrante, envoûtante, étourdissante, elle tourbillonna, en quête d’une apogée réussie. Tout à son destin, elle ne vit pas immédiatement le trémolo qui flottait derrière elle, né dans un souffle de clarinette. C’est quand il s’approcha d’elle qu’elle se sentit soudain submergée par une vibration ondoyante. Imprégnée de cette pulsation inattendue, elle s’abandonna à la musique de cette rencontre sans résistance.

 

Leur mélodie inopinée résonnait en un crescendo infini, léger mais puissant. Doux mais fort. Sensuel mais vigoureux. L’assemblée était suspendue à ce duo improvisé, le souffle coupé par l’harmonie de ce rendez-vous exceptionnel dont elle était le témoin.

 

La croche et le trémolo, en un accord parfait, s’enroulaient en volutes mélodieuses. De cette osmose émanait la magie de la beauté d’un son. Un éclat de bonheur échappé d’une partition et accroché à la voûte d’une salle de concert à la merci d’un public déconcerté par cette merveille presque impudique.

 

Ils n’étaient plus qu’un, ré-unis, enclins à la sérénade, prêts à la fugue. Là. Dos à dos. Si proches. Prêts à grappiller un dièse ou bémol à leur portée pour se fondre davantage. Mi fats, mi fous de tant s’aimer. Mots d’aubade. Mots d’amour.  

 

Accord éphémère. Silence. Pause. Soupir. Toujours n’existe pas. Tout s’interrompt, aussi puissant soit-il. L’éternité a perdu sa clef. Clef de fa. Clef de do. Fado.

 

Le chef d’orchestre, dans un dernier battement de baguette, fit taire la symphonie. Seuls résonnèrent encore une croche et un trémolo sous un tonnerre d’applaudissement. Puis ils s’estompèrent en sourdine ne laissant derrière eux que le souvenir extasié de leur unisson.

 

  

Copyright © 2008 Martine Rousset

Les commentaires
Publié le 05 mai 2008
Par L'abbé Carre
L’abbé Carre

J’ai prononcé devant Dieu l’union d’une croche et d’un trémolo. La croche connaissait bien la musique et le trémolo avait le rythme dans la peau. Pour moi, cette union était harmonieuse. L’abbé Mol n’était pas d’accord. Il voulait que la croche devienne religieuse en la coulant dans le métal d’une cloche d’église. Il était favorable à la diérèse par consentement mutuel.
La croche était très attirante et le Trémolo n’y était pas allé molo car déjà elle était enceinte d’où sortit une note. L’enfant avait la peau bleue.
Bien sûr, cette naissance a fait jaser le voisinage. Vous rendez-vous compte ? Une moitié noire qui, avec un trémolo de passage, met au monde une note bleue. Et maintenant le trémolo va vivre à ses crochets. La croche risque d’être désenchantée avec un jaseur qui a connu le violon. Il va lui mettre des paroles sur sa musique pour la faire participer à des radios crochets… et patati, et patata…
Le trémolo a quitté la rue de Lappe et son bal Musette. Il a trouvé sa voie : faire le gigolo avec une demi-mondaine.
C’est jazzy ! Non ?… Vous n’allez pas nous faire le chœur des vierges ou les mélimélomanes. Il n’y a que l’abbé Mol pour faire des reproches à la croche et lui dire « Il eut fallu que vous sonnâtes »… Elle ne sonnera pas et déjà va sans valse car le jazz est là…

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

Chaque jour un peu plus
Y a le jazz qui s'installe
Alors la rage au cœur
La java fait la malle
Ses p'tit's fesses en bataille
Sous sa jupe fendue
Elle écrase sa Gauloise
Et s'en va dans la rue

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

Quand j'écoute béat
Un solo de batterie
V'là la java qui râle
Au nom de la patrie
Mais quand je crie bravo
A l'accordéoniste
C'est le jazz qui m'engueule
Me traitant de raciste

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

Pour moi jazz et java
C'est du pareil au même
J'me saoule à la Bastille
Et m'noircis à Harlem
Pour moi jazz et java
Dans le fond c'est tout comme
Le jazz dit " Go men "
La java dit " Go hommes "

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

Jazz et java copains
Ça doit pouvoir se faire
Pour qu'il en soit ainsi
Tiens, je partage en frère
Je donne au jazz mes pieds
Pour marquer son tempo
Et je donne à la java mes mains
Pour le bas de son dos
Et je donne à la java mes mains
Pour le bas de son dos.

Le Jazz et la java , Claude Nougaro.
Publié le 05 mai 2008
Par Le Mat
L’éternité a perdu sa clef. Clef de fa. Clef de do...
Fado. ..J’aime bien le fado parce que ça commence comme fadoli , fada … Si l’éternité a perdu sa clef , elle a du tomber au sol dans le récit de l'amie Martine... sol ré si la mi pour un fado!

Je suis encore trop jeune pour l’opéra et je n’étais pas prêt à l’union de la croche et du trémolo dans une symphonie.
Tous les trucs où il faut rester assis à glander, ça me fout les glandes. Je préfère les truc où il faut remuer le popotin au lieu de le mettre en surcharge électrique sur un fauteuil.
Les virtuoses sentent le débouche WC à force de jouer dans des fosses à orchestres où ils se font chier alors qu’il serait bien dans un lieu bucolique. Je ne critique pas le débouche WC car tous les dégoûts sont dans la nature.
Merci au Chef d’orchestre d’avoir mis fin à la symphonie et à mon calvaire.
L’opéra n’est pas ma priorité. Je ne manque pas de grande musique mais d’âne corse. A l’opéra, je préfère l’ânerie.
Ubi bene, ibi asinus ( Où on est bien, là est l’âne). Personne n’a le droit de couvrir les braiments mélodieux qui, pour moi, ont une valeur existentielle. Je crois en l’immortalité de l’âne. Je trouve ça beau un âne. Et si Je fais souvent l’âne, c'est parfois pour avoir du son… mais c’est une autre musique !
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