|
Publié le 19/04/2006 à 22:57
Par mediation.familiale
La médiation familiale conventionnelle vise à restaurer la communication et à préserver les liens entre les membres de la famille et/ou à prévenir les conséquences d'une éventuelle dissociation du groupe familial.
Elle repose sur une démarche volontaire des familles qui sollicite également un soutien de la parentalité. Proposée initialement aux parents désireux de maintenir leurs rôles parentaux au-delà de la séparation, la médiation familiale s'adresse à la famille dans sa diversité : parents, enfants, grands-parents, fratries, familles recomposées... Le médiateur familial, tiers impartial, neutre et indépendant, contribue, au cours d'entretiens confidentiels avec les familles, à créer un espace relationnel de dialogue et d'écoute pour permettre à chacun d'être acteur, de s'approprier droits, obligations et responsabilités afin de construire ensemble des accords qui répondent aux besoins de la famille, en particulier des enfants.
La médiation familiale en France
Son public Les couples mariés ou non, en situation de rupture ou de séparation, les familles recomposées, les couples pacsés, mais aussi les grands-parents qui se disputent la visite de leurs petits-enfants, des héritiers qui se déchirent dans une affaire de succession. La médiation familiale peut être entreprise, à tout moment avant, pendant ou après une rupture ou un divorce. La démarche La démarche est avant tout volontaire et tous les participants doivent être d'accord. La nouvelle loi sur le divorce (2004) encourage la médiation familiale, et autorise le juge à ordonner à un couple de rencontrer un médiateur pour un entretien gratuit. Déroulement de la médiation Le médiateur doit assurer sa neutralité et son impartialité. Dès le début, un contrat moral de confiance est passé par les parents, par lequel ils s'engagent auprès du médiateur, à respecter durant tout le processus un certain nombre de choses : pas d'agression verbale, confidentialité totale. Rôle du médiateur Le médiateur va chercher comment aider la famille à gérer ses conflits, à rétablir un dialogue, à trouver des accords acceptables, prenant en compte l'intérêt de chacun - en particulier des enfants. L'accord de médiation À l'issue du processus de médiation, les décisions, éventuellement prises, seront consignées dans un protocole d'accord, qui pourra être validé par le juge des affaires familiales. La promotion de la médiation familiale hors judiciaire La médiation familiale en France s'est construite sous la poussée des demandes de la Condition Paternelle, avec des instances nationales telles que l'APMF [1], qui fédère les activités des promoteurs de médiation familiale. et des associations bénévoles telles que PEM - Parents-Enfants-Médiation créée en fin 1988 et déposée en janvier 1989. La Médiation familiale conventionnelle est soutenue depuis par : - le Comité Parental de réflexion - CPR http://mediation.familiale.ifrance.com/ - le Réseau Parental Europe - RPE Avantages de la médiation familiale - Trouver un espace de communication; - permettre l'élaboration d'accords adaptés aux besoins de chacun; - développer une collaboration parentale pour l'avenir; - prévenir les dysfonctionnements familiaux; - permettre une meilleure communication familiale.
Pour nous contacter : pem.mediation@wanadoo.fr ou mediation.familiale@ifrance.com ou cpr.sud@wanadoo.fr .
Pétitions Les pétitions favorables à la médiation familiale conventionnelle sont lisibles sur le site de l'ancienne association SOS Enfants du divorce http://www.sos-enfants-du-divorce.fr
Support pour les étudiants et chercheurs : BFF PEM
Informations et discussions sur la Déjudiciarisation
Informations et discussions sur la formation à la médiation familiale
Publié le 10/09/2009 à 21:20
Par mediation.familiale
Les meurtres et les détournements d’enfant dans les actualités et d’autres exemples de mineurs maltraités illustrent dramatiquement les dangers de la résidence monoparentale. Les risques encourus par ces enfants se repèrent dans les statistiques de suicides, de violences, d'abus de mineurs, et d’échecs scolaires et sociaux. Privé de la protection protectrice et structurante d’un parent, l’enfant est plus fragile. Il subit aussi des violences liées à la résidence monoparentale après divorce : privation de liens affectifs sécures, atteintes à son identité et à son intégrité morale, à son image, aliénation parentale, dépendance à un seul parent aux vertus discutables, etc. La gestion judiciaire des divorces et séparations, par ses anomalies, dysfonctionnements, contribue aux maltraitances d’enfants aux mains de parents monoparentalisés. Il suffirait simplement d’appliquer les principes de la co-parentalité dès la séparation d'un couple conjugal, pour assurer une prévention des risques encours par les enfants du divorce. Ce site http://www.residence-alternee.com/cadre.htm , malhabile, fait par des parents qui proposent des solutions pour protéger les enfants, mérite votre détour et votre visite. "Responsabiliser les parents et sanctionner les entraves à l’exercice conjoint des responsabilités parentales (délits de non présentation d’enfant, enlèvements légaux ou illégaux, insultes et dénigrements de l’autre parent devant l’enfant, allégations mensongères, déménagement de l’enfant au loin, obstacles aux relations parent-enfant, etc.), serait, comme le précise Christiane OLIVIER, psychanalyste et auteur, de permettre « à l’enfant de trouver, dés son arrivée au monde, un référent de même sexe et un complément de sexe opposé : l’un servant de support à l’identification, l’autre assurant l’Œdipe et l’identité ». ( OLIVIER C. Les enfants de Jocaste, Denoêl 1980 ).
Regroupement de discussions sur la Résidence Alternée
Publié le 12/09/2009 à 06:14
Par mediation.familiale
Les problèmes comportementaux observés actuellement auprès de notre jeunesse avaient déjà été notés par les anciens : « Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne, alors, c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie. » (Platon)
Le déficit flagrant de repères et d’autorité chez les mineurs vient en grande partie des destructurations familiales massives qu’a connu notre société depuis des décennies. Il est nécessaire de remettre les parents au coeur du système éducatif en cherchant à responsabiliser tant les pères que les mères.
Jean Le Camus, professeur de psychologie : « Il faut, c’est essentiel, que chaque parent reconnaisse à l’autre le droit et le devoir de s’occuper à égalité de l’enfant… La résidence alternée apparaît le plus égalitaire entre homme-femme, père-mère, et assure une égalité de responsabilités entre les parents. »
Le divorce ou la séparation n’est ni un procès ni une bataille. Les parents doivent s'organiser avec l’aide conseillée de la médiation familiale. Celle-ci évite le recours à l'audition de l’enfant qui est souvent sujet à manipulations.
C’est aux parents et à eux seuls de régler leur conflit conjugal tout en bâtissant un contrat parental d'éducation basé sur le respect et la confiance (co-parentalité durable). Cette disposition va dans le sens de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (adoptée le 20 novembre 1989 par l’ONU), notamment son Article 18 :
1. Les Etats parties s’emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d élever l’enfant et d’assurer son développement. La responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses représentants légaux. Ceux-ci doivent être guidés avant tout par l’intérêt supérieur de l’enfant.
2. Pour garantir et promouvoir les droits énoncés dans la présente Convention, les Etats parties accordent l’aide appropriée aux parents et aux représentants légaux de l’enfant dans l’exercice de la responsabilité qui leur incombe d’élever l’enfant et assurent la mise en place d’institutions, d’établissements et de services chargés de veiller au bien-être des enfants.
Il ne faut plus : - mettre en rivalité les pères et les mères; - cantonner les mères à la maison ou considérer que seule la femme a des contraintes et des obligations familiales; - minimiser la place et le rôle des pères dans l’éducation de leurs enfants.
Il faut : - favoriser le partage réel des responsabilités parentales en encourageant la co-parentalité c’est-à-dire la solution de la résidence alternée des enfants; - accorder une vraie place à la pratique de la médiation familiale; - permettre aux deux parents de transmettre à leurs enfants des valeurs, de leurs inculquer le respect et les règles de vie, d’exercer leur autorité parentale; - renforcer les liens familiaux afin que chacun des deux parents parvienne à détourner leurs enfants de l’échec scolaire, de la délinquance, de la violence, de l’insécurité, de la drogue, de l’alcool, du suicide, afin de construire des citoyens responsables et équilibrés.
Contrat parental d'éducation. Proposition de loi. (Voir cette fiche PDF en lien réalisée par le Parti des Enfants du Monde - Dijon)
 |
> Lire les 56 commentaires