iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1 connecté
50441 visiteurs
Tribune libre
tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
What else? : Roger
Martine : What else ? Devine !
Georges C. : What else ?
Fernand : Je soutiens georges mais Martine ne veut pas déroger...
Mon calendrier
< Sep. 2008  
L M M J V S D
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le 09 juin 2008
Par Martine Rousset
Un vrombissement de scooter annonça l’arrivée du facteur. C’était un jeune homme facétieux et toujours de bonne humeur, assez beau garçon du reste, ce qui n’avait d’ailleurs pas échappé à la concierge.
- Bonjour Miss Monde ! Plaisanta-t-il dans l’encadrement de la porte en lui tendant une pile d’enveloppes tenues par un gros élastique.
Olive Lelièvre attrapa le courrier et lui lança un sourire béat révélant des traces de rouge à lèvres sur les dents. Elle se dirigea ensuite vers sa loge pour y effectuer un tri méthodique des enveloppes. Elle les rangeait toujours dans le même ordre, du premier étage au dernier. Elle jugeait qu’ainsi, elle était moins essoufflée en arrivant au sixième, puisqu’elle s’était arrêtée à chaque palier précédent.

Puis elle commença tranquillement sa distribution habituelle, glissant le courrier des absents sous la porte ou sous le paillasson selon leurs désirs et échangeant quelques mots avec les présents.

Le reste de la journée fut plutôt tranquille. Elle resta dans sa loge à regarder la télévision, à la disposition des habitants ou des éventuels visiteurs à renseigner.

Le soir, elle fit sa petite cuisine et dîna devant son poste de télévision. Quand l’émission de variétés fut terminée, elle fit sa petite vaisselle et partit se coucher. Calée confortablement dans son lit, elle sortit un cahier d’écolier du tiroir de sa table de nuit, un stylo bleu à bille et écrivit.

Lundi 6 octobre
C’est confirmé, la veuve du second à gauche n’a pas payé son téléphone. Elle a reçu un rappel aujourd’hui. Je m’en doutais parce qu’elle me donne toujours son courrier à poster et que je n’ai pas vu la fameuse petite enveloppe à fenêtre dans laquelle on met son règlement.
M. Legoff a encore trouvé le moyen de passer dans le hall quand je lavais par terre. Je crois qu’il le fait exprès. C’est un vieux schnock. Le facteur m’a dit quelque chose de très gentil. Je crois qu’il m’aime bien.
Le médecin est passé voir Mademoiselle Lamentin du quatrième droite. Je n’ai pas réussi à savoir ce qu’elle a. Je le saurai sûrement demain. A tortiller du cul comme elle le fait tout le temps, je me demande si elle n’est pas enceinte.
J’ai regardé une émission de variétés ce soir à la télé. Il y avait Sylvie Vartan. Elle a changé de coiffure. Je la préférais avant.

Elle referma son cahier, le rangea à sa place et éteignit la lumière.

(à suivre)

                                                             Copyright © 2008 Martine Rousset

Les commentaires
Publié le 09 juin 2008
Par Renée
” Je m’appelle Renee, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, a en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme a l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait a l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants..."

Olive Leliève! Je la connais! En fait de lièvre, elle a l'élégance d'un hérisson et sa peau a la douceur d'un paillasson. Sur le facteur qu'elle ne se fasse aucune illusion car, avec lui, je vis une folle passion. Pour les prix littéraires, ce n'est pas la saison et la lettrée, c'est moi, elle doit se faire une raison.
Ajouter un commentaire