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FICTION, RÉALITÉ OU SOUVENIRS PARTAGÉS ??? À VOUS DE DÉTERMINER …
« UN LONG, TRÈS LONG RÉVEILLON…. »
INFO : cette petite nouvelle a été sélectionnée par le Site Littéraire Oniris pour y être publiée :
" Bonjour Scrib,
Votre nouvelle « Un long, très long réveillon... » a été acceptée par notre équipe de publication.
La date de publication de votre nouvelle est fixée au 04/01/08.
-----------
Oniris (http://oniris.rasquinet.be/)
Les Webmestres
Votre nouvelle « Un long, très long réveillon... » a été acceptée par notre équipe de publication.
La date de publication de votre nouvelle est fixée au 04/01/08.
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Oniris (http://oniris.rasquinet.be/)
Les Webmestres
oniris@rasquinet.be " Je suis assez fier ....
Réveillonner SEUL, n’est pas franchement une bonne idée…surtout quand vous savez qu’un de vos amis se trouve dans le même cas. Mon pote, dont il est question se nomme…Non ! Nous allons simplement l’appeler Fabre. Quand nous sortons ensembles, nous sommes en quelque sorte les « Laurel et Hardy » de la drague.
Pourquoi ?
Avant tout, parce qu’il est plus jeune que moi et d’origine plus fortunée, avec un physique hors normes et pour ne rien gâcher, c’est un excellent joueur de tennis. Quant à moi…trois fois hélas…c’est l’inverse. On me prend toujours pour son grand frère, légèrement dégarni, ventripotent (non, je ne suis pas gros), malgré tout, bien conservé…mais affublé d’une terrible mauvaise réputation de « macho à la con ».
Vous n’imaginez pas ce que je vis… Vous vous surpassez pendant des années dans les conquêtes féminines les plus incroyables, au point que l’on vous montre du doigt avec indignation et un jour, vous arrivez dans une discothèque accompagné par un ami…et personne ne vous voit . Tous les regards ne sont que pour lui...Comme dirait Calimero : « C’est trop injuste ! ».
Tant pis ! J’ai fini par me faire une raison…Ses copines avaient toujours une grande sœur ou une amie plus âgée qui les accompagnaient et qui m’étaient d’office destinées. Parfois nous étions comme des vautours, à guetter la même proie…mais il gagnait toujours. Sacré Fabre !
Cette année-là, nous avions décidé de nous retrouver après avoir passé sagement le dîner de réveillon dans nos familles respectives. Nous avions fixé notre rendez-vous dans un café au Luxembourg qui portait le nom d’un dieu grec pour y commencer notre périple « jet-set ».
Nous entretenions des contacts plus que privilégiés avec les serveuses de l’établissement, mais ce n’était qu’un début. Cela devait être une nuit exceptionnelle !
Une nuit ? Mais laquelle ? Combien de nuits ?
Nous étions tous les deux vêtus en habits de soirées. Je portais une veste de smoking blanche sur une chemise à col cassé de la même couleur, agrémentée d’un petit nœud papillon en cuir noir et d’un pantalon assorti. Fabre portait simplement un smoking noir, mais un smoking « très classe ». Une vision d’enfer pour tous les cœurs qui étaient à prendre… Nous avions un programme très strict : écumer toutes les boîtes de nuit de la région. Nous étions tombés d’accord sur le fait de ne consommer que du whisky-coca pour ne pas faire de mélange et ne pas mettre en danger nos ambitions noctambules. Il est vrai que nous encaissions cette mixture plutôt bien…des vrais alcolos.
Nous avons fait le tour des boîtes…et nous avons bu tout notre saoul…
Sur ce coup-là, Fabre a été vraiment sympa. Nous avons bien sûr connu quelques flirts partout où nous passions, mais jamais il n’a voulu s’accrocher et il m’a accompagné toute la nuit passant de bras en bras et de lèvres en lèvres…
Enfin, je devrais préciser TOUTES LES NUITS, parce qu’on n’a pas su s’arrêter !
Sept jours plus tard, nous étions toujours habillé de la même façon, avec un peu plus de confettis dans les cheveux de jours en jours et je ne vous parle pas de la quantité de potion infernale que nous avions incurgitée. C’est impensable !
Excités par l’alcool et le sucre, nous ne parvenions plus à dormir. Ne trouvant pas le sommeil, nous nous téléphonions pour échafauder des plans de sorties. Le problème, c’est que nous les mettions immédiatement en pratique. Au bout de trois jours, les gens qui trouvaient marrant de nous voir toujours déguisés en « milliardaires » ont commencé à nous jeter un autre regard. Bien sûr, les confettis et les filles qui nous accompagnaient n’arrangeaient rien à l’affaire…
Alors, après sept jours…leurs regards avaient vraiment changés.
Il s’en est passé des choses inavouables pendant cette semaine de fête, mais j’ai promis de ne rien répéter. Sauf peut-être quelques petits détails anodins…
Vous pouvez imaginer des spaghettis noyés au whisky-coca ? Non ? Nous l’avons fait…
Au cours d’une de ces nuits volages, Fabre avait choisi un petit restaurant italien pour se restaurer. Nous étions déjà fortement attaqués nerveusement par le manque de sommeil, l’abus d’alcool et surtout de coca. Au moment de passer à table, il a saisi sa chaise d’une main…avant d’être prit par des élancements nerveux. Il n’est pas parvenu à la lâcher. Il tremblait de tout son corps et je l’ai vu s’agiter dans tous les sens avec sa chaise à la main. Il a du faire trois fois le tour de la salle dans des mouvements désordonnés avant de parvenir à s’immobiliser et à s’asseoir sur l’objet de son attachement. C’était comme au cinéma…Vous auriez vu la tête de la patronne quand nous lui avons commandé une cruche de whisky-coca pour accompagner nos assiettes de spaghettis.
Le troisième jour ou la troisième nuit…
Toujours persécutés par notre désir insatiable de conquêtes, nous avions choisi de passer par une « disco » branchée de la région très tard dans la nuit. Nous avons sympathisé avec une jeune fille très agréable à regarder et qui ne semblait pas très farouche. En quittant le dancing, nous lui avons naturellement proposé de prendre un dernier verre…sagement…ensembles. Elle nous proposa très naturellement le nom d’un établissement qui était encore ouvert malgré l’heure tardive (ou le contraire) et nous avons trouvé l’idée excellente…Quels cons !
Nous étions toujours en smoking et manifestement très fatigués. Surprise ! Le tenancier du bar s’est avéré être son père. Il a longuement dévisagé les deux guignols qui accompagnaient sa « petite fille chérie » avant d’amorcer un mouvement rapide pour sortir du comptoir et nous manifester sa reconnaissance pour l’avoir ramenée saine et sauve à la maison…Au secours !
Nous n’avons pas « conclu » ce soir là !
Une autre fois, une autre nuit…
Alors que je tentais désespérément de trouver le sommeil, j’entendis (une fois de plus) la sonnette de l’entrée de ma maison qui carillonnait. Bien sûr, il s’agissait de l’insomniaque Fabre…
« - Tu n’es pas encore couché ?
Le comble, c’est qu’il avait l’air étonné.
- Mais si, Fabre ! Ce que tu vois, c’est un hologramme.
- C’est malin !
- A question stupide, réponse…
Il était très excité et ne me laissa pas le temps de terminer ma phrase.
- Habille-toi ! J’ai un plan d’enfer !
- Là, tu me fais peur…Tu es au courant que le réveillon est passé depuis plusieurs jours ?
Rien ne pouvait le décourager.
- J’ai découvert le nom du bar où se retrouvent les « filles de la nuit » vers cinq heures du matin après leurs turbins à …(non, je ne le dirai pas) !
- Non ? »
Un quart d’heure plus tard, nous roulions vers notre destination…
Après être passé devant la gare de l’importante cité, nous sommes arrivés dans une petite rue étrangement éclairée par des néons provocants, peuplée d’une foule bigarrée assez inquiétante…Jusque là, rien d’étonnant. Assaillis par un sentiment de culpabilité, nous sommes allés nous garer prudemment à une bonne distance de la fameuse boîte de nuit.
Je ne peux pas citer son nom, mais je me souviens que tout se passait dans la cave. Fabre avait mis le doigt dessus, c’était bien là. Nous avions enfin déniché notre « Caverne d’Ali Baba »…
Miracle ! Nous ne connaissions personne et personne ne nous connaissait, c’est donc en toute quiétude que nous nous sommes installés au comptoir pour occuper une position stratégique et avoir une vue d’ensemble sur notre future « salle de jeux ».
Il est temps de vous avouer que nous avions une grande faiblesse et un attrait irrésistible pour ces grandes prêtresses de l’amour. C’est sans doute à force de fréquenter le monde de la nuit, on y prend rapidement des repères.
Fabre avait rendez-vous avec son informatrice. Elle avait pour mission de nous présenter à ses amies…avant qu’elles ne deviennent les nôtres…et nous l’attendions avec impatience. Soudain deux détonations claquèrent dans le fond de la salle. Toujours aussi étrangement, notre voisin étouffa un cri et commença à se recroqueviller sur la moquette le long du comptoir. Il n’avait vraisemblablement pas l’air très en forme…
Il se trouvait juste à côté de nous !
Pourvus d’excellents réflexes et malgré la cohue indescriptible qui s’était subitement déclanchée…en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous étions au-dehors. Courageux, mais pas téméraires. J’avais la réputation de courir très vite…pas longtemps, mais très vite. Ce n’était rien comparé à la vitesse qu’avait atteint le « Bip-Bip Fabre » qui se ruait vers sa voiture. Il l’avait déjà démarrée que je n’étais pas encore parvenu jusqu’au parking…
Dans son affolement, il m’aurait planté là cet olibrius !
Nous avons pu lire le dénouement de cette histoire dans la presse du lendemain. Il s’agissait d’un règlement de compte entre « souteneurs » et le tireur avait été interpellé.
Personnellement, je n’ai jamais remis un pied dans cette boîte de nuit. Mais je ne parierai pas sur Fabre… Bon ! Cela suffit. Je vous en ai déjà trop conté…
Pour la fin de notre retraite festoyante et éthylique, nous avons eu droit à la répression paternelle. Il était temps !
Personnellement, mes parents m’ont fait des commentaires que la décence m’interdit de rapporter. Il était question que ma maison n’était pas un bordel, qu’ils se demandaient bien qui étaient toutes ces filles qui sortaient de chez moi tous les matins et qui changeaient tous les jours, qu’il fallait abandonner cette tenue de « pingouin » ridicule, qu’il était temps que je retourne travailler, etc…
Pour Fabre, ce fut plus personnalisé. Son père nous fit une visite surprise en plein milieu de la nuit. Nous étions naturellement accompagnés…et occupés. La discussion a atteint des altitudes que la NASA ne connaît même pas.
Nous en avons tiré les conclusions nécessaires et nous avons décidé d’en rester là avec notre opération « survie » ! Nous avions presque atteint le point de non-retour, il fallait tout arrêter immédiatement…
Satisfait de nos nouvelles résolutions, « Papa Fabre » remonta dans sa voiture…et rien. Elle ne démarra pas. Pensant me racheter, j’ai bêtement proposé mes services. J’avais une « tremblotte » pas possible…comme si je jouais de la batterie. Cela semblait venir justement…de la batterie. Il m’a donc demandé de pousser sur les cosses pour intensifier le contact électrique. Ce qui, vu mon état, n’était pas une bonne idée. Ma « Parkinson » et moi avions déjà bien du mal à nous supporter mutuellement. C’est le moment que « Papa Fabre » choisit pour mettre le contact. Je me suis retrouvé projeté à trois mètres de la voiture, en plein feu d’artifice (du moins dans ma tête), les poils des bras transperçant ma chemise et les cheveux dressés à la Jackson Five…très tendance.
Wouah !
Fabre a eu ces bons mots : « Tu te prends pour Claude François ? » et « Maintenant, tu es au courant ! »…
Sept jours et huit nuits inoubliables ! C’était hilarant…
Réveillonner SEUL, n’est pas franchement une bonne idée…surtout quand vous savez qu’un de vos amis se trouve dans le même cas. Mon pote, dont il est question se nomme…Non ! Nous allons simplement l’appeler Fabre. Quand nous sortons ensembles, nous sommes en quelque sorte les « Laurel et Hardy » de la drague.
Pourquoi ?
Avant tout, parce qu’il est plus jeune que moi et d’origine plus fortunée, avec un physique hors normes et pour ne rien gâcher, c’est un excellent joueur de tennis. Quant à moi…trois fois hélas…c’est l’inverse. On me prend toujours pour son grand frère, légèrement dégarni, ventripotent (non, je ne suis pas gros), malgré tout, bien conservé…mais affublé d’une terrible mauvaise réputation de « macho à la con ».
Vous n’imaginez pas ce que je vis…
Tant pis ! J’ai fini par me faire une raison…Ses copines avaient toujours une grande sœur ou une amie plus âgée qui les accompagnaient et qui m’étaient d’office destinées. Parfois nous étions comme des vautours, à guetter la même proie…mais il gagnait toujours. Sacré Fabre !
Cette année-là, nous avions décidé de nous retrouver après avoir passé sagement le dîner de réveillon dans nos familles respectives. Nous avions fixé notre rendez-vous dans un café au Luxembourg qui portait le nom d’un dieu grec pour y commencer notre périple « jet-set ».
Nous entretenions des contacts plus que privilégiés avec les serveuses de l’établissement, mais ce n’était qu’un début. Cela devait être une nuit exceptionnelle !
Une nuit ? Mais laquelle ? Combien de nuits ?
Nous étions tous les deux vêtus en habits de soirées. Je portais une veste de smoking blanche sur une chemise à col cassé de la même couleur, agrémentée d’un petit nœud papillon en cuir noir et d’un pantalon assorti. Fabre portait simplement un smoking noir, mais un smoking « très classe ». Une vision d’enfer pour tous les cœurs qui étaient à prendre…
Nous avons fait le tour des boîtes…et nous avons bu tout notre saoul…
Sur ce coup-là, Fabre a été vraiment sympa. Nous avons bien sûr connu quelques flirts partout où nous passions, mais jamais il n’a voulu s’accrocher et il m’a accompagné toute la nuit passant de bras en bras et de lèvres en lèvres…
Enfin, je devrais préciser TOUTES LES NUITS, parce qu’on n’a pas su s’arrêter !
Sept jours plus tard, nous étions toujours habillé de la même façon, avec un peu plus de confettis dans les cheveux de jours en jours et je ne vous parle pas de la quantité de potion infernale que nous avions incurgitée. C’est impensable !
Excités par l’alcool et le sucre, nous ne parvenions plus à dormir. Ne trouvant pas le sommeil, nous nous téléphonions pour échafauder des plans de sorties. Le problème, c’est que nous les mettions immédiatement en pratique. Au bout de trois jours, les gens qui trouvaient marrant de nous voir toujours déguisés en « milliardaires » ont commencé à nous jeter un autre regard. Bien sûr, les confettis et les filles qui nous accompagnaient n’arrangeaient rien à l’affaire…
Alors, après sept jours…leurs regards avaient vraiment changés.
Vous pouvez imaginer des spaghettis noyés au whisky-coca ? Non ? Nous l’avons fait…
Au cours d’une de ces nuits volages, Fabre avait choisi un petit restaurant italien pour se restaurer. Nous étions déjà fortement attaqués nerveusement par le manque de sommeil, l’abus d’alcool et surtout de coca. Au moment de passer à table, il a saisi sa chaise d’une main…avant d’être prit par des élancements nerveux. Il n’est pas parvenu à la lâcher. Il tremblait de tout son corps et je l’ai vu s’agiter dans tous les sens avec sa chaise à la main. Il a du faire trois fois le tour de la salle dans des mouvements désordonnés avant de parvenir à s’immobiliser et à s’asseoir sur l’objet de son attachement. C’était comme au cinéma…Vous auriez vu la tête de la patronne quand nous lui avons commandé une cruche de whisky-coca pour accompagner nos assiettes de spaghettis.
Le troisième jour ou la troisième nuit…
Nous étions toujours en smoking et manifestement très fatigués. Surprise ! Le tenancier du bar s’est avéré être son père. Il a longuement dévisagé les deux guignols qui accompagnaient sa « petite fille chérie » avant d’amorcer un mouvement rapide pour sortir du comptoir et nous manifester sa reconnaissance pour l’avoir ramenée saine et sauve à la maison…Au secours !
Nous n’avons pas « conclu » ce soir là !
Une autre fois, une autre nuit…
Alors que je tentais désespérément de trouver le sommeil, j’entendis (une fois de plus) la sonnette de l’entrée de ma maison qui carillonnait. Bien sûr, il s’agissait de l’insomniaque Fabre…
Il était très excité et ne me laissa pas le temps de terminer ma phrase.
- Habille-toi ! J’ai un plan d’enfer !
Rien ne pouvait le décourager.
- J’ai découvert le nom du bar où se retrouvent les « filles de la nuit » vers cinq heures du matin après leurs turbins à …(non, je ne le dirai pas) !
Après être passé devant la gare de l’importante cité, nous sommes arrivés dans une petite rue étrangement éclairée par des néons provocants, peuplée d’une foule bigarrée assez inquiétante…Jusque là, rien d’étonnant. Assaillis par un sentiment de culpabilité, nous sommes allés nous garer prudemment à une bonne distance de la fameuse boîte de nuit.
Je ne peux pas citer son nom, mais je me souviens que tout se passait dans la cave. Fabre avait mis le doigt dessus, c’était bien là. Nous avions enfin déniché notre « Caverne d’Ali Baba »…
Miracle ! Nous ne connaissions personne et personne ne nous connaissait, c’est donc en toute quiétude que nous nous sommes installés au comptoir pour occuper une position stratégique et avoir une vue d’ensemble sur notre future « salle de jeux ».
Il est temps de vous avouer que nous avions une grande faiblesse et un attrait irrésistible pour ces grandes prêtresses de l’amour. C’est sans doute à force de fréquenter le monde de la nuit, on y prend rapidement des repères.
Fabre avait rendez-vous avec son informatrice. Elle avait pour mission de nous présenter à ses amies…avant qu’elles ne deviennent les nôtres…et nous l’attendions avec impatience. Soudain deux détonations claquèrent dans le fond de la salle. Toujours aussi étrangement, notre voisin étouffa un cri et commença à se recroqueviller sur la moquette le long du comptoir. Il n’avait vraisemblablement pas l’air très en forme…
Il se trouvait juste à côté de nous !
Pourvus d’excellents réflexes et malgré la cohue indescriptible qui s’était subitement déclanchée…en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous étions au-dehors. Courageux, mais pas téméraires. J’avais la réputation de courir très vite…pas longtemps, mais très vite. Ce n’était rien comparé à la vitesse qu’avait atteint le « Bip-Bip Fabre » qui se ruait vers sa voiture. Il l’avait déjà démarrée que je n’étais pas encore parvenu jusqu’au parking…
Dans son affolement, il m’aurait planté là cet olibrius !
Nous avons pu lire le dénouement de cette histoire dans la presse du lendemain. Il s’agissait d’un règlement de compte entre « souteneurs » et le tireur avait été interpellé.
Personnellement, je n’ai jamais remis un pied dans cette boîte de nuit. Mais je ne parierai pas sur Fabre…
Pour la fin de notre retraite festoyante et éthylique, nous avons eu droit à la répression paternelle. Il était temps !
Personnellement, mes parents m’ont fait des commentaires que la décence m’interdit de rapporter. Il était question que ma maison n’était pas un bordel, qu’ils se demandaient bien qui étaient toutes ces filles qui sortaient de chez moi tous les matins et qui changeaient tous les jours, qu’il fallait abandonner cette tenue de « pingouin » ridicule, qu’il était temps que je retourne travailler, etc…
Pour Fabre, ce fut plus personnalisé. Son père nous fit une visite surprise en plein milieu de la nuit. Nous étions naturellement accompagnés…et occupés. La discussion a atteint des altitudes que la NASA ne connaît même pas.
Nous en avons tiré les conclusions nécessaires et nous avons décidé d’en rester là avec notre opération « survie » ! Nous avions presque atteint le point de non-retour, il fallait tout arrêter immédiatement…
Satisfait de nos nouvelles résolutions, « Papa Fabre » remonta dans sa voiture…et rien. Elle ne démarra pas. Pensant me racheter, j’ai bêtement proposé mes services. J’avais une « tremblotte » pas possible…comme si je jouais de la batterie. Cela semblait venir justement…de la batterie. Il m’a donc demandé de pousser sur les cosses pour intensifier le contact électrique. Ce qui, vu mon état, n’était pas une bonne idée. Ma « Parkinson » et moi avions déjà bien du mal à nous supporter mutuellement. C’est le moment que « Papa Fabre » choisit pour mettre le contact. Je me suis retrouvé projeté à trois mètres de la voiture, en plein feu d’artifice (du moins dans ma tête), les poils des bras transperçant ma chemise et les cheveux dressés à la Jackson Five…très tendance.
Wouah !
Fabre a eu ces bons mots : « Tu te prends pour Claude François ? » et « Maintenant, tu es au courant ! »…
Sept jours et huit nuits inoubliables ! C’était hilarant…







