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Publié le 23.05.2006 à 15:00
Par Mayah
 avril 2005
Publié le 23.05.2006 à 13:52
Par Mayah
Tiens je pensais à un truc l'autre jour. Pourquoi y a-t-il autant de gens qui vont sur meetic pour rencontrer l'âme soeur ? Non mais sérieusement, est-ce qu'on peut réellement tomber amoureux de quelqu'un qu'on ne connaît que par l'intermédiaire de câbles, réseaux, techniques, puces, lasers, super force G, atomique, inter-galactique [arrête Mayah tu perds la boule !!]. Je sais bien que mon meilleur ami a rencontré se dulcinée sur le net et que maintenant ça fait bientôt 5 ans qu'ils sont ensembles, mais j'ai du mal à m'imaginer que 18 000 personnes s'inscrivent chaque jour sur meetic pour rencontrer l'âme soeur. C'est ÉNORME !!! et les chiffres je les ai du site meetic. Ça me rappelle qu'il y a bien 6 ans de ça [ et oui on a tous été con un jour ...] je me suis inscrite sur le tchat de nomade.fr. A l'époque je ne partais pas dans l'idée de rencontrer quelqu'un, mais plutôt de me divertir pendant un de ces jobs d'étés, où tu es plus ou moins payé à ne rien faire. [ba oui, faut savoir les choisir ses jobs ! ]. Je m'étais donc inscrite dans l'espoir de discuter de tout et de rien, avec des personnes connues ni d'Eve, ni d'ADAM. [?? ni d'Adam, ni d'Eve ??.] Bref, je me suis rapidement rendu compte que 3/4 des conversations tournaient autour d'un seul sujet. Bien sûr celui qui a quand même 459 millions occurrences dans google [et oui nous pensons bien à la même chose .... le sexe].
Donc après avoir fait un certain tri parmi mes interlocuteurs, en évinçant tous ceux qui commençaient leur conversation par la fameuse réplique de Didier Bourdon dans le sketch "Tournez Ménage" des Inconnus : "Ingrid, est-ce que tu b...", il n'en restait plus beaucoup pour philosopher avec moi de la densité des nuages, de la laine tondue des moutons ou encore du fait de ne taper sur un clavier d'ordinateur qu'avec un doigt. Et oui ! c'est important de discuter de ça aussi. Je vois pas pourquoi les moutons n'auraient pas droit à leur heure de gloire eux aussi. Je sais, je sais, j'ai le chic pour me perdre dans ma narration. Donc je disais que finalement le nombre de personnes avec lesquelles je conversais était assez restreint. J'ai fait des rencontres assez loufoques et j'ai gardé un bon contact avec certaines d'entre-elles.
Et puis il y a eu LUI. Nous l'appellerons Olivier pour ne pas qu'il se reconnaisse. Il m'a abordé en me racontant une blague tellement débile, que je n'ai pas pu m'empêcher de rire. J'ai donc entamé la conversation avec lui et je dois avouer qu'on a plutôt bien sympathisé, tellement bien que finalement on passait nos soirées à discuter. Puis de fil en aiguille on a échangé nos numéros de téléphone et on a passé nos nuits à bavarder, a nous raconter nos vies respectives, à éclater nos factures de téléphone. [ça sonne vraiment comme une vieille histoire romantique à la con !]. Au téléphone il avait une voix du tonnerre de dieu. A faire fondre une petite minette comme moi. Et puis la différence d'âge [15 ans de plus que moi, c'était pas négligeable] rendait le tout encore plus excitant. Sa voix mature, son expérience, ses différents voyages........ J'ai donc pris la décision de le rencontrer. En vrai, pas par ce perpétuel bout de combiné ou écran d'ordinateur. Il m'avait alors dit qu'il était tombé raide dingue amoureux de moi, qu'il avait jamais connu quelqu'un d'aussi mature, de divertissant et plein de joie de vivre. Puis nous avons décidé de nous envoyer nos photos, pour que nous puissions enfin mettre un visage sur cette voix, ce rire, ces paroles. Il a eu la mienne, et semblait plutôt ravi. Par contre, bizarrement je n'ai jamais reçu la sienne. [étrange ? me direz-vous ? Tu parles !!!!!!!!!!!!!!! c'était vraiment bien calculé]. Quand j'ai pris la décision de lui rendre visite pour le week-end, c'est à dire de prendre le train, de parcourir toute une partie de la France juste pour le voir [plus débile que moi tu meurs !!!!!! j'étais jeune et si innocente] je ne me doutais pas de ce qui m'attendait. Pendant tout le trajet en train j'avais une boule au ventre, à chaque kilomètre je regrettais de plus en plus de faire ce que j'étais en train de faire. Puis j'étais enfin arrivée et j'attendais à la gare. J'attendais sans vraiment savoir qui j'attendais. Et puis là j'entends quelqu'un qui murmure mon prénom, je me retourne et................................... Oh malheur de malheur ! Qui vois-je juste devant moi ??????? Quasimodo. Je sais que c'est mal de se moquer d'un physique ingrat. Mais là il y a des limites. J'aurais voulu disparaître sous terre, m'enfuir en hurlant au secours. Ou bien si j'avais été un peu plus maligne que ça, lui dire qu'il se trompait de personne. Je sais bien que le physique c'est pas tout et qu'on a tous en nous une beauté intérieure bien plus importante que l'extérieure, mais s'il y a quelqu'un dans cette assemblée qui jure sur sa vie que le physique ne compte pas, je veux bien me tondre la tête, me déguiser en coucou des bois et chanter à tue-tête en plein centre commercial "Pandi-Panda" de Chantal Goya. Bon passons, il était donc là face à moi et il m'a serré fort dans ses bras comme si j'étais quelqu'un de sa famille, limite il m'a écrabouillée. Et puis il m'a demandé ce que je voulais qu'on fasse tout le week-end. Évidemment il fallait d'abord que je me sorte de là. Dans ma tête je ne pensais qu'à une seule chose, fuir !!! Mais comment ? Je ne pouvais pas disparaître à coup de baguette magique ou encore me dissoudre dans l'atmosphère. Du coup j'ai sorti l'excuse la plus bidon que j'avais en rayon : "Il faut absolument que je reprenne le train de 17h, parce que j'ai quelqu'un à récupérer à 20h". Je crois que contrairement à ce qu'il pouvait paraître, il était loin d'être stupide, et il s'est vite rendu compte que son physique me posait un réel problème. Jusqu'à mon train de 17h on a traversé la ville de long en large et en travers, il m'a montré la cathédrale, m'a fait visiter plusieurs musées, et m'a invité au restaurant. Je crois que c'est l'heure passée au restaurant qui était la plus insoutenable. Je regardais ses mains et je voyais qu'elles étaient pleines de croutes. Il s'était renversé de l'eau bouillante dessus et ses mais avaient du mal à cicatriser. [Bon appétit !] Il me fixait avec un regard assez désagréable, j'étais vraiment mal à l'aise. Il essayait de me faire du pied, mais je repliais mes jambes sous mon siège [un réel travail d'équilibriste]. Bref, il a fini par comprendre que ça pourrait jamais marcher. Quand il m'a raccompagné à la gare, il m'a tendu un bout de papier. Il avait les larmes aux yeux. Dessus il avait inscrit mon numéro de téléphone et m'a alors dit : "Ma vie ne vaut plus grand chose maintenant, je savais que tout ceci n'était qu'un rêve, je pense que j'en aurai plus besoin maintenant" et il est parti. Je me suis sentie plutôt mal à ce moment précis. Après tout je lui avais peut-être donné de faux espoirs. Je pense tout de même qu'il a dû s'en remettre depuis. Je vais dire un truc méchant, mais je ne pense pas que ce soit la première crampe qu'il se soit prise..... [Mayah tu devrais avoir honte !!!]
Publié le 23.05.2006 à 11:18
Par Mayah
Comme l'a si bien dit mon voisin de train l'autre jour, "si ton bras te gêne, manges-le ! " . Ceci me pousse à dire que si c'est pour dire des bêtises, il vaut mieux se taire. J'en entends déjà certains qui disent "Justement tais-toi ! ". Mais non désolée je ne vous ferai pas ce plaisir. Je disais donc que j'ai pris le train l'autre jour. A nouveau un trajet interminable de 6 heures jusqu'à Berlin. Et comme de coutume je me suis retrouvée assise dans un wagon rempli de personnes plus étranges les unes que les autres, à croire qu'elles s'étaient données rendez-vous pour le tournage d'une comédie dramatique. Evidemment j'avais déjà pas de chance en étant assise en bout de wagon, près de la porte. Pendant tout le voyage ça n'a pas arrêté d'aller et venir. Il y a eu plus de 153 passages. [Oui oui j'ai compté.... il faut bien tuer le temps]. A chaque passage la porte coulissante faisait un bruit étrange, à croire qu'un petit animal s'était retrouvé coincé et couinait à chaque ouverture. Quand j'y pense... le pauvre ! ............ Oh et puis finalement c'est peut-être plutôt moi qu'il faudrait plaindre. Système débile, la porte ne coulissait pas côté couloir, mais côté wagon. Et bien évidemment il fallait que ce soit de mon côté, derrière mon siège, c'est à dire juste là où j'avais accroché mon manteau. Donc à chaque passage j'avais ma veste qui se balladait derrière mon siège et la manche qui me giflait. Ajoutons à cela que dans le train j'ai pour habitude d'avoir les cheveux électriques, nous passerons donc les détails de ma coupe. Je veux bien comprendre que certains aient du mal à tenir en place pendant 6 heures, et que l'on puisse avoir une envie pressante ou bien encore envie d'un café, thé ou autre gourmandise. Mais alors ceux qui vont et qui viennent juste pour le plaisir de se dégourdir les jambes, ça passe à petite dose. Je prends pour exemple cette famille de 4 enfants qui passait disons toutes les 20 minutes. Sur 6 h même les plus nuls en maths auront calculé que ça fait 18 passages. Si en plus on multiplie ça par 4 [les 4 enfants pour ceux qui ont du mal à suivre] et bien ça fait déjà 72. Les parents où ils sont ? Bonne question, sûrement en train de jouer au Scrabble. Donc ces 4 gamins dans la fourchette des 2-11 ans, passaient et repassaient et rerepassaient. Et à chaque passage j'avais le droit à un sourire ironique de la grande soeur, un coup de coude du petit frère [... qui au lieu de marcher se balançait d'un siège à l'autre], un air chanté à tue-tête par la cadette [... le genre de chansons qui te restent gravées dans la tête et dont tu ne te débarrasses qu'après avoir entendu la suivante] , et enfin du petit dernier un mélange de bave et de restes de biscuits [heureusement accompagnés d'un méga sourire et d'un son incompréhensible voulant sûrement dire "t'en veux un peu de mon biscuit ?"]. Malgré une certaine affluence dans le train, la place à côté de moi est restée libre un bon bout de temps. Tu m'étonnes... qui voudrait bien s'assoir aussi près de la porte !!! Par contre de l'autre côté du couloir [tiens ça ferait un bon titre de film], ça n'a pas arrêté de changer. Sur le ticket de réservation du siège il y avait au moins quatre trajets différents. D'abord il y a une demoiselle qui s'est installée avec le panier de son chat sur les genoux. Je ne sais pas ce qui est mieux d'ailleurs, un chien qui pue ou un chat qui miaule. Enfin bref, à la station d'après il y a un monsieur japonais qui est monté et qui n'arrêtait pas de faire les yeux doux. Je n'ai pas trop su déterminer s'ils étaient destinés à la demoiselle ou au chat, et si c'était plutôt pour le caresser ou pour l'avoir dans son assiette. [Oui je sais les vieux clichés !!!! Il fallait bien que je m'invente des histoires pour me distraire]. Après une heure de trajet, le monsieur japonais a dû descendre et a lâché un "miaou" très expressif. Tellement expressif que le duo de grands-mères assises juste devant, s'est mis à se tordre de rire, jusqu'à ce qu'il y en ait une qui s'étouffe avec son sandwich. D'ailleurs ça me rappelle une autre fois où je devais faire un Strasbourg-Paris. Il y avait un monsieur assis en face de moi qui a dormi pendant tout le trajet. C'était assez impressionnant de voir qu'il n'a pas ouvert les yeux pendant plusieurs heures. A un moment j'ai bien cru qu'il était mort. Puis il a fini par bouger un peu ça tête. Il y pouvait rien le pauvre, les mouvements du train faisaient que ça tête partait en avant de temps à autres. Comme si elle se décrochait des cervicales. Du coup il la remontait aussitôt, comme un yoyo. Quand par contre elle tombait en arrière, ça déclenchait immédiatement une ouverture de la bouche et ainsi les ronflements. C'est impressionnant ce que le corps humain peut dégager comme sons. Un vrai marteau piqueur. Non mais sans rire, 100 décibels c'est pas rien ! Tout ça pour dire qu'il ronflait tellement fort, que sa voisine lui a placé une chips dans la bouche pour qu'il s'arrête. Du coup il a sursauté et a aspiré la chips qui s'est coincée dans sa gorge. Après qu'il soit devenu rouge écarlate et après 600 ml de jus de pomme, la chips était digérée. La voisine s'est excusée et ils ont entammé une conversation sur le voile du palais, la luette et ont utilisé des termes comme scalpel, tissu, lésion ou encore somnoplastie [à tes souhaits]. Quand j'ai pris mes bagages pour m'avancer dans le train [forcément j'étais en queue de train et la sortie Gare de l'est est en tête] ils étaient en train de s'échanger les numéros de téléphone. Du coup je ne sais pas si elle était chirurgienne et si elle voulait l'opérer ou bien si elle voulait faire plus ample connaissance. Bon au moins elle savait à l'avance qui si elle passait une nuit avec lui, elle allait devoir prévoir une boîte de boules quies. J'ai perdu le fil de mon histoire du coup. Ah oui j'en étais à la mémé qui s'étouffe. Elle s'est pas étouffée bien longtemps d'ailleurs, sa copine lui donnait des tapes tellement fortes dans le dos qu'elle aurait pu la transpercer. Bon alors ensuite, à peu près une heure avant mon arrivée à Berlin, il y a un monsieur plutôt étrange, avec une grosse écharpe avec des motifs hallucinogènes qui s'installe à côté de moi. Il me dit : " Bonjour, la place à côté de vous est libre ? ". Je lui réponds que oui et qu'il peut s'installer. Il enlève son manteau, je découvre son écharpe et ça me donne envie de rire. Du coup je me tourne de l'autre côté pour ne pas qu'il voit l'expression de mon visage et je cache ma bouche avec mon bras. Evidemment comme pour toute crise de fou-rire, je ne peux m'empêcher de laisser échapper un petit gloussement et c'est là qu'il me dit : " si ton bras te gêne, manges-le ! ". Mais oui, bien sûr, je crois que son écharpe, il la fume !!!! Je lui demande pourquoi il me dit ça et là il me sort toute une théorie sur le cannibalisme, sur le fait de sortir de son corps pour mieux l'observer de l'extérieur et ainsi de mieux le désirer. A ce moment précis je me suis demandée pourquoi j'avais eu la bonne idée de prendre le train et si j'aurais pas mieux fait de faire de l'auto-stop à 3h du mat sur une route départementale. Finalement il a tellement parlé que j'ai même pas pu en placer une. J'hochais juste la tête pour qu'il croit que je l'écoute et je plaçais quelques "Ah oui ?... Mmh !.... pardon ?...". Puis il a fini par se lever pour se chercher un café au wagon restaurant. Il m'a gentiment proposé quelque chose, mais j'ai refusé [imagine il me met un bout de son écharpe dans ma tasse !!!!! ]. Il est revenu une bonne demi-heure plus tard, mais j'avais déjà rassemblé mes affaires et étais partie me réfugier un wagon plus loin. Quand je suis descendue à Berlin, j'ai vu en passant devant le wagon qu'il s'était cherché une autre victime... la pauvre ! N'empêche que les voyages en train, il y aurait de quoi en écrire un bouquin (et puis en plus ça rime !)
Publié le 23.05.2006 à 11:00
Par Mayah
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sylvie : je suis tombée sur ton blog par hasard et j'avoue que j'ai beaucoup aimé ton franc parler et ton humour... mais que deviens-tu, tu ne mets plus rien..
Mayah : Ooh Splizz ravie de te revoir ! votez Splizz !!!
splizz : une biz en passant... j'adore toujours tes textes...
Norois : Je passais là... J'aime bien votre blog déconnant...
Escalibur : un retour ce jour du blog d'un fou... a bientot
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