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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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abbé froid : paix à son âme
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Publié le 04 juin 2008
Par Martine Rousset

L’ Ode du coq et le coq de l’Aude

 

Je pense à un oiseau des îles

Au rêve d’une idylle  

Qui fit de moi un coq câlin

Du soir jusqu’au petit matin

 

Te souviens-tu ma tourterelle

De nos envols à tire d’ailes

Vers des sommets d’amour

Où le temps est  un toujours.

 

Je n’ai pas oublié  ton parfum

Je  le respire avec bonheur.

Ta voix reste comme un refrain

Elle chante dans mon cœur

 

Je revois ton corps gracile

Ton regard sous tes longs cils

Tes petits yeux  qui s’ouvrent

En un miroir où je me trouve.

 

Les rêves sont des pièges

Sur moi, tombe la neige

Toujours est dans le passé

Devant moi est le Jamais.

 

Cette ode est un caquetage

Le coq ne dira pas son âge

Dans sa tête près des nuages

L’oiseau était de passage.

 

Babillages de plume

Rien qui ne s’exhume

Dans ces vers de mirliton

Indignes d’Eôs et de Tithon.

 

Il ne s’agit pas de sexe

Mais d’accent circonflexe

Vous le voyez sur l’i d’île 

Mais il n’est pas sur Idylle.

 

Cet accent vole, se pose

Sur les rêves, il se repose

Il aime plusieurs voyelles

Et le a  est parfois cruel

 

Le coq a plus de ramage

Mais  moins de plumage.

L’accent est mis sur l’âge

C’est à son désavantage

 

Cette ode est une fiction

Avec rimes et sans raison

Ce  coq aux vains amours

Ne pourra pas  voir le jour.

 

Le coq de L’Aude  est âgé

Il fréquente les potagers

Seuls les coqs des îles

Connaissent des idylles

 

Sans un dernier cocorico

Sans monter sur ses ergots

Le coq d’Aude est en danger

Car on l’aime pour le manger.

(Texte : Le Mat)


 
              
Les commentaires
Publié le 04 juin 2008
Par Coq Rico
Ode à mon fils, le coquelet

Le coquelet a mis sa belle liquette
Et a fermé et vérifié sa braguette
Il a cueilli un rouge coquelicot
Dans l’espoir d’un petit bécot.

Le coquelet au plumage coquet
A de l’amoureux le caquet
Avec les cocottes coquines
Qui sont sa drogue, sa cocaïne.

Le coquelet, en amour, est hard
Ça lui tape vite sur la cocarde
Jusqu’à faire des cocasseries
Dont les belles coquines rient.

Ce ne sont que coquecigrues
Qui l’eut dit ? Qui l’eut cru ?
Le coquelet de Cochinchine
A vouloir plaire, en vain s’échine.

Le vieux coq en patte se marre
Les deux pieds sous un coquemar
Il picore des vertes coquerelles
Il écoute de vieilles ritournelles.

Dans des histoires « de cul »
En prenant un peu de recul,
Le coq est souvent cocufié
Et, las, devient un coq huppé.
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