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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, quand ça lui chante, à 7 heures 53, plus tôt ou plus tard, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ourse, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
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Le Doc : Va être épuisée la danseuse,elle est en transe depuis le 24 mai!
Cigale : Ben ca lui chante pas souvent à 7H53
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TASSUAD : AVEC DE LA CHANTILLY MAISON
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Acrostiche : Rine que de temps en temps.Etpour nous faire plaisir.Viens nous distraire.Inven tes,tu sais si bien le faire.Emportes nous dans tes contes.
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Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
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Publié le Lundi 18 août 2008
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie

Levie. Pas Marc. Ni Strauss. Le village de Corse-du-Sud. Avec « ie » à la fin. C’est beau Levie. Mais c’est loin. Mais c’est beau.

Cependant, pour le staff de « Piccule Fictions », rien n’est loin. Nous n’avons peur de rien chez les « Piccule Fictions ». De rien du tout.

 

Tout commence hier en début d’après-midi un peu comme dans un polar :

Rendez-vous à 14 heures avec Ugo devant le Crédit Agricole le plus proche de chez moi. Pourquoi le Crédit Agricole et pas la boulangerie par exemple ? On sait pas finalement. C’est comme ça.

 

Tout le monde est au rendez-vous à l’heure dite. Nos stylos reposés de la signature précédente, ils sont prêts à être à nouveau dégainés.

Nous voilà donc partis bras-dessus, bras-dessous (enfin, beaucoup moins pour Ugo vu que c’est lui qui conduit) :

- Ugo Pandolfi (auteur de « Du texte clos à la menace infinie ») dans le rôle du chauffeur,

- Marie-Catherine Deville (auteur de « La vallée de la Soummam ») dans le rôle de l’escort-girl blonde,

- Et moi-même (et pourquoi je me mettrais pas un lien moi aussi ?), dans le rôle de l’escort-girl brune.

 

Chacun de nous trois, auteur d’une (ou plusieurs en ce qui concerne Ugo) nouvelle policière de « Piccule Fictions – Noirs de Corse ».

 

La mission du jour : le salon du livre de Levie en Corse-du-Sud organisé par la bibliothèque municipale du village. Vu qu’il n’y a pas de FNAC ni de Virgin à Levie, c’est la bibliothèque municipale qui organise. Normal.

 

Comme toujours, nous devisons gaiement en voiture. Le silence ? On ne connaît pas chez nous. Certaines mauvaises langues disent même qu’heureusement que nous écrivons pour évacuer une partie des choses que nous avons à dire parce que sinon… Sinon quoi ? Hé ! Si on vous casse les pieds, il faut le dire !

 

Deux heures plus tard, halte à Porto-Vecchio dans la librairie de Christelle qui nous avait conviés il y a quelques temps à participer au salon du livre qu’elle organisait en nocturne sur sa commune. Elle a un joli nom la librairie de Christelle : « Le verbe du soleil ». Et en plus, Christelle est à ma connaissance la seule libraire qui a compris qu’une librairie devait être un lieu convivial. Elle a installé dans sa librairie un petit salon où il y a toujours quelque chose à grignoter et une cafetière prête à l’utilisation. A noter au passage un détail qui n’en est pas un : Ugo profite de cette pause pour trouver LA carte postale qui lui permettra peut-être de gagner LE concours de l’été de Sophie la Pinsout.

 

Prochaine étape : Levie. Je ne sais même pas où cela se trouve (mais les habitants de Levie savent-ils où se trouve Pero Casevecchie ? Pourtant, c'est beau. Mais c'est loin, c'est vrai. Mais c'est beau). Je sais juste que Levie, c’est encore loin. Que c’est beau mais que c’est loin.

 

La route de Porto-Vecchio à Levie est une route déserte. A part quelques chasseurs en poste ça et là en bord de route… D’ailleurs, nous les klaxonnons tous en leur faisant de grands coucous. Ils se demandent probablement toujours qui leur a dit bonjour... Nous, on s’en fiche parce qu’on les connaît pas. C’est juste pour faire peur aux sangliers et les éloigner… Eh oui, on est comme ça chez Noirs de Corse. De vrais M & M’s.

 

Levie ! On a failli rater le village… Il faut dire qu’il n’y a pas de panneau « LEVIE » à l’entrée du village. Mais on a eu la bonne idée de se retourner pour voir ce qu’il y avait écrit sur le panneau de l’autre côté de la route en sens inverse. Il y avait écrit : « LEVIE ». Le « LEVIE » étant barré, c’est que si on avait été dans l’autre sens, on serait sorti de Levie. Donc, étant donné le sens dans lequel nous allions, nous avons supposé que nous y entrions. Perspicaces hein ? Quand on écrit des nouvelles policières pour « Piccule Fictions », il faut être perspicace.

 

18 heures et des brouettes. Nous sommes en place, sous les ifs devant la bibliothèque. Il parait que nous sommes en retard puisque les festivités commençaient deux heures plus tôt. On savait pas. Quand on écrit des nouvelles pour « Piccule Fictions » on ne connaît que l’heure du crime. Mais ce n’est pas grave, on a la nuit devant nous pour nous occuper de nos « Piccule Fictions ».  Les gens sont sympas à Levie. Nos « Piccule Fictions » ont du succès. Et ça ne fait que commencer… Nous en étions persuadés…

 

20 heures environ par là. Fini.

- Comment fini ?

- Fini.

- Et le rush ?

- Quel rush ?

 

20 heures environ par là et nous devons déjà quitter Levie ? Et si c’était vrai ?

 

Parce que ce n’est pas que beau et loin Levie. Il fait froid aussi à Levie. Mais futés comme nous le sommes à « Piccule Fictions », nous avions trouvé avec Marie-Catherine, tout près de la bibliothèque une petite pièce avec… ô miracle… un chauffage. Les pieds et les mains collés au radiateur que nous avons discrètement allumé en catimini (on aime faire monter son adrénaline quand on écrit des nouvelles policières pour « Piccule Fictions »), nous avons attendu là patiemment la collation arrosée de vin que nous offrait gentiment la bibliothèque qui achèverait de nous réchauffer. Après, nous pourrions attaquer sans problème le grand rush d’après dîner. Enfin, c’est ce qu’on pensait. Mais à partir de 20 heures environ par là, les gens de Levie préfèrent rester chez eux plutôt que de s’enrhumer dehors. Même au mois d’août. On savait pas.

 

Enfin, on était contents parce qu’on a vu Levie. C’est beau Levie. Mais c’est loin. Mais c’est beau.

 

Quand Ugo nous a déposées à nouveau devant le Crédit Agricole on s’est dit en se quittant, sur les coups d’une heure du matin : « A vendredi prochain pour la journée du livre à Zonza ! Rendez-vous devant le Crédit Agricole ». Parce que nous, chez Noirs de Corse, on est motivés.

 

Parce que quand on a écrit une nouvelle pour « Piccule Fictions – Noirs de Corse » et l’association HANDI 20 de Fabrice Albertini, on est forcément motivé. Et quand on voit que grâce à cette operata, les premiers fauteuils Hippocampe ont apparu aux abords des plages, eh bien, ça motive encore davantage, voyez-vous.

 

Zonza ? On connaît pas mais on sait que c’est beau. C’est beau mais c’est loin. Mais c’est beau.

  

Pour voir les nouvelles cartes postales en compétition pour LE concours de l’été (quel succès ce concours !) et suivre les commentaires de l’inspectrice Conlombo qui enquête sur certaines cartes anonymes, cliquez .

 
Copyright © 2008 Martine Rousset
 
Les commentaires
Publié le Lundi 18 août 2008
Par Le Mat
Que, avant de descendre dans le sud de la Corse, vous vous fassiez un Crédit agricole pour payer vos frais, cela vous regarde mais que ce soit toujours le même, il y a de l'abus.
Par ailleurs, lorsque l'on va dans un village que l'on ne connait pas, on se renseigne sur son histoire et on mentionne que c'est à Lévie que fut inventer le pont du même nom qui, aujourd'hui encore, sert à construire des châteaux en Espagne. C'est d'ailleurs du nom de Lévie que vient le mot "Levier" , Madame Olivier!... et les habitants de Lévie sont des Lévites.

Pour aller à Zonza, il faut être zinzin car la route est toute en zigzag. Rien qu'à prononcer le nom, j'en zézaye pendant un mois. Enfin, je ne veux pas vous mettre la zizanie mais Ugo est un drôle de zigoteau un peu zutiste. Ce zigue ancien zazou est le descendant de la Zorille africaine. Accompagné de filles zoolâtres, il a parfois des crises de zoanthropie. Zou, les fauvettes! Sortez de vos zenanas, là où tout vous semble Zephir! Allez à Zonza , zinzinuler! Je vous aurai averties: un drôle de zèbre, Ugo zélateur de Noirs de Corse qui vous prend au Zenith et fait de vous des zeuzères...
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