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Mon bloc perso.
TRAJECTOIRE DE MAURO VALENTE

Je suis né à l’année de 1967, à la ville de Rio de Janeiro, quand j’ai reçu le nom de Mauro Brito da Silva.
En 1991, j’ai reçu le diplôme de la Faculdade de Letras da UFRJ, référent au cours de Portugais-Litté ratures.
Je m’exprime à travers de plusieurs arts: Littérature, Arts Plastiques, Danse e Thêatre. J’utilize tout le pouvoir des symboles et des mythes pour intégrer, dans mes oeuvres, les divers aspects de l’être humain et aussi les arts les uns avec les autres.
J’ai commencé à écrire poésies à cause d’ inspirations subites. Aux cours d’oficine littéraire, j’ai appris à mieux contrôler le processus criatif. Mes poèmes ont été déjà exposés et publiés, à cause de recompenses que j’ai reçu et de ma propre initiave.
J’ai presenté mes essais littéraires deux fois, pour être invité. Une fois pendant un congrès organisé par la Faculté de Lettres de la UFRJ.
J’ai appris à faire collages en 1982, au Colégio de Aplicação da UFRJ. En 1992, j’ai suivi un cours de collage, quand j’ai été éleve de Monica Barki. Dès 1991 jusqu’aujourd’h ui, à propos de cet art , j’ai dejà réalisé six expositions individuelles et trois collectives . J’ai exposé deux fois aux galeries du SESC, à Friburgo et à Tijuca.
Origam i j’appris à faire avec les programmes enfantins, que j’ai assiste à la télévision. J’ai amélioré ma technique comme autodidacte et au cours que j’ai suivi au Centre d’Artes Calouste Gulbenkian, em 1999, dont le professeur a été Mirian Nigri, membre du grupe Origami Rio. À ce même année, j’ai participé d’une exposition collective, où j’ai exposé mes origamis.
Le Tablado m’a enseigné à ëtre acteur, grâce aux trois cours que j’ai suivi dans cette institution, em 1985 et 1986: improvisation, interprétation et expression corporellle. Le professeur d’improvisation à été Ricardo Kosowski. À l’année de 1995, j’ai été membre du grupo Fazendo Arte, travaillant comme chanteur au choral et avec le théâtre enfantin, comme acteur et faisant les scénarios.
L’o bjectif de mon projet d’enquête a été démontrer les différentes relations entre les fous et les mythes, dans la fiction brésilienne. Je l’ai realisé entre 1990 et 1991. Je suis financé par le CNPq et orienté par le professeur-doct eur Wellington de Almeida Santos.
Intégr ant les arts, les uns aux autres, j’ai déjà realisé: deux expositions de poèmes et collages; une oficine par suggérer aux professeurs técniques d’interaction entre Litterature et Arts Plastiques.; huit performances, alliant Poésie, Théâtre et Arts Plastiques, une d’entre elles au théâtre Vila Lobos.
Em octobre 2000 j’a participé de la pièce “Os Gregos”, crée par la Companhia de Teatro Medieval. J’ai actué improvisant avec l’actrice Márcia Frederico, par qui j’ai été choisi pour avoir répondu correctement ses demandes sur les mythes grecs.
En 1995 j’ai lu le livre “Tarô Mitológico”, que m’a aidé à commencer ma carrière de tarologue. Dès le commencement, j’ai fait un grand succse, parce que je me suis revélé très habile en donner des conseiiles pratiques, utiles a résoudre les problèmes de mes clients et en faire prévisitions, qui ont été vraiment realisées.
À l’année 2000 j’ai realisé deux songes, que j’ai déjà eu longtemps. Le premier a été le lancement de “Coração Coringa”, mon premier livre de poésies, où les phases de la lune symbolisent beaucoup d’étapes et plusieurs types de relations amoureuses. À ce livre, je m’ai dédié pendant dix ans, m’ocupant de tous les détails: écrire les poèmes, créer les illustrations, faire la révision, le relier, le vendre. Ce livre a été mon second grand succès, comprové par la vente de beaucoup d’exemplaires.

Le second rêve que j’ai realisé, l’anné 2000, a été la création de “Poesia Energética” mon premier site pour l’internet . Dans ce site, je presente la proposition de la totalité de mon oeuvre poétique, qui est la d’englober tous les aspects de la conduite humaine. Les poèmes sont classifiés par catégories, symbolisées par les quatre éléments et illustrés para mes collages, inspirés sur le Taro.
Depuis 1999, quand je m’ai decidé concentrer toutes mes énergies et tous mes talents dans une seule série de libres, je me lui dédie. Mon objectif est prouver à tous que, dans chaque personne, existent les moyens pour réussir à améliorer la qualité de vie. Et ce sont faciles à découvrir, à partir d’un chose simple et accessible à tous: les proverbes brésiliens. Ça est possible parce que ces proverbes possèdent les mêmes symboles que le taro, par exemple: la Voiture, la Lune et le Monde. À la version en français de ce série, que je suis en train de traduir du portugais, j’ai donné le titre de “Taro Brésil.
J’ai choisi Mauro Valente pour être mon nom artistique, parce que c’est le que mieux me caractérise, dans trajectoire de vie. Dans ma constante lute pour exercer mes droits, comme citoyen; pour réaliser me rêves, comme artiste; pour superer mes limites, comme être humain.
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Publié le 14/05/2008 à 1:01:01 AM
Par Mauro Valente
1) LA PRÊTRESSE (26/06/2001)

Je crée,
dans mon coeur,
à la dérobée,
les secrets éternels
et plus précieux.
Me Vers sont défis
pour ceux qui recherche
dans soi-même
ses trésors.
J’ai créer toute seule
ce beau proverbe:
Le secret
c’est l’âme
du métier.
Mon nom
ce n’est pas Sphinx.
J’aime ceux qui
ne me déchiffrent pas.
Ma Vie de Prêtresse
c’est un livre ouvert, éternel,
aussi grand que l’Univers,
fait seulement
d’interlignes.
Les lignes
se localisent
dans les mains
de ce qui lit
cette Poésie.

2) LES AMOUREUX (26/06/2001)

Elle :
- L’amour
est parfait.
Son coeur
de l’or est fait.
Si je ne suis pas
tirée à quatre épinglés,
si ses yeux
regardent ma laideur,
ma pauvreté,
il donne
sans doute
son trésor
à une Princesse.
Je ne peut
pas voir
que le miroir
pendant que
l’amour
n’arrive pas.
L’amour
est poète.
Sa serenade
m’enchante.
Et pourtant, je préfère
sembler rien entendre,
pour ne pas
de plaisir
trembler et bégayer.
et le perdre.
Seulement à travers
du miroir
je peut le voir,
pour ne pas
devenir statue,
pierre de peur
et ma masque
ne pas décoller,
ne pas tomber
et moi
à jamais
le perdre.
J’ai le coeur gros.
Mon coeur,
à personne
je ne le donne pas,
parce que l’amour
n’est pas aveugle.
Ce qui aime
jamais vit
sans souci.

Il :
- L’amour est aveugle.
voit seulement
son propre nombril,
seulement masse

à soi-même.
J’ai le coeur
dans la main.
Et pourtant,
il ne me donne,
point,
son attention.
L’amour est drôle,
presque détruit
le miroir
parce que
le fait mal

son silence
devant sa
divine beauté.
Mas si je
lui chante
une serenade,
il ne rien fait,
simule
rien entendre.
L’amour
c’est le cadet
de mes soucis.
Il est seulement
une statue
aveugle, surde,
muette et froide.
J’ai le coeur gros.
Mon coeur,
à personne
je le donne,
parce que l’amour
est aveugle.
Ce qui aime
jamais vit
sans souci.

3) LA VOITURE (26/06/2001)

Sur un simple paysage,
voyage solitaire
un garçon, avec
sa bagnole de boeuf.
Derrière le garçon,
la bagnole marche
et le boeuf le guide
avec ses sages idées
sur les moyens pratiques
pour que le garçon puisse
sauter, toujours
qu’il a maille
à partir avec sa Vie.
Si la Vie de ce garçon on écrivisse
sur événements réels,
pensez-vous que sa bagnole
marcherait avant d’un boeuf ?
Non, bien sûr.
Le nom de ce garçon ?
Je ne le sais pas.
Mais je sais
qu’il pense claire.
Et que son nom,
evidément,
n’est pas Bufon.

4) LA ROUE DE LA FORTUNE (26/06/2001)

Le Pessimiste :
- J’extrais le lait
de la pierre.
Le lait aigris.
Je fait naître
des fleurs
dans la pierre.
La pluie les arrache.
J’extrais de la mine
mes précieuses pierres.
Le voleur les vole.
La pierre est dure,
la Vie es plus encore.
Nule Force la perfore.
Personne ne me trompe pas.
Il n’y a pas de bien
qu’existe tout le temps.
J’ai raison,
je jamais
serai champion.

L’Optmiste :
- Le Soleil tue
la fleur
de ma Vie.
La pluie vient vite
et la ressuscite.
Le Destin m’ombrage
avec ses nuages de poison.
Le Soleil vite vient
et les nuages volent,
déviennent vent,
serènes oiseaux ...
La pluie est belle,
la Vie est encore plus.
Nule Force la pollue.
Pour rien ni pour personne
je ne me donne.
Il n’y a pas de mal
qui éternel soit.
J’ai raison,
je vais réussir,
je serai champion.

5) LA MORT (26/06/2001)

La Mort est certaine,
son heure est incertaine.
C’est pour cela
que l’Espoir,
notre éternelle Étoile,
de montre n’use pas.

La Morte est
serpent experte.
Elle nous épie
parmi les fente
des poinçons,
des fêtes.
Attend jusqu’à
l’heure incerte
pour nous attirer
avec son  poison,
pour éloigner
notre face
de la face
de cette planète.
C’est pour cela
que nous renaissons
à chaque foi.
Et juste au point
des pétales
de l’Étoile,
est cousu
de fil blanc,
bate son plein,
étincelle éternelle,
la flamme de la Vie.

6) LA TEMPÉRANCE (26/06/2001)

La Tempérance mélange
les essences
de l’Univers
dans ses coupes

d’Alchimie.
Et l’enchantement brillant,
fruit de cet union,
vaut plus que le silence,
qui est doré.
Il est le plus grand Magicien.
Son nom est Dialogue.
Lien pour unir
les divins et les humains.
Enseigne à tous
qu’en dialogant
on se comprend,

on se met au net.
Et en se comprennant
dans la vie
Champion on devient.

7) LA TOUR (26/06/2001) 

J’ai dressé ma Tour,
j’ai battu mon plein,
sur les têtes
de mes meilleurs amis.
Ils m’ont jurés
que servir à moi
était son Destin.
Quel mensonge.
Ils ont suivi
leurs propres chémins,
m’ont laisser
en plan
et
ont ruiné
mes rêves
d’être divin.
 
Ils m’ont emprisonné
dans ma couronne,
comme si j’étais
un voleur.
Seulement
parce que
je m’ai oublié
de les recompenser
pour avoir sacrifié
les mieux années
de leurs vies
à moi.
 
Quel absurde.
Ces maudits
détruient ma Tour.
M’empèchent
d’elever une autre.
Mettent-moi au pilori.
Mettent-moi sur la paille.
À cause d’eux,
je suis sur le pavé.
Et,  surtout,
ils veulent
m’enseigner
à vivre.
 
Ils pensent
que je suis idiot,
ces mensongers.
Ils veulent
me mettre dedans,
que je crois que,
quand on ascend
dans la vie
en marchant
dessus autres vies,
ne peut pas reussir.
Quand on arrive,
ensuite va ruir.
La chute
on n’évite pas.
Et si vite
on ascend,
si vite
on descend. 
 
 

8) LA LUNE (26/06/2001) 

Sur le Monde de la Lune vive
ce qui vive avec la tête
parmi les nuages.
Met les pieds dans le plat
parce que mélange
les pieds avec les mains.
Si sur la Lune on s’obstine
et contruit les chateaux
dans lesqueles on vive,
on fit les bases en nuages.
Et les nuages
vite disparaien
t
à bref délai,
déchirés
par le Soleil Réel.
 
Les chateaux tremblent,
avec les larmes tombent
et couvrent la Terre
les restes des rêves.
Le Monde de la Lune
tu peut visiter,
parce que poèmes beaux
et beaux idéales
il peut t’inspirer.
Malgré tout,
mon ami,
sois toujours
sur le qui vive,
à ce que je te dis
sois tout oreilles
et ouvre bien
tes yeux,
pour ne rester pas
sans tête et sans pied.
Écrit vite
sur ton papier :
 
Même contre ton gré,
le Monde où tu vis
ne veux pas polluer
et sur le Monde
de la Lune
ne veux pas habiter. 
 

9) PROMENADE (06/08/1999)   

Au bord de La rivière,

M’allant promener.

L’eau étair si claire

Et le coeur léger.

Je me suis couché

Sur l’herbe passionée,

Pour écouter le vent

Ecouter chanter l’être

De l’été.

Publié le 20/05/2008 à 3:12:37 PM
Par Mauro Valente

1) .....................................................    (23/11/1987)  

Queria falar de estrelas.

Queria morrê-las todas.

Queria enforcá-las

no fio das minhas liras.

Então elas suicidar-me-iam

com seus raios abstrusos.

Só assim escreveria

o texto dos meus sonhos.

Título:

A NOITE DAS ESTRELAS MORTAS

O fosco corpo

morto das estrelas

mora na noite morna.

Os astrófilos todos

ficam atônitos.

Os fogos fátuos

nos olhos

do negro gato.

Seu brilho,

meu fascínio.

As almas

das estrelas

se amam.

Armam um ovo.

O ovo explode !

E entre fulgurâncias

harmônicas,

nasce a maravilhosa

Borboleta Cósmica !

2) A BALEIA MIRA-SE NO SOL  


A Baleia mira-se no Sol...

Vislumbra suas vísceras...

"Como são esmeraldinas...”

A Baleia no Espelho...

Irmã Gêmea de Vênus...

A Baleia contempla-se....

A Baleia é uma Deusa

e seu próprio templo...

3) A CABEÇA DA DEUSA 


A deusa cometeu o crime

De se apaixonar

Por um mortal

E para pagar

Por tal amor

Ela foi condenada

A perder sua cabeça

A cabeça do corpo

Foi separada

A cabeça pagou pelo crime

Que o corpo praticou

Eu fui cúmplice

Desse crime

Pois foi a mim

Que ela amou

Eu um simples mortal

Ela uma deusa qualquer

Seu mal

Foi querer

Ser minha mulher

A cabeça da deusa

Desceu o morro

Rolou pela cidade

Pela rua onde moro

Os olhos da deusa

Miraram-me frios

Desses mesmo olhos antes

De amor corriam rios

A boca da deusa me falou

Da imensa agonia

Dos lugares onde passou

A mesma boca que um dia

Em meus ouvidos sussurrou

Palavras de amor

A cabeça da deusa rolou

Por ruas, ruelas

Vilas, favelas

Nunca mais eu e ela

Percorri vários caminhos

Inveredei por mares de espinhos

A cabeça não é mais

De osso e carne

Nem de dor e desejo

A cabeça agora

É de mármore

É um dura lápide

Que não mais reage

Aos meus beijos

A cabeça da deusa

Atravessou países

Voltou às suas raízes

Já teve vários matizes

Agora é branca

Como a cera

Nela a apatia impera

Soube que acabou

Numa parede

O que eu não sabia

E que eu a encontraria

Na Casa da Poesia

4) A CADÊNCIA DA DECADÊNCIA (23/01/1987)


Quando as pedras

estão acesas,

perdem todas

as suas defesas.

Então, os castelos

ficam vulneráveis

e as Esfinges

são mais suaves.

Quando os Mitos

estão dormindo,

todos sabem

que se abrem

as portas do firmamento,

soltando as Estrelas.

E, quando se pode vê-las

mais de perto,

nota-se que muitas

foram mutiladas

pelas divinas espadas,

embebidas em cicuta.

Quando todas as teorias

caem por terra,

o Grande Sábio erra

pelas estrebarias

à procura do lugar

certo para se alojar,

ao lado dos bestiais

seres, seus iguais.

Quando termina o Sabá,

se recolhe Satanás

ao Inferno da Inquisição,

criado pelos padres cristãos.

As bruxas

viram corujas

e se escondem,

até segundo ordem.

Quando a Lua se suicida.

Quando as Mandalas se apagam.

Os opostos se afastam.

A Morte é melhor que a Vida.

5) A CAPA DA MOÇA (26/11/1985)

Não insista

em querer saber

quem é a moça

de fita na vista,

na capa da revista.

Seu moço,

Não adianta

fazer alvoroço.

A moça te fita.

Os cabelos

caindo em ondas

até o chão.

A fita de veludo

sobre a áurea cachoeira

enfeita e conquista.

Os belos lábios rubros,

fechados palácios,

escondem, plácidos,

o tapete escarlate

e os lustres de cristal.

Pescoço comprido,

pilar comprimido,

indecente,

sustenta o palacete.

Fina capa de seda

encapa e revela

o tesouro do olhar

embebido em madrepérola.

6) A CASA DE EUS (05/08/1987)

Naquela não morávamos nós.

Naquela casa moravam eus.

7) A ESTRELA E O FIDALGO (06/10/1984)
 

Amanhã não serei nada.

Hoje talvez seja algo.

Uma espada de um fidalgo,

ou uma estrela na madrugada.

Se entre corpos mortos cavalgo,

sou fidalgo de capa e espada.

Se só há vida em minha estrada,

sou estrela e pelo céu vago.

Se trago notícias do nada

e no nada nasço e me estrago,

sou estrela perdida na manhã raiada.

Mas se novas da vida trago,

e se a vida é minha boa fada,

moro em castelos e sou fidalgo.

8) A EXCELSA LUA EXALA 13/03/1988   

A excelsa Lua exala

Seu Hálito, sua Essência.

O Poeta exalta

A Aura, a Refulgência

Que a Lua lhe ofereceu,

Com Cantos de rara beleza,

Superando assim Orfeu.

É áurea a Aura do Poeta,

Obra-Prima de Ourives,

Filha das quatro Matrizes

Esculpidas na Pedra

- Maciça Alma Lunar -

Pelo Vento Solar.

É mutante o Canto do Poeta.

Ora adora Apolo, ora o desafia.

Ora apura a lira, ora a desfia.

Ora é o Cristo, ora é a Besta.

Obscuro era o Poeta.

Antes da Aura

Ulcerar seus hábitos,

Antes do Hálito

Deixá-lo apto

A se manifestar.

9) A IDÉIA DE MEDEIA
 

Conheço teus versos, Medéia !

Conheço tua intenção !

Fazer uma tragédia

plena de Paixão !


Faço de teu sacrifício

minha obsessão !

Remédio pro meu vício

de sofrer em vão !


Nossa crise, nosso precipício,

nossa vertigem, início

de nossa comunhão !


Anjos ? Nem pensar !

Nosso Paraíso Lunar

É todo feito de Tentação !

10) A IRA IRÁ VENCER (22/10/1987)
 

Preso em retângulo verde

por uma Vontade

divina, sem piedade.

Fui feito oco,

para preencher

duas horas de ácido.

Já nasci gago

e meio aleijado

por absoluto descuido.

Graças a uma falha

de mira

escapei do lixo.

Como um ser

tão insensível,

tão egoista,

pode merecer

ser chamado

Poeta ?

11) A LATA DO LUTO (02/06/1994) 

No ventre

o fruto indesejado.

Na mente

o lavrador odiado.

Na bagagem

muito amor enlatado.

Na passagem

a garantia de chegar

ao lugar errado.

A pele da Terra

é um enferrujado

luto fechado

feito de ácida

mágoa coagulada.

Quando a Terra anda,

é o enterro

cadenciado

do feto embalsamado

pelas lágrimas de veneno

escondidas dentro

de sua esquisita

armadura de chita.

12) À LUA, NOSSA MÃE (30/12/1987)

Ela deu um grito

pleno de sangue

e nos pariu a todos.

Nós, seres tão diferentes

como grãos de areia,

só iguais na aparência.

Ela cantou encantamentos

plenos de chama viva

e ardemos em seu ventre.

Conhecemos a Luz

graças ao grito

e ao canto.

Seu pranto,

chuva diamantina,

nos ilumina,

nos anima.

Conhecemos a Vida

graças ao pranto,

ao grito

e ao canto.

Ela nos alimentou

com sua sabedoria,

o melhor alimento

para os destinados

à Luz do Dia.

Nós, sábios incultos

perante a grandeza

dos Mundos.

13) A MAGIA DA HARMONIA

Às estrelas ensina

a fazer harmonias,

a criar energias,

a saber brilhar.


Magia da Primavera,

mesmo no Inverno

ilumina as cavernas

com suas pétalas.


Ensina que os limites

não são espinhos, são faróis

para fazer-nos humildes.


Ignezita enfeitiça

com aroma e melodia.

É a Sacerdotisa da Sinfonia.

14) A MAGIA DO AMOR
 

A Saudade

é uma Fada...

Sua Magia

faz brotar,

na paisagem

do meu quadro

o Lago Mágico

iluminado

pela tua presença

meu Amor...

Mergulho no quadro...

Dançamos no aroma

das pétalas das Estrelas..

Nossa Dança

faz o Fantasma

da Solidão

virar o Anjo

do Coração...

15) A MISÉRIA DE ANDRÉIA (28/08/1990)

Tens o porte da Miséria,

soberba Andréia.

Ainda mais se te falam

pirotecnias políticas.

Tens o corte da Miséria,

sublime Andréia.

Ainda mais se te olham

caridosas ojerizas.

Tens a sorte da Miséria,

soberana Andréia.

Ainda mais se te exterminam

heróicas polícias.

16) A NOITE SUBLIME (26/05/1992) 

A noite sublime

suprime o monte.

Cristo

mergulha no Rio

Com braços

olhos abertos.

Revela

que as favelas

são as velas

que levam

os maiores tesouros

ao Rio.

Revela

que as favelas

são as velas

mais consumidas

para dar brilho

ao Rio.

Revela

que as favelas

são as fivelas

os elos

que formam

a água-corrente

do Rio.

17) A PÉROLA CINTILA (07/08/1994) 

A pérola cintila,

estrela entre

seios de pedra.

A pérola penetra

na alma concreta,

projeta sua magia.

A pedra se entrega,

à pérola se integra.

A montanha vira ostra.

A alma de pedra

se regenera.

Destrói

a crosta megera.

A alma da montanha

vira estrela,

a pedra vira pele.

A montanha chora,

jorra lágrimas

e leite.

Presente

para a pérola.

A princesa liberta

da maldição

de ser pedra,

ata-se agora,

por amor,

à água-corrente,

lar onde

a pérola mora.

18) A PONTE E SUA OPONENTE (09/09/1988)

A Olavo Bilac


Como era bela esta ponte.

Que harmonia nas linhas.

Para casa ou para a fonte,

da alvorada ao poente,

iam e vinham raparigas.

Ainda me alegram as canções

que elas entoam

em minha memória.

Alojou-se na ponte

uma mulher chamada Hortência.

Pobre de dinheiro e de carnes.

Pobre de horizontes na vida.

Pobre sim, pobre de espírito.

Fingia estar ferida

para assaltar os ricos.

Inocentes... apiedam-se...

Ficam com a bolsa

e a alma leves.

Hortência era uma flor

feita apenas de espinhos.

Nesta estrada, neste horizonte,

que desalinho faz uma Hortência.

Como ainda é bela esta ponte,

mas como a afeia a pobreza.


19) A QUIMERA JÁ ERA (25/09/1984)

Era uma vez dez reis

que maltratavam um povo.

Que o agouravam mais que um corvo

e quase o dizimaram de vez.


Era uma vez uma quimera

que habitava naquela população.

Que lutava, mesmo em vão,

para se livrar das feras.


Um dia o milagre se fez,

o povo pôde cantar de novo,

celebrando a derrota dos reis.


Depois de tanta espera

o povo, agora forte e são,

realizou sua quimera.

20) A ROTINA E A CIRANDA (23/10/1993)

Eu levo a vida lucrando.

Rala aqui, rala ali, a ralé.

Por isto estou sempre feliz.

Ralar ? Eu jamais quis.

Meu capital gira depressa,

e nessa financeira ciranda

brincando eu vou.

Cantando o refrão tão feliz

que diz:

Rala aqui, rala ali, a ralé.

Por isso, eternamente

feliz eu serei.

Ralem por mim.

Ralem por mim.

Ralar, eu ?

Eu jamais ralarei.

21) A SERPENTE ME ESPREITA (07/05/1987)

A serpente me espreita

por uma fresta.

Sem a menor suspeita

de que a espero

com ansiedade.

Lá vem a venenosa seta

iluminar-me.

Cravar-se em minha mente.

Cravejar-me a mente

de idéias brilhantes.

A Rainha

das Borboletas de Prata

empresta-me suas asas.

Vou voando

para o Lago Encantado,

fonte de toda a Poesia.

Minh’alma

mergulha no lago

e logo

todos os diamantes

se acendem

em estado de graça.

Faço do leito do lago

meu líquido templo

e contemplo

o Ídolo Supremo,

a Deusa da Noite

esculpida

nas águas cristalinas

e a evoco

com místicas preces.

A Deusa radiante desce

até o alcance

das minhas mãos.

Agarro-me

nas mãos da Lua

e viajo

por todos os Cosmos,

numa viagem

sem sonhos.

Passados todos

os astros conhecidos,

chego à Constelação

do Gato Preto,

Criador dos Universos,

para pedir-lhe Energias

para ultrapassar meus limites,

para ir além

de meu próprio Zênite.

22) A TORMENTA DO INSTRUMENTO (21/12/1986)

Não mereço

um fiapo

de misericórdia ?

Eu que trago,

atado ao pescoço,

com pesadas correntes,

todo o peso

dos crimes humanos ?

Não mereço

uma gota

de compreensão ?

Eu que engoli

a seco

inúmeras injúrias,

tantas que nem Deus

seria capaz

de engolir ?

Não merece,

por ser um

mero instrumento.

Serve apenas

para ser cumprida

a profecia escrita,

há dez mil anos-luz,

por mim.

Que profecia ?

Quem é você ?

Por que fui

eu

o escolhido ?

Você faz

perguntas demais

para um mero

instrumento.

Sei que não deveria,

mas vou dar-lhe

um aviso.

Esta noite,

quando a Lua piscar

três vezes,

espere

pelo inesperado.


23) ABANDONADO (06/05/1987) 

Você de mim partiu

sem sequer dizer adeus,

mas não sumiu

dos sonhos meus.

Você não ouviu

os meu líricos apelos.

Você não viu

meus versos vermelhos.

Você feriu

meu feroz coração.

Você me abandonou.

Você sumiu

com a minha razão.

E sem saber me matou.

Publié le 21/05/2008 à 4:25:00 AM
Par Mauro Valente
1) ACREDITE SE QUISER... (18/10/1991)

Morte se cadáver ?

Sempre pode haver

quando o Rei Mais Forte

está no poder.

Morte sem cadáver ?

É possível, sim.

O Ministro Calote,

primo do Rei Mais Forte,

certa vez

disse-lhe assim:

“Trezentos trabalhadores,

de nosso idolatrado Reino,

estão agonizando.

Acidente de trabalho...

estavam provando

as trezentas iguarias

que nossos Embaixadores

deram a vossa Majestade

como presente

de aniversário.

Claro, veneno não havia.

Trezentos funcionários,

muito bem qualificados

estão em agonia

por servir à Pátria,

por seguir seu Lema:

“Ordem e Progresso.”

Está na Bandeira,

em Vosso Trono

e nas bandejas.

Imagine a cena:

trezentos homens

colocam em ordem

as trezentas iguarias

e as comem,

em progressão geométrica,

para provar

que, até à morte,

à Pátria serviriam.

Serviram em demasia,

agora não servem

mais para nada.

Nosso Exército

incansável, intrépido,

agora é vítima

de uma overdose de iguarias.

Como diz

Vosso Provérbio Real:

“Quem não vive para servir,

não serve para viver.”

Como nosso

Exército de Provadores

Não está mais apto

a servir-vos,

sugiro que seja declarado morto.

E que eu,

que sou seu

mais fiel e apto servidor

em condições de provar

toda espécie de comida,

sugiro que Vossa Alteza

permita-me acumular

trezentos e um Cargos.

O que já exerço,

de Ministro das Relações

com o Empíreo,

e mais os Trezentos de Provador.

Pois valho mais

que os Trezentos

que ora agonizam.”

O Todo-Poderoso

empossou Calote,

com toda pompa e circunstância,

de maneira instantânea.

Quando os antigos Provadores,

enfim estavam curados

da coma gastronômica

foram considerados mortos,

por justa causa.

Morte se cadáver ?

isso não é nada.

Tudo, literalmente tudo,

pode acontecer

quando o Rei Mais Forte

e o Ministro Calote

exercem seu Pleno Poder.

2) ACRÓSTICO PARA MIM (10/12/1985)


M itos muitos:

A lados, astutos,

U rgentes, fortuitos,

R ápidos, robustos,

O bscuros, oclusos,


B uliçosos, bél(ic)os,

R uidosos, românticos,

I nternos, intensos,

T ontos, tensos,

h O nestos, peçonhentos,


D emoníacos, divinos,

A lucinados, apaixonados,


S elvagens, sonolentos

I mprevisíveis, insuspeitos,

L adinos, lacrimosos,

V alentes, voláteis,

Á vidos, ardentes.

3) ÁGUIA ESTRAÇALHADA (14/02/1987)

Uma águia branca

estraçalhada

no chão.

Um fio de cabelo

não faz uma estrada,

verão.

Se há uma espada

atravessada

em minha garganta

em vão.

4) ALEGORIA (07/04/1987)


O tapete de relva azulada

estende-se até o outro lado

das montanhas.

Pássaros passeiam soltos

como nos contos

d’antanho.

A brisa alisa as penas

para as pascer.

Elas se arrepiam de prazer,

parecem pequenas antenas

captando as ondas facécias

das fadas alvissareiras.

Agradecem em coro as carícias.

Agradecem em coro as carícias

com trinados estridentes,

tirados das goelas fictícias.

Depois seguem em frente,

pelos pêlos patrícios

do tapete macio e transparente.

Uma chuva de gotículas douradas

tinge de sol a passarada,

que nada nas poças

com grande alvoroço.

Quando a chuva passa,

mais que depressa

secam-se todos

uns aos outros.

Sob as asas

todos levam frutas suculentas,

saboreadas com gosto.

Desfrutam de solo tão rico,

que os alimenta

e os deixa bem dispostos

a cumprirem se destino.

Aqueles que antes deles

palmilharam o mesmo caminho,

fecundaram o solo daninho,

disseminaram as sementes,

regaram com seu suor

e seguiram crentes

de que a empresa seria melhor.

De que a empresa seria melhor

para os que os que viessem após,

se colhessem os frutos plantados

no solo por eles amado.

Mas eis que a estrada

bifurca-se em três.

Só a escolha certa

não leva ao deserto

de onde não há volta.

Do céu vem a resposta:

uma seta de sete estrelas aponta

o rumo certo a tomar.

A rota para a nova vida,

só possível na Terra Prometida.

Só é possível na Terra Prometida,

viver sob o olhar protetor da Lua.

Seus raios fazem com que o sangue flua

muito mais límpido

e um espírito

mais firme se construa.

Todos são abençoados.

essa é Lei do Karma:

Toda grandeza de alma

será bem recompensada.

O fim da jornada

não está na Terra Prometida.

A Morte convida

para nova estrada.

5) ALQUIMARIA (06/07/2001)

Aqui estou eu,

sentada em meu trono.

Em meu forno

de alquimia.

Cozinhando

meus neurônios

em mistérios,

em mercúrios brandos,

em banho maria.

6) ALUCINAÇÃO 16/04/1988

um lunicórneo alucinado

pasta pelos prados,

silêncios do meu sonho

pasta o filho

pelos campos, flores

do teu sorriso

navegam o mar de bronze

em vitórias-régias

de invisíveis velas

os doze nomes do Horizonte

um Sol minúsculo

do seu sepulcro

engendra na rocha

a fonte límpida

de onde afloram

todos os símbolos

as rosas de Ísis

são intangíveis

até cumprir-se

a quadratura das Maçãs

sibilantes olhos jorrando leite

na tua vertigem de ser peixe

na alegria exata das Manhãs

7) AMADO CAVALO ALADO 16/08/1987

Juro que um dia hei de matar-te

Meu cavalo amado

Para ver-te cavalgar

Mais vivo, saudável e verde

Pelos prados azuis

Do meu sonho

Hei de matar-te

Para imantar-te

Para que possas atrair

Legiões de loucos

Hei de matar-te

Com arte

Por toda a parte

Com amor nos olhos

Hei de matar-te

Sem dó nem piedade

Ao nascer da tarde

Com serenidade

E aos poucos

Hei de matar-te

De tanto olhar-te

Sem poder cavalgar-te

Já que nem ao menos existes

Para que eu possa dizer de ti

Que és meu

Hei de matar-te

Como se deve matar

Tudo o que não nasceu

Hei de matar-te

Enfim

Por descobrir que em mim

És o que não sou 
EU        

8) AMANTE DE ALUGUEL (30/09/1984)
 

Se acaso me quiseres

Te dou quando puderes

Quando eu puder também

Sou mulher da vida

Há muito estou perdida

E da perdição

Já fui muito além

Se comigo trepares

E se bem me pagares

Te elevarei ao Céu

Eu não nego fama

E com boa grana

Cumpro o meu papel

Posso até acabar na lama

Mas que ela antes seja cama

Dessa amante de aluguel

9) AMANTES DO MESMO HOMEM 
(SONETOS GÊMEOS)

1

Não partia antes de roubar

do jardim de seus lábios

a flor de um beijo

para depois ofertar


à outra amada.

Nem os mais sábios,

por mais que tivessem desejo,

explicavam aquela situação complicada.


Na verdade, a resposta era simples.

Ele amava as duas com o mesmo amor.

Das duas ele era o príncipe.


E as duas davam-lhe amor.

Como o amor não conhece limites,

podia ele das duas dispor


2
a seu bel-prazer.

Ele se deleitava no corpo das duas.

Elas era suas

nos jardins do bem-querer.


Até que um dia a desgraça

abateu-se sobre as duas.

E lá se foram pelas ruas,

chorando até do enterro a praça.


As duas se vestiram de luto

pelo mesmo homem,

mas jamais se conheceram.


Ambas solenemente prometeram

não amar a mais ninguém

e aprisionar-se em luto absoluto.

10) AMAR (08/02/1983)

Amar é triste

Mas não existe

Nada mais alegre

Que o ato de amar

Amar consiste

Num ato de entrega total

Como olhos de amar você enxerga

Tudo o que e invisível

E sobrenatural

Quando amar você não negue

Nada à pessoa amada

Pois assim o Amor prossegue

Sem que nada impeça a caminhada

Em direção

Ao coração

Da pessoa desejada

Amar é diferente de estar apaixonado

Pois a paixão é passageira

E o Amor é tão firme

Que, quando instalado,

Livrar-se dele não há quem queira

Quando na Corrente do Amor

Você estiver sintonizado

Todas as portas lhe serão abertas

E você estará sempre localizado

Nos lugares certos nas horas certas


11) AMIZADE ETERNA 02/07/2001 

Amizade

é pétala, é estrela,

brota, brilha,

em todo lugar:

no lago, no lar ,

na montanha, no mar,

no céu, no olhar.

Amizade

é fogo, é luz,

é arte, é inspiração,

ilumina com carinho

nosso caminho,

nosso coração.

Amizade

é água, é rio

é cachoeira, é chuva,

lava nossa alma

quando raios, pedras e espinhos

nos enchem de traumas.

Amizade

é ar, é asa,

é brisa, é melodia,

nos faz voar,

ver o melhor caminho

para os sonhos realizar

ou apenas passear.

Amizade

é terra, é arvore,

é adubo, é raiz,

põe nossos pés no chão,

nos ensina que amar

é melhor que ser campeão.

Amizade é tudo isso

e é muito mais.

Se meu coração

cantar só amizade,

essa canção

não vai acabar jamais.

Para finalizar, vou

lhes dizer, então:

amizade

é magia, é alquimia,

é transformação.

Transforma o ódio,

nosso lixo interior,

no ouro mais precioso,

na mais bela das artes,

o amor.


12) AMOR É TERROR

Amor esteve aqui,

amenizou minhas ânsias.

Renasceu minhas esperanças

só para me iludir.

Amor almoçou aqui,

matou minhas fomes.

Limpou minhas fontes

só para me diluir.

Amor dormiu aqui,

orientou meus sonhos.

Exorcizou meus monstros

só para me implodir.

Amor morou aquí,

iluminou minha caverna.

Coloriu meu castelo

só para ver-me ruir.

Amor, bendito Amor.

Fez de um mísero mosquito,

Um magnífico Condor.

Só para vê-lo abatido

Por seus falsos amigos,

aliados benditos do Amor.

13) AMOR ESPIRITUAL (28/09/1984)

Meus olhos vêem

Meus ouvidos ouvem

Todo meu corpo sente

Minha mente espera

Meu coração se desespera

O amor está ausente

O tempo passa e se estende

Meu coração não entende

Porque o amor está distante

O amor está errante

Está morto agora

Sabe disso a mente

Mas o coração doente

De tristeza chora

E espera um amor ardente

Ao romper da aurora

Do meu corpo ausente

Minh'alma te namora.

14) AMOR MALDITO (08/02/1988)
 

Amor esteve aqui,

amenizou minhas ânsias.

Ressuscitou minhas esperanças

só para me iludir.

Amor almoçou aqui,

matou minhas fomes.

Limpou minhas fontes

só para me diluir.

Amor dormiu aqui,

orientou meus sonhos.

Exorcizou meus monstros

só para me implodir.

Amor morou aqui,

iluminou minha caverna.

Coloriu meu castelo

só para ver-me ruir.

Amor, maldito Amor.

Fez de um mísero mosquito

um magnífico Condor.

Só para ver-me abatido

pelo tirocínio
de meus inimigos,

aliados malditos do Amor.

15) AMOR PRÓPRIO

Se faço jejum

até virar meio salário mínimo,

é por Amor...

Se engulo água

até parecer

um Marajá,

é por Amor...

Se me injeto

sangue aidético

para ser amanhã

Ulisses Guimarães,

é por Amor...

É por Amor, sim.

Não duvidem de mim.

Me amo tanto, tanto, tanto,

que sou capaz

de escrever-me

apaixonado epitáfio...

E enterrar-me vivo .

16) AMOR, NAU FRÁGIL

Meu coração naufraga

por estes verdes mares

e por todos os lugares

por onde passa

sua verde água,

procura um louco

coração náutico

por esta

líquida estrada

que sempre

me levará a nada.


17) AMOR, VIDA, PAZ, SIM (18/10/1984)

A queçamo-nos no mesmo calor.

M isturemos tudo o que é cor.

O sculemo-nos com Amor.

R eunamo-nos seja aonde for.


V alorizemos a Vida.

I   nventemos um novo ponto de partida.

D  escontemos a paixão reprimida.

A  memo-nos, é tempo ainda.


P  ratiquemos a Paz.

A  ssim deixaremos o ódio para trás.

Z  arpemos do mesmo cais.


S  e nós nos dissermos sempre sim.

I    niciar-se-á assim

M  ais uma era pra você e pra mim.

18) ANA MARIA MARIANA (11/12/1985)

Ana Maria

adentro seu quarto

como um exaustor o faria.

Caminha para o quadrado

espelho fixo no frontispício

de seu armário perolado

para dar início

ao vespertino ritual

virtual e fictício.

Ana Maria despe-se com vagar total,

deleitando-se com cada parte nua

de seu corpo escultural.

Já desnuda flutua

até o vestido de sua noiva

comprado hoje mesmo, na Lua.

Coloca primeiro a coifa

e sobre esta o véu.

Grita a campânula louca.

Nossa amiga, do signo de Lua,

veste-se com a blusa

dourada, doce e difusa,

para deixar-se confusa

sem saber se é bruxa

ou se é musa.

A campânula outra vez grita.

Ana Maria se assusta e se vai,

mas seu reflexo fica.

Mariana do espelho sai

e ao som de castanholas

dança e se descontrai.

Súbito se descontrola

livra-se de seu vestido

e o queima com cola.

Mariana derrama seu riso incontido.

A maçaneta da porta gira.

Mariana retorna ao seu mundo refletido.

Ana Maria se atira

na direção do refletor.

Nele se mira.

É imenso seu tremor.

Fora do espelho está vestida,

mas dentro dele não. Que horror !

Se julga ensandecida.

Porém uma idéia lhe vem.

Sai do quarto e pensa em sua in-vestida.

Mariana sai do Além.

De volta ao quarto

recupera como convém

ao seu proceder petardo

de sua conjugação,

seu cálido vestido alado.

Mariana re-volta à sua reflexão.

Ana Maria nua ressurge

disposta à contra(a)ção.

Elle devient rouge

ao se dar conta

de que sua imagem re-vestida surge.

Isto já é uma afronta

aos seus brios vestais.

Irada se encontra.

Clama por seus direitos esponsais,

conclama aos Reais Juízes,

para livrarem-na do Destino Falaz.

Pouco a pouco esmaecem as matizes,

de Ana Maria a fúria fugaz

esvaem-se as matrizes.

Tendo ficado a crise pra trás,

Ana Maria sorri , estende para o espelho,

a mão que Mariana leva já

para o país da maravilhas,

que há dentro do refletor

e enxerga a Estrela-Guia,

cega de tanto esperar

por este fantástico dia,

o seu dia de se Conjugar.

19) ANJO-POMBO (20/07/1989)

Um pombo

Sobrevoou meu sonho.

Fez-me ver

Ovos ocos,

Monstros sem ossos

E seres outros,

Podres de tão brancos.

Um anjo

Pousou em meu sonho.

Fez-me conhecer

Tempos flácidos,

Povos ácidos

E olhos

cegos de tão sábios.

Anjo-pombo,

Nasci em pleno vôo.

E fiz-me descobrir.

Viver é ótimo

Se somos soltos,

Se somos loucos.

20) ANOITEÇA E ACONTEÇA (29/08/1986) 
 

Não vá agora.

Espera que anoiteça.

Que o impossível aconteça.

E então espalha,

com teu espelho maldito

o nosso rito macabro.

Não vá agora.

Ou me irrito.

Te persigo.

Te perjuro.

Te perfuro.

Te mato.

Publié le 21/05/2008 à 11:25:39 AM
Par Mauro Valente
1) AOS QUE FICAM   1988   

Aos que ficam

Deixo meu talismã sagrado

Meu gato preto

Com luar na testa

Meu gato preto

Vira borboleta argêntea

llumina as mentes

Meu gato preto

Vira colibri

Dá leveza à vida

Meu gato preto

Vira esmeralda

Inspira cantos etéreos

Meu gato preto

Meu talismã único

Deixo como prova

Do meu amor ao mundo.

2)  APOLO E O CENTAURO    11/11/1991

Apolo,

tua Lira é tão clara...

Cegaste meus olhos

para ser eu

o teu Centauro.

Centauro,

a pororoca

dos meus cascos

sobre o solo

é o som das castanholas

do teu sangue !

Neste Inferno

de nossos Versos,

as Rimas

são as Cafetinas

da Língua !        

3) ARADOS ALADOS    14/06/1990

O arado será árduo.

O corpo será árido.

O trabalho será máximo.

Os frutos serão vários.

Mas se o grão

é fogo-fátuo,

nada valem

os campos vastos.

Os frutos serão vários,

mas não haverá aves,

apenas sapos.

O arado será astro.

O corpo será casto.

Não haverá aves,

apenas sapos.

Mas nos campos vastos

haverá lagos.

E se os sapos

forem girinos,

não haverá aves,

mas haverá lírios.  

4) ARQUEOLOGIA QUÍMICA   28/10/1988   

Homem em Grego

É Antropos

Antro de pós

Ou seja,

A menor partícula divisível

Da matéria

Vulgarmente conhecida

Como maconha.

5) AS ... ANDAM SEMPRE AOS PARES   

O espelho parece um contínuo.

Porém, ao tocar-se nele,

ele vibra.

Então percebe-se

suas cordas cristalinas,

seu som perfeito.

Anti-negra argentina,

em tempos de nulilúnio,

envolvia com

seus cabelos

incandescentes

o mundo.

A Poesia menstruada

pode ser perniciosa.

Inútil cultivar versos

fadados a falecer.

“Brandir a lança

em prol do estilo”,

transforma-se em suicídio.

A lança escapa ao controle.

Se lança contra o artista.

E pensar que tudo

o que eu sou

cabe dentro

desta caixinha

de poesia.

6) ASCENSÃO (29/01/1987)   

Meus pés empunham

o sagrado gládio

pelo gladiolo.

Cachoeiras nascem

das palmas

de minhas mãos,

escorrem

entre meus dedos

fecundam o chão.

Meus olhos formam

o calendário maia,

marcando o ritmo

do rito

realizado em conjunto

em seu templo

no alto do Himalaia.

Meu terceiro olho

é o Tao,

nele me encolho

enquanto escolho

o fatal

Gavião Astral.

Acima

de minha cabeça

sete Pirâmides

cristalinas

giram.

Minhas asas

me alçam

em direção

ao trono de Deus.

Onde me sento,

pois o Dono

está ausente

atrapalhando

os humanos

destinos.

7) ASSIM SOMOS NÓS (29/12/1984)
 

Assim é a vida.

Assim somos nós.

Mistura de sonho

e realidade.

Mentira e verdade

eternamente juntas

em nossa mente,

em nosso coração.

Assim é a morte.

Assim somos nós.

Fracos e fortes.

Somos vítima e algoz.

Dos rios do dia e da noite,

somos fonte e foz.

8) ATAQUE E DEFESA (19/01/1987)   

Nas lagoas de éter

dos teus olhos,

cabem sete abismos.

Torpes gatos pretos

mergulham sete metros

atrás dos peixes de luz,

com escamas azuis

dos teus olhos abissais.

Os gatos se entrelaçam,

numa complexa trama,

formam uma negra esfera.

Romanas rãs roxas

esguicham veneno rosa

no teu olhar, para vedá-lo.

ao alvo brilho lunar.

Triplo filtro inverte o efeito.

O maligno líquido

converte-se em limo límpido

e alimenta os peixes.

9) ATENAS E EU (27/12/1984)
 

Um som metálico ouço distante

Não sei quem ou o que o produz

Só sei que neste instante

Ele me fascina e me seduz

Agora a vejo, deslumbrante

Envolta numa aura de luz

A reconheço, é a deusa Atenas

Aquela que antes vi em sonho apenas

Ela coberta está de brancas vestes

Está muito mais provocadora

-Vós, que de tão longe viestes

Gostaríeis de ser minha senhora?

Mas, se recusardes, deusa celeste

Por favor, não ide embora

Sejai então a minha guia

A luz da minha noite, a luz do meu dia

-Meu suplicante, a teus desejos

Não posso oferecer minha recusa

Eu, com meus lampejos

Serei muito mais que tua musa

Hei de, com meus beijos

Inebriar-te até à loucura

Serei teu veneno, serei tua cicuta

Serei tua vida, a luz que te guia para a luta

-Minha deusa, que alegria extasiante

Te juro, não ides vos arrepender

-Acredito, mas doravante,

Me chama não de deusa, mas de mulher

-A vida inteira esperei este instante

-Não espere mais, faça comigo o que quiser

-Atenas, de tanto vos olhar

Nem sei por onde começar

-Dar-te-ei, então, uma ajuda

Atenas, delicadamente

Seus alvos seios desnuda

E me diz: - Vá em frente

Eu, com fúria muda

Os beijo loucamente

E ela, também tomada de loucura

Pega e acaria-me a carne dura

Feroz , desnudo-a inteira

Surge ante meu olhos um corpo luzente

Ela me mostra a sua traseira

Alucinado, penetro meu membro quente

Nas chamas daquele abobadada fogueira

Atenas, mulher experiente

Rebola lascivamente suas cadeiras

E nós, em crescente ardor

Chegamos juntos ao êxtase do amor

Mas não me dou por satisfeito

Viro-a de frente, abro-lhe as pernas

E vislumbro o paraíso perfeito

Lânguido vou penetrando naquela caverna

Enquanto beijo seus divinos seios

-Atenas, mulher de coxas-termas

-Meu amante, teu pássaro de brasa

Encontrou finalmente a sua casa

Após muitas horas de paixão louca

Nas quais eu, em supremo deleite

Não a penetrei vezes poucas

E ela tantas vezes deu-me seu leite

Gemendo com voz rouca

Nos unimos num único feixe

E voamos para a nossa morada bendita

Onde nascerá mais um ser hermafrodita

10) AURORA INFERNAL   

Aurora, o sol desponta no inferno.

Agora, teu beijo tem sabor eterno.

Lá fora, o tempo passa e não sinto.

E flutuo no infinito.

Aurora, teu beijo desponta no inferno.

Agora, o sol tem sabor eterno.

Lá fora, flutuo e não sinto.

E tempo passa no infinito.

Aurora, desponto no inferno.

Agora, o tempo tem sabor eterno.

Lá fora, teu beijo aflora como absinto.

E o sol flutua no infinito.

Aurora, o sol desponta e é absinto.

Agora, teu beijo tem o sabor

de como eu me sinto.

Lá fora, o tempo passa a ser inferno.

E flutuo no teu abismo.

Aurora, o sol desperta meu inferno.

Agora, o tempo tenta parar e eu evito.

Mandrágora, flutuo ao sabor de infinito

do teu beijo, ávido labirinto.

11) AUTO-DEFINIÇÃO 06/04/1988   

Quem se assemelha

A uma estrela

De luz

Cambiante e obscura

Pode definir

Um brilho fixo?

12) ÁVIDO ACALANTO (17/11/1990)  

Ouves meu cálido acalanto.

Teus espinhos

abrem-se em estrelas,

oferecem-me seus poemas.

Meu acalanto,

ávido de pedras,

percorre os poemas,

adormece tua orquestra,

seqüestra tuas rimas.

Meu acalanto,

ávido de espaço,

pavimenta tuas dores

com as rimas

dos teus espinhos.

Meu cálido acalanto

seduz as estrelas

de uma criança,

para saciar

sua sede de inocência.

Meu pálido acalanto,

ávido de sangue,

adormece a criança

em suas estrelas

e as fecha em espinhos.

13) BAILARINA (
 Autores: (1) Denise (2) Mauro (3) Lúcia )

Queria ser agora (1)

uma bailarina, (1)

dançando nas eternidades (2)

das almas do mundo. (2)

Varrer a névoa (3)

dos olhares solitários. (3)

Coroar os espaços (1)

de diamantes tinindo. (1)

Os espaços são átomos (2)

sem cor e sem brilho. (2)

Ultrapassam as dimensões (3)

do eu faminto (3)

e atingem de leve (1)

os corações partidos. (1)

Queria ser agora (2)

uma borboleta. (2)

Voar solta entre violetas.(3)

Dissolver apegos (1)

nas flores despedaçadas. (1)

Ressuscitar as ruínas (2)

das almas desprezadas .(2)

As almas desprezadas (3)

são como anjos adormecidos (3)

em esferas de vidro (1)

nos Alpes Suíços. (1)


14) BAIXELA DE PÉROLA   

No centro de pérola da baixela,

arde a negra chama de uma vela.

Ao redor, dúzias de sentinelas.

Na outra sala, um cavalo

com asas de borboleta.

No dorso um homem

sem cabeça,

com chifres de prata.

Um nó une

os dois aposentos,

atado pelo gigante Argênteo,

encarnado

na Sacerdotisa egípcia.

O manto da Deusa exala

nuvens de incenso,

afastando os espíritos infensos

que rodeiam sedentos

a seiva da cerimônia,

para enchê-la da acrimônia

que putrifica a alma.

Um dos quatro humores

que moram
nas veias
principais
das
Selenitas Maiorais.

15) BAIXO RETRATO (09/04/2003)     

Quando digo homem,

digo o mendigo

que nas trevas,

da selva

de pedra,

fez seu lar.

Quando fito

o infinito,

fito aflito

o Paraíso

que pra Imbecília,

esta bela ilha,

jamais vai

querer voltar.

Só como pedra.

Quero aprender

a me virar sozinho.

Quando me viro

pelo avesso,

me disfarço

em esfera

feita de espinhos.

Afasto

todas as feras

do meu

caminho.

Só cheiro poluição,

poeira de pessoas

com dinheiro

nas veias.

Quando sinto

o selvagem aroma

da polícia

se aproximar,

faço meu feitiço.

Viro incenso

de camomila.

Acalmo suas fardas,

desarmo suas almas.

Quando ela se afasta,

vai pro bar festejar a vida...

Eu, que não tenho

tempo a perder,

pego as armas dela

e vou assaltar

para salvar

a minha vida.

Quando ouço um pranto,

já não me espanto.

é só mais um louco,

uma pobre alma

que de nada sabe.

Vive no Sistema Assolar.

O sol gigante

desta gritante cidade

seca a humanidade

de todo olhar.

16) BATE AQUELA ÂNSIA   

A Cazuza


Pode seguir tua utopia,

tua esperança de ensinar.

Fantasia e sonho

de um mundo melhor.

Teu futuro é desastroso.

Não vejo grana, só vejo dor.

O contracheque é palmatória,

castigo por ser sonhador.

Quem persegue um sonho

não se cansa.

Por favor, caro professor,

me avise

antes de ir embora.

Quem persegue um sonho

sempre dança.

Por favor, caro professor,

fique comigo, quando desistir

de seu sonho impossível.


17) BEBI TEU DOCE ESPERMA

Bebi teu doce esperma

Em doze taças de cristal

Dissolveu-se a amarga pedra

Que habitava o meu quintal

A pedra era uma nódoa

A nódoa era ilusória

Só depois eu descobri

Quem vive à margem da História

Deve aprender por si

Bebi tuas mágicas lágrimas

Em doze taças de prata

Minh’alma foi lavada

Expurgada de toda mácula

Lágrimas vegetais

Esperma carnal

Nunca mais

Noturno mal

18) DEUS DA LEVEZA

Beija-Flor

A areia da ampulheta

Não cai sobre ti

Não tens o peso dos séculos.

Beija-Flor

Nem o Sol, nem a Lua

Brilham em ti

Não tens o peso dos sexos.

Beija-Flor

Tuas asas ágeis

São hábeis

Na levitação

19) BOCA DO INFERNO (24/05/1989)     (SONETO COM APÊNDICE)
A Gregório de Matos Guerra


Teu divino dedo ferino

desabrocha consciências onde toca.

Tua divina lira fescenina

arregala, desperta, acorda.


Olho aberto às falcatruas

dos infames governantes baianos.

À menor injúria tua,

fogem os pilares dos desmandos.


Quisera eu ter a tua lira,

o teu engenho, a tua arte,

para infindos Demônios Críticos


cantando semear por toda a parte.

Como tu, Gregório, sou Brasileiro.

Digno sou de continuar tua Obra.


Te rogo, ser sublime, faça-me herdeiro

da tua musa Praguejadora.

20) BOMBA DE NEOLOGISMOS (03/07/1987)  


Vou fazer

uma bomba de neologismos

com morfemas subversivos.

21) BORBOLETA BAILARINA   

Queria amar agora

como bailarina.

Iluminar os abismos

das almas aflitas.

Varrer a névoa

dos olhos solitários.

Coroar os espaços

com diamantes florindo.

Os espaços são átomos

sem cor e sem brilho.

Vivem de esperar

os raios da Poesia.

Queria amar agora

como borboleta.

Voar livre

entre cometas.

Dissolver apegos

nas almas desprezadas.

As almas desprezadas

são como anjos dormindo

em esferas de vidro

nas Nebulosas do Espírito.

22) BRASÍLHA   

Cidade de concreto.

Homens de abstrato.

Planos práticos

para causar impacto.

Deus deveria enviar

este dilúvio

para Brasília.

E enviá-la,

através dele,

para o exílio.

Brasília deveria

virar ilha,

arca de Não-é,

para nos livrar

do Palácio dos Palhaços,

dos Áureos Dinossauros,

que exaurem

o sol da Pátria.

Antes que o Gigante

adormecido pire

e desapareça

no abismo,

sem sombra

de arco-íris.

Publié le 21/05/2008 à 12:56:52 PM
Par Mauro Valente
1) CHANSONGE (21-12-1987)   

Il va grandir,

devenir monstre,

au milieu des arbres blancs,

quatre arbres blancs

de mon songe.

Il va grossir

énormement.

Il va manger mes éléphants.

Le monstre fou

de ma chanson.

Il va deviner

mes mensonges.

Il va aimer le silence

assez loin

de mon songe.

Il va sortir

de ma maison.

Il va choisir son avenir

sans la folie

de ma chanson.

Il va tuer

mon paysage.

Il va fuir des mes yeux.

Enchanté par ses dieux,

il va créer

sa chansonge.

2) DIX ANS
 

Nous nous sommes aimés pendant dix ans.

Dix ans égaux à l’éternité.

Éternité faite d’échecs.

Échecs qui ont détruit la vanité.

Vanité, obstacle à notres plans.

Plan d’une parfaite bonheur.

Bonheur de nous être aimés pendant dix ans.

3) FÉES BLEUSSÉES (23-08-1985)
 

Les Fantaisies

sont comme les jours.

Si claires.. si blées...

Et brillent encore

pendant les nuits

avec sa lumiére.

Rutilant m’illuminent

dans une cour

de passion,

mais s’évanouissent

et déchoient,

quand arrive la Raison.

Les Fantasies sont ailées

comme les fées

de la chanson.

Elles volent

dans les songes

et dans les coeurs.

Elles me placent

dans un croissant

haut astral,

mais se déchirent

en rencontrant

le terrible,

tranchante,

realité.

4) L’EMPEREUR (26/06/2001)

Seulement moi ordonne,

desordonne

et commande

ce monde.

Ce qui peut commande,

ce qui pense obeit

ou change

son adresse

vers une autre planète.

Mon pouvoir est divin,

ma parole c’est la loi.

Je suis L’Empereur

de tout l’Univers.

Je suis le Ciel.

L’Air je suis.

Sur l’heure

que je désire,

je bats à

bras raccourcis

et l’Univers

rien va devenir.


5) L’ÉREMITE (26/06/2001)   

La hâte

c’est la pire énémie

de la perfection.

Si on pense

que brûler les étapes

est la solution,

on se trompe

avec sa propre

prétention.

Mais, si on imite,

égal à moi,

l’Éremite

et on se limite

à ascendre

chaque échelon

à son tour

dans la Vie,

le destin

est devenir

Champion.

La patience

est la meilleure amie

de la perféction.

6) L’ESSENCE DU TARO (26/06/2001)
 

Veux-toi être la Lune ?

La voile

de la Caravelle

des Arcanes ?

Veux-toi être la Force ?

La vague

que la met en branle,

qu’amène la Caravelle

à naviguer à travers

des Univers parallèles ?

Veux-toi être l’Étoile ?

Son Ange Gardien ?

Remplir d’énergie son Destin

avec la cosmique médécine ?

Veux-toi être le Soleil ?

Son phare oriental ?

L’orienter en travers

de l’Internet

de l’Inconscient ?

Veux-toi être le Monde ?

Principe et final

de l’aventure original

de la Caravelle des Arcanes ?

Tu as besoin,

de t’harmoniser

toujours

avec l’Essence

du Taro.

Pour faire celà,

tu n’as pas besoin

d’être Prêtre,

ni Prêtresse.

Tu as besoin,

simplement,

d’avoir la patience

de l’Ermitain

pour, tous les jours,

prendre en main

mettre les cartes

et ton âme

sur la table.

7) L’ÉTOILE (26/06/2001)   

Ne te broie pas du noir,

malgré toutes les têmpetes

que bouleversent

ta pensée.

Tout de même

elle semble

cachée et éteinte,

L’Espoir est

une Étoile immense

Ne te décourage pas,

ne te rends pas.

Tends les rayons

de cette étoile

et voît:

Voît comment

les nuages

disparaient si vite

plus épaisses et sinistres

qu’elles te semblent.

Dans la vie, parfois,

dans une caverne

on se voit,

si étrange et si noire,

qu’il semble

n’avoir fin,

n’avoir sortie.

Malgré tout,

jamais t’oublie

que à la fin

de tous les tunnels

existe une Lumière,

existe un Éspoire,

une Étoile.

8) L’IMPÉRATRICE (26/06/2001)   

La Mère :

- La Mère est toujours auprès.

Ange gardian

toujours alerte.

Dans le monde de songes

qu’habite

dans les yeux de la mére,

le fils est toujours

petit tigre sans griffes,

petit oiseau sans ailes,

semence sans racine.

Et elle Terre,

vêtement et aliment.

Tout au même temps

et heureuse

tout le temps .


Le Fils :

- Mais le monde réel,

où habite le fils,

comme bête le regarde.

Lui oblige à gratter

sa protectrice

pour liberter

ses ailes, ses épines

et ses griffes .

La mère

protège trop.

La Mère étouffe.

La Mère devrait

laisser son Fils en paix.


La Mère :

- La Mère est l’Ange de la Paix.

La Mère est toujours certaine.

La Mère est cent pour cent.

La Mère est toujours au centre.

La Mère tient toujours la houllete.

La Mère est éternelle Reine,

Impératrice éternelle.

Soît à l’ancienne Grèce,

soît au Brésil moderne.

La Mère est toujours la Mère,

change seulement

d’adresse.


Le Fils :

- Quel dommage, quel malheur.

Le Fils a par-dessus

la tête de la couronne

de la Mère,

et pourtant,

ça ne change rien.

Ça ne va changer jamais.

La Mère est toujours la mère,

change seulement

son adresse.

9) LA FORCE (26/06/2001)
 

La Violence devient vice

quand on dispense

la pensée.

Seulement avec inteligence

vainc le Champion.

S’il vainc avec égoïsme

et violence.

Si son trophée

est la ruine

de l’adversaire.

S’il pense que

la drogue

dans la pensée

est synonime

de la forte personalité.

Il ajoute foi

à sa victoire.

Et pourtant

le vainquer,

le rodomont,

pert l’avis,

pert la raison.

La véritable Force

vient de l’Union.

10) LA JUSTICE (26/06/2001)
 

Je detèste mes « amis »

que me disent

que je suis aveugle

parce que je

ne me regarde pas,

malgré avoir

toit en verre.

Mon toit est brillant,

c’est un diamant

égal à ma pensée.

À cause de cela

je vis pacifiquement

avec ma conscience.

À cause de cela,

je peut fair

ce qui me conviens.

Jetter pierres

au toit en verre

de ce qui

ne vit pas

à coup sûr.

Fait ce que je dit.

Fait ce que je fait.

Vis à coup sûr.

Ou je te chasse

et je fait la magie.

bel et bien,

agir sur le Magicien.

Ouvre bien ses yeux,

mon copain.

Je suis aveugle,

mais mon troisième oeil

est ma mire parfaite.

Je suis tranchante.

Ce n’est pour rien

que je m’appelle

la Justice.

11) LUNE MUSE  

La fine Lune

c’est un film:

“La Genèse

de la Jeunesse. “

La Princesse

danse dans moi.

Glisse dans les miroirs

de la mémoire.

Efface

la fausse face

du passé.

Ferme les enfers

pour faire

sourrire les fleurs.

12) LE DIABLE (26/06/2001)    

Suivent la ligne

de ma pensée

en travers

de ce labyrinthe.

C’est possible voir,

aux pires pechés,

nos meilleurs amis.

La luxure revive

dans une relation

la flamme de la passion.

La vanité élève

notre amour-propre.

L’egoïsme nous défend

de notres faux amis.

La paresse est nécessaire

pour récharger

notres énergies.

L’envie,

quand c’est bonne,

reconnaît la valeur

des autres personnes.

La gourmandise,

dans une fête,

nous remplit

de plaisir.

La colère nous

rends energétique

et bien conduite

élimine l’inertie,

libère de la rotine et

nous amène à vaincre.

Tout dans la vie

est relatif...

On peint le Diable

comme le pire énémi,

le grand mal,

le pére

de tous les pechés.

C’est possible voir,

aux pires pechés,

nos meilleurs amis.

On n’a pas besoin

de prendre son courage

à deux mains

pour voir

le Diable.

C’est pour celà

qui parle

la sagesse populaire

brésilienne :

Parfois

le bien

du mal

nous vient.

Et « Le Diable

n’est pas si laid

comme on le peint. »

 
13) LE FOU (26/06/2001)
 

Tu enseignes à moi

que vouloir c’est pouvoir.

Et si tout nous voulons

tout nous perdons.

Tu enseignes à moi

que rire c’est toujours

le mieux pour guérir.

Et si on rit beaucoup

on devient fou.

Tu enseignes à moi

qu’on ne doit pas

faire mal à personne.

Et parfois le bien

du mal nous vient.

Tu enseignes à moi

qu’on doit penser,

avant d’agir, deux fois.

Et pour assez penser

il y a un âne

toujours à faner.

Vivre j’ai déjà appris,

je ne peux pas nier,

par tes sages leçons.

Et fou j’ai déjà devenu,

j’ai été fou à lier,

par tes contradictions.

Aujourd’hui le professeur c’est moi.

Aujoud’hui l’élève c’est toi.

La leçon est bien simple,

tout va vite l’apprendre.

Ce n’est que le résumé

de tout ce qui

tu m’a renseigné:

De sage et de fou

un peu avons nous tous.

14) LE JUGEMENT (26/06/2001)
 

La Vérité est guerrière.

Son bouclier et son épée

son le paire parfait.

De miroirs sont faits.

Du monstre de la Mensonge

arrachent les masques

et les jambes cassent.

Les mensongers

jamais vont trop loin.

Grâces à la Vérité

les jambes

de la Mensonge

sont courtes.

Les sincères

jamais se désespèrent.

Au climat du crime,

la Mensonge croît.

Et pourtant,

au moment juste

du Jugement,

toujours apparaît

la Vérité.

15) LE MAGICIEN (26/06/2001)
 

Je suis le Poéte-Magicien.

Ma peau est bleue

parce que trop je songe.

Parmi les étoiles je marche,

mes ailes les réflèchent

et je suis aux anges.

Meus erreurs

sont comètes,

sont chansons,

sont leçons.

Souviennent-moi:

Je suis plus que Poète,

je suis moins qu’Étoile,

je suis seulement

un être humain.

Mon songe

ne peut pas

tout seul marcher,

le songe voisin

il ne peut pas mépriser.

Les songes doivent

marchent ensemble,

alliés ailés

pour créer

le Monde idéal.

C’est ainsi

que je deviens

un vrai Magicien.

Cést ainsi

que songer

c’est vivre.

C’est ainsi

que vouloir

c’est pouvoir.

16) LE MONDE (26/06/2001)
 

Pert le ritme,

dérange la ligne

de sa Destinée .

Cherche midi

à quatorze heures,

pointe ses poinçons

avec sa parfaite mire

vers l’abîme .

Joue le rôle de paillasse,

fait la navette,

si essaie marcher

un seul pas

plus grand

que ses jambes .

Quiconque pense

que ses jambes

sont assez grandes

pour realiser le miracle

d’embrasser le monde.

17) LE PENDU (26/06/2001)   

Il y a beaucoup

de personnes

qui attachent

une courde au cou

comme colier

avec medaille

de Héros.

Il y a beaucoup

de personnes

qui croient être saintes,

dont la gloire

est gaspier

ses heures

et ses dos

à amener

les croix

que volent

d’autres histoires.

Il y a beaucoup

de personnes

qui on leur marotte,

que pense

que la route

vers le ciel

seul peut être

parcourue par ce qui

devient bossu

à force de charger

le monde sur le dos.

18) LE PÈRE DU PEUPLE   

Brésil: histoire de mensonges.

Histoire de mes songes.

Songes de pouvoir.

Pouvoir de tout avoir.

Je suis le grand dictateur.

L’histoire que j’écris,

c’est une histoire sans douleurs,

c’est une histoire de démocracie.

Je règne ici et ailleurs.

Je sais, mon esclave chéri,

que tu a déja observé

que je suis un bon pére,

que j’aime le peuple

et qu’il toujours me remercie.

19) LE SOLEIL (26/06/2001)  

Toutes les nuits,

à cause de mon ordre,

je vois le Soleil

naître souple

dans mon blanc

retangle de papier.

N’existe point,

dans le Monde

de la Poésie,

Roi qui possède

plus grand trésor,

qui soit plus

cousu d’or.

Le Soleil, tous les jours,

fait sa révolution.

Croît, apparaît,

devient étincellante

hyperbole flamboyante,

fuit à vol d’oiseau

de mon pouvoir enorme,

et me fait défaut .

Je joue de malheur.

N’existe point,

dans le Monde

de la Poésie,

un frère,

un mot ami,

un euphémisme

pour me consoler.

Le Soleil

est seulement

mon meilleur poème.

Le Soleil

est seulement

ma méthaphore

plus brillant,

le meilleur miroir

de mon âme.

Personne ne me

persuade pas

à mettre les pouces.

De que le Soleil est réel.

De que, ce qui pense

le Soleil posseder

est fou à lier.

De que le Soleil,

tous les jours,

naît pour tous.

20) LE SOUVERAIN PONTIFICE (26/06/2001)
 

Je suis le Souverain Pontifice.

Dieu, je vous vois venir.

Seulement moi oriente,

seulement moi enseigne

chaque personne

à découvrir

son chemin

à travers

du labyrinthe sinistre,

des tortueuses lignes

parmi lesquelles,

Dieu, vous écrivez

le Destin certain

pour illuminer

chaque esprit.

21) LA  POESIE C'EST LA VIE

Le vers que je n’ai pas écrit,
c’est écrit par soi-même .
Il m’a dit que je doit vivre
au dehors de mon temps
et de ses dilémes.

Ce vers je n’ai pas écrit,
je n’avais pas le savoir necessaire.
Sans mois  viens à la lumière,
la plus belle fleur de mon texte.

Le fils que je n’ai pas créé,
il a naît pendant la nuit.
Il a naît lunaire, sans s’annoncer.
Le plus que parfait a naît ainsi.

Le vers que je n’ai pas écrit,
m’a écrit par soi-même.
Et il tout seul m’a fait existir.
Et il tout seul m’a fait éternel.

22) PEUR D'AIMER  04/08/1986

J'ai besoin
de courage
pour dire
que je t'aime.

La lune
est prise
d'un étrange
casse tête
de nuages.

Et je suis
pris
dans un
embouteillage
d'émotions.

Mon coeur
connaît par coeur
lhe chemins
du peur.

Il y a
des étoiles
dans ton visage.
Et chaque étage
c'est un page
de la cage
de Pandora.

Il faut
que je puisse
te dire
que je t'aime.
Mais c'est impossible.

Je suis sensible.
E c'est terrible
l'orage
dans ma ment,
mon absence
de courage.   

23) SPRITE JALOUX 

Je ne peut pas aller
a une folie-à-deux.
Je ne peut plus aimer
une autre personne.
Ni femme, ni homme.
Poursuit mon âme
un jaloux fantôme.

Publié le 21/05/2008 à 12:59:07 PM
Par Mauro Valente
1) BRILHO, LOGO EXISTO    12/07/1989

O Sol, um Pavão
O Céu, um Árco-Íris

A Cauda do Pavão

Olhos cintilam

Vejo-o em mim

Gira e brilha

Em sete Cores

Giro e brilho

E existo assim

2) BRISAS INTRUSAS (30/12/1987)  

São intrusas.

São brisas noturnas.

São as aladas

aliadas da Insônia.

São invasões.

São invisíveis visões.

São as versões

vernáculas dos Íncubos.

São inversões.

São éteres que enterram.

São terras que eternizam.

São diabos que elevam.

São anjos que infernizam.

São incômodas.

São inocentes nocivas.

São os venenos

venéreos dos conventos.


3) BUGRE (06/08/1999)

Bugre ?

Você não vai

alugar nenhum ?

Então você não vai

a lugar nenhum.


4) CÁLICE GRAÁLICO (18/06/1989)   

Este é um poema-cálice,

para se derramar nele

toda a polpa cálida

das lágrimas,

sumo dos olhos.

Este é um poema-lápide,

para se escrever nele

todo o alucinado álibi

dos assassinos,

sumo do ópio.

Este é um poema-índice,

para se indicar nele

todo o outro poema

a ser escrito,

sumo da Magia.


5) CAMINHO SOZINHO 01/08/2001 

Vejo em mim um caminho,

caminhando sozinho

nesta seca sem fim.

Sinto as rugas desta estrada.

Sou a árvore rasgada

neste céu de carmim.

A semente é meu problema.

A solidão é meu lema.

O sol é meu dilema.

A saudade é meu cinema.

Eu te rogo, ó Poema,

nesta chuva ausente

dissolva meus temas.


6) CANTIGA DAS AMIGAS 07/01/1988   

Canto-as sem descanso

Cansaço não me vence

E quanto mais as canto

Mais meu canto se engrandece

Filtro litros de lírios

Líquidos lírios silvestres

Com brandos mantos líricos

Minhas amigas se vestem

Canto-as sem escândalo

Escândalo não me apraz

Quando as canto

Afasto o pântano

O negro pântano da Iara

Lhes dou lindos livros

Não livros ímpios

Somente livros límpidos

São dignos de ser lidos

Por minhas lívidas amigas

Canto-as sem sons

Sons são sonsos

Sons são insossos

Ne servent pas de mots

Pour chanter mes amies

Comme il faut


7) CAOS CONCRETO (06/08/1999) 

Transito na esfera do caótico.

É lógico que o caos

é concreto.

É a base

do meu pensamento.


8) CAPRICHOSO (18/07/1988)  

Teu coração,

não sei por quê,

chora de rir

quando me vê.

E os teus olhos

ficam sorrindo.

E pelas ruas

vão me seguindo.

Mas mesmo assim,

fujo de ti.

Ah !

Seu eu não escondesse

como eu sou tão engraçado,

até mais que o Grande Otelo,

e como é sincero o meu humor,

eu sei que eu não fugiria mais de ti.

Vou, vou, vou, vou ,vou,

voooooouuuuuu....

Vou te enlouquecer

com as gafes minhas,

a toda hora do dia.

Vou conquistar teu coração

com a força da diversão.

E nós assim, então,

Seremos felizes, bem felizes.

Nosso coraçãããããoooooo......

9) CARA MUSA   

Se acaso me quiseres,

amo-te somente

quando eu quiser.

Sou mulher da vida,

meu sonho é ser Vampira.

O Dinheiro é minha Lei.

Se me amares

e se bem me pagares,

levarei-te ao Inferno.

Se acaso procuras

tua Musa Infernal,

inspiro-te Versos poderosos.

Mas aviso-te,

cobro adiantado

pelo direito autoral.

Eu não nego fogo,

nem fama.

Com boa grana,

cumpro o meu papel.

Meu Destino é o Inferno.

O Inferno é a minha cama .

Sou Diaba de Aluguel.

10) CARPE DIEM   

Os corpos cumprem

o carpe diem.

Corpos livres levitam,

excitam lentes

e olhos.

As lentes aumentam

o calor dos corpos.

As fotos crepitam

ao crepúsculo,

sem escrúpulo.

Corpos ágeis,

frágeis, óbvios.

Dança sensual,

mandala, ópio.

Caleidoscópio

de Corpos.

11) CARRO (30/05/2000)

Por uma modesta campina

caminha solitário

um rapaz

em seu Carro de boi.

Aonde o Carro vai,

o boi vai atrás,

a guiá-lo

com seus

conselhos sábios

sobre os meios

práticos

para o rapaz

ser capaz

de pular

os obstáculos diários

de sua Vida

e

E...e....e...

Ih......

Se a Vida

desse rapaz

fosse baseada

em fatos reais,

vocês acham

que seu Carro

ele iria por

na frente de bois ?

É claro que não.

O nome

desse rapaz ?

Não sei com certeza.

Só sei que pensa

com clareza.

E seu nome,

é claro,

não é Otário.

12) CASAMENTO COM CIMENTO (29/01/1985)    

Casamento

é coisa de momento.

O nosso precisa de cimento

pra ganhar um aumento.


De emoção e sentimento

é feito nosso relacionamento.

Nosso envolvimento

é um grande acontecimento.


Devemos morar em apartamento.

Este é um mero apertamento.

Iremos para Sacramento.


Lá não há aborrecimento.

Lá estaremos longe do movimento.

E nos uniremos eternamente com cimento.


13) CASCATAS DE LUZ   

Cascatas de luz.

Pedaços de sonho

que se liquefazem

sob olhar atento

do deus Febo Apolo.

Ao tocar a face

da bendita Terra,

viram cambalhotas

em mil direções.

Tecem a poesia

que reveste a rocha

com o irisado véu

de que é feito o vaso

de onde se extrai,

do suco da vida,

Poção de Tupã.

14) CASO POR ACASO (16/02/1986)     

Foi numa esquina, num bar

Que a tua sina

Encontrou a minha

Eu não deveria ali estar


Mas numa reunião

Foi do Destino a mão

que assim quis

E ela foi escolher


Justamente você

Para essa coincidência feliz

Nosso caso por causa do Acaso fluiu


E seu fim

Também foi assim

Em nossas vidas não influiu


15) CASSANDRA (06/01/1987)

Meu olhar o futuro obscuro devassa.

Só para mim abrem-se as cortinas

que ocultam as humanas sinas.

Só ele vê o que por lá se passa.


Mas de que valem as profecias,

se não acho ao meu lado ouvido

que ouça meus avisos aflitos,

sem achar que são meras hipocrisias ?


Apolo, perdoa a tua Cassandra !

Retira a maldição nefanda

que colocaste sobre mim !


Faça com que isso aconteça,

que eu te amo como uma deusa

e ergo para ti um templo de marfim !

16) CAVALO DE TRÓIA (06/12/1984)
 
 

Cavalo de Tróia,

presente de grego.

Guardo em segredo

a razão da vitória.

Cavalo sem medo,

entrou para a história

naquele dia de glória

de que nos fala Homero.

Cavalo de ferro,

Cavalo de sonho,

como eu te espero

de portões abertos.

Cavalo santo,

santo de pau oco.

Dentro estão,

sempre atentos,

bravos guerreiros.

Cavalo marinho,

grávido de poligêmeos.

Nascem todos

ao cair da noite.

Água-corrente,

enchente valente.

Trai e destrói Tróia.

Cavalo de Helena.

Helena de Tróia.

Tróia da guerra.

Guerra da história.

História de ferro.

Ferro sem medo.

Medo grávido.

Grávido de sonho.

Sonho de vitória.

Vitória do presente.

Presente de grego.

Cavalo de Tróia.

17) CAVALOS DE FOGO (25/08/1990)     

Com quantas estrofes

escreve-se o galope

dos Cavalos de Fogo ?

Cada labareda

semeia e incendeia

toda a lavoura.

Brotam estátuas

e fogos-fátuos,

poemas jamais.

Com quantos incêndios

compreende-se

os Cavalos de Fogo ?

Inspiram Impérios,

onde só os Zeros

são coroados.

Acaso amam-se,

acaso acasalam-se

os Cavalos de Fogo ?

Ou são Narcisos ?

Nascem da cisão

de seus próprios

reflexos ?

18) CENTAURO URBANO (11/05/1990)    
 

Atropelei um mendigo.

Os outros, apáticos,

sequer piscaram.

Passei a marcha-ré

e voltei ao passado.

Meu pai,

morto a facadas,

por um mendigo bêbado,

ao meio-dia.

Minha vítima

não morreu,

Arranquei-lhe

apenas uma perna.

Saí a cem por hora,

sem me vingar

como deveria.

Não deveria ter visto

aquele buraco no céu.

A Ausência de Lua.

A noite é indirigível

na Metrópole.

Meu carro parou,

minha vida acabou.

Acabou o combustível.

Sem mais

retratos de meu pai,

imagens de um homem feliz,

não posso me vingar.

Pára o motor  

da minha vida

não havia mais

ódio canonizado

nos Alambiques

da Lua Sinistra.

Na lâmina deste punhal,

brilham os olhos

do Mendigo Assassino.

Ele ri, histérico,

pelo corte

aberto pelo punhal

em meu pescoço.

As gotas de sangue

revelam fotos

de meu pai

no azulejo da cozinha.

Imagens de um Deus irado.

19) CHIFRES PERFEITOS   

Se o meu amor sai

e me diz que vai

para Tóquio

fechar os seus negócios...

Eu abro os meus negócios

para os seus clientes...

Ele, atrás da porta,

espera todos

irem embora.

depois me surpreende...

Faz-me virar gueixa.

Seduz-me

com sedas e odes...

mil odes e sedas

japonesas...

Seu beijo

cala-me a boca

se eu fico louca

para pedir perdão.

Esfrega-me

na cara

mil rimas

e jóias raras

e eu fico pirada

de paixão...

Eu sou sua Musa Medusa.

Ele é meu Poeta Lúcifer.

Seus chifres de diamante

são hipérboles brilhantes,

são brilhantes símbolos

do Bem que eu lhe faço.

20) CHUVA DE SOL   

Hoje chove

uma chuva diferente.

Uma chuva de luz e calor

vinda diretamente

do Sol.

Inunda a cidade

como a felicidade.

Vai até à praia,

onde corpos morenos,

nus e serenos

esperam suas gotas

para se bronzear.

Chuva que vira cascata

sobre a mata

Escorre por entre

as árvores.

Chuva que lava

os corações

e faz brilhar emoções.

como a seta

do Cupido.

Que se espalha

pelo mundo.

Chuva que revela,

em todo mundo,

sua verdadeira cor.

Publié le 21/05/2008 à 2:27:51 PM
Par Mauro Valente
1) CHUVA ESCALADA    20/12/1987

Farei desta chuva

a via perfeita

para a minha ascensão.

Deixarei

o fluxo luminoso

colorir meus cabelos

com as cores dos cometas.

Atrairei raios

com minhas mãos,

antenas atentas

às cósmicas

vibrações.

2) CINCO QUESTOES ACERCA DO SOL   

O Sol...

O que é o Sol?

É um nome

arde com arte

em taças enormes.


O Sol...

Quem é o Sol ?

É um pássaro

seu canto é víbora

vibra as pérolas dos astros.

O Sol...

Como é o Sol?

Ë em espiral

gira etéreo

no teto dos poetas.

O Sol...

Qual é a cor do Sol ?

Verde-vida

silva e explode

em pó de lira.

O Sol...

Por que é o Sol?

Porque só o Sol

consolida
sólidas
soluções

consola
insólitas
solidões.

3) CIRANDA DA POESIA   


As rimas

desta Poesia

Cirandam

em teu espírito,

como Rosas cristalinas.

As Rosas sopram

sua brisa,

o Amor,

Energizam

tuas veias...

As rosas brilham

e irradiam

estrelas...

Abrem olhos

em tua

alma de rocha...

Convertem a pedra

em Harmonia

e Amor...

4) CLEÓPATRA (09/12/1985)
 

Cleópatra eterna, divina,

soberana insofismável, beleza

sobre-humana, prescinde da vileza

para ser da História a Rainha.


Assaz excêntrica, mística, deusa.

Exuberantes formas, sedas finas.

Já verídicos exegetas diziam

quão bem regia os amantes seus.


Decantada já era em versos

por todas as línguas da Terra.

E sua fama ainda mais cresceu


durante seu banquete de casamento,

quando dissolveu dez pérolas

e as bebeu com vinho plebeu.

5) CONDE CONDENSADO   27/10/1994   


O ex-Conde

se esconde

se condensa

se condena

se contempla

se consome

e some

dentro

da foto

da Condessa

morta.


6) CONSCIÊNCIA   


Na rede eu estava.

A luz do Sol machucando

a luz da minha garganta.

Toda a água evaporando.


Chamei minha escrava.

Ela estava escavando

o pulso com uma adaga.

De gota em gota se formando


um poça de sangue

no assoalho da sala.

Tal cena me constrange


meus olhos arregala

para a ca(u)sa grande

do penar da senzala.


Sua chaga é retrato

da constante violência,

da massacrante eloquência

com que a destrato.


Mulher negra, pomba branca,

do meu coração arranca

a piedade sufocada

pela ambição desmesurada,


de que sou escravo.

Liberto todos meus vassalos.

Mas para eles não basta.


Estes animais vingativos

atam-me ao tronco vivo,

matam-me com a chibata.

7) CONVITE SEM LIMITE   


Se querem amar,

façam o que digo:

Mergulhem em meus Poemas,

opacos espíritos...

Abrir-se-ão suas nuvens

em Esmeraldas Vivas...

Seus corações de pedra,

sementes adormecidas,

abrir-se-ão em Estrelas

com brilho de Meio-Dia...

Arranquem
de seus próprios olhos

o lodo apodrecido...

Verão como se abrem

dois Cristalinos Lírios...

Quebrem suas algemas...

Quebrem seus vícios...

Abrir-se-ão suas vidas

em Estrelas...Poesias...

Se lhes assombra,

opacos espíritos,

de meus Poemas

seu poder de Míssil...

Fujam de minhas

rimas místicas...

Pois o último estágio

desta Aventura linda...

Preparem-se...
Sou nau frágil...

Nem eu conheço ainda...


8) CORA DESCORADA (15/07/1986)


Meu nome é Cora.

Espero a toda hora

que o Príncipe da Aurora

me leve embora

desse lugar.

Mas o Destino,

que é tão mesquinho,

não colabora.

Aí bate o sono.

E eu sonho

com meu cavaleiro de esporas.

Nós cavalgando pelas pradarias,

que nem nas histórias

de Fadas.

Mas fica só no sonho.

Eu estou fadada

a apodrecer nesta cidade,

que calamidade.

Meu coração chora.

Rezo tanto a Nossa Senhora,

pra ela me livrar da escória

e me dar a glória

a que tenho direito.

Mas ela não me dá ouvidos.

É bem feito,

quem sabe um dia

eu aprendo

que, quem nasceu pra metade.

nunca chega a um cento.

Mas não tem jeito,

passo da Santa

pra Fada Madrinha

e depois pro Mágico,

de cuja cartola

espero que saia

o meu amado.

Mas nenhum dois

me dá bola.

E depois

de tanto esforço inútil,

volto à vida fútil.

Esperando que, um dia,

alguém me livre

de ficar para a titia.

9) COROAÇÃO 25/01/1988   


Nas esfera de éter

Dos teus olhos

Cabem sete abismos

Fina membrana diamantina

Realça ainda mais

Teus olhos abissais

Entre estrelas marítimas

Germina mínima semente

Acima sete metros de éter

Flutuantes olhos

Fazem fotos

No foco

A Flor de Lótus

Com seu Logos

Sete Luas depois

Nasce a Rainha do Lodo

Coroada no Ritual

Com a Chama de Cristal

Sete séculos

Dura o império sem ossos

Da Rainha

Nas esferas etéreas

Dos teus olhos

10) COROA-TE UMA CATEDRAL 08/09/1989   

Coroa-te uma Catedral

Batalhas com uma Cruz

Batizas numa Coroa

Rezas ajoelhado

Ao pé de uma Espada.

11) DE QUE ADIANTA ? (19/09/1999)
 

De que adianta

ter o Mundo

em minhas mãos,

se estou inteiro

em tuas mãos ?

De olhos abertos

posso ver o futuro.

Qual o valor

deste poder,

se de olhos fechados

podes ler

todas as entrelinhas

do meu Ser ?

Como posso exercer

em paz

minha monarquia,

se tua carícia

mais suave

dissolve minha coroa ?

Faz meu brilhante poderio

amar a sinistra anarquia ?

12) DESEJO DE MORTE   

Quisera morrer agora

estirado sobre a verde relva,

entre a água azul

e o asfalto negro.

Quisera fenecer como tantos,

de sarampo, no desamparo.

Quisera expirar

com minha coluna vertebral

em espiral

e com o ventríloquo esquerdo

de minha decoração calado.

Quisera falecer abraçado

com a sensualidade

(in livro)

que carrego

desde o berço.

13) DESERTO DA MÉTRICA (27/10/1990)

Lá vai o Leitor

em seu trono,

duras corcovas de tédio.

Atravessando

o Deserto da Métrica,

saqueado

pelos heróicos beduínos.

Alexandrinos, vassalos

da Lua Parnasiana.

Doce alívio...

o Leitor avista

o Oásis do Verso Livre.

Mergulha de cabeça !

Ao levantar-se

de sua boca,

sedenta de Liberdade,

escorre Métrica.

Deserto da Métrica,

sem sombra de Poesia.

Se tivesse asas,

seria inseto.

Se tivesse armas,

seria médico.

Se tivesse alças,

seria féretro.

Se tivesse roupa,

seria espião.

Se tivesse rosto,

seria mendigo.

Se tivesse alma,

seria burocracia.

Se possível fosse,

ao Leitor,

virar-se-ia pelo avesso,

viraria Poesia.

Faria o Deserto da Métrica

se transformar

na Branda Floresta

dos Versos Brancos.

14) DESFIEI A LUA CHEIA    03/04/1988   

Desfiei a Lua Cheia

Roubei algumas Estrelas

Fiz minha Lira

Da Lua fiz as Cordas

Das Estrelas fiz a Forma

Na minha Ilha

Espalhei a Lira

Pela pele do Mar

Ao Meio-Dia

Mãos delicadíssimas

Vieram dedilhar

A Lua Cheia

Minha Lira foi desfeita

Mergulhei minhas Mãos no Mar

Escorreram mil Estrelas

Os cabelos prateados

Dos Cavalos Alados

Os olhos líricos

Das Nereidas

O Canto líquido

Das Sereias

15) DESILUSÃO (24/09/1985)

Eu pensei,

fui um pensamento

tolo o vão,

que um mero

documento,

assinado por uma princesa,

pudesse abolir

a escravidão.

Jamais imaginei

ser vital

multinacional exploração

do ouro

de nosso coração,

para garantir

a soberania da nação.

16) DESINTEGRAÇÃO E REINTEGRAÇÃO (05/02/1986)

Lua Minguante

Da noite é a foice

Teu beijo picante

Seria um coice

Se antes não fosse

Como a lua

Penetrante e cortante

Rasgando meus bits

Em pedaços pensantes

Quebrando o limite

Entre meu ego e meu id

Divide meu ser

E instiga a intriga

Entre meus dois Eus

Ciclópica briga

Os leva à fadiga

Assassina sina de fariseu

Escrita na face escura

Do livro da existência

Porém vem a iluminação

Da Lua Cheia de ciência

Restabelecer a integração

Eliminando a presença

Do teu beijo picante em mim

17) DESMIOLADA E DESANTENADA (07/12/2000)
 

Aonde você vai parar,

com sua mania

de me evitar ?

Com seu jeito tolo

de flor sem miolo ?

Voando sem destino,

pelos ventos de outono

desse meu país ?

Eu vou já acabar

com essa sua festa.

Minha âncora vou lançar,

vou laçar teu caule.

Na minha jaula

vou te plantar.

Quando você vai parar

com sua mania

de sempre levitar ?

Com seu jeito estranho

de borboleta sem antena ?

Voando em desatino

pelas selvas de pedra

desse meu país ?

Eu vou já acabar

com a sua festa.

Vou arrancar

do meu relógio

um ponteiro certeiro

e vou prender você,

para sempre,

na minha coleção

de corações.

18) ODE A CHIQUINHA GONZAGA (01/08/2008) 

Brava gente, ô abre alas

Para o Coral Semeando

Hoje é dia de festa

Chiquinha Gonzaga

Estamos celebrando

Brava mestra e maestrina

Exemplo a todos

Nós, brasileiros

Chiquinha Gonzaga

Sempre nos ensina

A lutar por todos

Nossos direitos

Na idade e na raça

No amor e na arte

Poderosa e pioneira

Chiquinha Gonzaga

abriu tantas alas

Durante sua vida Inteira

Ô abre alas, pro Coral Semeando

Ô abre alas, pro Coral Semeando

Façamos festa

Vamos todos cantar

Chiquinha Gonzaga

Vamos celebrar

Publié le 21/05/2008 à 3:00:02 PM
Par Mauro Valente
1) DESTINO DIVINO (14/05/1989)

A Lima Barreto e Fernando Pessoa


Deus quer, o homem sonha, o País nasce.

Deus quis que a Pátria fosse excelsa,

Que ao ápice se alçasse.

Sagrou-te, e foste estudando a terra.

E, cavaleiro estudante, foste escudo

Das nuvens, dos índios, de tudo.

Mas viste teu Sonho, de repente,

Sumir tragado pelo Gigante.

Quem te sagrou, fez-te Brasileiro.

Da Pátria nos deu sinal em ti.

Cumpriu-se o Mal, o sonho se desfez.

Senhor, falta cumprir-se o Brasil.

2) DEZ ANOS   


Nos amamos durante dez anos.

Dez iguais à eternidade.

Eternidade feita de desenganos.

Desenganos que destruíram a vaidade.

Vaidade, obstáculo aos nossos planos.

Planos de uma perfeita felicidade.

Felicidade de nos amarmos durante dez anos.

3) DEZ POMBOS (14/06/1987)
 

Dez pombos

de ouro

em vôo redondo.

Adorno

de cabeça

da Madona.

Anjos

nos quatro cantos,

em tom de encanto,

entoam cânticos

em seu louvor.

Dentro

de seu fértil ventre,

uma rosa branca reluz.

Seus dois seios de luar plenos.

O sinistro no plenilúnio.

O destro no nulilúnio.

4) DIA DE ORGIA    08/11/1987


Foi numa orgia

de velórios múltiplos

que nossas energias

se conheceram

num segundo fúlgido.

Nossos caixões tremeram

de pavor e prazer.

Vimos Adão e Eva

nas alturas do Inferno.

Vimos Lúcifer nas baixarias

do Paraíso.

Cérbero latiu

abriu os portões

do Éden.

São Pedro cantou

fechou os portões do Hades.

No Inferno Satanás se ajoelhou.

Na testa de Deus

dois chifres surgiram.

E fizemos amor

sobre os epitáfios.

E o Céu foi exorcizado

de todos os anjos.

E o Inferno foi limpo

de todos os Demônios.

E o Universo inteiro

será o Nosso Reino.

5) DIABO (14/12/2000)


Sigam a linha

do meu raciocínio

através deste labirinto.

Os piores pecados

podem ser vistos

como nossos

melhores amigos.

A luxúria reanima

uma relação

com a chama da paixão.

A vaidade eleva

a auto-estima.

O egoísmo nos defende

de nossos falsos amigos.

A preguiça é necessária

para recarregar

nossas energias.

A inveja, quando é boa,

reconhece o valor

das outras pessoas.

A gula, numa festa,

só nos dá prazer.

A ira energiza

e bem conduzida

elimina nossa inércia,

nos afasta da rotina

e nos leva a vencer.

Tudo na Vida

é relativo...

O Diabo é pintado

como o maioral,

o pior inimigo,

o maior mal,

o criador

de todos os pecados.

Os piores pecados

podem ser vistos

como nossos

melhores amigos.

Por isso diz

a popular sabedoria:

“há males

que vêm

para o bem” .

e “o Diabo

não é tão feio

como se pinta”.

6) DILÚVIO PELO TELEFONE 06/01/1988   


Suas sílabas pingavam

Pelos furos do telefone,

Bebi o sal amargo

Que a fiação me trouxe.

Era uma garoa fina

Parecia não ter fim.

Tuas sílabas diziam:

Como sofro, ai de mim.

O prato contagiante

Apossou-se de meu ser.

Encharquei meu lenço amigo,

Não sabia o que fazer.

O lenço era de bolinhas,

Hoje todo branco está.

As bolinhas na torrente

Deixaram-se levar.

Era já uma tempestade,

Você de lá, eu de cá.

Nosso choro dava inveja

Ao Carinhoso.

Tempestade é pouco,

Era um dilúvio mesmo.

Tirei meu bote do bolso

E pela janela do calabouço

Saí remando a esmo.

Encontrei-te numa esquina.

Remavas tua jangada.

A jangada era pequena

Para caber tanta beleza,

Beleza em prantos banhada.

Nossas mãos se uniram.

O enlace foi fatal.

As embarcações viraram,

Os chorões se derramaram

No imenso mar de sal.

Nossos corpos enlaçados

Na praça foram atracar.

Nos amorosos braços

Da Pietá.

7) DISCO VOADOR   


Balançando-me na rede.

O sol irrompe

dentro das nuvens.

Ouvi pássaros cantando.

Vi pessoas correndo

sem se preocupar

com o que poderia acontecer.

Quando, de repente,

aconteceu.

Um luz no céu apareceu.

Olhamos todos, surpresos,

para aquela luz imensa, intensa.

Era apenas um disco voador.

Todos se dispersaram

Ele sumiu,

no céu azul de anil.

E então acordei.

Pensei :

pesadelo !

Ninguém reconhecia

minha nave

ninguém se lembrava

de meus famosos filmes .

Não sou

um astro decadente.

Foi apenas um pesadelo.

8) DO FUNDO DO POÇO (27/03/1988)
 

Do fundo do poço

surgiu um novo povo

e marchou

e cresceu e se multiplicou

geometricamente.

Alguém escreveu e assinou

algo sobre este povo.

9) DÓI-ME AINDA A LEMBRANÇA 23/06/1988
 
  

Dói-me ainda a lembrança

Da paterna indulgência.

Eu, quando criança,

nunca paguei penitências.

A mais dolorosa

Foi quando à Rosa,

Filha do pipoqueiro,

Escrevi versos proibidos

E ele, ensandecido,

Quis assar-me no braseiro.

Minha mãe mal continha

Os ímpetos de expiação

Que me impeliam

Ao braseiro do exorcista.

Na sala de jantar

Meu pai convencia

Ao inimigo de Satanás.

- A inocência

e a pouca idade

De meu filho

Nunca o permitiriam

Escrever tais indecências

Em tal estilo.

Satisfeito, o pipoqueiro

Foi-se tranqüilo.

O único insatisfeito

Com tudo aquilo

Sou eu. Sem castigo

Cresci afeito às satanices.

Só nas crises

Me satisfiz.

Lá se vai o meu passado

Abismo abaixo...

A ele atado

Ainda me acho.

Meus pais... tão relapsos...

Meus carrascos imaginários...

Lá vou

Atrás do meu passado...

Meu hoje pagando

Tudo quanto

Meu ontem cometeu.

10) DUELO POÉTICO   


1: - A calma incontável

Dos pirilampos

Pelos campos amplos

Dos meus sonhos calcificados

2: - Sonhos calcificados ?

Idéia mais esdrúxula.

Não poderias arranjar

Uma idéia menos fluxa ?

1: - Afasta tua voz de mim.

Não vês ? estou meditando.

Só a estrela saberá

Do sangue das montanhas.

2: - Montanhas não sangram,

Não aprendes nunca?

Corujas sangram,

Montanhas coruscam.

1: - "Corujas sangram" é muito banal.

Quero um verso original,

Sobre fontes de cristal

Jorrando estrelas de sal.

2: - Rimas em "al"

São teu forte,

Bem se vê.

Quero ver-te rimar

Ácidos com astros.

1: - Má não o é.

Contudo, excelente seria

Não viesse de ti a idéia.

2: - Não me confundes

Com tuas inversões.

Basta eu achar minha gramática,

Para dar-te uma resposta

À altura da tua afronta.

(2 sai do poema)

1: - A Paz etérea e soberana,

Somente na solidão

A encontrarei.

(2 entra no poema)

2: - Falaste mal da idéia por inveja.

Só sabes falar de "fontes de cristal",

De "sonhos calcificados"

E do "sangue das montanhas".

1: - E da "Paz etérea e soberana."

2: - De onde tiraste esta ?

1: - Me abstenho de responder-te.

Esta pergunta me assola,

Não deve ter resposta.

2: - Não respondas, se não quiseres.

Mudando o rumo...

As lânguidas acácias me disseram

Do teu imenso amor por ti.

1: - E de me amar assim muito amiúde,

É que um dia em meu corpo ,de repente,

Hei de morrer, de amar mais do que pude

2: - Oh ! Narciso dos narcisos !

Tua idolatria por ti

Me enoja e me fascina.

É asquerosa e é divina.

1: - Enfim uma melodia

Sai da tua boca.

Há anos espero este dia.

2: - Chamas palavras ocas,

Ditas sem refletir

De "melodia"?

1: - Sim, só há melodia

Nas palavras ocas

E na ausência de reflexão.

O pensamento e o recheio

São inimigos da música,

Da verdadeira Música !

2: - És filósofo ! Este dote

Me era desconhecido.

Diga, tens mais algum,

Em algum lugar escondido ?

1: - Se tenho, não o sei.

Se soubesse, não te diria.

Se dissesse, não acreditarias.

Se acreditasses, eu desmentiria.

2: - Bela prova de virtuosismo.

Proponho-te um duelo.

Um duelo com palavras.

Se venceres, te deixo em paz.

1: - E se eu perder?

2: - Serei teu calo,

Tua unha encravada,

Tua cruz sobre os ombros,

Por toda a eternidade.

(2: - Se perderes, ganhas

O imenso prazer

De ouvir o som

De minhas sábias rimas

Por toda a eternidade.)

1: - Aceito,

Podes começar.

2: - Gosto das mórbidas.

Adoro o sabor de sangue

Das suas línguas.

Minhas amadas vampiras,

Minha Poesia se curva

À simples visão

de vossos vultos.

Sois a própria Volúpia

Encarnada em criaturas

De rara luxúria.

1: - Minhas amadas são puras

E de lírica leveza.

Sua fala é simples,

Mas suas palavras

Bem valem o ouro

De mil princesas.

As canto sem descanso,

Cansaço não me vence.

E quanto mais as canto,

Mais meu Canto se engrandece.

2: - Meus Versos

Me abrem pórticos

Direto ao Inferno,

Direto ao Império

Do meu Mestre.

Ele ensinou-me a adorá-lo.

Seu halo me oprime,

Meus crimes são Dele.

Minha Lírica sinistra,

Ele a escreveu.

Minha Vida,

Do enxofre foi extraída.

Graças a um espirro Seu.

1: - Meus Versos

São de luz fresca.

Mesmo um cego os lê.

Olhos sãos não cegam,

Ensinam a ver.

Com a Vida aprendi muito.

E o principal:

Não se pode saber tudo,

Mas nosso dever neste Mundo

É a tudo e a todos amar.

2: - Me dou por vencido.

Teu estilo é singelo,

Mas teus versos

São versos de Sábio.

Eu te felicito,

És o vencedor.

1: - Desistes muito fácil.

Teus versos podem ser

Muito superiores aos meus.

2: - Superiores, sim.

Mas na forma.

No mais importante,

És insuperável.

Não mais me verás

Pelo resto da tua existência.

E, vitória maior,

Me ensinaste a Visão.

Eu era cego

E meu olhar

Se julgava são.

1: - Se assim o julgas,

Não te contrario.

Mas te suplico, não vás,

Não me deixe sozinho.

Como posso viver

Sem teu eterno falar?

Eu te suplico, não vás.

Sozinho, será um tédio

Escrever, viver e até pensar.

2: - Está certo, eu fico.

Mas não como cruz,

Nem como unha,

Nem como calo.

Fico somente como amigo.

Um amigo sincero e leal.

1: - Sincero, leal e chato.

2: - Me deixas estupefato.

Mas assim será,

Se assim quiseres.

1: - Assim o quero.

As borboletas meigas

Serão aceitas.

2: - "Borboletas meigas"?

Por demais açucarado.

Escolha algo...

algo mais sanguinário !

1: - Maldito sejas !

Tu e toda a tua geração !

Vá passear no bosque !

Vá colher algodão !

Vá contar estrelas !

Não me aborreças !

Não me perturbe

A meditação !

(2 sorri, como se Satã fosse.)

11) DURANTE O ESPETÁCULO   


Durante o espetáculo,

estrelas correm em círculo

pelo chão

como em meus tempos

de criança.

E depois no céu,

seu sustentáculo,

brincam de roda

na roda da vida

e jogam com

o nosso destino.

Os astros, as estrelas e os deuses

combinam as regras do jogo.

Por isso não ponho as mãos no fogo,

por causa do jogo deles.

E se a nossa vida

foi vivida em vão,

é melhor unirmos nossas mãos

e lutar por regras

mais justas.

Vamos virar a mesa.

Assim não dá para continuar.

Muito vai ter que mudar

e o perigo não nos assusta.

Muito pelo contrário, estimula.

Nós temos a certeza

de sermos mais fortes

que os deuses .

12) DÚVIDA CRUEL   


Quem sabe ?

Quem poderá dizer

de onde vem

a raça humana?

Se emana

do etéreo amor

do eterno Criador ?

Se surge de chofre

do enxofre

de Exu ?

Quem sabe ?

Quem poderá dizer

para onde

a morte nos leva,

terminada nossa tarefa

nesta Terra ?

Se nos leva

para uma selva

onde os rios

são feitos

de mel e leite ?

Se nos desterra

em imensa caldeira

cheia de fervente azeite?

Quem sabe ?

Quem poderá dizer ?

Quem teria o poder

de responder

a estas perguntas ?

Permanecerão

sem reposta?

Serão postas

as cartas na mesa ?

Quem sabe ?

Quem poderá dizer

com certeza ?

13) É PRECISO SONHAR   


Fogo alado.

Navio grande calado.

Sonho embalado

entre brumas de espuma.

Sonho vivente.

Centelha ardente.

Começo consciente.

Coração suficiente

para a escolha fugaz

de um destino sombrio.

Menino bravio.

Leitor de rio.

Leoa no cio.

Labirinto em desvario.

Inaufragável navio.

Aceso pavio

na escuma do gás.

Um sonho de paz,

entre pétalas de riso.

Cantar é preciso.

É preciso sonhar.

14) ECLIPSE (12/11/1985)


A pérola lunar de marfim,

esférico iceberg nadando

no negro firmamento

do mar sem fim.

O rubi solar rutilando

sobre a seda azul,

olho escarlate nefando.

A mancha eclipsática no paul

alastra-se carregando a síntese

da pérola e do rubi

num verso absoluto.

15) EGOÍSMO OU MANDALA ? 27/08/1989   


Se eu entrar no Simbolismo

e não sair de mim,

serei apenas um ismo

entre tantos

que há por aí.

Se eu entrar no Simbolismo

e não sair de mim,

serei apenas egoismo.

Serei apenas círculo

girando, girando,

em torno de mim.

Serei nunca Mandala

crescendo de Amor.

16) ELEGIA EM ELOGIO À MORTE (11/03/1985)  


Cheguei meu poeta !

Transformarei teu leito de morte

No teu leito nupcial !

Sou aquela que tu negaste

Durante toda a tua existência !

Agora sou tua amante !

Sou eu que te penetro pelos poros

E te levo ao êxtase do amor !

E faço brotar dentro de ti

Não a flor da vida

Mas a flor das trevas !

Venha minha amada !

Joga em meu coração tua semente !

Que ela vire uma flor carnívora !

Que me consome a carne e as vísceras !

Que me corrói os ossos !

Que me corrompe a alma !

E que a carrega rumo inferno

Onde eu viva em gozo eterno !

17) EM BUSCA DA PERDIÇÃO    07/09/1991


Tentei com afinco,

mas não consegui

perder-me nos estreitos

limites do teu desejo.

Nem minhas Fantasias

conseguiram erguer

com tão rala areia,

em meio palmo de criança,

uma parede mínima.

Como poderia desejar

perder-me em Labirintos ?

Nem a Batedeira

dos meus Sonhos

conseguiu produzir,

uma onda mínima

nessa poça ínfima .

Como poderia desejar

Naufragar em grande Estilo ?

Hoje estou viajando.

Hoje ando a procurar

um Desejo bem amplo

para me macular.  

Publié le 21/05/2008 à 3:34:56 PM
Par Mauro Valente
1) ENFORCADO (09/03/2000) 

Tem muita gente

que coloca

corda no pescoço

como colar

com medalha

de Herói.

Tem muita gente

crente que é santa.

Sua glória

é gastar

suas horas

e suas costas

a carregar

as cruzes

que rouba

de outras histórias.

Tem muita gente

que pensa

que o céu

só é justa

recompensa

para quem

fica corcunda

de tanto

carregar o Mundo

nas costas.

2) ENGENDRAÇÕES (17-08-1987)


O extraordinário efeito

da estrutura caótica

em movimento

cria alegorias vivas,

próprias para autores

sem idéias

para sonetos.

3) ENTREGA TOTAL   


Ela: Venha meu amado.

Não estou de pernas e braços cruzados

e sim de pernas e braços abertos

para recebê-lo por inteiro.

Ele: Não quero ser enganado.

Antes de recebê-la em meus braços

quero estar certo

de que serei o primeiro.

Ela: Não me faça ter embaraços,

não duvide dos meus passos.

Você sabe que nunca tive outro homem.

Ele: Se soubesse, não teria dúvidas.

Além disso, o que me dizem seus traços

é que já esteve em outros braços.

Ela: Mesmo se fosse verdade,

que diferença faz ?

Ele: A diferença é que não tolero falsidade

e os males que traz.

Ela: Então me deixe e me esqueça,

se não pode acreditar no que digo.

Ele: Por favor, não me peça isso,

não me queira como inimigo.

Ela: Então me ame com toda a sua força.

Ele: Não posso atender a tal pedido.

Ela: Não faça drama, me leva pra cama.

Ele: Seu fogo me deixa enlouquecido.

Ela: Então venha e que o amor se faça.

Ele: Mas se eu for e tu já tiveres ido...

Ela: Vou dizer a verdade !

Você é um grande covarde !

Se tivesse coragem,

veria que só te preconceitos

e só diz meras bobagens.

Ele: Vamos abrir o jogo.

Não digo nada por maldade.

Sou impotente, essa é a verdade.

Jamais terei ardor, nem fogo.

Ela: Por que não disse logo ?

Não me faria perder tempo,

com um eunuco avarento.

Ele: Se pra você não amor é só sexo !

É porque pra você o amor não tem nexo !

E queimará sozinha com seu fogo !

4) ENVOLTO PELO NEGRO MANTO (11/07/1985) 


Envolto pelo negro manto

da noite sombria,

um homem cego

corre gritando,

à procura da Poesia.

-- Poesia, Musa suprema !

Preciso de uma migalha

de tua Luz !

Necessito fazer um poema

estonteante, como um bolha de vícios !

Inebriante, como a vodka dos deuses !

Alucinante, como o beijo das serpentes !

Asfixiante, como o aroma das meretrizes !

Agonizante, como este trapo de gente !

Já sinto que vens vindo !

Teus olhos são astros rutilantes !

Tua voz é estridente !

O impacto do teu corpo é forte !

Poooooeeeessssiiiiiiiaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!!!

5) EREMITA (27/11/2000)


A pressa

é a pior inimiga

da perfeição.

Quem pensa

que andar depressa

é a solução,

tropeça

em sua própria

pretensão.

Porém,

para quem,

como eu,

imita o Eremita

e se limita

a subir

um degrau

de cada vez

em sua Vida,

o destino

é ser campeão.

A paciência

é a melhor amiga

da perfeição.

6) ESCALADA ALADA (08/12/1990)


Quando passas

escalas dilúvios

para dissolver

o óbvio.

Despertas nas pétalas

dos humildes lírios

arrepios ilícitos.

Humilde aroma lírico.

Tímido escudo aromal.

Nada pode ser obstáculo

a estímulos tão amorais.

7) ESCOLHA DA ESCOLA 26/11/1993   

Escola

encolhe,

escolhe

escoras.

Exclue.

Escolta

a escória

para fora

da História.

8) ESCRITORTO (01/12/1987)  


Escrevi com tinta negra

os últimos dias

da Poesia

neste nosso Planeta.

Escrevi com tinta rubra

a paixão louca

da elitista Crônica

pelo Teatro de Rua.

Escrevi com tinta verde

a verdade dos desatinos

das outonais árvores.

Escrevi com tinta azul

os sonhos lúcidos

dos Poetas lúdicos.


9) ESFORÇO INÚTIL (01-02-1986) 

Prisioneiro do espaço verde,

um espectro negro

tenta, em vão,

chegar ao rubro astro

no anilado firmamento.

Cintilante fulgor.

Pesada âncora

e curta corrente

separam o ente

da estrela da aurora.

Ponta cravada

no estéril chão.

Pesados elos encadeados

neticulosamente

pelas hábeis mãos de Tanatos.

Uma perna esticada.

Outra perna arqueada.

Braços estendidos

em direção ao ardente

círculo escarlate.

Aflição nos olhos acesos.

Lábios trêmulos.

Tresloucado ser.

Visão inatingível.

Destino inalcançável.

Sonho irrealizável.

Paixão impossível.

Eros luminescente.


10) ESPELHO AMIGO (19/07/2002)


Olhos, espelhos da alma.

Olhos de amigo, espelho cristalino.

Espelho de dupla face,

onde vemos, sem disfarce,

nossa alma e a alma

de nosso amigo.

Palavras de amigo.

Reflexo que nos leva

à reflexão

sobre nossa conduta,

nossa humana condição.

Gestos de amigo,

espelho onde podemos

nos espelhar

para espalhar

por nossa alma,

nosso lar,

nosso planeta,

a Paz.

11) ESPELHO DESERTO (03/12/1999) 

Águas paradas

só movem moinhos.

Nós jamais

estaremos sozinhos,

mesmo depois de paradas

as águas

de nossa paixão.

Águas passadas

movem moinhos futuros.

Eu vejo isto

acima e além

deste muro.

Mas no deserto espelho

das águas paradas,

vejo você no escuro.

Porém, acima e além

deste muro translúcido

você não me vê.

Moinhos parados

movem-se sozinhos.

(Parece loucura.)

Porém você, minha vizinha,

nos espelhos futuros

não procura me ver.

12) ESPELHO DO INFERNO (18/12/1987) 

Acordei cedo.

Me olhei no espelho.

Vi múltiplas bocas

rindo da minha cara.

Riam alto demais.

Até no Japão se ouvia

as bocas rindo de mim.

Arremessei o espelho

contra parede.

Cacos de risos se espalharam

por todo o banheiro.

Saí correndo

e o satânico sarcasmo

me perseguia.

Entrou um caco

no bolso

do meu colete.

O bandido ficou calado

até a hora do encontro

com minha namorada.

Ela me perguntava

por que a achava

tão engraçada,

se ela merecia

apenas pena.

Eu disse a verdade,

que não sabia

o motivo

de meu riso descabido.

Mandei o colete

pra lavanderia.

Recusaram,

pensaram

ser brincadeira minha.

E eu nem sabia

o que acontecia.

Um belo e sorridente dia,

encontrei por acaso

um bilhete

no bolso do colete,

escrito por um

admirador secreto

do caco safado.

Peguei o caco

e o entreguei

ao primeiro infeliz

que encontrei

largado na rua.

Hoje a saudade

me oprime o peito.

Onde está o caco ?

Compro o jornal

e o primeiro retrato

é do mendigo

rindo, rindo muito.

Tinha enriquecido.

Descobriu sua vocação

para o humorismo

graças a mim.

Fiquei feliz,

ao ver que colaborei

para que o mundo

ficasse muito

mais feliz.

13) ESPERANÇA E DESESPERO   


O corpo quedo sobre a mesa.

A neve cai lá fora.

O homem bêbado,

sem esperança,

chora.

A garrafa está vazia.

Lá fora a vida é velha.

Olha a escuridão do dia.

Sua sala é sua cela.

Sua melancolia

eleva-se ao quadrado

como o sol.

Ele enseia o fim da agonia.

Reza para ser poupado

e morrer logo.

14) ESPERO PELO MEU POETA (27/03/1990)  


Um poeta maldito

escreverá em meu ventre

poemas incandescentes

com sua pena divina.

Quando virá ?

Um poeta assassino

escreverá em meu semblante

poemas alucinantes.

Quando chegará ?

Um poeta cabalístico

escreverá em minhas coxas

poemas apocalípticos

com seus olhos sibilinos.

Quando será ?

- Virei, quando não me esperares.

Chegarei, quando não me quiseres.

Serei, quando me esqueceres.

15) ESQUIZOFRENIA MILAGROSA (12-04-1990)    
 

Minh’alma naufragaria

se não se agarrasse,

de tempos em tempos,

à tábua milagrosa

da minha esquizofrenia


16) ESSÊNCIA DO TARÔ   


Quer ser a Lua ?

A vela

da Caravela

dos Arcanos?

Quer ser a Força?

A onda aonde

a Caravela navega

pelos Universos paralelos ?

Quer ser a Estrela ?

Seu Anjo da Guarda ?

Sua cápsula de cristal?

Energizar seu Destino

com a Cósmica Medicina ?

Quer ser o Sol,

farol oriental ?

Orientá-la através

da Internet

do Inconsciente ?

Quer ser o Mundo?

Início e final

da aventura original

da Caravela

dos Arcanos ?

É simples.

Basta sintonizar-se

todo dia

com a Essência

do Tarô.

Ou seja,

ter a paciência

do Eremita

para todo dia

pôr a alma

e as cartas na mesa.

17) ESTÃO ME OLHANDO (15/09/1985) 

Estão me olhando

com olhos iridescentes,

incandescentes.

Me incendeiam a mente.

Me adoro e me devoro.

Estão me cantando

como línguas indecentes.

Esta melodia é bala,

me embala e me abala.

Estão me tocando

com frias mãos inteligentes.

Fazem de mim um marionete.

Me vacinam com um vacilo.

18) ESTE É UM PAÍS QUE VAI PRA FRENTE (16/03/1990)


O grande Presidente,

cujo lema é Trabalho,

decretou que,

no dia seguinte

ao da sua posse,

houvesse ponto facultativo

em todo

o território nacional.

Vejam só o resultado.

Os viciados em droga estão desesperados.

Não há droga nenhuma, pra fazer a cabeça.

Os maridos insaciáveis estão perdidos

As pernas estão fechadas em todos os prostíbulos.

Alastra-se pela cidade uma praga de assaltos.

Todos os guardas estão de pernas pro alto.

Há montanhas de lixo por toda a cidade.

Os garis não ligam para esta geográfica atrocidade.

Há um enorme acúmulo de presunto.

As funerárias não querem saber do assunto .

Não há telefone, luz, metrô, ônibus, nem táxi.

O Brasil está mudo, cego, surdo e paralítico.

Porque hoje é ponto facultativo.

19) ESTÓRIA ESCRITA (06/09/2000)  


Esta estória

é escrita

nas pétalas

de uma rosa

pela brisa

das asas

de um colibri.

As pétalas

desta estória,

quem as destrói

é a inveja.

Ela mora no olhos

do vampiro

que coroa

a si mesmo

com o título

de Destino.

20) ESTRADA   

Ainda temos

muita estrada pela frente.

Sinto que ainda viveremos

mil aventuras diferentes.

Quando voltamos seremos

muito diferentes.

Em nossa estrada

vamo errar, vamos plantar

boas e más sementes.

Colheremos, com certeza,

frutos de nossas

sementes errantes.

Com certeza seremos

muito mais maduros

que os frutos

de nosso futuro.

21) ESTRELA   

Não se desespere,

não faça tempestade

em copo d’água.

A esperança

é uma Estrela imensa

por mais

escondida e apagada

que pareça.

Não esmoreça,

não entregue os pontos.

Segure as pontas

desta Estrela

e veja.

Veja como as nuvens

dissipam-se depressa.

Por mais

sinistras e espessas

que pareçam.

Às vezes na Vida

aparece um túnel

tão escuro e tão estranho

que parece não ter fim,

não ter saída.

Porém,

jamais se esqueça

de que no fim

de todo túnel

uma luz existe,

uma esperança existe:

uma Estrela.

22) ETERNA POESIA    24/05/1984

Eterna Poesia,

razão de toda existência.

De tudo e de todos é a essência.

Sem Poesia nada existiria.

Poesia, origem de toda ocorrência.

É total ordem e total anarquia.

É ato de religião e de heresia.

Livra do vício e vicia.

É coragem e covardia.

É oprimido e opressor.

É ideologia e utopia.

Mesmo com seu imenso valor,

se eterna não fosse a Poesia,

eterno não seria o Amor

23) EU A VIA EM MEIO À VIA (2007)  

Em meio à via

Havia uma lápide

A se depilar.

Uma lápide,

A se depilar,

Em meio à via

Havia.

Este evento

é vento,

as retinas

retintas

de rotina

altera.

Jamais me olvidarei

Deste vento,

Evento singular.

Perante a lápide

A se depilar.

Em meio à via.

Havia eu.

Eu a via.

Eu,

a via.

24) EXIGÊNCIAS (07/05/1987) 

Nos meus olhos quero refletido

todo o Universo.

Nos meus versos

quero bem nítidos

todos os possíveis mitos.

Quero desvendar

todos os mistérios que há.

Quero que sejam produzidos

pela minha voz

todos os sons.

Quero habitar

em todas dimensões.

Quero ser mais veloz

que a luz e reinar seu lugar.

25) EXÍLIO DE MIM (17/06/1987) 

Quando eu de mim fui afastado,

me puseram em lugar desconhecido,

num ermo castelo escondido

no centro de um bosque encantado.

Na torre em que me botaram fui proibido

de exprimir qualquer ato pensado.

De tal maneira fui paralisado,

que só agora percebo o ocorrido.

E por estar demasiado

de mim longe e esquecido,

se eu tivesse me encontrado,

não teria me reconhecido.

Na torre tudo estava estagnado,

parado no tempo e enrijecido.

Eu ia envelhecendo,

na medida em que ia me conformando.

Me esqueci até de que o céu estrelado

estava acima da minha cabeça.

E, por mais incrível que pareça,

o céu era para mim o telhado.

E o mundo, que me era tão querido,

se tornara o quarto onde fui trancafiado.

A tranca era de ferro fundido

na caldeira do meu passado.

Meus sentidos foram congelados.

Meus instintos foram adormecidos.

Meus pensamentos foram eliminados.

Meu ser foi em estátua convertido.

Estando o processo acabado,

do castelo fui recolhido.

E fui exposto, para ser admirado,

no Museu dos Mortos-Vivos.

Milhares de pessoas vinham me ver.

Mais mortas que eu e não sabiam.

Olhavam para mim e sorriam.

Eu não sabia de quê.

Porém, pior que ser motivo de riso,

era ficar, quando o museu era fechado,

no meio de milhares de pedras enfileiradas.

No meio de estátuas de ilustres desconhecidos.

26) FADAS AZUIS   

As Fantasias

são como os dias,

tão claras, tão azuis...

E ainda brilham

durante as noites

com sua Luz...

Reluzentes me iluminam

numa corte de Paixão.

Mas se esvaem

e decaem,

quando chega a Razão.

As Fantasias são aladas

como as Fadas

da Canção...

Revoam

na Mente

na Imaginação...

Elas me colocam

em crescente

alto astral...

Mas se dilaceram

quando encontram

a Tesoura do Real.

27) FECUNDAÇÃO (1ª) (27/01/1988) 

Pensava as Nuvens...

Meu Pensamento

trovejou teu Nome...

Sonhavas a Lua...

Teu estremeceu

de ponta a ponta...

As Nuvens

acolheram a Lua...

A Lua

iluminou as Nuvens...

Chove Estrelas...

E continuará chovendo

enquanto nosso amor

for eterno...

28) FECUNDAÇÃO FATAL, NOVA VERSÃO (06/03/1991)  

Sublime perfume

de poesia

encaderna-me.

O leite lunar

de Atenas

inunda minhas artérias,

minhas metáforas.

Todo amor é fértil,

ao sonhar

com dilúvios

de metáforas e leite.

Firme perfume

de nanquim

extrai raízes de mim.

(De onde vem ?)

Nívea seda

serpenteia

pelas raízes

até meu ventre.

Negra serpente,

ardente, acende

o níveo pavio.

Meu ventre absorve

as duas serpentes.

Gera poemas enormes.
Publié le 21/05/2008 à 5:23:04 PM
Par Mauro Valente

1) IDÉIA DE MEDÉIA (23/12/1995) 

Conheço teu berço, Medéia.

Conheço a tua intenção !

Fazer uma tragédia

plena de paixão !


Faço de teu sacrifício

minha obsessão !

Remédio pro meu vício

de sofrer em vão !


Nossa crise, nosso precipício,

nossa vertigem, início

de nossa comunhão !


Anjos / Nem pensar

Nosso Paraíso

é todo feito de Tentação !

2) FERAS (27/11/1987)

Feras me atacam.

Meus arcanos

são frágeis.

Não creio mais

que sejam ases.

As feras avisam

antes de virem,

mas não creio,

pois são atrizes.

Meus arcanos

já me escravizam.

Nas minhas asas

São cicatrizes.

3) FERNANDO É DESPORTIVO (03/05/1991)


Fernando é desportivo,

é campeão de esqui aquático.

Zé Povo ficaria agradecido

se fosse surfista ferroviário.

Fernando é Collorido,

até de roxo está fardado.

Zé Povo ficaria agradecido

se fosse surfista ferroviário.

Zé Povo ficaria estarrecido,

ao ver o Presidente ao seu lado.

Zé Povo ficaria enobrecido,

vendo-se a ele igualado.

Zé Povo ficaria euforizado,

ao ver seu amado Collorido

perder a cabeça
na fissura
para o fio eletrizado

e ganhar deste um belo

e elétrico bronzeado.

4) Infinita Fertilidade


Minha Insegurança

é fecunda.

Gera mil fantasmas

por segundo.

5) FLOR INVISÍVEL (08/11/1987)  


Na interseção

de nossas mentes

nasce a flor

jamais vista.

6) FOGUEIRA DA POESIA (27/07/1987) 

A fogueira crepita.

O papel palpita,

seus versos de amor.

Conversa se volatiza.

7) FORÇA (08/05/2000) 

Violência vira vício

quando se dispensa

o raciocínio.

Só com inteligência

vence o Campeão.

Se vence com egoísmo

e violência.

Se seu troféu é a ruína

do adversário.

Se pensa que

anabolizante na mente

é sinônimo

de personalidade forte.

O vencedor,

o valentão,

perde o juízo,

perde a razão.

A verdadeira Força

vem da União.

8) FOTOLEITURA   

Na face,

ausência de máscara

é marca de santidade.

O manto azul...

Azul é cor e sonha....

Uma quase-Lua

se insinua...

Le lèvre,

pour lire le livre,

est dans sa main.

Deux cotés

du diamant.

Ela é aquela

que no Tarô é vista

sob o número dois.

A Grã- Sacerdotisa.

9) FRITAS  

O sol meus olhos fita.

O sol meus olhos frita.


10) FUMAÇA DOS SÉCULOS (14/07/1985) 

Fumaça dos séculos,

cortinas de lembranças.

Símbolos do início

de novos ciclos.

Retalhos de vidas,

mapas de memórias.

Retratos de uma época

de mudanças radicais

em todos os pontos cardeais,

nos alicerces da esperança.

No futuro enclausurado

nas torres dos castelos,

forjados pelos martelos

do deus Cronos,

a partir de ferros fundidos

nos infernais fornos.

11) GANA PELA GRANA  23/10/93

Grana minha gentil que te partiste,

tão cedo desta vida descontente.

Repousa lá no Banco Central eternamente,

e viva eu cá na terra sempre triste.


Se lá no Cofre Etéreo a que subiste,

memória desta miséria se consente.

Não te esqueças do ninho quente,

que já nos bolsos meus tão puro sentiste.


E se sentires que possa resgatar-te,

alguma coisa, o vazio que me deixou

ao Mago, sem medo de roubar-te.


Roga ao Collor, que nossos laços cortou,

que tão cedo me leve a embolsar-te,

quão cedo de meus bolsos te levou.  

12) GARÇA POETISA    14/05/1992

Márcia Garcia...

garça macia...

acácias acaricias...

esgarças

Maciças Matrizes...

Amputas Ampulhetas !

Compensas a perda

das pernas de areia

com penas de seda.

O vidro...

leve..

livre...

vive...

vibra...

EXPLODE

Vira Colibri .

Colibri ágil...

Sábio

sem o peso dos sérios.

Elétrico

sem o peso dos sexos.

Eterno

sem o peso dos Séculos. 

13) GORDO AMOR    08/11/1987

A Botero


Querida, minha loucura

é me afogar

em tua gordura.

Mergulho nas ondas


da tua bela barriga.

Quando teu estômago ronca,

até o mar se cala.


As esbeltas que me perdoem,

mas gordura
é fundamental.


Vou erguer um totem

em louvor à tua

gula monumental.

14) GOSTARIA DE SER... (03/12/1984)
 


Gostaria de ser uma flor

Para sentir o perfume

Dos teus cabelos

Para ouvir o teu cantar

Para me cegar

Na luz do teu olhar

Gostaria de ser mel

Para adoçar tua língua

Gostaria de ser água

Para tocar na tua pele

Gostaria de ser

Uma fita verde

Para me enroscar

Nos teu dedos

Gostaria de ser tua agenda

Para guardar os teus segredos

Gostaria de ser uma cadeira

Para te servir de assento

Gostaria de ser o teu amor

Para aliviar teus sofrimentos

15) GOZO MÓRBIDO (02/12/1987)


Ouça o gozo mórbido,

a agonia muda e sem dor,

das estrelas despencando

do mar infinito,

do Céu-Self.

Nosso por todas

as eternidades.

Eu morrê-las-ia todas,

dentro dos meus infernos,

se pudesse.

Faria a Lua perder-se

na sinuosa estrada

da Noite.

16) GRAÇAS E TRAPAÇAS (19/08/1986)


São as trapaças do pacote.

São as desgraças da inflação.

Pra se combinar comigo

tem que vencer a eleição.

São as falácias do pacote.

São as traças da inflação.

Quem quiser casar comigo

tem que escrever a Constituição.

Me lembro daquele tempo.

Cem por cento, que disparate.

A corrupção à solta.

Parentes da Prima Rate.

Mas vem o Bigode e vapt !

corta os zeros e salva Isolda.

E a platéia toda aplaude.

Não vê a tesoura

cortar a sétima arte.

São as trapaças do pacote.

São as traças da inflação.

Pra se combinar comigo

tem que escrever a Constituição.

São as falácias do pacote.

São as desgraças da inflação.

Quem quiser casar comigo

tem que vencer a eleição.

A euforia estoura.

Mercados se fecham.

Mercadores se vexam.

E somem-se os touros

e as vacas gordas,

cada uma no seu tempo,

pastam e amamentam seus rebentos.

E o Brasil que se exploda

e se arrebente,

antes que o laço se desate.

Por anda o Abi,

Ackel dos muitos quilates

que foram pros States ?

São as trapaças do pacote.

São as desgraças da inflação.

Pra se combinar comigo

tem que vencer a eleição.

São as falácias do pacote.

São as traças da inflação.

Quem quiser casar comigo

tem que escrever a Constituição.

É uma epístola de demasiadas laudas,

essa mitológica política,

que vai da Explosão Apocalíptica

até os Jardins do Éden.

E se o povo ainda usa fralda,

e se os mortos de maioridade ainda fedem,

Brasília é um Challenger

que fatalmente explodirá de raiva.


17) GRANDE POVO, GRANDE RAÇA (20/09/1984)   


Outro povo, outro raça,

que não seja igual a esta,

que manifesta seu horror

e depois cai em desgraça.


Este povo, esta raça,

pensa que o tempo não passa,

quando é tempo de amor.

Mas se cala, diante do horror


deste povo, deste raça,

que ultrapassa os limites

do absurdo,


que transforma este mundo

num mundo de desquites,

onde mora esta massa.


18) GRAVIDEZ (22/09/l986)


Meu ventre quente,

macio e roliço.

Ele chutou minha mão.

Que lindo.

Como é bom sentir você,

meu filho .

Sentir o reloginho

do seu coração

marcando o tempo

que falta

para você

despertar pra vida

Outro chute.

Esse pegou meu lado esquerdo.

São duas minúsculas

bombas-relógio

em contagem regressiva

para a explosão da vida,

dentro de mim .

19) HÁ GOTEIRAS 20/10/1990   


Há goteiras

na minha mente...

A Memória

fez um balde

para os pensamentos

pingarem nele.

20) HERANÇA DUVIDOSA    27/05/1988

Herdei de ti

teu cadáver,

embalsamado

pelas minhas lágrimas.

Poderei incinerá-lo ?

Em qual urna

deverei guardá-lo ?

E as minhas lágrimas,

serão mais ou menos

reais que as tuas lágrimas,

por serem minhas ?

Que diferença faz,

se és criação minha ?

E se teu cadáver

é parte de mim,

alegoria ?

Toda criação é real

se há alma no criar.

E a urna funerária ?

Envio pelo correio.

Presente aos que dizem

desprezar a Poesia. 

21) HÉRCULEA HERMENÊUTICA (05/08/1985)


1

Cupido esculpido no tempo.

Íon zaino no centro da esmeralda.

Fruto da faina esmerada

da esfinge que ancora

nas veias da palavra.

Lira nas mãos da copa mortal.


+ 2

Ninfa porcelânica.

Pluma anil.

Ex-puma de corpo.

Dores lunárias.

Formosura triangular

Da harpa.


= 3

Alma de salvarana garça.

Filigranas

translúcidas, transcolores

efervescentes, balsâmicas, paradisíacas.

Trem-talhado,

embalsamado arco-íris voltaico.

22) HERESIA A SANTA BRANCA 31/10/1991  
 

Santa Branca não me ouve !

Santa Alva não me escuta !

Vou morrer sem Poesia !

Sinfonia de Cicuta !

Overdose de Bethoven !

23) HEXAGRAMA    07/09/1991

“O que está em cima

é como

o que está embaixo .”

(Hermes Trimegisto)


I

Para você escrevo

meus mais sinceros

Versos de Amor.


II

Nossos corpos

se encontram,

se somam,

desembocam

em Pororoca

na Copa

da Comunhão .


III

Nosso Amor,

Árvore eterna .

Sua Raízes,

robustas Antenas,

nutrem-na felizes

com as Pedras da Vida .


IV

Nossos Versos

convergem

para o Vértice .

Convertem-se

na Vértebra

da Poesia .


V

Nossa Obra, bela Crisálida.

Suas Páginas

serão colhidas.

Este Alimento

inscreverá nas Almas

o Terceiro Milênio.


VI

Estes Versos

com Amor te escrevi.

Creia em mim,

são os mais sinceros

Versos que já fiz.  

24) HIEROGARÇAS (29-08-2002)
 

Vejo garças esparsas,

brancos hieróglifos

passeando

no papiro da areia.

Leio em silêncio

o poema escrito

em louvor ao infinito.

Ao céu colorido

onde habitam

os hieróglifos.

Vejo a verde inveja

do mar apagar,

com sua branca borracha,

alguns trechos

que se espraiam

no meio

das páginas da praia.

Ouço as ondas do mar

declamar em voz alta

os versos que restam.

Poesia em elogio

ao, sem conflitos,

sempre verde,

mar infinito.

25) COLA DA HORA (07/12/1990)
 

Quando os pivetes cheirarem cola,

serão 9 horas.

Ela ainda estará lá,

balão murcho esquecido sobre o ralo.

Os pivetes cortarão suas unhas,

pentearão seus cabelos,

Porão margaridas em seu tranças,

vedarão seus olhos com cola.

Quando os pivetes assaltarem os turistas,

será meio-dia.

O balão florido

será explodido pelos pivetes,

como protesto contra

a perversa Deusa Sociedade.


26) HUMANA MISSÃO (16/08/1986)  

Amanhã

é dia de alegria.

Desabrocha a fantasia.

Inhansã,

é dia da fartura,

da provisão futura.

A maçã

é a perdição de Adão.

Mas em compensação

ensina-lhe esta lição:

Transgredir a proibição

é a humana missão.

27) IDEOLOGIA 01/05/1988   


Tanto mais arte

Quanto mais bela

Tanto mais bela

Quanto mais perfeita

Tanto mais perfeita

Quanto mais feita pelo homem

Tanto mais feita pelo homem

Quanto mais inspirada por Deus


28) IDÍLIO 19/01/1987    


Fios dourados

Pendem das árvores

Feitas de mármore

Fadas brincam

De fazer tranças

Elfos fazem acrobacias

Montados em cavalos alados

Dos lagos

Vêem sinfonias

Cantadas

Pelas Ninfas

Afinadas

Gênios modelam o barro

Dando-lhe formato humano

Adornando depois

Com flores do campo

Os Elfos seguram os homens de barro

Os cavalos alados

alçam os homens de barro

As Fadas aladas

envolvem os homens de barro

Com as tranças de ouro

As Ninfas com seu canto

Animam os homens de barro

Os Homens de Barro

Dançam a Dança da Vida

29) IMPERADOR (04/12/2000)  


Só eu mando,

desmando

e comando

este Mundo.

Manda quem pode.

Quem tem juízo obedece

ou muda seu endereço

para outro planeta.

Meu poder é divino,

minha palavra é lei.

Sou o Imperador

de todo o Universo.

Sou o Céu, sou o Ar.

Na hora

em que eu quiser,

o Universo

em nada

se transformará.

30) IMPERATRIZ (10/04/2000)
 

Mãe:

- Mãe está sempre por perto.

Anjo da guarda

sempre alerta.

No Mundo de sonhos

que mora

nos olho da Mãe,

filho é sempre

filhote sem garras,

passarinho sem asas,

semente sem raiz.

E ela Terra,

veste e alimento.

Tudo ao mesmo tempo

e o tempo todo feliz.


Filho:

- Mas o Mundo real

onde mora o filho,

como fera o olha.

Obriga-o a ferir

sua protetora

para colocar

asas, espinhos

e garras para fora.

Pois Mãe

protege demais.

Mãe sufoca.

Mãe deveria

deixar seu filho em paz.


Mãe:

- Mãe é o Anjo da Paz.

Mãe está sempre certa.

Mãe é cem por cento.

Mãe está sempre por dentro.

Mãe está sempre no centro.

Mãe tem sempre cetro.

Mãe é eterna Rainha,

Imperatriz eterna.

Seja na antiga Grécia,

seja no Brasil moderno.

Mãe é sempre Mãe,

apenas muda

de endereço.


Filho:

- Não tem jeito, mesmo.

Mãe é sempre Mãe,

apenas muda

de endereço.

Publié le 21/05/2008 à 9:06:01 PM
Par Mauro Valente
1) LEMBRANÇAS 31/07/1985   

Encapuçado ser

Pés encobertos de sonho

Luz no olhar risonho

Bizarro despertar

Caminha entre pedras

Conflitos do ser

Se embala entre sonhos

Sonhos de poder

Retira a capa

E encapa o viver

Lembranças

Amores ausentes

Longínquo sofrer

Finitude e plenitude

Anjo lilás

Fulgaz visão

Que se esvai no vão

Do meu coração

Num instante

Ou de pura ilusão

Porta cinzenta

Aberta arrebenta

O meu despertar

Fazendo a viagem

Virar paisagem

De um eterno sonhar

2) LIBERDADE   


Ser livre é aprender a conviver,

todos os dias, com os nossos limites.

Ser amigo é ajudar os outros

a aprender cada vez mais

sobre si mesmos.

3) LIBERTAÇÃO  

Outras formas de viver

descobri ao te deixar.

Libertei-me das viciosas

rodas da rotina.

Descobri novos mundos

que pensei não existir.

Descobri-me

em novos horizontes,

onde só pensei haver

o fim do mundo.

Novas flores

enchem o ar

com novas essências.

Para me provar

que minha essência

é cristalina,

pois não podes me nublar.

Achei oásis

de felicidade e paz.

agora teus olhos

não podem mais me secar.

Julgava ser feliz,

amando-te.

Mas agora percebi.

Amando só a mim,

só assim,

posso ser feliz.

4) LINDA GRÁVIDA    


Grávida,

sua linda

barriga, polida

na lida original,

jamais é lida

como ponto final.

É ponto inicial.

Convida

para a Poesia

da Vida.

Seios feitos

com nuvens

são esculturas.

Produzem luzes

para nutrir

o Futuro.

Pelas veias

da Filha

deslizam sinfonias

de pólen,

polindo seu espírito.

A Filha brilha,

é a Estrela da Música.

Os divinos

seios de nuvem

enviam raios

de tinta purpurina

que ampliam

o brilho da Estrela.

Parto, porta

que a Mãe abre

para a Arte

alastrar-se com alarde

pela Natureza.

Parto, porta

com que a Arte

abre a Natureza

para a Essência

da Infância.

5) LÍRICA ÉRICA   


A Branca Vitória-Régia

arregala-se no Amazonas Celeste...

Meus sonhos são plenos

de Asas e Vento Érica...

Margaridas Etéreas cirandam

na suave aragem agreste...

Meus profanos olham se assombram

com os efeitos do Vento Érica...

Pirilampos ampliam reflexos

da Branca Vitória-Régia...

Minha vida, faíscas em festa...

Poemizo-me no Vento Érica...

Lírica Érica,

neste Poema

adjetivas o Vento.

E bem poderias

adjetivar os Pirilampos,

o Amazonas, as Margaridas,

a Vitória-Régia, meus olhos,

meus sonhos, minha vida.

6) LÍRIO SELVAGEM (17/02/1986)


És meu lírio

selvagem, silvestre.

Vieste com tuas

vestes de colírio

para fazer decolar

meus delírios.

7) LOUCA (02/05/1985) 


Aqui estou,

bela, deslumbrante

e toda prosa.

Em um fino

restaurante,

almoçando

com um elefante

cor de rosa.

8) LOUCA PROCURA 

Procurei Amor no dicionário,

foi em mim que encontrei.

Perguntei ao Amor: por quê ?

Respondeu-me o salafrário:

“Só posso ser encontrado

onde nunca estarei.”

9) LOUCO   


Você me ensina

que querer é poder.

E quem tudo quiser

tudo há de perder.

Você me ensina

que rir é sempre

o melhor remédio.

E quem tem muito riso

tem pouco juízo.

Você me ensina

que não se deve

fazer mal a ninguém.

E que há males

que vêm para o bem.

Você me ensina

que se deve pensar

duas vezes antes de agir.

E que por pensar demais

um burro sempre

morre por aí.

A viver já aprendi

com suas sábias lições.

E já enlouqueci

com suas contradições.

Hoje eu sou o professor.

Hoje o aluno é você.

A lição é simples,

você vai aprender.

É o resumo de tudo

o que você me ensinou:

De gênio e de Louco

todos nós

temos um pouco.

10) LOUCO PÊNDULO   


Vivenciar o Amor...

Sentir na carne

suas infinitas gradações

de Luz e Choque...

Amar sem limites...

Desvairecer graças às suas

múltiplas Metamorfoses...

Consumir todas as Energias

na Transcendência insana...

Receber como esmola

tímidos flashes de Nirvana...

Oscilar entre

o Hades e o Éden...

entre as trêmulas mãos....

ébrias de Luz...

do Anjo sem Asas...

o CoringA-mor.

11) LUA (23/11/2000) 

No Mundo da Lua vive,

quem vive com a cabeça nas nuvens.

Não põe os pés no chão,

pois troca os pés pelas mãos.

Quem na Lua teima

em construir os castelos onde vive,

faz os alicerces com nuvens.

E as nuvens logo desaparecem,

destruídas pelo Sol Real.

Os castelos desmoronam,

com as lágrimas despencam

e sujam a Terra

os escombros dos sonhos.

O Mundo da Lua você pode visitar,

pois poemas belos e belos ideais

ele pode inspirar.

Porém, amigo, ao que lhe digo

seja todo ouvidos

e abra bem seus olhos,

para não ficar

sem cabeça e sem pé.

Quem avisa, amigo é.

O Mundo onde vive não polua

e não viva no Mundo da Lua.

12) LUA LÍRICA


Tua face na Lua

é fascinante...

Oscilando...Faiscante...

Ao Céu se misturam

teus lânguidos suspiros...

teus Cometas de riso...

Tuas líricas lágrimas

abrem estradas

de Estrelas

na minha face...

É um belo Poema

tua face na Lua...

Viraste Metáfora...

Enforquei-te...Iracema....

13) LUA, GENTE FINA


Fina Lua,

tão bela, tão nua.

Sonha um dia

ser Lua Cheia.

Lua fina,

esbelta menina.

Flutua e me anima

nas noites serenas.

Menina maldosa,

perfume de rosa,

me arranha.

Menina estranha,

é triste e feliz.

Se cala e me diz:

Quero ser atriz

nas Galáxias da Vida

14) LÚCIDA INCERTEZA 04/08/1985   


Onde está a luz?

Que ao rumo certo conduz?

Estará em Jesus

Que morreu na cruz

Pra nos salvar?

Está no céu no sol?

Que toda manhã

Vem nos iluminar?

Estará no fim do túnel,

onde insistimos em ficar?

Estará num lugar

Onde só os sábios Sabem onde fica ?

Está no luar ?

No lampião a gás?

Ou dúvida atroz

Estará luz

dentro de nós ?

15) LÚNICA 01/01/1988   


Sensível saudade de ti

Nesta sinistra manhã de abril

Meu verso não se esqueceu

Ele quase enlouqueceu

Tua malícia não era fictícia

Como pensavam nossas vistas

Teu feitiço foi um desafio

Eu quase me desfio

Vampirizaste meus símbolos

Mas troquei o sangue por ciscos

Arpoaste minha pureza

Mas o arpão virou estrela

Tentaste corromper meus ideais

Meus sinceros e elevados ideais

Mas a tua moeda é falsa

Nem Satanás aceita mais


Sinistra saudade de ti

Nesta cítrica manhã de abril

São teus olhos funestos

Dois buracos negros

Têm ímãs irresistíveis

Mas deles me vi livre

Apagou-se do meu coração

O como desta libertação

Tua voz é algo louco

Tem menos tentáculos o polvo

Teus dentes, facínora

Tem menos veneno a víbora

Mas minha lira me cura

Da tua loucura, da tua cicuta

Não desistirás nunca

Deverei eu matar-te, Lúnica ?

Assassinei a saudade de ti

Com o Calor do Sol de Abril

16) LUTO   


Flores folhas e frutos

Radiantes como o Sol do Norte

Tudo se cobre de luto

Ao mínimo toque da morte.

17) MÃE AMOROSA (13/05/1984) 

Mesmo com tanta guerra,

tanta fumaça,

tanta desgraça,

tanta miséria,

ainda é possível

um amor de Mãe.

Um amor sincero,

um amor presente

a todo instante

perto de nós.


Mesmo com tanto vício,

tanta tristeza,

tanta vileza,

tanto desperdício,

ainda é possível

ser uma Mãe.


Ser uma Mãe

simples, alegre,

carinhosa

e muito formosa,

por dentro e por fora,

assim como

Santa Branca,

a Nossa Senhora.

18) MAGO   


Sou o Mago-Poeta,

minha pele é azul

porque sonho demais.

Minhas asas de seda

refletem as Estrelas

por onde passo.

Meus erros

são cometas,

são refrões,

são lições.

Fazem-me lembrar:

Sou mais que Poeta,

sou menos que Estrela,

sou apenas

um ser humano.

Meu sonho

não anda sozinho.

Não deve pisar

no sonho vizinho.

Os sonhos devem

voar unidos.

Aliados alados

na construção

do Mundo Ideal.

Só assim

sou um Mago

no sentido real.

Só assim

sonhar é viver.

Só assim

querer é poder.


19) MANCHETE PRIMEIRA

Assassina de crianças

atormentada

por coro de Anjos

suicida-se devorando

orquídeas brancas


20) MANCHETE SEGUNDA    06/03/84

Dragão Diamante

esmagado

pela simples

lágrima de orvalho.

21) MANDALA (1ª) 03/01/1988   

M  ágica circunferência...

A  ntes de toda Existência...

N  ítida...Boiavas nas Essências...

D  e toda a Humanidade...

A  ntes da Cisão,

L  onge do Caos Existencial,

A  penas boiavas... Sem Missão...


22) MANDALA NO OLHAR (24/04/1988) 

- Que mito se iguala

ao Filho da Virgem ?

- Tuas Íris que tingem

de Verde minh’alma.

- Que símbolo é igual

aos meus Verdes Olhos ?

- O Ouroboros , a Lótus,

o Santo Graal .


23) MARILHA (24/01/1988) 

M  arília, cadê Dirceu ?

A  s garras do Fado

R  aptaram o rebanho,

I   mplodiram o ídílio.

L  amentos sem eco.

I   nsípidos tempos de Ilha

A  té o fim dos tempos.


24) MEDÍOCRE (13/12/1987) 

Não foi de vôos,

que eu falei.

Foi de algo rastejante,

mas não era serpente.

Foi de algo sórdido,

mas não era pecado.

Foi de alguém desprezível,

mas não era você.


25) MEFISTOFÁLICO (11/07/1986)


Meus pés sujos de lama e podridão

mergulhados na imensidão

dos lagos pútridos e fétidos

da Transilvânia.

Minhas mãos pegajosas e letais

revolvem as verves dos animais

assépticos e cheios de artimanhas.

Meus dedos são pêndulos macabros

percorrendo alfarrábios

atrás de antigas poções

e de invenções maninhas.

Minas unhas são punhais

cujas lâminas curvam-se para trás,

provocando fortes emoções

nos meros mortais.

Meu cabelo de serpentes é feito,

produz um mefistofélico efeito,

morde o pescoço das virgens

que sentem vertigens

e se entregam a torto e a direito.

Meus pés são patas de cabra

que, com pisadas macabras,

afugentam aldeias inteiras.

Minhas costas são lisas e escorregadias,

as das rãs também são assim.

Servem de aeroporto

para traças, cupins e bichos afins.

Meu sexo é torto

e repleto de estrias,

que formam espirais.

Quando ele entra por trás,

ninguém pode agüentar,

faz um estrago gigante.

Todos ficam
com nádegas

de elefante.


26) MENSAGEIRO 20/01/1987   


Sigo os passos da Poesia

Me desligo dos abraços da Maresia

Sinto os espaços

Consinto com os laços

Da Alegria

Afasto os fantasmas

Da Melancolia

Me alastro

Por entre os claustros

Do dia-a-dia

Peço passagem

Imerso na imagem

Da Fantasia

Sou o Mito da Miragem

Transmito a mensagem

Da Poesia


27) MERGULHO SURREAL    


Símbolos...Mitos...

Eterno Fascínio...

Colagens...Decolagens...

Imagens...Ímãs da Alma...

Iscas do Íntimo...

Eleve seu astral...

Com o...


MERGULHO SURREAL

28) MESTRE MAESTRO (14/10/1998) 

Mestre é maestro,

ensina as estrelas

a brilhar em sinfonia

sem silenciar

suas luzes individuais.

Mestre é quem mostra

que, quando as palmas

das mãos se encontram,

as linhas da vida

se entrelaçam,

tecem a tela mágica

onde o milagre se faz.

Onde a Terra

deixa de ser
Planeta Guerra

e transforma-se

no Planeta Paz.

29) MEU CRISTAL PARTIU-SE    30/08/1987

Meu cristal partiu-se

E com seus cacos

Construí um mosaico

Mas o menor deles perdeu-se

Justamente o principal

O que contém a essência

O Princípio do Cristal

Abriu-se um oco

Nos meus dias

E esse largo oco

Era a porta da saída

Para o outro lado da vida

Paredes lisas

Volumosas paredes

Penosa é a descida

Que se faz presente

Vi brotar

Um cacho de dúvidas

No meu mosaico

Meu cristal partiu-se

Meu Tao Perfeito

Exilou-se de mim 

30) POESIA DE AREIA 03/02/1988   


Meu derradeiro poema

Escreverei com areia

Na pele do mar

Cientistas do mundo inteiro

Estudarão o Fenômeno

Do Poema Flutuante

Sem decifrá-lo.

31) MEUS DEDOS FERVENDO (20/09/1986) 

Meus dedos fervendo,

brincando com as frias

teclas do piano.

As notas marcam,

com meu logotipo,

a alma da platéia.

Para compensar

o silêncio glacial,

reinante no labirinto

de meu coração.

Percorri todos os ramos

de minha árvore genealógica,

mas não a encontrei.

As cordas do piano

são meus músculos.

As pernas são meus ossos.

As teclas são alvinegras,

são meus olhos de pantera.

Fim do conserto.

Saio do Teatro

deslizando sobre palmas.

Os sinos da Catedral

queriam esmagar

minha Vitória-Régia.

Escondi-a em minha Torre

de Gigabytes.

Retornei para meu lar.

A Vitória-Régia

retornou para mim

via Internet

do Inconsciente.

32) MIL E UM SUPLÍCIOS DE UM APOSENTADO 03/02/1992   


Acordo sete horas.

Todo emperequetado

entro no ônibus lotado.

Saio todo amassado.

Que ódio ! Sou aposentado !

Na fila do banco,

vem aquela euforia.

Mas chego no caixa,

o que ele diz ?

"A caixa tá vazia."

Que ódio ! Sou aposentado !

Quando chega a noite,

eu ligo a televisão.

O que diz o Presidente ?

"Tem dinheiro de montão."

Que ódio ! Sou aposentado !

Essa novela econônima,

é cômica, é trágica, é patética.

Eles se dizem Economistas,

mas não sabem Aritmética.

Que ódio ! Sou aposentado !

Ou então é sacanagem,

esse tal de Orçamento.

O roubo deles tá incluído,

mas não tá o meu pagamento.

Que ódio ! Sou aposentado !

Não acaba essa novela.

Janete Claire,

onde quer que esteja,

embora esteja morta,

deve morrer de inveja.

Que ódio ! Sou aposentado !

E o Autor dessa novela,

me dá o papel de Vilão.

Estão todos me dizendo:

"Você é a causa da Inflação !"

Que ódio ! Sou aposentado !

33) SANGRA SANTA BRANCA (01/12/1990) 
 

A Branca Vitória-Régia

abotoa suas pálpebras, lenta.

Pálidos, meus poemas, sangram.

Míngua Santa Branca.

Do Céu Estrelas despencam,

em silencioso suicídio.

Meus poemas se desorientam.

Santa Branca míngua.

A Santa Vitória-Régia

desabotoa suas pálpebras,

com seus dedos de orvalho e lágrimas.

Solares, meus poemas avançam.

O “Santa” de Santa Branca arrancam.

Da pálida Derrota-Régia

soldam as pálpebras, lentos,

meus heróicos poemas.

E incineram e canonizam,

as suicidadas Estrelas.

Publié le 24/05/2008 à 2:42:25 AM
Par Mauro Valente
1) AMBÍGUAS AMBIÇÕES 05/08/1989   


Ser ambidestro

Ser poliglota

Ser bissexual.

2) MINISTRA SINISTRA INSISTA   


Venha me danar,

minha doce sinistra,

no vestibular.

Venha cortar as verbas

da minha Universidade querida.

Ficas feliz da vida.

Satisfaça teu desejo

de arruinar o ensino

e a pátria amada.

Entrega os alunos

à própria sorte.

Emburreça o povo.

Minha doce sinistra,

mesmo a me danar,

me acostumei com você.

Sempre reclamando da greve.

Que vives provocando...

de leve...

Mas nada me assusta.

Porque mesmo à muita custa,

tu vais te feder,

vais ter aroma
de asco,

como te apraz.


3) MISSÃO COMPRIDA (26/07/1985)  

leve

rima

pluma

solta

pêndulo

alvo

desce

livre

lento

pouso

brisa

sopra

pluma

dança

vira

pomba

paz

asas

ruflam

corpo

singra

ar

sobe

meta

ápice

prédio

chega

rima

cai

leve

livre

solta

tiro

fere

paz

sangra

queda

morte

4) MONSTRO CONFUSO    17/12/1987


Monstro confuso,

procuro o escuro,

mas tudo é luz.

Morro três vezes ao dia.

Morro na manhã

plena de borboletas brancas,

negras na minha mente.

Morro na tarde ardente,

gélida na minha mente.

Morro na noite invisível,

transparente na minha mente.

5) MONSTRO PODEROSO (26-06-1988)   


Quem ousa sonhar-me,

neste dia tão penumbra ?

Quem ousa tirar-me

de minha mansão,

da espessa bruma,

das sombras sagradas

dos meus antepassados ?

Quem ousa arrancar-me

dos abraços iluminados

pela insânia bendita

da Fosforita ?

A sacerdotisa egípicia

condutora das chamas,

alimento das rosas de Ìsis.

Quem ousa forçar-me

à estúpida viagem,

por encapelados mares,

com capelas se chocando

de encontro ao casco

desta nau nefanda ?

Como se chama ?

Quero chamá-lo !

Fazê-lo arder
em chamas !

6) VOLTAS... 12/09/1991

Moramos em Campos
Semânticos, antagônicos.
Só em Sonhos
matamos o Hiato.
Só assim
eu sou teu Centro.
Só assim
tu és meu Centro. 
Abolido o Hiato
nos aglutinamos.
Vivemos à deriva,
à derivação..
Nos envolvemos..
nas voltas..
nas volutas...
nas volúpias
da Paixão...
Acordamos tontos...
atônitos...
à tona
da Solidão.
Cada louco
em seu Campo.        


7) MORRI NUMA MANHÃ PLENA (22/12/1987) 

Morri numa manhã plena

de borboletas negras.

O Sol impôs seu eclipse

às minhas idéias

plenas até às vísceras

da luz da Lua.

A Lua Negra

menstruava na cabeça

dos poetas,

nasciam teorias oníricas.

Eu morria.

Morri numa avenida

pavimentada de Cristos,

nos braços da maldita.

Meu nome me ignora.

Ridícula condição de morto.

8) MORTE (24/03/2000)


A Morte é certa,

a sua hora é incerta.

Por isso a Esperança,

nossa eterna Flor,

nossa Estrela eterna,

não usa relógio.

A Morte é

serpente esperta.

Nos espreita

entre as frestas

dos ponteiros,

das festas.

Espera

a hora incerta

para nos atacar,

para afastar

nossa face

da face

deste planeta.

Por isso renascemos

a todo momento.

Por isso

nas pétalas

da Esperança

está sempre acesa

a chama da vida.

9) MORTE IMPOSSÍVEL (28/10/1987) 

Não vou matá-lo

nem se me pagarem

para fazê-lo.

Não vou matá-lo

nem se me apagarem

por não fazê-lo.

10) GRANDES MUDANÇAS  05/08/1990

Mudam-se os tempos, mudam-se os Governos.

Mudam-se os Planos, muda-se o dinheiro.

No Brasil, tudo é composto de mudança,

mas é sempre a mesma realidade.


Continuamente vemos novidades,

diferentes em tudo da Esperança.

Do Governo, resta-nos a lembrança.

E do salário (se algum houve) a saudade...


A Ministra cobre seus cofres de verdes montes,

que já cobertos foram de moedinhas,

e converte em zeros a conta minha.


Este fabuloso mudar-se, esta Magia,

faz do Brasil o grande, o maior espanto,

pois muda tudo e nada muda a cada dia.

11) MUNDO (04/05/2000)  


Perde o compasso,

desalinha o traço

do seu Destino.

Aponta seus ponteiros

com mira certeira

para o abismo.

Faz papel de palhaço

quem tenta

dar um passo

maior que suas pernas.

Por pensar ter pernas

capazes do milagre

de abraçar o Mundo.


12) MUSA MEDUSA   


Ontem,

eu vi o Amor

emaranhado nos cabelos

de uma Prostituta.

Comprei alguns fios

para abrir

os Portões do Inferno.

Para resgatar Perséfone,

minha Musa Eterna .

Mas Cérbero

não quis deixar:

“É muito cedo

pra você entrar !

Volte somente

quando Satanás chamar !”

Em desespero,

tentei devolver

os fios para Medusa.

Respondeu-me a megera:

“Não aceitamos devoluções.”

A única coisa a fazer

é plagiar Augusto dos Anjos !

12) MUSA PRAGUEJADORA 23/05/1988   


Gosto de ser ave

Invadir os Domínios

Violar os códigos

Enforcar a Lógica

mórbida das Famílias
nas entrelinhas

Mergulhar no Abismo

Trazer no bico

Metáforas desaforadas

E com estas

Metáforas libertinas

libertar a Língua.

14) NA ESFERICIDADE DOS DIAS 03/04/1988   


Na esfericidade dos dias

A vertical líquida

A assimetria onírica

Vivenciar a água

A hóstia marítima

O orbe central.

15) NA FACE ENRUGADA DO LAGO 18/08/1988   


Na face enrugada do lago

Tremula tua face escarlate

Estampa ampla de outras faces

Nenhuma com o brilho

Do teu sorriso amplo

Este poema é um lago

Com o emblema da alegria

E no teu sorriso largo

Brilha a minha poesia

16) NA PORTA DO CÉU (03/05/1986)


Você vai de alado garanhão.

Eu vou de alado corcel.

A gente se encontra

na porta do céu.


Você vai de Boeing.

Eu vou estilingue.

A gente brinca

na porta do céu.


Nos segue um cometa,

isso a gente comenta

na porta do céu.


As constelações-pergaminhos

nos mostram o caminho

para a porta do céu.

17) NADA 18/05/1988   


Nada sei

Além de mim

Nada sou

Além de ti

Nada ouso

Além de nós

18) NASCE UMA NOVA ESTRELA   


Tu vens

cavalgando teu cometa !

É o Cometa Dólar !

Tens na mão direita

o meu presente

Meu coração já pressente...

É o Óscar !

Desmontas

e demonstras

o quanto me amas...

Apenas

com teu mágico olhar,

nem precisas falar,

já me arremessas

rumo à cama !

Entre orgasmos dourados

de rara beleza

transformas

esta pobre alma

em Estrela

de Primeira Grandeza !

19) NATAL ASTRAL   


Deus compôs.

O Anjo regeu

a Sinfonia de Amor.

A Estrela cantou.

O Mundo acendeu,

virou Presépio de Luz.

A Vida venceu !

Nasceu Jesus !

20) NAUFRAGAR É PRECISO    29/07/1990


Farol na proa da Nau.

Navega, sem velas,

Luís, o Inteiro.

"Onde está o Sinal ?"

Luís, és Nevoeiro.

Ondas de Incêndio,

Pinheiros acesos.

Navega Luís,

é o seu Enterro.

Farol na proa do Esquife.

Ilumina Luís o Nevoeiro.

"Onde está o Eclipse ? "

É o Sinal Verdadeiro.

Engole Luís o Farol,

Pinheiro aceso

roubado ao Mar.

Pinheiro aceso

na Proa do Esquife.

Naufraga Luís, o Inteiro.

"A Hora do Eclipse ! "

Afunda Luís,

é o teu Berço.

Ondas de Incêndio,

nada Peixe Negro.

Negro Peixe com Farol,

Negro Peixe com Luz,

Pinheiro aceso

na proa de Luís. 

21) NAVEGUEI TUAS VEIAS 29/10/1988   

Naveguei tuas veias

Com a avidez das sereias

Eram cisnes brancos

Eu estar navegando

Eram plácidas penas

As tuas veias

Eram árvores proteicas

A avidez sereica

Invadi teus olhos

Roubei tuas íris

Eram anos e anos

A minha invasão

Eram ossos preciosos

Os teus olhos

Eram as íbis de Ísis

Tuas íris

E no céu

A lua era flicts

Perdi uma íbis nas penas

E ela aflita

Nadou milhas e milhas

Até regressar à pátria

A pátria que eu ceguei

Sua ausência era plena

Quando os cisnes

Aportaram em Flicts.

Ofertei a íbis sagrada

À Deusa da Pátria

A minha Pátria adorada

Que, pela primeira vez,

Olhei .

22) NESTA NAU FRÁGIL, ME REALIZO (26/07/2001)

Engulo ,feliz,
o farol.

Pinheiro aceso

roubado
por mim
ao Mar.

O Eclipse

é meu cúmplice.

É a hora certa

de meu nevoeiro

acender

e minh’alma

ao Abismo

do Paraíso

ascender.


23) NIILÍRICO   


Hoje amanheci oco,

pronto para o ócio.

Meus ossos...

A estrutura de cristal

de meu corpo

desmoronou...

A Poesia

abriu-me suas asas

com penas plenas

de Luar...

Rejeitei sua esmola,

não preciso de um lar.

Já sepultei

Todos os meus versos

num deserto.

Agora só quero morrer

24) NINHO D'ALMA (29/08/1989)


Minh’alma,

retorno ao teu ninho.

Porém, continuo vazio.

Falta-me uma asa.

O falcão foi ferido

por Seth,

o crocodilo maldito.

Com as penas do falcão

Seth faz seu trono,

seu habitat natural.

25) NO RIO, OS MONTES 26/06/1988   


No rio, os montes

São feitos de nuvens

Nebulosos montes

A correnteza

Arranca suas raízes

E os fecha em círculos

Nebulosos círculos

Girando...

Girando...

em direção ao mar

No mar, os círculos

Formam flores

Formosas flores

Seu aroma nebuloso

Encanta a todos

Todos cantam

No canto, o aroma

Sobe ao céu

E forma uma flor

Úmida flor

No alto do monte

26) NOITE ESPERADA (27-05-1999) 

Hoje eu quero

a jóia mais fina que houver

e a estrela que mais perto estiver,

para enfeitar a noite que já vem.

Hoje eu quero

o aroma da rosa dormindo

a solidão da lua se abrindo,

para ser da noite o refém.

Hoje eu quero

vestir meus lírios pelo avesso.

Quero todos os espinhos que mereço,

para enfrentar a noite

que não vem.


27) NOITE NA MOITA (24/12/1985) 

Que mistério

oculta a Noite ?

Que moita é essa ?

Deixa-me assustada...

apavorada...

excitada....

enfeitiçada...

O que oculta

esse Véu

negro e sólido ?

Perturba-me tanto...

Deixa-me pálida

de espanto...

roxa de ânsia...


28) NOS BECOS DA SOLIDÃO (21/12/1987)


Nos becos sinistros

da Solidão,

só morcegos havia.

Meus gritos aflitos

perdiam-se

entre guinchos.

Asas negras

desenhavam lembranças.

Sombras entre escombros.

Perto demais

de meus olhos.

Ilusões de luz,

de hora em hora,

riscavam o céu.

Longe demais

de minhas mãos.

A Lua foi passear,

foi namorar

e não voltou.

Ouvi um sino

tocar várias vezes

em meu coração .

Depois silêncio...

EXPLOSÃO

Uma enorme

onda de asfalto

engoliu-me.

Mas logo cuspiu-me.

Eu
estava
amargo

demais.


29) NOVA EUCARISTIA   


No círculo de leite,

a Cruz em êxtase.

Nos olhos do operário,

a Hipnose incendiada.

Seis horas da manhã,

fome e desespero.

Sanduíche de pão,

sem tempero.

A Hora da Comunhão !

A Hora do Milagre !

A Hora da Fé !

A Fome é Divina...

A Fé é Satânica...

Nas mãos

do Operário-Padre

o pão se abre,

abriga o pé.

O dente corta

o Padre-Cobra

fecha-se em Hóstia.

Na Hora da Caristia,

se inicia

a Nova Eucaristia.

Badalam sinos

imensos de lava

logo abaixo

da casca de asfalto.

Sobre a Hóstia

uma Auréola de Orgasmo.

Cobre a Hóstia

uma Aura de Orgasmo.

Badalam sinos

em sobressalto !

Seis horas da manhã

na Avenida Catedral.

A Hora da Comunhão !

A Hora do Milagre !

A Hora da Fé !

O Padre doberman

ereto,

etéreo,

herético,

hierático,

celebra

a Nova Eucaristía.

Fiel Senhora

com três cabeças

e coleira de caveiras,

voraz

como as hostes

infernais,

devora a Hóstia !


30) BRILHO, LOGO EXISTO

O Céu, um Árco-Íris

A Cauda do Pavão

Olhos cintilam

Vejo-o em mim

Gira e brilha

Em sete Cores

Giro e brilho

E existo assim


31) O ANJO ANUNCIOU   


O anjo anunciou

A estrela indicou

A manjedoura acolheu

O milagre aconteceu

O amor triunfou

Jesus nasceu


32) O BONDE PASSEIA DE SONETO 16/05/1992   


Bonde simples,

novo Orfeu.

Sublime Hífen

entre Terra e Céu.

Bonde, Cachoeira,

Metáfora de onde

a Humana
História
aflora.

Bonde lírico,

Estrela deslizando

entre trilhos.

Bonde Espiral,

Arco-Íris de Alquimia.

Onde a vida
vira Poesia.

33) O COLECIONADOR   

Adoro esse seu ar

de porcelana chinesa

Quando for suspirar

me lembra

Eu aspiro

o suspiro

e guardo

com todo carinho

na minha coleção.


34) O CORO DAS CATEDRAIS (28/02/1992) 

Das catedrais

o coro de bronze

prolongasse em ondas

vagas, indecisas.

Terreno estéril, fértil

em hecatombes inúteis.

Os divinos representantes,

cobertos de hábitos imundos,

descobrem-se desnudos

pelos olhos vigilantes

da Virgem Ofuscante.

Loucos, correm.

Frouxos, fogem.

Animais bestiais,

atam-se às feras

que corroem seus ossos,

que corrompem suas almas.

Seus espíritos espalham-se,

perdem-se ao procurar

o Portal do Éden.

Reúnem-se e concluem:

preferem comungar

com Lúcifer.


35) O DEUS CONSERVANTE   27/01/94

Meu Deus,

minha Estrela Guia,

minha Águia Eterna,

meu Rei.

Me preserva

da Guerra

dentro

da tua

Alma Perfeita.

Me conserva

entre as tuas

firmes Asas.

Me faça eterno

entre as gélidas

Tábuas da tua Lei.

36) O EU DO ESPELHO   

Vejo um sujeito

atrás do espelho.

Estou na mira

de seus olhos.

Mudo de espelho

a imagem permanece.

Sempre olhos.

Olhos brilhantes demais

para serem reais.

Olhos me dizendo:

“Somos um só. “

Não pode ser.

Ele sabe mais

sobre mim

do que eu mesmo.
Publié le 24/05/2008 à 2:43:39 AM
Par Mauro Valente

1) O ILUMINADO (14-05-1988)

A Lima Barreto e Fernando Pessoa


Quimeras sob Eras somem,

sob Eras que Quimeras não têm.

Ser descontente é ser patriota.

Que as Forças cegas exortam

a cegar-se, ele também !

E assim passam os três

Tempos do ser que sonhou.

A Terra é um Teatro,

a Terra é um Antro,

na eterna noite do Show !

Índio, Terra, Revolta,

os três a Era engoliu.

Os três nada eram.

Quem vem viver o Brasil

que morreu Policarpo Quaresma ?


2) O POETA VAMPIRO (24/01/1988)  

Conseguia a tinta

para suas rimas

com suas vítimas.

Por vezes era difícil.

Os escolhidos não percebiam

a grande honra

que era colaborar

com as obras

do Poeta.

Havia um estoque

de tinta vermelha

na dispensa,

para os poemas

mais longos.

Se alguém tivesse a idéia

de espremer seus sonetos,

veria sangue escorrendo.

3) O POLVO DO AMOR (08/08/1987) 

Amor é polvo facínora,

suas pétalas pegajosas

me fascinam.


4) O PREGADOR 05/11/1987   

Prego a soberania do Sonho

Sobre o monte

Com palavras pontudas

Nas pessoas ocas.


5) O QUE ÉS ? 

Se és árvore,

tua seiva é negra,

teu orvalho é veneno.

Flores ?
Só carnívoras.

Se és lua,

teu novilúnio é perpétuo,

tua lágrima é assassina.

Mãe ?
Só de Cérberos .

Se és nuvem,

tua chuva é radioativa,

cobre a Terra de luto.

Água ?
Nem em sonhos veio.

Se és pura,

és pura casca.

Tuas máculas

São profundas.

Se és Poesia,

só tu és digna do nome.

Tua rimas são vampiras,

teus versos são lobisomens.

6) O RETORNO DO CAVALO (12/09/2000)  

Volta pra casa.

Muda de vida,

musa bandida.

Devolva minhas asas.

Toma juízo,

toma semancol.

Você é meu eclipse.

Não quero mais

ser teu sol.

Devolve meus sonhos.

Devolve meu corpo.

Apaga teu facho.

Eu desfaço

meu despacho.

Te liberto,

meu capacho,

meu cavalo.

Vá procurar

outro dono.

7) O SANTO E O MAGO     04/05/1988

São versos infantis

São versos de Mago

São versos aparentados

Aos de Assis

De Assis é Francisco

O Mago é Valente
Francisco Valente

Teu canto é matriz

Maciça matriz

Matéria solar

Teu doce olhar

É um colibri

Colibri a sugar

Da rosa dos versos

Dos versos do Mago

A força que tem

E eu digo amém

Pois eu sou o Mago

Francisco amigo

Corisco, lampejo

Nas nuvens te vejo

Sorrindo pra mim

Pra mim e pro Mundo

Ouça o que eu digo

Um dia eu consigo

Nascer em Assis

E brinco contigo

De seres tu Mago

E eu ser Francisco

Corisco de Assis    

8) O VENENO DE ATENAS 

Sublime perfume

de Poesia perfura-me
encaderna-me
faz-se Raiz em mim.

Atenas, acesa,

ardente,Serpente,

adentra minha mente.

Subverte

as correntes elétricas !

Vela Eterna,

meus Poemas ardentes

amam Atenas !

Eleito Poeta,

em gozo eterno

escorro rumo ao Inferno !

9) OBSERVAÇÕES 29/10/1992     

Veja aquele operário,

sentado naquela esquina.

Não vive nem de salário.

Sonha viver de propina.


Veja aquele senhor milionário,

comprou de tudo na vida.

E não tem alegria.

Não consegue comprar Amor.


Veja aquele delegado.

Para sair da rotina

sequestra ricos empresários


e devolve, logo em seguida.

Não, não estou errado.

Nenhum soube escolher sua sina.

10) OBSESSÃO EM VÃO    (08/10/1994)

Invado o cemitério !

Arrombo tua sepultura !

Estraçalho teu cadáver !

Porém quanto

mais perto

estou de ti,

mais longe

estás de mim...

Implodo uma Igreja !

Seus Anjos

carregam-me

para o Inferno !

Em chamas te chamo !

Porém vives nas nuvens...

Não vens... Não vês...

Eu te amo !

Destruo o Mundo !

Destruo minh’alma !

Mas não mudas !

Ou és muda ! 

Ou não me amas !

11) ODE À INSPIRAÇÃO (19-07-2000)    

Quando sinto meus pés na cova.

Quando perco para mim o sentido.

Deixo os pássaros encantarem meus sentidos.

Sento, e escrevo mil trovas.

Quando me dissolvem meus dilemas.

Quando só ouço o ruído

de meus sonhos ruindo.

Ouço o doce canto do vento.

Sento e escrevo mil poemas.

Quando me abandona até a alegria.

Quando só me visita a tormenta.

Procuro cantar em silêncio.

E encontro, escondidos em mim,

os pássaros e o vento.

12) OGRO LOUCO (08/11/1987)

Meus sonhos

o Ogro Oco

ocultou.

13) OLHOS VERDE-ESCÂNDALO (31/05/1987)  

Teus olhos verde-escândalo,

vou transformá-los

em meus relógios.

Não adianta escondê-los

diante dos meus olhos.

14) ONTEM ELE VEIO ME VISITAR (31/12/1986) 

Ontem ele veio me visitar

Trouxe um ramo de rosas

Tão odorosas...

Todo rosado ficou o ar

Me encontrou sonhando

Com ele a me amar

Não ousou me chamar

De volta o meu Lisandro

Mas senti sua presença

E disse o nome dele

Ele beijou-me a pele

Dos seios em recompensa

Abri meu olhos e ao vê-lo

Arrepiei-me de emoção

Seu coração

Seu expressou com tal desvelo

Que o meu se calou

Só para ouvi-lo

Meu doce sibilo

Falando me encantou

De minha humilde casa

Lisandro fez um castelo

Satisfez meu anelo

Com seu amor sem farsa

Acordo hoje feliz

Mesmo estando sozinha

Me coroou sua rainha

Meu amado peri

15) ORAÇÃO A SANTA BRANCA    (com bula)    

Rezo sempre a Santa Branca

Rezo sempre a Santa Alva

Para ver se o Vento avança

e me leva os Véus da alma.


Rezo sempre a Santa Branca

Minha Lira, minha Estrela

Para ver se o Vento encanta

minhas rimas...já tão velhas...


Rezo sempre a Santa Alva

minha Santa sem Rotina.

Para ver se o Vento salva

o meu canto da Ruína.


Rezo sempre a Santa Alva

Rezo sempre a Santa Branca

Para ver se o Vento arrasa

a Lua Parnasiana.


Rezo sempre a Santa Alva,

minha Santa de Cetim,

para ver o Vento afasta

este Sol feroz de mim.


Rezo sempre a Santa Branca,

minha Flauta, minha Fada.

Para ver se o Vento dança

minha Ciranda exilada.

Bula:

*Rezar três vezes ao dia: ao nascer do sol, ao meio-dia e ao anoitecer.

* Rezar diante da página em branco.

* Se não houver tempo para rezar toda a Oração a Santa Branca, pronuncie apenas as rimas finais.

*Começar no primeiro dia da Lua Nova, ao chegar no último dia da Lua Cheia, a renovação da linguagem poética, e do ser humano, estará completa, e será irreversível.

16) ORDEM À LUA   

Lua, não sorria !

Se sorrires,

haverá Poesia!

Se te ouvirem,

as máquinas param

o Século Vinte !

Se o Século pára,

os homens dançam,

os homens se igualam !

E as máquinas criam

pernas e braços !

E as máquinas dançam !

E Estrelas e Astros

nos longes do Universo

acompanham o compasso!

Cantando versos

de Perfeita Harmonia !

E dança o Século !

Suprema Alquimia !

Todos são rimas

em imensa Poesia !

O Amor renasce !

Falecem os disfarces !

Não, não sorria, Lua !

Gargalhe !


17) ORQUÍDEA NEGRA    

“Orquídea Negra,

Abismo absoluto,

ninho pútrido

de Vampiros Apocalípticos.

São nutridos

com os vícios

mais vis

pela mão

da Lua-Mãe.

Mal a olha

o Sol inflama

e retesa

suas flechas.

Zelosa, não espera,

fecha sua corola.

A Mãe, alerta,

põe-se em sentinela.

Vela pelos sonhos.

Chifre em meio à testa,

asas de morcego,

dentes de serpente,

corpo coberto de pelos,

.................................................”

Extraído do livro:

“Tratado acerca dos Vampiros:

suas origens,

seus hábitos,

seus delírios.”


18) OS ELEFANTES BRANCOS (19/09/1999)  (Co-autoria com Walkiria)

Os elefantes brancos

caminham mansos,

sobre a estreita visão

de um alucinandrógino

sem barreiras.

O olhar ávido

da ave do paraíso

prescreve um ritmo,

para que

os bosques busquem

paradigmas alados.

Os elefantes de casca de nós,

carcaça dura como rocha,

caminham humanos

sobre o solo de amianto,

sob o sol de diamante.


19) PÁGINA BRANCA (29/07/1990)   

Página branca,

pálido sarcófago,

onde vou eternizar

minha estrutura de cristal,

meus líricos ossos.

20) PAGUEI, PAGUEI (21-04-1989)    

Paguei, paguei,

agora estou

sem um vintém.

Já não devo mais

a ninguém.

Abençoei o dia

em que me libertei.

De palhaço me vesti

e me pintei.

E cantei e pulei e dancei.

E deitei e rolei.

Como é feliz viver assim.

Mas num instante de aflição,

vi um enorme Leão.

Vinha pra cima de mim.

Chorei, chorei.

Só queria

um pouco de paz.

Mas senti foi pavor.

O Leão só fazia rugir

e repetir:

-- Quero mais !

Quero mais !

Quero mais !

Quero mais !

Com que dinheiro ?

Estou sem

nenhum vintém.

O que pode agora

alguém levar de mim ?

-- Tua alma !

Tua razão de viver !

Não pode ser !

Gritei !

Que alívio...

Acordei.


21) PAI NOSSO POETIZADO   

Pai nosso, que estás no céu,

não deixes a morte abater-nos

com seu negro véu.

Santificado seja o vosso nome.

A cada um que isto disser,

dá forças para prosseguir

e feliz viver.

Venha a nós o teu reino.

Pois se há felicidade

sobre a Terra,

é apenas um treino

para a grande euforia

que em teu Paraíso impera.

Seja feita a tua vontade.

Que seja cumprida

por toda a humanidade,

assim na terra, como no céu.

Só assim o mundo

será realmente lindo

e a paz será infinda.

O pão nosso de cada dia

dá-nos hoje.

E elimina a fome

do nosso corpo

da nossa alma,

da nossa vida.

Perdoai nossas ofensas,

assim como nós perdoamos

aos nossos ofensores.

Para que a guerra

seja apenas

peça de museu

neste Mundo teu.

E não nos deixe cair

em tentação.

Pois nossa única missão

é nos amarmos todos

e sermos todos irmãos.

Porém livra-nos do mal.

Pois o mal

é a doença da alma,

que joga na lama

nossa vida profana.

Amém,

que assim sempre seja,

que a Terra seja sempre

viçosa rosa,

preciosa semente

de um Universo

divino eternamente.


22) PAPO FURADO (08/12/1987)  

À beira do abismo

duas pessoas

conversam sobre nada.

E sobre nada se passam

horas e horas sem fio.

Pessoas feitas de nada,

de nada preguiçoso e vazio.

Dentro do abismo,

fastio feito estio,

de nada a nada

conduz um rio.

Se ambas soubessem

o que significa

o nada,

talvez o rio

virasse cachoeira

invertida

e despertasse

deste sonho ridículo

as pessoas vazias.


23) PARADOXOS (02-12-1987)  

Noite, Luz mascarada de luto.

Lua, fosforescência inata da Morte.

Abismo, Montanha elevada ao infinito.

Mar, essência líquida do Nada.

Pesadelo, sonho oco de Luz.

Monstro, vício maldito de Colibris.

Incêndio, cálido hálito da Cachoeira.

Estrela, perfeita esfera do Gato.

Borboleta, etérea letra das Quimeras.

Fado, fruto futuro das Fadas.

Amor, ramo amargo da Moira.

Brilhante, ameno amante de Antares.

Rosa, roda régia da Vitória.

Número, nome-númeno do Homem.

24) PARTO DO PORTO

Grávida,

sua linda

barriga polida

na lida original,

jamais é lida

como ponto final.

É ponto inicial,

convida

para a Poesia

da Vida.

Seios feitos

com nuvens

são esculturas.

Produzem luzes

para nutrir

o Futuro.

Pelas veias

da Filha

deslizam sinfonias

de pólen

polindo seu Espírito.

A Filha brilha,

é Estrela

e Melodia.

Os divinos

seios de nuvem

enviam raios

de tinta-purpurina

que ampliam

o brilho de Estrela

da Filha.

Parto, porta

que a Mãe abre

para que Arte

se alastre

com alarde

pela Natureza.

Parto, porto

de onde

a Natureza parte

para espalhar

pelo Universo

a Essência

da Infância.


25) PATRÃO LADRÃO (21/04/1989)    

Eu sei,

sei que sou um ladrão.

Mas o que eu vou fazer ?

Eu só sei roubar.

Quem mandou me eleger ?

26) PERDIÇÃO (10/03/1985)     

Me perco no azul dos teus olhos

Entro em labirintos azuis

E os percorro

Agora o azul não é mais

Paz e tranquilidade

Não existe mais

Aquela paixão azul

Aquele amor azul

Aquela felicidade azul

Agora o que existe

É uma angústia azul

Uma agonia azul

Diferentes tons de azul

Ofuscam meus olhos

Perco o equilíbrio

E mergulho no amarelo

Dos seus cabelos

Mas esse amarelo

Não possui uma avareza amarela

Uma vileza amarela

Esse amarelo representa

Uma euforia amarela

Uma alegria amarela

Alegria que antes

Achava-se perdida

No azul dos teus olhos

Você morde seus cabelos amarelos

Caio em sua boca vermelha

Cheia de ódio vermelho

Cheia de amargura vermelha

E no meio de tanto vermelho

Me afogo

Você lambe seus seios marrons

Eu escorrego neles

E caio na sua vagina preta

E esse preto

Não é um sofrimento preto

Nem um dissabor preto

Esse preto

É uma cama preta

É uma relva preta

Onde me enrosco todo

Seu prazer escorre

Eu escorrego em seu prazer

Me agarro em vão

Nos seu pelos pretos

Caio no chão

E me desfaço

Numa agonia azul

Numa euforia amarela

Numa amargura vermelha

Numa cama preta


27) PERDIÇÃO 2 (19/06/1986) 

No exato momento em que te vi

Do percurso da virtude me perdi

Pelas veredas do vício enveredei

No exato momento em que te toquei

Os prazeres da carne conheci

Dos prêmios da castidade me olvidei

Durante o lânguido instante

Em que te percorri

Com minha língua

A estrada do perdição palmilhei

Dos benefícios do perdão zombei

No presto momento em que te inundei

Com meus mar de sêmen

No lar de Lúcifer ingressei

E lá descobri

O verdadeiro Éden

Publié le 24/05/2008 à 3:18:01 AM
Par Mauro Valente
1) PERPLEXIDADE E ILUSÃO   

André: O que me faz dizer

que te amo ?

O que me faz cantar

aos quatro cantos

que te amo?

O que me faz enlouquecer

e dizer

que é porque te amo ?


Gina: Por certo não são meus olhos

duas rosas irradiando

paixão e amor .

Nem tão pouco

são meus cabelos

cascatas encantadas

embaraçando teus pensamentos.


André:O que me faz renunciar

a tudo o que me é mais sagrado,

e viver só para ti ?

O que faz eu me desdobrar

em mais de mil de mim

só para aos teus caprichos servir ?

O que semeia labirintos

em minha mente

me confundindo

com paradoxos sem fim ?


Gina: Não podem ser minhas pernas

duas serpentes

a te tentar

a atentar contra o teu juízo.

E menos ainda

pode ser meu riso

delicioso som

que te enfeitiça

e te conduz ao paraíso.


André: O que me faz flutuar

em penas

por países de sonho

onde reina a Lua ?

O que transforma

meus sonhos

na realidade tua ?


Gina: Não posso acreditar

que sejam meu seios

dando-te toda a luz

de que necessitas

para seres perfeito.

Não é possível

que seja

meu ventre

de onde sai

nosso filha

Soraya,

um anjo pleno

de esplêndido

brilho.

Que há de mudar

do Universo

o Destino.

2) PIADA A SANTA BRANCA   

Santa Alva me proteja...

Santa Branca me socorra...

Vou morrer de brotoeja...

Bem na porta da masmorra...


3) POBRE RECENSEADOR... (09/09/1991) 

Fui recensear

teu coração .

Queria saber

se nesse Paraíso

meu Amor poderia

de novo morar.

Infernal decepção...

teu nobre coração

virou

um aglomerado subnormal ...

4) POEMA DESERTO    

Meia-noite, na casa mal-assombrada.

Portas e janelas fechadas.

O vento uiva pelas frestas

por onde vejo a tempestade.

Paira no ar um ar de maldade

que me congela.

Meia-noite na casa abandonada.

Ouço passos na escada,

são os passos de minha amada.

Mas de repente lembro:

a casa não tem escada

e minha amada

já morreu a tanto tempo.

Meia-noite, na parede pelada

aparece uma escada

e por ela desce um disco voador

que sobrevoa minha cabeça

e seu raio ômega

me leva para o deserto.

Meio-dia, no deserto do Saara.

O sol está ardente

e o tempo não pára.

Desesperado,

procuro um oásis.

Vejo uma fonte

de borboletas

espelho onde me vejo

com asas de morcego.

Vôo em direção ao horizonte.

Para bem longe

deste pesadelo deserto

e para bem perto

de meu novo amor.

Meia-luz, nos corpos nus

habita a divina Alma,

o Anjo da Paixão.

5) POEMA INTERNO (27/11/1987)   

Tento encontrar

um poema perdido

dentro de mim.

6) POESIA COM FANTASIA (11/11/1987)  

A garça voa.

Seu bico agudo

esgarça a névoa.

A orquestra de orquídeas,

sinfonizo seus aromas.

Estes se entrelaçam,

tecem pequenas redomas.

As algas se alegram,

bailam soltas,

umas com as outras,

em graciosas volutas.

A ostra solta

seu dom de cantora.

A pérola se extasia.

A Lua se fascina,

aproxima-se

para ouvir melhor.

Eu faço

esta poesia,

para entrar

nesta fantasia.

7) POESIA É VIDA   

“O filho que não fiz

Faz-se por si mesmo”

(Drummond)

O Verso que não escrevi

Escreveu-se por si mesmo

Me disse para viver

Além da lógica do meu tempo


O verso que não escrevi

Não sabia como fazê-lo

Sem mim se fez acontecer

Brotou espontâneo do meu texto


O filho que não pari

Nasceu à noite, em segredo

Nasceu lunar, sem eu saber

Nasceu assim o mais perfeito


O verso que não escrevi

Escreveu-me por si mesmo

E só ele me fez ser

E só ele me fez inteiro

8) POESIA VIVA 
  

M  aiúscula encarnação da Poesia.

A   lquimista de nossas almas.

R   oubas nossas armas.

I    mplodes nossas armadilhas.


A   Força do Tarô,

L   uz de teu Espírito,

Ú   nica chama cristalina,

C   alibra os Átomos do Amor.


I    luminas as íntimas cavernas.

A   cendes brilhantes nas mentes.

M  obilizas poemas adormecidos.


L   abirintos revelam-se falsos.

M  áscaras removes com versos.

L   egítima Irmã da Mandala.


9) POETA MANDACARU (16/04/1990)   

Os críticos

querem meu Sangue

para distribuir

pelos poetas medíocres

da cidade.

O solo seco do sertão

ensinou-me a ser Poeta.

Cada Verso meu

é um Mandacaru.

Espinho de aço

contra o rifle do capataz.

Flor macia e cheirosa,

para enfeitar a boca

da minha esposa.

Seu perfume põe flores

nos espinhos dos lavradores,

ao cair da noite.

Suas pétalas

alimentam o gado

bovino e humano.

Manso durante a seca.

Ninguém vai fazer

Reforma Agrária

na minha Poesia !

10) PONTO DE PARTIDA 28/05/1985   


Mina água de uma fenda na parede

Perto dela morre um menino de sede

Ele pensa no milagre da multiplicação

Dos peixes e dos pães

Quando se multiplica a fome no ventre

De irmãos, irmãs, pais e mães

Ele reflete sobre a desigual divisão da terra

A cada mortos são dados sete palmos

Enquanto que muito vivos não têm nem meio

Jorra água das 4 paredes que o aprisionam

É mais uma vítima do sistema corrompido

Sofre por saber que se esgotam

As forças da Terra Mater solo traído

E que tão cedo ao pó retornam

Tantos filhos que dela

o sustento têm Extraído

Abre-se uma chaga no coração do menino

O povo não mais dono é de seu destino

Entra água enfim pelo chão e pelo teto

Logo todo o espaço está repleto

é mortal o líquido que antes deu-lhe vida

Impotente o menino cerra o olhar

O compartimento pousa no fundo do mar

Encolhe-se todo e volta ao ponto de partida

11) POROROCANÇÃO (01/11/2000)  


Quero

que você venha
agora,

para acordar meus sonhos

que estão dormindo fora.

Quero
suas asas de cobra

roçando meus poros

que estão esperando,

ansiando explodir

de tesão,

há muitas auroras.

Se você
não vier

agora,

eu conto pro seu pai

que na zona

seu nome é Pororoca.

Que você rola

de leito em leito,

arrasando lares

com a chama do teu peito.

Quero

que você venha
agora,

com suas asas de fada,

para acordar minhas rosas.

Se você
não vier

agora,

eu vou mandar

meus olhos

rondarem à sua volta.

Serão loucas luas,

duas luas negras

puxando o teu sol

para dentro

da minha órbita.

12) PRECISA-SE DE UM VAMPIRO   


Desejo um VAMPIRO

Que exerça em mim fascínio

Que aprecie um bom vinho

Que me ame até meu último suspiro !

Procuro um homem

Com grandes caninos

Um gato preto pro meu caminho

Um perfeito lobisomem

Quero um Conde

Para uma guerra sem tréguas

Que me sugue o sangue das regras

Direto da fonte

Preciso de um Zumbi

Por que eu ex-pire

Que eu trans-pire

Ao evocar seu rosto

Necessito de um cúmplice

Para um banquete

Ao qual irei com um estilete

Para saborear-lhe o corpo

Ele existe e me pré-fere

Me adora sem pré-juízo

Me devora minha fera !

Meu sangue é teu absinto !

Tu és minha pira !

Contra ti conspiro !

Ao teu amor aspiro !

Eu te venero !

Venéreo VAMPIRO !

13) PRECISA-SE DE UMA VAMPIRA   


Quero uma Condessa

para uma guerra sem regras !

Que me sugue o sangue

nas trevas, direto da fonte !

Desejo uma Vampira

que crie em mim seu domínio !

Que faça em minh’alma extermínio

de tudo o que é divino !

Ordeno que ela exista !

Para virar

meus versos

pelo avesso !

Para minha vida,

enfim, poder

ter seu começo.

14) PRESENÇA DE ESPÍRITO  (Márcia Evangelista e Mauro Valente)


Fantasma,

você não existe.

É real demais.

Insiste

em arrastar correntes

com velhos elos

de antigos metais.

Insiste

em bater portas,

quebrar cristais.

Fantasma,

hoje a onda

é ser virtual.

É navegar livre

pelos elos,

pelas janelas

da Internet.

É ser

eterno ET,

sem roteiro,

sem ideal.

Toda vida

é um livro aberto.

Sem capa,

o livro inicia

na página inicial.

Fantasma,

vê se te enxerga

na tela do micro.

Sacode a poeira.

Joga na lixeira

as tuas correntes.

Deleta o teu castelo.

Reinicia a tua vida.

Fantasma,

amigo velho,

quer um conselho?

Quer espalhar

pelo mundo inteiro

o terror ?

Faça isto:

vire um sinistro

vírus de computador.


15) PRESENTE INESQUECÍVEL     27/09/1987

Não havia

outra via viável

para a gente se ver.

Só estes prismas sórdidos,

que distorcem nossos corpos

diante de nossos olhos.

Foi a única concessão

dada à nossa condição

de incomunicáveis.

Eu tentei tanto

obter algo mais,

mas a vara é inflexível.

Portanto, não havia

outra via viável

para a gente se ver.

Do lado de cá,

apresentaram-me

a uma jovem lilás.

Lembra-me muito

a sua antiga beleza,

quando vivíamos juntos.

Agora não há

outra via viável

para a gente se ver.

Não me odeie por isto.

A pedido meu

destruirão os prismas.

Quero agradecer de coração

o presente inesquecível

que você nos deu.

Meu lindo filho

com a bela lilás

hoje nasceu.

É um nítido

espelho onde

me vejo refletido.

E para na memória

ficar bem gravado,

neste espelho bendito

me vejo todo

deformado e distorcido.

16) PRINCESA AMPULHETA    


Praia de Ipanema,

a Princesa nua,

espera pelos pais

de seu futuro filho.

No Mar,

ondas de mantras.

Onde o Astro de Prata

levanta mastros

de navios piratas.

Estes aportam na Praia.

Invadem o ventre

da Princesa Ampulheta.

Na Princesa,

concentra-se a Magia

dos mastros

e da Prata.

Gera-se o sublime Poema,

que virá iluminar

os novos Milênios.


17) PRINCESA NEBULOSA (03/09/1988)

Quando eu era ainda

tímida nebulosa,

uma Princesa linda,

da cor da Autora,

desejou para si

a minha estrela

mais preciosa.

E usou um ardil,

pensando prendê-la

como a uma rosa.

Vestiu-se de música

e fez-se múltipla

para cercá-la.

Eu dei à estrela

olhos de vê-la

tal como era.

Mas a visão magnífica

do esplendor da Aurora

cegou a estrela.

Perturbada,

deixou a melodia ilusória

enlevá-la e levá-la.

18) PROCISSÃO DOS ANSIOSOS ANCIÃOS (30/01/1987)   


A procissão de joelhos

sobe os ancestrais,

degraus milenares.

Carregam velas acesas

para pagar promessas

feitas no natal.

No final desta escada

aparece a estrada

que conduz ao altar.

Os devotos, exaltados, correm

para o altar abençoado,

onde o Santo cultuado

vai se manifestar.

Postas as velas

nos marcos,

forma-se

o mágico círculo,

o místico

Símbolo Cósmico.

Um ancião

flutua sobre o centro.

Em torno do líder,

trezentos e tantos

flutuam, dançam

o Balé Bacanálio.

Todos evocam

o Deus supremo,

a sublime fonte

da Eterna

Juventude Interna.

19) PROCISSÃO DOS PUROS (11/06/1987)
 

Saíram em procissão,

para sair do Caos.

E não voltaram mais

dos confins do coração.

Os fiéis normais

alistaram-se na Legião

das coortes infernais

cujo Capitão

é o próprio Satanás.

Ele dita as coordenadas

aos condenados

do alto de sua pirospiral,

afagando sua salamandra

de estimação.

As coortes são fiéis e submissas.

São vigiadas por gentis

Dragões de Super-Visão.

Sua manobras são

de precisão cartesiana.

Sua arma infalível

é a tentação.

Sua professora de estratégia

não é outra,

senão a perita

Lilith.

20) PROFECIA   

Beberei

os pingos da chuva

pelos poros da pele

em grandes goles.

Acenderão Esmeraldas

em minh'alma.

Em pouco tempo

o Corpo imenso

irromperá

esplêndido

pleno de Frutos.

Estarei oculto

em cada fruto.

Somente

se a serpente sibilar

um homem saberá

o meu Segredo.

Aquele
que me conhecer

no Plenilúnio
será
SER

Publié le 24/05/2008 à 3:33:27 AM
Par Mauro Valente
1) PROJETOS DE PROJÉTEIS 

Inverossímeis

projetos de morte.

Inveromísseis

projéteis de vida.

2) PURA POESIA


Que bom seria

abrir os braços

voar nas asas do vento

até o lugar

onde o Amor

é pura poesia

onde eu poderia

esquecer todo
meu tormento.

3) QUADRO PATÉTICO 04/08/1987     

São dois des-graçados

São dois des-astrados

Descendo o rio

Leito sobre leito

Duas mentes estreitas

Simplesmente deitadas

Em confortáveis almofadas

Uma imagem santa

Dirige a cama

Para o abismo sem fundo

Que há no fim do mundo

Um dos dois dorme

Com as mãos no ventre

Ronco de sono

Ronco de fome

Um dos dois

Com ar sombrio

Acende vela na cabeceira

Mas as escuridão

Das mentes

É maior

Montanhas ao longe

Acenam possíveis salvações

Mas um dos dois dorme

Seu sono sem sonhos

Um dos dois apaga

E re-acende a vela

Céu cinzento

Véu de cimento

Acrescenta peso

À cena

Quatro caveiras

Espaçadas uma das outras

Por desfiles de ossos

Formam todos

A necessária moldura

4) QUANDO O MAR AVANÇA 17/07/1988   

Quando o mar avança

E cobre as pedras costeiras

De bela e verde cabeleira

As pedras sentem-se sereias

E cantam...e cantam... e cantam...

Quando o mar retorna

E recolhe a cabeleira

Das cantantes sereias

As pedras sentem-se vazias

E choram... e choram..e choram...


5) RAINHA MONTANHA (22/04/1985)


Rainha Montanha,

mulher estranha.

Tem mente de pedra

e pedra no peito.

Mente de ouro.

Peito de ferro.

Ostenta na cabeça

fabulosa coroa

com a alvura das nuvens.

Coração que não oxida.

Que dá vida

ao instinto homicida

da Rainha Montanha.

6) REAL E SONHO    

O sonho mistura-se com o real...

Isso é tão normal...

O chão é feito de estrelas em flor...

E tudo isso se chama Amor...

Um Anjo atravessa a Lua branca,

Chegando ao Real a tudo encanta...

Árvores nascem do chão em vapor...

Iluminado a tudo com sua cor...

Entre o Real e Sonho não há limite...

O Real é o Sonho...Transmite

Mil idéias para a criação...

O Sonho é a Realidade...

Transforma a vida em novidade...

Transforma a vida em Canção...

7) RECEITA DE MANDALA 03/02/1988   


Pegue treze taças de cristal,

Encha com vinho.

Tampe com treze círculos

De alumínio.

Guarde nas treze sacristias.

Reúna no fim de dez ciclos

De treze dias.

Funda o alumínio,

Confunda-o com o vinho.

Separe as treze taças

Do cristal.

Separe o treze

Das taças.

Extraia o éter

Dos olhos

De um gato preto.

Una as taças ao éter.

Jogue tudo no lixo.
Faça mandalas

Como souber.

8) RECOMPENSA (03-01-1986)   


Arrasta-se Dédalo, faminto.

Enquanto alastra-se o Tempo

pelo extenso Labirinto,

representado pelos pêndulos

que as horas vão dizendo

ao labirinto do seu ouvido

os pássaros tagarelas.

E a sua vida vai se esvaindo.

Vira à direita uma esquina,

depois de novo à direita.

Percorre círculos sem fim.

Em sua marcha lerda,

de queda em queda,

prossegue Dédalo assim.

Enquanto o Tempo, perverso,

o persegue por todo o caminho.

Vai apagando seus passos

e sua memória.

E o levando-o a seu Destino :

ver a face da Morte,

no centro do Labirinto.

E Dédalo, ao chegar lá,

se deixa levar, aos pedaços,

pela vergasta de Tanatos,

ao Tártaro.

O corpo lacerado

está preso à chibata.

Entretanto a alma,

purificada,

evola-se até

de Zeus a morada,

onde divinas asas

sua recompensa,

a aguarda.

9) REI DE BRINQUEDO (25/11/1986)


Há cem anos atrás,

ganhei um rei

de brinquedo,

em tamanho natural.

Muito engraçado.

Eu dava corda nele.

E ele saía me dando

ordens absurdas.

E eu sorria,

e eu as cumpria

para me divertir.

10) RELÓGIO DE MORFEU (31/12/1987)   

Meu relógio adormeceu.

Um sono tão pesado...

Se não o tiro do pulso,

não levantava mais.

11) RELÓGIO-BOMBA (18/07/1999)  

Os ponteiros do relógio

só são setas mortais

quando queremos.

12) RETALHOS (14/02/1985)  


As fantasias,

auroras-folias

dos gordos tenentes.

Acorda, paixão.

Ninguém contente soube escolher seu destino.

Estrelas correm em círculos.

Não faltava luz, não faltava nada.

Atenção para o sino da comida.

Partirei para o céu

natural como uma aquarela

nos palcos da vida.

Estende teus braços de água e sal

em uma cama preta

ela, uma deusa qualquer.


13) RETALHOS DO RIO (06-12-2002) (Mauro Valente, Tania José e alunos dela)

Retalhos do Rio.

Detalhes desta cidade.

Cidade de braços abertos

no cartão postal

e punhos fechados

na vida real.

Onde a vida é pra valer,

a vida é para levar.

Onde a esperança

não vem do mar,

vem das antenas de TV.

Onde todo dia

se recria a arte de viver.

A arte de viver da fé.

Mesmo sem saber

fé em quem,

fé no quê.

14) REVELAÇÃO   


Atrás dos livros da livraria,

passam pessoas iluminadas

pela luz do dia.

Atrás da luz

está a escuridão.

Sem a escuridão

a luz nada seria.

Atrás de toda existência

está a poesia.

Atrás dos livros da livraria,

pessoas entram e saem

aos milhares

das entranhas da terra,

viajam dentro

de minhocas de ferro.

Pessoas que passam

por armações de concreto.

Algumas para um encontro secreto,

outras que ultrapassam

as fronteiras eternas

para não voltar .

Atrás dos livros da livraria,

pessoas buscam

um pouco de sabedoria.

Atrás da sabedoria,

está a ignorância.

Sem a ignorância,

a sabedoria

de nada valeria.

Atrás da mais-valia,

está o lucro do patrão.

Dentro dos livros da livraria

está a mais pura filosofia.

Dentro da filosofia,

está o lucro do patrão,

a mais-valia,

a ignorância,

a sabedoria ,

as fronteiras eternas,

o encontro secreto,

as minhocas de ferro,

as entranhas da terra,

as pessoas

os livros da livraria
a filosofia.

15) RIMA   

Procuro uma rima.

Quem quer rimar comigo ?

Sozinho

sou só egoísmo,

não consigo

comigo mesmo rimar.


16) RITUAL 26/03/1988   

Ontem sonhei contigo,

Lúcia.
Estavas no centro

De um planicírculo.

Quatro espadas ardendo

Iluminavam o íntimo

Da planície e do centro.

Na tua mão sinistra

Uma esfera dourada

Exalava sua harmonia.

Tua mão destra

Chamou as espadas.

As chamas vieram

E enviaram uma flecha

Etérea, esotérica

Para a esfera.

A esfera de ouro

Exalou a Harmonia Perfeita.

Ela te revelou

Sua rara essência:

O mais sagrado dos olhos,

O Sagrado Olho de Hórus.

Tu o comeste,

Comeste a Fonte da Vida.

Olhaste para o leste

E viste um arco-íris,

Um colorido círculo.

No centro o Olho de Hórus.

As espadas

E a esfera

Foram tragadas

Pela Terra.

Cantaste , e teu canto

Era a Harmonia Perfeita.

E uma estrela

Voou para o teu âmago

No divino sopro

Do Olho de Hórus.

E no centro

Do teu coração

Brotou uma Flor de Lótus.

17) RITUAL A SANTA BRANCA   

Soberana Roda .

Rosa Branca

Banha minh’alma

na lama santa.

Asa de Ísis

Raiz de Perséfone

Irradia em meu espírito

o aroma do teu nome.

Estrela de Hera,
fera de seda,

arranha meus seios

espalha meu sangue

e meu leite

alimenta as estrelas.

Pavão de Prata

Rainha de minh’alma

de meu corpo

e de meu espírito

Soma os três

em um só grito !

Para que,

ao olhar-me no espelho

a ti eu veja.

Para que

ao renascer,

igual a ti
eu seja.


18) RODA DA FORTUNA (24/02/2000)  

Pessimista:

- Tiro leite da pedra.

O leite azeda.

Faço nascer

flores na rocha.

A chuva arrasa.

Extraio da mina

minhas pedras preciosas.

O ladrão rouba.

A pedra é dura,

a Vida

é mais ainda.

Não há a Força

que a perfure.

A mim

ninguém ilude.

Não há bem

que sempre dure.


Otimista:

- O Sol mata

a flor

da minha Vida.

A Chuva vem

e a ressuscita.

O Destino

assombra-me

com suas nuvens

de veneno.

Vem o Sol

e as nuvens voam,

viram brisas,

aves serenas...

A Chuva é bela,

a Vida é mais ainda.

Não há Força

que a polua.

A nada e a ninguém

jamais me entrego.

Não há mal

que seja eterno.

19) ROSA INTANGÍVEL (Mauro Valente e Dom Casmurro)

“Oh ! flor do céu ! Oh ! flor cândida e pura !”

Mesmo sofrendo duras privações !

Mesmo lutando contra tentações !

Não perco a esperança na procura !


Com minha transuniversal embarcação,

Posso te alcançar ! Viçosa e casta

Flor ! Respiro teu fulgor ! Sábias,

Tuas pétalas me nutrem ! Porém, a paixão


não basta para contigo eu viver !

Sozinho, devo derrubar muralhas

De chamas ! Exércitos de diamante vencer


Com as mãos nuas ! Fatal a menor a falha !

Divina flor ! Se eu não te merecer!...

“Ganha-se a vida, perde-se a batalha !”


Observação:

Primeiro e último versos do soneto “Rosa Intangível” foram criados por Bentinho, narrador do romance “Dom Casmurro”, onde declara: “nada me consola daquele soneto que não fiz. Mas, como eu creio que os sonetos existem feitos, como as odes e os dramas, e as demais obras de arte, por uma razão de ordem metafísica, dou esses dois versos ao primeiro desocupado que os quiser.”

20) ROSÁCEA 30/03/1988   

As imagens

Na linguagem

Das rosas,

Nossa

Simbiose simbólica.


21) RUÍNAS E PÉTALAS (21/07/2002)

Nos escombros

de outrora

encontro as pérolas

das trevas.

Ergo, com elas,

as pétalas

da aurora mansa,

plenas do aroma

da esperança.

22) SABEDORIA SOMBRIA (16/05/1987) 

Cada um sabe de si:

seus infernos mais íntimos,

seus desejos mais ínfimos,

seus ímpetos fugazes.

Ninguém me diz

com quantas dores

se faz uma vida.

Quantos horrores

padecerei ainda,

antes de amar

sem frases.

Se você sempre quis

erradicar pestes sem prece,

crer em milagres azuis,

enriquecer às custas de quermesses.

Vem até aqui,

e eu explico

como se faz.

Antes dos cacos

dos deuses

caírem sobre

o nosso orbe.

Em dez práticas lições,

aprendi a ter emoções,

sem as quais meus cristais

não brilhariam nunca mais.

Pode ser

extremamente trágico,

descobrir luas

dentro da chuva rápida

e não poder

agarrá-las.

Serpentes silvam perenes,

sempre no vento dos Pirineus,

espalhando pigmentos de céu,

pelos imensos pigmeus.

Virgens vigentes convergem

trechos de estrelas

de maneiras diferentes

e mentem degenerações

generalizadas.


23) SABRINA, SÁBIA RIMA (12/08/1987)  

Estive ontem em tua casa

e achei sorrisos de outro

no brilho de teus olhos.

E sorri para o espelho

só afivelado no meu pulso.

Até concluir

que o mais belo

dos dois sorrisos

era o meu.

E saí da tua casa satisfeito.

Sabendo que,

quanto à importância,

ainda sou o primeiro.


Sabrina,

teu nome apareceu

no meu poema,

sem eu querer,

num acróstico enviesado.

Quer ver ?


E  S   tive ontem em tua casa

e    A   chei sorrisos de outro

no    B   rilho de teus olhos.

E so  R   ri para o espelho

só af    I   velado no meu pulso.

Até co  N   cluir

que o m  A  is belo

dos dois sorrisos

era o meu.

E saí da tua casa satisfeito.

Sabendo que,

quanto à importância,

ainda sou o primeiro.


24) SACERDOTE (01/03/2000)      

Eu sou o Sacerdote.

Só eu oriento,

só eu ensino

cada pessoa

a descobrir

seu caminho

através do sinistro labirinto,

das tortas linhas

com que Deus escreve

o Destino certo

para iluminar

cada espírito.


25) SACERDOTISA (28/02/2000)

Guardo em mim os segredos

eternos e mais preciosos.

Meus Versos são desafios

a quem busca

em si mesmo

seus Tesouros.

É de minha autoria

este belo provérbio:

O segredo

é a alma

do negócio.

Meu nome

não é Esfinge.

Amo a quem

não me decifra.

Minha Vida

de Sacerdotisa

é Livro
aberto, eterno,

do tamanho

do Universo,

feito apenas

de entrelinhas.

As linhas

estão escritas

nas mãos

de quem lê

esta Poesia.


26) SAMSARA NÃO SARA   

Peixe solitário...

Aquário vazio...

Olhos...

Bolhas sem brilho...

Vício...

Algas de absinto...

Clima de crime...

Abismo de vidro...

Espinha...

Espírito...


27) SANGUE BOM (23/10/1987)
 

Eu vi um morcego voando,

cruzando a noite.

Eu vi as estrelas tremendo

de medo e de gozo.

A Lua branca,

transparente ficou.

O morcego não a mordeu,

ele apenas olhou.

Eu fico louca !

Vejo ele chegar !

Eu, feito louca,

começo a gritar !

Eu feito uma louca !

Uma louca !

Uma louca !

Insana !

Eu vi o morcego pousando

não muito longe.

As rosas em volta sabem

que é o meu Conde.

Escondem-se,

contendo seu desejo

de ser defloradas.

Senti o meu sangue gelado.

Do jeito que ele mais gosta.

A Lua era toda arrepios.

E eu, morta de tão ansiosa.

Eu fico louca !

Vejo ele chegar !

Eu, feito louca,

começo a gritar !

Eu feito uma louca !

Uma louca !

Uma louca !

Insana !

Senti seus dentes

entrando com destreza.

Senti meu sangue escorrendo

por sua garganta profunda.

A Lua, rubra de vergonha,

escondeu-se atrás de uma nuvem.

Ao ver-me tonta entregar-me toda.

A coitada era virgem.

Eu fico louca !

Começo a gritar !

Eu, feito louca,

frigidez, nunca mais !

Eu feito uma louca !

Uma louca !

Uma louca !

Insana !

Adormeci.

Não vi o morcego voltando

pra Transilvânia.

A Lua viu e me garantiu:

- Ele voltou sorrindo.

Satisfeita, entrei em casa.

Possessa, flagrei meu marido

rolando em nossa cama

com uma bela vampira.

Eu fico louca !

Começo a gritar !

Eu fico louca !

A estaca ! Onde está ?!

Eu feito uma louca !

Uma louca !

Uma louca !

Em sanha !

Senti meu coração

quase explodindo.

Eu vi uma enorme

morcega ferida, sangrando,

carregando meu marido.

Lua Cheia,

a minha nova amiga,

com seus raios

acaricia e acalma

minh’alma.

Vou para minha cama

onde espero, tranqüila,

nova visita

do meu Conde.

28) AVE SANTA  BRANCA   

Ave Santa Branca.

Alça-me às alturas,

com teu hálito.

Verei vilas,

vales e várzeas,

voando

em teu canto

psicodélico

e mandálico.

Minha cândida

Santa Branca,

levanta-me

até Antares,

com teu cantar.

Visitarei estrelas,

nebulosas e galáxias,

sonhando

nas tuas mágicas

mãos.

Santa Branca,

teus poderes

de Deusa,

só eu te dei.


29) SANTO ASSEIO

Cada mendigo

em sua banheira.

Cada apóstolo

em seu bueiro.

Por doze mãos,

trêmulas de respeito,

passa o cálice

do Santo Asseio.

Doze almas se purificam,

unem-se em aliança,

na Divina Lata de Cerveja.

Doze rostos

iluminam-se de euforia.

Entusiasmo total !

O Espírito Santo manifesta-se

em sete línguas de fogo !

Os holofotes

da Rede Globo !

Publié le 24/05/2008 à 3:52:45 AM
Par Mauro Valente

1) SAUDADES DO BANDOLIM     

Saudades de um bandolim,

dedilhando cordas em mim.

Meu canto está se diluindo,

sem ele a ditar meu ritmo.

Saudades de um bandolim,

navegante cristal de marfim.

Quantos continentes a iluminar,

no mais íntimo de mim,

ele deixou ao partir.

Saudades de um bandolim,

colorido astro, seu feitiço

fascinava meu olhar tão gris.

Hoje está longe, minha íris

nunca mais será feliz.

2) SE EU PUDER ALCANÇAR (25/05/1987)   

Se eu puder alcançar

A radioatividade

Da aura,

Outra realidade

Então se instaura.

E dela vou dizer

Sua magia explícita,

Sua sabedoria holística,

Seu insuperável poder.

Se eu conseguir cantar

A sinfonia dos astros,

Se inicia

Uma corrente de fatos,

Impossível descrever.

Subverte-se a consciência,

Derrete-se a ciência,

Desaba todo o saber.

3) SECRETOS DESEJOS (07/09/1991)

Gostaria de ser

sedosa fita verde...

para copular

com teus dedos...

Seríamos a pauta

de subversivas Sinfonias...

Gostaria que fosses

sedosa fita verde...

para estrangulares

meus dedos.

Seríamos os secretores

de secretos Desejos.

Enforcaríamos

a Lógica mórbida

das Famílias

nas entrelinhas.

5) SEGUNDA PERDIÇÃO   

No exato momento em que te vi

Do percurso da virtude me perdi

Pelas veredas do vício enveredei

No exato instante em que te toquei

Os prazeres da carne conheci

Dos prêmios da castidade me olvidei

Durante

O lânguido instante

Em que te percorri

Com minha língua

A estrada da perdição palmilhei

Dos benefícios do perdão zombei

No ponto exato em que te adentrei

Do paraíso me afastei

Ao inferno me dirigi.

No presto momento em que te inundei

Com meu mar de sêmen

No lar de Lúcifer ingressei

E lá descobri

O verdadeiro Éden

7) SEMEADURA (17/08/1985)
 

Os abscônditos habitantes,

dos argênteos arquipélagos,

cultivam cativos

crisântemos cristalizados

em fosforescentes

vasos voláteis.

Para realizar

seu sonho,

plantam em plânctons

jônicos grãos

concebidos artesanalmente

pelo obsoleto

acaso do ocaso,

há séculos e ciclos

cantando em cantabile,

rodeados por placas

de espelhos espalhadas

pelo pântano,

espanto espontâneo.


8) SENHORA DOENTE (03/08/1985)
 

Senhora doente.

Serpente do lar.

Sem tempo pro ente.

Dormente solar.

Senhora doente.

Serpente a voar.

Sem pranto,

sem canto,

sem vida a voar.

Senhora doente.

Serpente cantar.

Senhora doente,

pra gente lembrar

do pranto da alma

do seu despertar.

9) SEREIAS (21/08/1986)

No fundo do mar

as sereias põem-se a cantar.

Aquela areia,

fruto de tanto amar,

quando o luar

excita a maré cheia.

E a linha da melodia

serpenteia

pela praia do Paraná

deixando um rastro

como o que a Cobra Norato

deixa por lá.

Nascem flores de seda

em homenagem às saias

das duas corsárias

que desarmaram as tendas

daquela cidade.

Cantadas, passam

a ser lendas,

as duas despudoradas.

Malditas durante as calendas.

Chibateadas

durante as contendas.

Doravante, as virulentas

é que serão castigadas.

Os seixos lembram os seios.

As conchas lembram as coxas.

Os arrepios ainda vivem,

transmudados em gorjeios

das noturnas aves

que embalam as naves.

Onde, por aquelas água,

navegam à deriva,

entre vagas de saliva,

as parentes de escandinaves.

Aquele amor nada bucólico,

sem concorrente,

enlaça as duas bacantes

em sua água-corrente.

Servido num glicocálice,

o amor lascivo

de ce couple,

é brindado com

um dose dupla

de gen letal recessivo.

A Lua e o Mar se casaram

ao sabor do húmus exangue,

à luz do furor do sangue.

10) SINFONIA QUE ILUMINA    28/11/1989

Sinfonia sempre aberta

ao ingresso

de novos sons.

Mar-Sinfonia:

Ondas de harmonia.

Enlace, enleio,

sedução.

Edna densa,

preciosa Pétala,

Incendeia

o lago do âmago.

Ilumina...

Enlaça...Enleia...

Enleva...Eleva...

Alada Pérola...

11) SÓ O AMOR PURIFICA 15/12/1989   

E faremos amor

sobre os epitáfios.

E demônios

copularão em nossos corpos.

E o Empíreo

será expurgado

de todos os anjos.


12) SOL (13/11/2000)  

Toda noite,

por ordem minha,

vejo o Sol nascer brando

dentro de meu branco

retângulo de papel.

Não existe,

no Mundo da Poesia,

Rei que possua

maior tesouro.

O Sol todo dia,

com sua rebeldia,

faz sua revolução.

Cresce, aparece,

vira hipérbole de fogo

e destrói

meu poder enorme.

E me deixa vazio,

na solidão.

Não existe,

no Mundo da Poesia,

um irmão,

uma palavra amiga,

um eufemismo

que me console.

O Sol

é apenas

meu melhor poema.

O Sol é só

minha metáfora

mais brilhante.

O mais fiel espelho

do que eu sou.

Não existe,

no Mundo da Poesia,

nada que me vença,

ninguém que me convença

de que o Sol é real.

De que,

quem pensa

ser dono do Sol

é tolo.

De que o Sol,

todo dia,

nasce para todos.

13) SÓLIDA SOLIDÃO (26/05/1990)  

Afinal estou só.

Arde, lança plantada

em meu peito.

Meus Lírios já morreram.

Minhas Orquídeas já me esqueceram.

14) SOMBRIA ESPERANÇA (02-05-1987)   

Vou te esperar

à sombra do remorso.

Vou experimentar

o sabor do divórcio.

Vou sacramentar

nossa separação.

Vou morrer em vão

por te abandonar.

Vai te aquecer

meu fantasma.

Vão sumir de prazer

teus traumas.

Vou brilhar de rir

por brincar

com teu astral.

Estavas em caos,

pareces em paz.

15) SONETO À LA OLAVO BILAC (19/02/1986) 

Do verde mar ando sedento.

Tamanha sede...acabo cedendo

e minha rede acabo concedendo

ao teu doce alento.


Com tua voz branca,

tu me elevas

e tudo me levas

e tudo me arrancas.


Teu olhar azul,

ateu lar, lá me perdi.

Nada mais ao céu pedi.


Penada alma, ao extremo sul !

Negra ! Tu me aviaste !

Cega! Não me aliviaste !

16) SONETO BARROCO   

Uma desilusão sofrer.

Um coração machucar.

Na solidão morrer.

Uma paixão matar.


Num alçapão desaparecer.

Em vão lutar.

De emoção viver.

Num clarão brilhar.


Na escuridão se perder.

Na ilusão se encontrar.

A questão é ser ou não ser.


A solução é se entregar.

Em comunhão viver.

Uma boa ação praticar.

17) SONETO DA INFELICIDADE (19/11/1989)  
A Vinícius de Moraes


Em tudo nesta vida serei econômico.

Antes, e com tal zelo, e sempre e tanto,

que mesmo em face do maior encanto.

Das mercadorias, não irei ao encontro.


Quero estar alerta a todo momento,

para jamais ser roubado.

Nem pelos decretos do Planalto,

nem pelos canivetes do pavimento.


E quando talvez mais tarde me procure,

quem sabe a aposentadoria, angústia de quem vive,

quem sabe a miséria, fim de quem trabalha,


eu possa me dizer do salário (se tive),

que não seja eterno, embora seja lenda,

mas que suficiente enquanto dure.

18) SONETO DAS ESTAÇÕES (19-09-1999) 

   PRImordial forma de Existência.

   MAnifestação viva e Sideral.

   VEr-te é retornar ao Éden.

   RAdiante Energia radial.


   OUro folheia as árvores.

   TOdos os ramos rezam terços.

   Nas ruas todos se comovem.

c Om suas divinas preces.


  INvertida imagem Solar.

  VER tuas mandálicas formações.

  NOstalgia do nosso Lar.


   VEloz rubor voraz.

   Recobre os corpos jovens.

s ÃO deuses só nos cartazes.

19) SONETO DE ANIVERSÁRIO (09/12/1984)   

À minha tia

que enxerga com o coração,

desejo que este dia

seja repleto de emoção.


Desejo muita energia

e muita descontração,

para viver o dia-a-dia

sempre com disposição.


Desejo que cada hora do dia

seja o verso de uma canção

cheia de poesia.


Para finalizar, um abração

do seu sobrinho que todo dia

dedica-lhe uma oração.

20) SONETO DE METAMORFOSE (20/06/1986)  

De repente do polêmico visitante,

fez-se o gênio de Aladim.

Dos sonhos mais extravagantes

far-se-ia a realidade, enfim.


De repente de Tubiacanga,

far-se-ia Potossi.

Tudo porque de Iago

fez-se o Midas daqui.


De repente, não mais que de repente,

dos horríveis ossos repelentes

fez-se o metal mais atraente.


Da Tubiacanga incipiente,

fez-se um cemitério gigante,

de repente, não mais que de repente.

21) SONETO DE NATAL   

Das trevas renasce a luz.

A alegria é natural.

Hoje renasce Jesus,

hoje é dia de Natal.


Em cada coração renova-se a esperança

de um amanhã sem tristeza e sem dor.

Quando existirá em abundância.


Em cada um existe a certeza

de que o mundo um dia vai mudar.

Basta que fazer sua parcela


para ver que em todo em qualquer lugar

o Natal está repleto de beleza,

e o Amor em todo mundo possa estar.

22) SONETO DO MESTRE (15/10/1984)  

A você que transmite

a tantos o seu saber.

Mesmo por pouco salário receber,

nada impede que eu credite


todo o imenso valor

do que você faz.

Que tanto lhe apraz.

Você transmite tanto amor.


Ultrapassa todos os limites,

quebra todas as barreiras

e segue sempre em frente,


levando a todos seu bem querer

de todas as maneiras

que se pode conceber.

23) SONETO DO OPRIMIDO (01/10/1984) 

Os dias passam.

Passam também as noites.

Noites e Dias de mil açoites.

Açoites que dilaceram.


Dilaceram-me corpo e alma

alma que se desespera.

Desespera pois o mal impera.

Impera , açoita, alarma.


Alarma os que se matam,

se matam para evitar os chicotes

chicotes me afastam...


Me afastam de meu Karma.

Karma longe, sou fantasma,

fantasma sem paz e sem morte.

24) SONETO MACABRO (21/07/1986)

Praia do Cemitério...

Espraiada de mistérios...

Mortos-Vivos ao luar...

Íncubos e Súcubos a namorar...


Zumbis zumbindo pro Mar...

Caveiras comendo caviar...

Bruxas bruxuleando etéreas...

Ao som da marcha funérea...

Duentes doentes...


Mordidos pela Quimera

e suas cantáridas decadentes....

São as donas da Festa


a Morte e a Guerra,

a Fome e a Peste...

25) MESTRE  SONETO

Gostaria de ser mestre

para te servir de assunto.

Gostaria de ser agudo

para te servir de acento.


Gostaria de te ensinar

a sabedoria das estrelas,

assim saberias brilhar

com toda a simpleza.


Gostaria de seres fosca,

para em tua testa

bruta, rude, tosca,


com lápis lapidar

o sinal que atesta

a Santidade Lunar.


26) SONETO PARA UM ANJO 

Meu anjo de luz

Cintilas perfumes sutis

Bandos de colibris

Perseguem-te pelos azuis


Meu anjo de luz

Minha flor de lis

Teu canto me diz

Segredos de manitus


Meus sonhos são lindos

E sem neblina

Se brilhas límpido


Meus versos são belos

Se teço rimas

Com teus cabelos.

27) SONETO VINGATIVO (09/01/1985) 

Aquele cachorro caolho

roubou Rosalina de mim.

Mas isso não fica assim.

Meu poder está no olho,


porque não posso falar.

Juca seduziu Rosalina.

Ela é uma pobre menina,

que não sabe o que faz.


E como se não bastasse,

a levou pro mau caminho.

Farei com que ele se acabe .


Mandarei para o céu mais um anjinho.

Rosalina com o Cão jamais irá casar-se.

Vou exorcisá-la de Juca Passarinho !

28) SONETOS SIAMESES A FERNANDO PESSOA 26/06/1988   

1

Trago em mim uma Certeza

Com raízes tão íntimas,

Que a própria vida se despreza,

Que a própria vida se amesquinha.


Certeza sólida, construída

Por milênios de labuta.

Impera sobre a vida

Soberana, absoluta.


É uma Certeza cristalina,

Não pode ser poluída

Pelas humanas tempestades.


É a Verdadeira Vida.

A falsa, de tão mesquinha,

Recolheu-se ao seu hades


2

De enchentes, de incêndios,

De terremotos, de ciclones.

Tantos...nos compêndios


Por mais exaustivos,

Não cabem tantos nomes

De desgraças, de conflitos.


Acima até da inexorável

Roda Maldita da Fortuna,

Paira soberana, insuperável,

A Certeza Suma.


E uma Certeza assim tão pedra

Não se altera, não se esvazia.

Serei enquanto eterna

For a minha Poesia.

29) SONETOS VOADORES   

1
Adoro entrar num balão,

soltar as amarras

e voar por aí

ao sabor do vento...


Voltar a ser Adão,

ouvir cantar a Uiara,

ser mágico como Saci,

sentir das nuvens o alento.


Ser igual a Pégasus

desvirginando o céu

com minhas patas de condão.


E me vestir de azul

e me libertar do carrocéu

da constelação.


2
Porém vem a tempestade,

para me acordar

e me transportar

de volta à realidade.


Aumenta a escuridão.

Devo tomar cuidado,

senão serei fulminado

e despencar da ilusão.


Quero acordar. Rever meus amigos,

neles encontrar abrigo

e matar a saudade


de ser mero mortal

e não mais sonhar.

E pensar: quanta falsidade...

30) SONHADOR ÓBVIO (19/07/2000)  

Sonho sonhos irreais,

iguais à realidade.

Sonhos assim

ninguém vive mais

desde a mais remota

antiguidade.

Tenho sonhos desiguais.

Divina variedade....

Tenho sonhos demais...

Sonhos para vender...

Sonhos eróticos, milagrosos....

Cristais fatais

para quem prometeu

não sonhar

nunca mais.

31) SONHETO (10/01/1985)

Quero lembrar de um sonho que já tive

algum dia, em algum lugar.

A maior alegria de quem vive,

é poder toda noite sonhar.


Em sonho posso escalar montanhas,

ir além da mais alta nuvem.

No topo achar a Aranha,

mãe dos sonhos que vivem


nas asas da poesia.

Posso cair na folia

na casa do Crepúsculo.


Posso acordar risonho

por saber que tive Sonhos.

Sonhos com S maiúsculo.

32) SONHO FELIZ   

Sentado em cima do mundo

Sem ter por um segundo

Nada pra pensar

Sem nada nem dor nem desgosto

Nem medo no rosto

Pra me preocupar

Com vento caminho ao relento

Desperto e atento

olhando pro mar

Vejo surgiu de repente

Muito calmamente

A luz do luar

Vem vindo e me alegrando

E eu rindo e chorando

Me ponho a cantar

Logo chegam as estrelas

Tão lindas tão belas

A me iluminar

E eu no esplendor desse dia

Espero que essa alegria

Nunca vá terminar

Mas depois desse instante

Sereno brilhante

Eu vou despertar

Desculpe meu caro ouvinte

No instante seguinte

Não vou mais sonhar

Já vou m’embora

Já está na hora

de acordar.

Não fica triste não chora

A qualquer hora

Eu volto a sonhar.

33) SONHO MENINO   

Quem quer comprar

o meu sonho ?

Um sonho tristonho.

Um sonho vazio.

Um sonho risonho.

Um sonho pequenino.

Um sonho menino

amigo do menino Luar.

Um sonho que todo dia

vou sonhar,

mesmo depois

que alguém o comprar.

Publié le 24/05/2008 à 4:41:02 AM
Par Mauro Valente
1) TEU CARINHO ME FERIU DE MORTE   

Teu carinho me feriu de morte

Foi profundo corte

E saí por aí sangrando vida

Carícia em nosso ser epiceno

Que tem orgulho de ser obsceno

Escorrendo por cada ferida

Cada um tem o amor que merece

Isso a gente não esquece

Mesmo nessa louca corrida

Quando você tirou o disfarce

Dei-te a outra face

Que você escarrou logo em seguida.


2) TIA PREFERIDA   

Queres saber

quem é minha

tia preferida ?

Não te direi o nome.

Nome é palavra.

Vento a leva.

Fogo a consome.

Água a apaga.

Terra a engole.

Só digo, então,

que não vê

com olhos

vê apenas

com o coração .

3) TORRE (24/02/2000)   

Ergui minha Torre

sobre as cabeças

de meus melhores amigos.

Eles juraram

que servir a mim

era seu Destino.

Mas mentiram.

Seguiram

seus próprios caminhos

e fizeram ruir

meus sonhos

de ser divino.

Prenderam-me

em minha Coroa

como se eu

fosse um bandido,

só porque me esqueci

de recompensá-los

por terem sacrificado

a mim os mais preciosos

anos de suas Vidas.

Que absurdo.

Aqueles malditos

destroem minha Torre,

proíbem-me

de erguer outra,

jogam-me na sarjeta

da Rua da Amargura

e, ainda por cima,

querem me ensinar

a viver.

Pensam que sou idiota,

aqueles mentirosos.

Querem que eu acredite

que, quando alguém

sobe na Vida

pisando em outras Vidas,

não fica no topo.

Mal chega,

logo cai em si,

logo despenca.

E quanto mais alto sobe,

maior é o tombo.

4) TRANS-TORNADO (17/09/1989)   

O Furacão passou,

passou o ser abissal.

De tudo, nada restou.

Salvou-se o pássaro Quetzal.

Quetzal cantou.

Sua voz divina de milho

encantou minh’alma de marfim.

Nasceu uma flor

em meus olhos desertos.

Nesta Lótus,

Quetzal se aninhou,

fez seu lar eterno.

Minha pluma verde

era muito frágil.

Se eu a perdesse,

seria trágico.

A Brisa passou,

passou o ser iluminado.

Minha pluma se transformou

em brilhante esmeralda.

A pluma estava salva.

O Furacão não pode

carregar uma esmeralda.

O coração

é belo cofre,

símbolo da Perfeição.

Mas Ísis,

a suprema deusa egípcia,

ensinou-me que deveria

guardá-la embaixo da língua.

Aguardar o momento certo.

Ela se transformará

num verde escaravelho.

Estava escrito,

no Livro do Destino,

que eu seria escolhido

para ser o Boi Ápis.

O Boi-Poeta,

O Ápice de Osíris.

Após a morte de Hórus,

casar-me-ei com Ísis.

5) TRÊS MARIAS   

As três Marias

todos os dias

saem em romaria

pelo sertão.

Rezam por melhorias

em suas moradias,

sempre muito frias

mesmo no verão.

Maria José

é a mais experiente,

dona de mais idéias,

mais cobiças,

mais independente

Maria da Dores

é a mais obediente,

a mais submissa,

a mais penitente.

Maria da Glória

é a mais caliente,

a mais atraente

à feroz cobiça

dos gordos tenentes.


6) TRÍPTICO  POÉTICO

1º) MANDALA 2ª  24/04/1988


- Que mito se iguala

Ao Filho da Virgem ?

- Tuas Íris que tingem

De Verde minh’alma.

- Que símbolo é igual

Aos meus Verdes Olhos ?

- O Ouroboros, a Lótus,

O Santo Graal.

2º) PROFECIA 23/10/1987

Beberei

os pingos da chuva

pelos poros da pele

em grandes goles.

Acenderão Esmeraldas

em Minh’Alma.

Em pouco tempo

o Corpo Vigoroso

irromperá Esplêndido

Pleno de Frutos.

Estarei Oculto

em cada Fruto.

Somente

se a Serpente sibilar

um homem saberá

o meu Segredo.

Aquele
que Me conhecer

na Plenilúnio
será
SER

3º) FRUTOS DA MESMA ÁRVORE 05/05/1988


Sol Feminino

Lua Masculina

Imagens Arcaicas

E as Minhas Rimas


7) TROVAS ÓBVIAS   

Não sei se fico.

Não sei se vou.

Eu não me explico.

Não sei quem sou.


Não derrames teu pranto

por quem não faz merecer.

Cante o mais sublime canto

que dele irás esquecer.


Voa, voa, gaivota.

Voa sobre o mar revolto.

Voando vai e não volta.

Pois seu voar está solto.


Olho com contentamento

o céu de estrelas brilhando,

pois parece neste momento

que a Lua o está bordando.


Não fique assim triste.

Olhe a noite estrelada.

A felicidade existe,

nela está representada.


Ondas de felicidade

enchem o meu coração.

Fui tomado de verdade.

Por esta intensa emoção.


Lulu, você é papisa,

necessita da hóstia comer.

Pois dela você precisa,

para poder sobreviver.


8) TU VENS (23/12/1986)     

Tu vens

Cavalgando teu cometa

Tens na mão direita

O meu presente

Meu coração já pressente

É um cordão de estrelas

Desmontas

E demonstras

O quanto me amas

Só com um olhar

Nem precisas falar

Bem sabes que me inflamas

Acendes uma centelha

Em minh'alma

Meus olhos baços

Adquirem intensa chama

Tu abres meus braços

Me transformas numa estrela

Para que eu faça parte

Do teu Universo

Sou uma obra de arte

Tu és o meu criador

Por ti meu corpo arde

Até o fim dos tempos

Por ti meu coração bate

Em sua perfeição vermelha

9) TUBARÃO NA PISCINA (03/01/1987) 

Há um tubarão na piscina.

É preciso muita coragem

para mergulhar atrás dele,

abrir sua barriga

com um punhal

e resgatar a Princesa,

pérola prisioneira

nas entranhas do monstro.

Peguei um fio de nylon,

amarrei uma ponta

em meu tornozelo esquerdo.

Amarrei a outra ponta

no trampolim,

treze metros acima

e fiquei dependurado,

esperando o tubarão.

No fundo eu esperava

que o monstro não viesse.

Mas veio, e engoliu

meu punhal.

Subi pelo fio de nylon

até o trampolim.

Soltei-me e desci pela escada,

disposto a tentar de novo.

Tentei fazer amor

com minha mulher,

em nossa cama.

mas não consegui,

estava impotente.

Na noite seguinte,

o tubarão dormia

no fundo da piscina.

Apanhei minha máquina

subfotográfica.

Queria aprisionar sua alma,

queria escravizá-lo,

para que satisfizesse

os desejos de minha mulher.

Consegui uma bela foto.

Mas a câmera era Polaroid

e tubarão era Narciso.

Apaixonou-se pela sua

própria foto.

Roubou-me a máquina

e foi fazer

amor com ela

no fundo

da piscina.

Para subir,

tive que confiar

no meu tato.

Estava cego

de ódio.

10) TUDO É VAGÃO (30/04/1987)   

Tudo é tão vago,

tão impreciso,

que mal consigo

manter os pés

no chão .

Dentro de mim

um vazio,

sou uma árvore

sem seiva

se estás distante.

Tudo perde o contorno

e me confundo

com tudo .

Tudo é tão absurdo.

Sinto-me uma ilha

sem mar em volta,

só abismos me rodeiam.

Estou suspenso

Por um tênue fio.

Que pode partir

A qualquer momento

E me levar a ser

Menos

Que o mais vil

Pensamento.

Sou papoula sem ópio.

Sou vilão sem ódio.


11) ULISSES (19/09/1999)     

Ulisses,

fomigerado assassino.

Filho da Fome

e do Fumo.

Facínora, fascina.

Semeia, na Sereia,

vazia menina,

a Erva de Minerva.

Amor fascina,

vacina,

vicia menina.

Faz dela cafeína,

cafetina.

Sereia domina.

Aranha lasciva,

alicia a Polícia.

Controla o tráfico,

engarrafa Ulisses.

Ulisses falece.

Renasce feito Fênix,

graças ao crack

e à pinga.

Ulisses se vinga.

Atrai, seduz a Polícia

com cocaína

e propina.

O esquadrão

escala o barranco,

invade o barraco

da Sereia.

Segura seu barco

na crista da onda,

para Ulisses

poder abatê-la.

Recheá-la

com amargas balas

de amor

e lágrimas.

12) UM BANHO DE FLORES SILVESTRES 04/11/1987   

Um banho de flores silvestres

Um segundo banho

com os Encantos de Afrodite

Um vestido de sonho

Uma rosa branca

Entre mãos trêmulas

E a jovem donzela

Espera por seu amado

Entre suspiros de dor

13) SOL, SOLENE ASSASSINO (1988)   

Um sol solene me assassina.

Desmente o labirinto.

O Mistério ruiu

sobre a minha alma.

Meu sonho não voa mais.

Num chão de chama

espalho o meu delírio.

Menina Azul,

grávida de Lua,

com as Estrelas luzindo

nas tuas mãos

o coração me acendes.

Bebendo-te a Refulgência

teu disco Argênteo

n'alma imprimi.

Cavalgo um cavalo

com asas abertas

de Grande Águia

Quero um Tempo novo

além do tempo.

A Noite além da noite.

O Lado além

do Outro lado.

A vida

só é possível

reinventada.


14) UTOPIA   

Errando...

pelo Pântano

da Melancolia...

Ansiando...

raízes e carícias...

Rasguei

meu coração

na fantasia...

Mesmo assim

anda ainda viva

minha Utopia...

Acredito, um dia

existirá o Paraíso...

15) VAMPIRÓDIAS

1

Eu me sinto tolo.

Um vampiro tolo

pela tua casa.

Morcego sem asa.

Conde da Covardia.

E se guardo tanto

meus caninos finos

nesta água fria,

é que arde o sol,

onde a lua ardia.

A estaca no peito

rouba-me a vida

que eu queria

te ofertar de vez.

Para ser teu, talvez

Mas o Vampiro Conde

é talvez covarde,

para gritar que parte

só pra Transilvânia.

A paixão, vampira

alucinada e nua,

correndo pela cripta,

ao ver-te calada,

ao ver-te armada,

com um raio de sol.

Talvez experando

deste Conde amante

a paixão que ele espera

também receber.

E quebrar as cruzes

com que ela insiste

em se defender.


2

Oh ! Oh ! Vampiro,

vê se deixa em paz.

Meu pescoço

não aguenta mais.

Você não pode esquecer,

sem sangue não posso viver.

Ei, ei, é o fim.

Adeus, Vampiro !

Pra longe de mim !


3

Era um Vampiro

muito engraçado.

Tão tarado
e tão enérgico.

Coitado...

a sangue era alérgico.


4

Quero sangue no almoço.

Quero sangue jantar.

Sangue tá virando

mania alimentar.


5

Não quero sugar todo o seu sangue.

Não quero você exangue e sem cor.

Apenas quero que você se manque

e me ame, por favor.

Não quero quebrar todos os seus dentes.

Não quero que você vire pó ao sol.

Apenas quero que você seja decente

e me deixe em paz, Vampiro-mor.


6

Diga : « Teu sangue não presta ».

Negue que já me mordeu.

E eu mostro o pescoço perfurado,

mais que o metrô esburacado,

pelos dentes seus.


7

Vampiro, Vampiro meu,

existe pescoço

mais delicioso

do que o meu ?


8

Canino mole

em carótida dura,

tanto morde

até que perfura


9

O menor caminho

entre a vida e a morte

é um canino.


10

Quem não gosta de sangue,

bom Vampiro não é.

Não nasceu para Conde,

ou doente dos dentes é.


11

Chegou a Turma dos Vampiros.

Todo mundo suga,

mas ninguém exagera tanto.

Há, Há, Há, Há, Há.

Mas ninguém exagera tanto.

Nós é que morremos,

e eles é que ficam exangues.

Eu mordo sem compromisso.

É meu direito,

ninguém tem nada

a ver com isso.

Enquanto houver carótida,

enquanto houver luar,

viva está a Turma dos Vampiros.

Morô ?


16) VATÍCINIO DO VATICANO (15/07/1990) 

O Vaticano

está coberto

de farrapos.

Espelhos para captar

as mensagens de Deus.

O chapéu do Papa

mendiga cruzes.

Caminhos para melhor

conhecer os humanos.

17) VEJO VARIAÇÕES DE VOCÊ (11-08-1987)  

Às vezes

não posso dizer

que te conheço bem

sem me surpreender,

sem fazer loucuras mil,

sem ser sentimental,

sem padecer.

Às vezes

enxergo-te azul,

suspensa em suspiros

no ar de nosso lar.

Como em visões

de êxtase lunar.

Tuas luzes

inundam-me de paz.

Às vezes

não posso dizer

que sei te amar.

Às vezes

tuas seduções

não surtem efeitos

por mais que eu queira.

Às vezes

danças alegre,

vestida apenas

com pétalas de rosa,

espelhando teu agressivo

aroma por toda

a nossa redoma.

Às vezes

nos amamos

por pura distração.

Às vezes escrevo-te

e responde-me

só para tecer

frases com frágeis

fios corrosivos

em teus ouvidos.

Às vezes digo

que te amo

só para te irritar.

Só para te ouvir sussurrar

calúnias sensuais

pelos cantos da casa.

Às vezes

marcamos encontros

só para apostar.

Ganha quem chegar

mais atrasado.

Às vezes

o número treze

me atrai.

Aí tu me trais

com treze homens

ao mesmo tempo,

só para me alegrar.

Às vezes comemoro

os aniversários

de nosso amor

sozinho,

pois estás

insuportável,

estressada demais.

Às vezes brincamos

de arqueologia

desenterramos

emoções antigas.

São beijos inativos,

carícias extintas.

Servem apenas

para lembrar,

sempre haverá esperança

enquanto houver

o que desenterrar.

18) VERDE (05/12/1987)  

Como é verde

A tua mão

Só ela pode fazer

A flor do Amor

Florescer

No meu coração

Como são verdes

Os teus olhos

Meu amor

Só eles podem conter

Os adubos

Que podem fazer

Minha mente

Novamente crescer

E render novos frutos

Como nos dias

De maior esplendor

Mas ainda

Mais verde

É esse teu ventre

Onde jogo

Minha negra semente

E logo nasce

O esplêndido ente

Cujos fogos maravilhosos

Incendeiam a humanidade

Despertando de novo

Nos peitos e nas mentes

A chama divina

Sagrada

Imaculada

Conhecida desde sempre

Chamada corretamente

Felicidade


19) VERSOS QUIMÉRICOS (05/11/1985)

Se queres ingressar no culto

do onírico e do quimérico,

decifra, leitor, o mistério

oculto em meus

esotéricos versos.

20) VIAGEM 15/07/1988   

Sonhos ondulando...

Poemas tremulando...

Ao leve sopro do Luar...

São velas brancas...

Eu nelas navegando

Para além deste lugar...

Para além das linhas,

Atravesso florestas coralíneas...

Mistérios de mim...

Sabendo ser tudo miragem,

Mais real me é a viagem.

Mais me é a viagem sem fim...

Publié le 27/05/2008 à 9:58:46 PM
Par Mauro Valente
1) ISMÊNIA IS MANIAC 

Quando Ismênia enlouqueceu..
Pôs-se no quarto a sonhar...
Seu noivo se esvaneceu...
Mas ela iria casar...
 
No sonho em que se perdeu...
Ismênia pôs-se a bordar...
Longe estava o noivo seu...
Perto estava de casar.
 
E no desvario seu..
Mil noivos bordou no altar...
E teceu e aconteceu, feliz,
até o altar se exaltar,
virar chafariz,
de noivos transbordar...
Até Satã lhe assaltar.
Satã converteu 
seu altar
e os noivos seus...
Mas Ismênia não se abateu.
Ela iria casar. 
 
Quando Ismênia faleceu...
Bordou-se noiva ao Luar...
Longe estava o noivo seu...
Perto estava de casar.
 
O Noivo o Luar  lhe deu...
Medido para lhe amar...
Seu corpo à cova desceu...
Sua alma subiu até o Altar

2) INFLAÇÃO DE MANHÃ
                      

Amanhã de manhã,
a gasolina vai
de novo aumentar.
E eu vou me assustar
e vou murchar
em teus braços.
 
E nem teus abraços,
nem teus beijos,
vão reacender
meu desejo
d
e amar você.
Com medo não dá.
 
Amanhã de manhã,
vão aumentar
o feijão e o cigarro.
Sem comida...
sem vício...
sem carro...
Vou ficar sem tesão...
 
Pensando bem,
a TV eu não vou ligar.
Já temos nós
Fantasmas demais
para nos assombrar.
 
Amanhã de manhã,
eu não quero saber
do Ministro,
Tanto tempo
esperamos por isto.
Desfrutemos de tudo.
 
Sem nos importar
com a Inflação
arrombando a porta.
Esqueceremos
aquela Senhora.
Faremos nosso
Paraíso.
 
Depois
de amanhã,
de manhã,
nos lembramos
de abrir as retinas.
 
Já é dia.
nosso País
já é Ruína.
Meu amor,
começamos de novo.

3) STELLA DE LOS MARES (05/06/1986)
 

Do fundo do Mar,
Nereidas teu nome trouxeram.
O Barro de que te fizeram
tem por nome Simpatia. 
 
A Estrela da tua amizade i
Iumina

todos os seres.
Eu, por felicidade, sou  um deles.
 
Adorei de te conhecer
Nossa Amizade pode ser

radiante a amena como a Poesia.
 
Somos colegas de Profissão,
ambos conversamos

com a Inspiração
em todo lugar,
em todo dia.
 

4) LADRÃO DE SONHOS (05/07/1986) 

Roubaste-me noites de sonhos
e os desperdiçaste por aí.
De tal maneira que os perdi
e jamais me recomponho.
 

Bastou eu me distrair
para fazeres, Vampiro,
sumir os delírios
que não vivi.
 

Se de mim só restam ruínas.
Se em mim só restam minas
de ódio. Tu, perverso,
 

és o único responsável.
Hoje viver não me possível,
nem mesmo em versos.
 

5) SOU O ESPÍRITO DA NOITE (23/12/1987)
 

Sou o Espírito da Noite.
Sou o inventor
dos teus pesadelos.
 

6) ETERNOS INSACIÁVEIS (14/11/1987) 

A vós, eternos insaciáveis,
deixo-vos meu vazio interior,
cheio com as cinzas
de meu corpo.
 

7) JOSÉ (10/05/1990)
 

José,
arranca o lodo
dos teus olhos !
 
José,

liberta o incêndio
dos teus olhos ! 
Poemas alucinantes!
Teus leitores,
coração em chamas,
arrasarão a Catedral
do Capital !
 

8)CRUZ SE FIXA (28/10/1987) 

Juro amar-te eternamente.
Por esta mão destra que te mata.
Por este olho sinistro que te crucifica.
 

9) INVIOLÁVEL 
 

Poema lacrado.
Arrombá-lo ?
Impossível.
Derretê-lo ?
Inconcebível.
Explodí-lo ?
Improvável.
Abrí-lo ?
Inviável.
 

10) SAUDADES DA MOCIDADE
 

Sinto saudades demais.
De meu passado
nada recente.
De meus tempos de rapaz,
de amores indecentes.
Adoro olhar para trás.
Vejo que começaria
tudo novamente.
 

11) TEMPO DE ESPERAR 

Agora é tempo
de dar tempo
ao tempo.
Deixar o tempo fluir,
seguindo seu curso normal.
 
Não devemos fazer nada
para pará-lo,
nem para apressá-lo.
 
Só nos resta aguardar
chegar o tempo propício
a dar início
ao novo tempo.
 

12) TEMPO DE MUDAR (13/04/1988)
 

Quando a Terra
não tinha nome.
Era um Tempo
virgem de Historia.
 
Quando a Poesia
era o Universo.
Eu era Estrela
de Primeira Grandeza.
 
Agora à Terra
chamam Globo.
E no Tempo
há Heróis e eventos.
 
Agora a Poesia
está escrita e extinta.
Eu sou o avesso,
Imenso Buraco Negro.
 

13) Sou um Elo a Mais    05/08/1989 

Sou um elo a mais
Na  água-corrente
Deste imenso Mar 
Sou uma nota a mais
Na sinfonia
Deste imenso mar. 
Nesta floresta de símbolos
Sou um símbolo a mais
Sou a metáfora
Deste imenso Mar.            

14) EPITÁFIO

A meus pais
dedico meu túmulo
dedico meu cadáver
por todo o carinho
por todo o amor
com que sempre zelaram
pelo meu suicídio
Publié le 27/05/2008 à 9:59:28 PM
Par Mauro Valente
1) SOU A SOMBRA DA SOMBRA 02/02/1989
A Fernando Pessoa

Sou a sombra da Sombra.
Sombra nunca serei.
Sou a sombra da Onda.
Sou-me e não me sei.

Sou a outra sem Mesma.
Mesmo sabendo o desejo:
vir-a-ser a Mesma,
sou-me e não me vejo.

Sou a metade de mim.
Metade da metade me faço.
Sendo metades sem fim,
sou-me e não me acho.

Sou o desenho da casca.
Sou um tênue traço.
Ando à caça da Borracha.
Sou-me e me desfaço.

Sou a sombra da Sombra.
A Onda em mim entrou.
Agora eu, atônita,
sou-me e não me sou.

2) DE LABIRINTO A MANDALA    02/01/1988

Inscrevi com incenso
Um Diamante imenso
No Centro do Labirinto
Um Brilho Intenso
Voou nas Asas do Vento
Expandiu-se
Mesmo a mais
Negra Serpente
deste Inferno
de Azul tingiu-se
Com seu Veneno
Fez Asas de Anjo
E voltou ao Firmamento
A névoa sutil
Roçou de leve
A Fria Pele
Vibraram as paredes
Cânticos Mágicos
De Melodia Inconsútil
O Diamante foi envolvido
Pela Magia deste instante
Enviou uma pomba à Lua
Dizia a Mensagem:
“Ilumina o Labirinto
Me ajuda a transformá-lo
Numa Esfera Luminosa”
E assim aconteceu
Do Casamento das Luzes
Da Lua e do Diamante
Nasceu a Ave Mandala
Suas Asas Maravilhosas
Abraçaram o Labirinto
E ele foi diminuindo
E ele foi se arredondando
Até dar origem
à Esfera Feérica
O Ovo do
Universo Perfeito
Universo de Paz
e Plenitude
Filho
da Ave Mandala

3) 
 TEMPERO DO TEMPO

Eram tempos
De pássaros negros
E lodo nos olhos
 
Eram templos ocos
Eram preces sem fé
Eram Deuses surdos
Eram versos
Sem vida,
sem viço
 
Eram horas
De Musas Mortas
Eram tempos
De pêndulos alucinados
E cristais dilacerados
 
Eram fios partindo
Eram estruturas ruindo
Eram amores extintos
Eram ódios ativos
Eram relógios agonizantes
 
Era tempos
De tempo perdido   
   

4) MUTAÇÃO
  29/09/87

Ser uma noite um cometa
Em torno da Lua Cheia.
Ser um minúsculo risco
Uma faísca vermelha.
Furar as negras
Nuvens do temporal.
AtravessaR o Universo
obedecendo os desígnios
do Plano Astral.
 
Crescer da noite pro dia.
Ser um segundo Sol.
Brilhar na noite vazia
Maior que a estrela
De brilho maior.
Soltando centelhas
Pelo espaço em redor
Para ter companhia
Para não brilhar só.  


5) TE EMPURREI    06/11/93 

Não te iludas,
tudo permanecerá
do jeito que tem sido.
Transferindo, transferindo,
o Orçamento da Nação
para as mãos
dos poucos eleitos.
 
Empreiteiras,
Loterias,
veja como as mãos
de repente
ficam limpas.
 
Te empurrei,
para o Planalto
eu  te empurrei.
Tantos votos,
tantos,
te arranjei.
Apaga da CPI
meu nome,
em nome da Lei.
Se não,
neste Mar de Lama
eu te afogarei.

Honestidade,
qualidade secular
do Ser Humano.
Tão sensato...
De um momento
para o outro
pode atrapalhar
a Democracia
no Palácio do Planalto.
Executivo, Judiciário,
Legislativo, fustigados
pelas CPIs e suas
eternas dúvidas.
Grana mole
em cabeça dura,
tanta tenta
que não restará
nem pensamento.
 
Te empurrei,
eu te empurrei,
eu te empurrei.
Tantas verdes notas
eu te dei.
Apaga da CPI,
meu nome
em nome da Lei.
Senão,
pro fundo
deste Abismo
eu te empurrarei.     

6) ACORRENTADO CORAÇÃO (04/03/1986)

Teu ateu coração,
crucificado pela ilusão
de que a remissão
dos pecados
está na conversão
ao catolicismo.
Coração, não te disseram,
que a purificação
da alma
implica na negação
do corpo ?
Só quando
era tarde demais
para regressar,
percebeste como são pesados
os fardos a serem carregados
por ser possível
atravessar os mar morto,
sem ser vítima do cataclismo
do fechamento das águas.
Coração, o ingresso
na terra prometida
é muito caro.
A moeda que compra
a senha que abre o portal
que leva ao paraíso,
só os eleitos
pelo Papa possuem.
E o número destes
é inversamente proporcional
ao tamanho que é atribuído
ao Criador,
como é chamado
o Ser Supremo criado
pela Ideologia
Católica Apostólica Romana.

7) ANTES FOSSE UMA PIADA

Antes fosse uma piada,
antes um conto de fadas.
O gigante imponente
não muito longe
da nossa casa.
Antes fosse um pesadelo.
Antes fosse alucinação.
O hálito do gigante
alastrando-se
em nossa direção.
Antes o Inferno do Dante,
antes o vômito de Vesúvio.
O vulto negro da Morte
paira sobre o nosso forte.
Antes fosse uma pintura, 
antes um rascunho
antes uma escultura.
Nossa família foi dizimada
entre as ruínas da casa
pelo mito 
que revelou-se monstro,
que rebelou-se contra
seus inocentes criadores.

8) ENAMORADOS (14/03/2000)

Ela:
- O Amor
é perfeito.
Seu coração
é de ouro.
Se seu olho
enxergar
minha feiúra,
minha pobreza,
entrega,
com certeza,
seu tesouro
a uma Princesa.
Por isso
só tenho olhos
para o espelho
enquanto
o Amor
não chega.
Apenas através
do espelho
posso vê-lo
para não virar estátua,
pedra de medo
e minha máscara
não descolar,
não despe