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Publié le 23/08/2007 à 15:32
Par mc.fouilloux
Visite du temple d'Edfu, dédié à Horus.
L'édifice est pratiquement intact, même si la plus grande partie des couleurs a disparu. Pour les égyptologues, les reliefs constituent une riche source d'information sur le fonctionnement du temple avec son clergé et sur les cérémonies accomplies dans les nombreuses salles.
Ce temple fut construit à l'époque ptolémaïque et les premières pierres furent posées en 237 av. J.-C. La construction et le décor ne furent achevés que 67 ans plus tard.
Ce temple fut dédié à Horus, divinité vénérée dès l'époque prédynastique.
Il est cerné de vestiges d'une cité antique de grande taille et d'une nécropole qui comprend des tombes datant de l'Ancien Empire et de la première période intermédiaire.
Les archéologues ont découvert à côté les vestiges d'un temple ramesside.


Statue colossale d'Horus en faucon.
Il y en a un de chaque côté de la porte du 1er pylône.


La première cour suit directement le 1er pylône, cernée sur trois côtés de 32 colonnes chacune sommée d'un chapiteau floral différent et ornée de scènes où le roi fait face à différentes divinités du temple.


Passage de l'écluse d'Esna.
Pendant l'arrêt à l'écluse, de jeunes filles vendent des travaux de vannerie, des nappes...


Navigation
vers Louxor.
Le "Nile Solitaire" est très confortable et, pendant les longues heures de navigation, Claude s'adonne à un exercice difficile: l'apprentissage et la reproduction des principaux cartouches royaux.

Publié le 23/08/2007 à 15:39
Par mc.fouilloux
La Vallée des rois:
La tombe de Ramsès IV
Cette tombe est l'un des rares monuments de l'Egypte Antique dont nous possédons un plan contemporain. Un papyrus conservé au musée de Turin montre le plan de cinq chambres funéraires avec leurs dimensions.
Lorsque Ramsès IV mourut après sept ans de règne, le travail de sa tombe dut être abrégé pour laisser place à des funérailles anticipées. Une salle à quatre piliers fut transformée en chambre funéraire.
L'exécution est soignée, les textes y sont dominants.


La tombe de Ramsès VII
(photo Alain Guilleux)
Elle est en partie décorée d'extraits du Livre des Cavernes. Le plafond de la salle du sarcophage offre une représentation astronomique. La représentation du roi, à l'entrée, est très caractéristique.


La tombe de Séthi II.
Elle fut creusée près de celle de son épouse Taousert. La tombe fut ouverte dès l'Antiquité, comme en témoignent les graffitis, et elle reçut la visite d'européens à partir du XVIIIè s.
La tombe fut finalement dégagée au début du XXè s. par Carter mais il reste des interrogations sur l'histoire de sa création.
A la belle qualité du relief gravé et des peintures du premier corridor succède un décor fait à la hâte dans le reste de la tombe.


Vallée des reines:
On y trouve les tombes des cinq fils de Ramsès III, Seth-her-khepechef, Pra-her-ounemef, Khâemouaset, Ramsès et Amon-her-khepechef.
Il faut dire que Ramsès III donna à certains de ses fils les mêmes noms que ceux de Ramsès II, ces deux-ci tout particulièrement.
Ces princes ont été enterrés dans la vallée des reines pour se rattacher à une tradition déjà en usage à l'époque de la XVIIIè dynastie.
On sait que Ramsès III fit préparer ces tombes en l'an 28 du règne, quatre ans avant sa mort. On ne sait pas si les princes étaient déjà morts ou destinés à mourir peut-être d'une maladie incurable.
Rien ne permet d'affirmer avec certitude qui furent vraiment ces princes, à quel âge, quand et comment ils moururent.

La tombe de Amon Herkhépeshef (photo Alain Guilleux)
La décoration est d'une remarquable intensité de couleurs. On voit le jeune prince défunt accompagné par son père dans la plupart des scènes devant différentes divinités.


La tombe de Khâemouaset
Le plan de ce tombeau est celui d'une tombe royale en réduction. Deux corridors successifs mènent à une petite salle qui en commande deux autres. Les reliefs colorés sont admirablement conservés.


La tombe de Titi.
C'était probablement l'épouse de l'un des Ramsès de la XXè dynastie. Ce tombeau est assez bien conservé: il se compose d'un couloir précédant une grande chambre et de trois petites chambres, disposées sur plan cruciforme. La décoration y est en relief sur le calcaire de la roche. Les couleurs, posées sur un stuc très léger, y ont souffert, principalement dans le couloir qui a longtemps servi d'abri aux âniers.


Visite du temple de Karnak
C'est la quatrième fois que nous visitons Karnak. Cette fois-ci, nous sommes en groupe, les visites sont donc rapides alors qu'en 1999, ayant passé 9 jours à Louxor en libre nous étions venus et revenus dans ce temple.
Je devrais dire ces temples, qui se sont "superposés" au fil des siècles, chaque pharaon apportant des modifications parfois importantes, n'hésitant pas parfois à usurper des monuments, des statues en faisant disparaître la titulature de l'ancien pharaon pour y apposer la sienne...
Nous entrons entourés des sphinx à tête de bêliers et nous nous dirigeons vers le premier pylône. Nous nous remplissons les yeux des milliers de hiéroglyphes de la grande salle hypostyle, les obélisques...


Une attention toute particulière est donnée, dans cette visite, au temple de Thoutmosis III et aux colonnes peintes de sa "salle des fêtes". Les cérémonies qui s'y déroulaient étaient étroitement associées à la fête sed du roi, ce que reflètent l'architecture et le décor. Thoutmosis III s'enorgueillissait de la façon dont il avait préparé le terrain avant le début des travaux: il "exorcisa le mal, enleva les débris qui allaient jusqu'au quartier de la ville" et recommença la construction car il "ne voulait pas travailler sur le monument d'un autre".


Visite du temple de Louxor
De la même manière nous sommes à la fois frustrés d'une visite aussi rapide et à la fois ravis de nous retrouver encore une fois en ces lieux magiques.
Le premier pylône nous laisse à nouveau admirer les deux statues colossales de Ramsès II et le seul obélisque qui reste, l'autre ayant été offert à la France (celui de la place de la Concorde) et érigé à Paris, à l'époque du roi Louis Philippe.

Ce relief symbolise l'union des deux terres, de la Haute et de la Basse Egypte.


La deuxième cour, ou cour d'Aménophis III, est entourée sur trois côtés de deux rangs de colonnes papyriformes à chapiteaux fermés, soient 60 colonnes en tout. Sur les abaques, le nom Amon est martelé par Akhenaton (Aménophis IV) jusque dans le cartouche de son propre père.


La visite a lieu dans la soirée et nous quittons le temple au moment du coucher du soleil. Nous profitons ainsi de l'illumination des lieux qui est fort belle.


Visite du Musée de Louxor
Petit tour au pas de course au musée de Louxor que nous avons déjà visité plus calmement.
Je reste particulièrement frappée, chaque fois, par les statues d'Akhénaton, "le roi hérétique".
On situe son règne entre -1355/-1353 - 1338/-1337.
Il est le fils de la reine Tiyi et du roi Amenhotep III.
Figure controversée, considéré parfois comme l'un des plus grands mystiques de l'Histoire, il bouleverse, pour le temps d'un règne, l'histoire de l'Egypte en accélérant l'évolution théologique commencée par son prédécesseur et en voulant imposer le culte exclusif de Rê-Horakhty "qui est dans Aton", dont il est à la fois le prophète et l'incarnation.
Au niveau artistique, parallèlement (et en rapport étroit) à la réforme religieuse, son règne voit aussi l'émergence d'une nouvelle esthétique, à la fois baroque et naturaliste, le style amarnien. L'imagerie royale est la première concernée par ce mouvement qui rompt totalement avec la tradition, représentant le pharaon et sa famille dans leur intimité. Cette rupture avec l'élégance aboutit, dans les cas les plus extrêmes, aux représentations de ces corps androgynes, aux proportions exagérées qui ont de quoi surprendre.
Sur le plan politique, enfin, le choix - ou l'inertie - d'Akhénaton conduiront à la première véritable crise du Nouvel Empire, tant sur le plan économique qu'international. Avec le pharaon hérétique, la XVIIIè dynastie touche bientôt à sa fin.
Par ailleurs, le temple de Louxor possède des pièces très belles et bien présentées. C'est un musée très agréable à visiter.

Ainsi se termine le voyage. Le lendemain, nous rentrons en France.
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