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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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tassuad : tes photos top !!!
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bravo : quel talent tassuad !!!
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tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
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abbé froid : paix à son âme
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Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
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Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
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Bas con : manque de cul haut au con bas.
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Con cave : con honnête voûté
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Publié le 22 mai 2008
Par Martine Rousset
Il combattait le temps en figeant des secondes, petits éclats d’instants qu’il extirpait de l’oubli. Pied de nez à l’inexorabilité du temps. Il se disait tempographe et riait de la perplexité de ceux à qui il le balançait.
- Photographe, vous voulez dire ?
- Non, tempographe. Je fixe les images, je cherche les raisons pour lesquelles elles existent et lorsque je les ai trouvées, j’arrête le temps pour les regarder. Je farfouille dans le temps quoi ! Je suis farfouilleur de l’instant, si vous préférez !

Sa réponse accentuait l’étonnement des gens et il s’en amusait encore davantage.
 Rodolphe était un septuagénaire vif et enjoué. Ses longs cheveux d’argent ruisselaient sur ses épaules. Ses petits yeux noirs et rieurs incrustés gaiement sous son front dégarni donnait à son visage longiligne l’irrésistible envie de lui sourire. Il y a quelques années, il portait la barbe mais depuis, il l’avait abandonnée, décrétant qu’à soixante-dix ans, on n’avait plus aucune raison de se cacher. Il traînait à longueur de journée dans les rues de Paris, un appareil photo à la main, invariablement vêtu d’un jean « tuyau de poêle », d’une large chemise à carreaux par beau temps ou d’un long pull de laine par temps froid. Il flânait et interpellait des passants, des clients installés à la terrasse d’un café, des gens encastrés dans les files d’attente interminables des cinémas, des automobilistes cloués au rouge d’un feu, des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes.

Ce matin-là, il décida de rôder aux alentours de la Gare du Nord, son appareil photo prêt à bondir et la poche de son jean truffée de piles rechargeables.

Un homme adossé à la rambarde du métro « Blanche » attendait manifestement, un bouquet de fleurs à la main, l’arrivée d’un rendez-vous amoureux. Rodolphe s’approcha de lui et l’apostropha :
- Regardez vos pieds.
L’homme, surpris, baissa les yeux sur ses chaussures parfaitement cirées, puis n’y trouvant rien d’anormal, répondit avec agacement :
- Il est où le problème ?
- Un problème ? Oh ! Vous l’avez perdu il y a longtemps ce problème ? Répondit Rodolphe, faisant mine de chercher sur le sol.
- Vieux con, lança l’homme.
- Comme il vous plaira, mon ami. Pour vous être agréable, j’accepte d’être à la fois vieux et con. Ceci dit, vous avez peut-être raison ! Mais je vous demandais juste de regarder vos pieds. C’est très important.

Le type, pour se débarrasser de l’importun, jeta à nouveau un œil forcé sur ses chaussures puis relevant la tête, le planta d’un regard frisant la colère.  
 


(A suivre)

 

Copyright © 2008 Martine Rousset

Les commentaires
Publié le 22 mai 2008
Par Temptator
La question est posée : que peut bien avoir perdu aux pieds un homme qui attend avec des fleurs ? Sans doute les pas qu’il a fait pour venir jusque là ? A-t-il perdu son temps
On peut penser que si notre homme attend Madeleine, Madeleine ne viendra pas.
Mais ce temps n’est pas perdu pour tout le monde. Notre ami retraité aime regarder le temps passé pour paser son temps et le temps ne sait faire que passer.
Retourner sur ses pas n’est pas remonter le temps. On a beau arrêter le chronomètre sur une montre tempographe, les minutes s’écoulent avec le temps perdu que l’on ne retrouvera plus.
Il y a bien des machines tempographes qui permettraient de courir sur le fil du temps mais c’est un autre temps dans une 4ème dimension, un temps imaginaire.
A quoi bon perdre son temps à essayer de deviner la suite de l’histoire de Martine… Pourquoi passer du temps ante tempus ? Nous le saurons in tempore.
L’espace d’une minute, ne mesurez plus votre temps ! Jetez les clepsydres ! Videz les sabliers ! Redonner au temps son éternité ! Il faudrait prendre du bon temps par tous les temps et en temps inutile, se perdre dans la nuit des temps. Demain il fera jour !
Et même si c’est le temps des lilas, Madeleine ne viendra pas…Alors notre lascar au bouquet de fleur, il finira bien par regarder ses pieds et à s’apercevoir que….

Choisir :

1°/ Il a deux souliers pour pied gauche
2°/ Il a deux souliers pour pied droit
3°/ Il a mis le soulier pied gauche au pied droit et le pied droit au pied gauche
4°/ Il a un soulier noir et un soulier blanc
5°/ Il a mis ses chaussettes à l’envers
6°/ Il n’a pas de chaussettes
7°/ Il mesure 2 mètres et fait du 36 fillette
8°/ Il a marché dans de la m….
9°/ Il a perdu les semelles
10°/ Il a perdu un talon
11°/ Une autre réponse
12°/ Il n’a rien perdu

Pour les pressés, les paroles d’une Chanson de Diane Dufresne

On n'a pas le temps

Pas le temps de s'arrêter
Pas le temps de se parler
Même pas le temps de s'excuser
Quand on se marche sur les pieds
Pas le temps de se regarder
Pas le temps de se toucher
Même pas le temps d'y penser tellement
Tellement qu'on est pressé

On n'a pas le temps {x3}

On court, on court, on court
Toujours entre la vie et la mort

Pas le temps de prendre le temps passé
Peur de passer à côté
Passer à côté de quoi ?
A côté de qui, demande-moé lé pas
Pas le temps de flâner dans les rues
Ca fait longtemps que ça se fait pu
Pas le temps de perdre son temps
Parce que le temps c'est de l'argent

On n'a pas le temps {x3}

Même se tu passes à côté de la vie, mon vieux
T'es pas mieux que mort

Y est déjà neuf heures moins quart
Dépêche-toé, tu v'être en retard
Pas le temps d'y aller à pied
Va cor falloir qu'tu prennes ton char
Déjà midi et quart, faut ben que tu penses à ton corps
T'auras pas le temps de manger
Va cor falloir qu' t'ailles au snack bar

Déjà deux heures moins cinq
Faut qu'tu te repompes, faut qu'tu te requinques
As-tu le temps de prendre un autre verre ?
Non j'ai ben trop d'affaires à faire

J'aurai pas le temps {x3}

T'es rien qu'au milieu de ta vie
Pis t'es déjà à moitié mort
Laisse donc tomber ta cravate
T'as pas peur que ça t'étouffe
Mets toé donc à quatre pattes
Et pis fais donc "Wouf"

Les deux pieds pognés dans le ciment
Qu'est-ce que je fais là ?
Qu'est-ce que j'attends ?
Regardez-moé, parlez-moé
Touchez-moé, faites quelque chose
Mais si jamais je mets le feu
Après mes beaux grands cheveux
Allez surtout pas appeler
Les pompiers pour qui m'arrosent

Ça sera pu le temps {x3}

Touchez-moé donc, pour voir
Si chu en vie, ben si chu mort

Excusez-moé là, vous
Vous auriez pas trente sous
Moé si j'avais de l'argent
Je saurais quoi faire pour passer le temps
Je mettrais des bombes partout
Ca ferait des beaux grands trous
Pis là, faudrait ben que tu t'arrêtes
Sinon tu tomberais dedans

Attention vos têtes ! {x3}

Que ça saute, que ça explose
Mais qu'y se passe quelque chose...
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