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Publié le 05/12/2006
Par mi3mar
Le développement économique et social a entraîné des conséquences perverses sur notre planète en affectant dangereusement notre environnement. Déforestation et désertification, pollution atmosphérique et réchauffement de la planète, sécheresse et pénurie d’eau, industrialisation et mobilité, urbanisation et mode de consommation ont défiguré la Terre et menacé la santé et la survie de l’humanité. Les aires protégées constituées de parcs nationaux, de réserves naturelles ou biologiques, de sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE) sont une réaction mondiale partielle à cette dégradation. 102.000 sites, soit 19 millions de Km2 ou 6 % de la superficie de la terre sont aujourd’hui classés « aires protégées ». Les plus grands sont le Goéland, la réserve de faune d’Arabie Saoudite, le parc marin d’Australie et les réserves d’Amazonie et de Chine qui constituent 2,5 millions de Kms, soit 13% des aires protégées mondiales. L’Afrique méridionale y consacre 2 millions de km2. Le Maroc a entrepris en 1996 la mise en place d’un réseau de 154 aires protégées, représentant 4.000.000 d’Ha, soit 5,76 % du territoire national. 13 aires, dont 10 SIBEs et 3 parcs nationaux, ont été définies par le projet GEF comme prioritaires pour leur sauvegarde. Le parc du Toubkal, avec 585 m2 a été le premier parc national défini comme tel dés 1942, et il est à ce jour, le plus riche et le plus varié en bio diversité comprenant des espèces souvent rares. La flore vasculaire du Maroc est estimée à environ 4500 espèces. On dénombre 39 grands types d’écosystèmes, 1661 types de plantes, 22 types de mammifères, 110 types d’oiseaux et 49 types de reptiles rares ou endémiques. La population locale doit obligatoirement être impliquée, dés la phase des études sur la création de l’aire protégée, à tout ce qui touche « son territoire », comme elle doit être impliquée dans sa gestion et avoir un certain intérêt à tirer de son implication. Malgré sa pauvreté, la population locale est riche et fière d’une culture ancestrale et d’un savoir faire artisanal reflétant une identité enracinée dans l’histoire. Cette diversité biologique et écologique et cette richesse culturelle qui constituent un véritable patrimoine national, ont fait de ces aires des lieux de pèlerinage, de bien être et de retour à la nature. L’écotourisme est l’organisation d’une activité adaptée à ces aires et destinée à gérer de manière appropriée le flux touristique en apportant quelques ressources à la population locale, mais tout en limitant les impacts négatifs de cette activité sur le site. Les expériences réussies dans le monde et notamment dans les pays en développement, sont nombreuses ; Plusieurs exemples d’écotourisme sont détaillés , en Equateur où une entreprise écotouristique est autogérée par un groupe indigène d’indiens amazoniens, au Pérou où les membres de la communauté locale en partenariat avec des entreprises privées ont décidé d’investir dans l’écotourisme en créant un pavillon écologique, et en Malaisie où une station balnéaire a appliqué les règles de le gestion environnementale avec traitement écologique des eaux usées. D’autres exemples, d’implication de la population locale dans la gestion sont cités: au Canada où la population aborigène a collaboré avec Park Canada, organisme publique, pour l’établissement de nouvelles aires protégées, au Trinidad et Tobago où la communauté locale s’est opposée avec succès à la construction d’un port industriel car elle a considéré que ce projet aurait des conséquences néfastes sur l’écologie marine et sur la réserve naturelle, et en Tunisie où des petits projets sont étudiés avec l’aide des communautés locales.Les exemples en Indonésie et en Egypte montrent une intégration architecturale dans l’espace naturel, avec utilisation des normes de la Haute Qualité Environnementale Au Maroc, un exemple réussi est celui du parc national de Souss Massa dans le région d’Agadir, où la construction d’un écomusée sous forme de kasbah et ayant un programme riche et varié relatif à la culture Amazigh, à l’arganier et à l’ibis chauve, a vu le jour récemment. Des safaris sont organisés pour l’observation de la faune saharienne et la découverte du Sahara. L’exemple d’échec est l’écomusée du parc national du Toubkal, mal intégré à son milieu et inactif depuis sa construction en 2001. Les aires protégées bénéficient d’un patrimoine culturel et architectural riche et qui témoigne d’un enracinement dans l’histoire. Le patrimoine architectural vernaculaire est constitué de Ksour, de kasbah, de taddart ou petites habitations, de greniers collectifs, d’édifices religieux et de tentes. Peu de bâtiments anciens ont été restaurés dont la mosquée de Tinmel dans le PNT et le Ksar Ait Ben Haddou. Les principaux matériaux de construction sont la terre, la pierre et le bois, utilisés séparément ou conjointement. Deux techniques traditionnelles sont utilisées, l’adobe et le pisé. Les aires protégées abritent également des friches agricoles ou industrielles qui peuvent faire l’objet d’une reconversion destinée à revaloriser ces sites. L’architecture de l’époque du protectorat est présente à travers un bâti généralement bien intégré dans le site. Les structures d’hébergement touristiques sont constituées par les abris, les refuges, les gîtes d’étapes et les hôtels. Deux exemples de réussite architecturale: le village de vacances « Agadir » construit en pisé et l’hôtel « La Roseraie », dans la périphérie du PNT, construction moderne mais bien intégrée dans son milieu. Cependant, plusieurs constructions récentes, notamment d’habitation et de structures d’accueil touristiques ont été réalisées de façon anarchique détériorant le paysage environnant. C’est pourquoi, un programme d’aménagement global des aires protégées, induisant une activité écotouristique qui tienne compte de la Haute Qualité Environnementale et impliquant la population locale, est nécessaire. Le SIBE de Tamga, dans le Haut Atlas Central, à 102 km de Béni- Mellal, d’une beauté paysagère unique est en détérioration et sa préservation est urgente. Ce SIBE de 8.500 Ha dont 85 % sont couverts par la forêt de Pin et de Chêne vert et de Genévrier. Le climat est continental neigeux en hiver et doux en été. La flore est constituée de 365 espèces et la Faune était célèbre par des espèces de grande valeur comme la Panthère, l’Hyène rayée, le Mouflon à manchettes, et le Macaque de Berbérie. Le SIBE est subdivisé en 3 zones excentriques autour du Rocher de « la cathédrale » haut de 1870 mètres, qui est un monument naturel qui caractérise tout le SIBE. L’organisation communautaire dans le SIBE de Tamga est formée autour de la tribu, de la fraction, du douar et l’ighes et de la famille, en plus des formes associatives communautaires. Cette organisation communautaire peut jouer un rôle prépondérant dans la gestion du SIBE. Les tribus sont les Ait Isha, les Imoumens, les Ahansala de Tamga, et les Ait Bou Iknifen de Talmest (ait Atta). La population du SIBE et de sa périphérie s’élève à 9.726 habitants. Le SIBE abrite 6 douars : le douar de Tamga (656 habitants), le douar Imi n’Warg (837 habitants) qui abrite les équipements les plus importants du SIBE, le douar Tagourte, le douar Ait Ali (104 habitants), le douar Ait Tamajout (733 habitants) et quelques douars éphémères comme le village minier et l’ancienne scierie. La zone que couvre le SIBE de Tamga recèle de réelles potentialités touristiques. Toutefois, un programme d’aménagement est nécessaire pour un développement durable. Les projets retenus intéressants ce SIBE sont :- La définition et l’aménagement des parcours touristiques.- La réhabilitation et la reconversion de bâtiments anciens.- La réalisation d’un projet architectural : hôtel écologique. Ces projets doivent être accompagnés par les recommandations suivantes :- une sensibilisation et une formation à la préservation de la nature, du patrimoine architectural et culturel.- une formation des gardes forestiers à penser « tourisme » et pas seulement garde. - un encouragement aux cultures irriguées et aux cultures bio- une aide appropriée en bois de construction pour éviter les situations délictuelles.- une intégration et une implication de la population locale dans toutes les phases des projets et dans leurs retombées. مـــلـــخــــص كان للتقدم الاقتصادي آثار سلبية على المحيط البيئي وعلى المجتمعات، لدى فإن المحميات تشكل حلا جزئيا لمجابهة هذه الآثار وهي تمثل % 6 من مساحة الأرض. وفي المغرب تم إحصاء 145 موقع بمساحة تقدر ب 4 مليون هكتار كمحميات. ويعتبر المنتزه الوطني لتوبقال الأكثر قدما والأكثر غنى وتنـــوعا في إمكــانياته الإحيائية. إن السياحة البيئية تشكل النشاط الأكثر ملائمة لهذه المواقع، لكن نجاحها يفترض إشراك السكان المحليين. فالمغرب غني بتراثه الثقافي والمعماري وهو قادر بذلك على مواكبة برامج تقوم على السياحة البيئية، لكن من الضروري ومن المستعجل حماية هذا التراث من التبعات السلبية لسياحة غير مراقبة. لهذا فدور المهندس المعماري هو تقديم تصورات لمشاريع مندمجة في محيطها، مشاريع تأخذ بعين الاعتبار حماية التراث الموجود. يمتد موقع تامكا ذا الأهمية البيولوجية والإيكولوجيا على مساحة تقدر ب 8500 هكتار وهي مغطاة بغابة الصنوبر الحلبي والعرعار في حدود % 85. الكثافة السكانية للموقع تقدر ب 9737 موزعة على ستة دواوير. الموقع معروف بصخرة كبيرة على علو 1870 م تسمى بالكاتدرائية. وقد تميز الوحيش في الموقع بوجود : الضبع المخطط النمر، الأروية والأيل، النسر الملكي والعقاب الكاسر. يتضمن برنامج إعداد الموقع الذي سينخرط فيه السكان المحليون : إعادة توظيف البنايات القديمة إعادة المسارات السياحية تشييد فندق إيكولوجي وكل هذا يتوقف على ضرورة القيام بحملة لتحسيس وتكوين السكان في عين المكان.
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