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Publié le 28/04/2008 à 15:45
Par michou.f
Nous arrivons dans la baie d'Izmir vers 7h.
Izmir, que nous ne visiterons pas, l'ancienne Smyrne (du latin myrrha lui-même tiré du grec ethymon ou arbre à myrrhe) est la troisième ville turque (plus de 3 millions d'habitants) après Istanbul et Ankara, grâce au mouvement de son port et à son activité industrielle. Cet essor est lié aux secteurs traditionnels de l'agriculture (figues sèches, raisins secs, noisettes) ainsi qu'aux installations chimiques et aux raffineries de pétrole.
Située à l'intérieur d'une belle baie entourée de riantes collines, la ville est devenue une métropole moderne et cosmopolite.


Les fouilles archéologiques ont démontré que l'installation première de Smyrne remonte au 3è millénaire av. J.C. Au Xè s. av. J.C., les fermiers de l'île de Lesbos s'y installèrent. Occupée par les Ioniens à la fin du IXè s. av.J.C., elle traversa une longue phase d'économie florissante et de ferveur culturelle pour passer sous le contrôle de nombreux tyrans locaux jusqu'à sa conquête en 334 av. J.C. par Alexandre le Grand.

A partir de 27 av. J.C., sous domination romaine, la ville connut une nouvelle période de prospérité pendant laquelle elle s'enrichit de monuments somptueux desquels restent cependant peu de traces. Détruite par un violent tremblement de terre en 178, elle fut entièrement reconstruite par ordre de Marc Aurèle. Devenue important siège épiscopal à l'époque de Constantin, elle connut un déclin du aux incursions arabes. Assiégée par les Turcs, la ville fut reconquise et utilisée comme base pour des incursions en mer Egée. Elle devint plus tard le fief des Chevaliers de l'ordre de St Jean et fut définitivement annexée à l'Empire ottoman, malgré les efforts de la flotte vénitienne qui tenta plusieurs fois de se l'approprier à nouveau.
Smyrne a conservé sa prospérité à travers les âges parce qu'elle était l'étape obligée entre l'Est et l'Ouest.


Nous participons à l'excursion "Ephèse".
Considérée comme l'une des sept merveilles du monde, Ephèse fut tout d'abord un refuge ionien avant de devenir la deuxième ville de l'Empire Romain et un lieu de pélerinage (comme l'indique Paul dans sa lettre aux Ephésiens).
Ephèse abrite le colossal temple d'Artémis, la première grande structure entièrement construite en marbre. Le temple était quatre fois plus grand que le Parthénon d'Athènes et il est considéré comme "le plus bel ouvrage de l'humanité" d'après Pausanias. On peut également admirer le gymnase et ce qui était probablement un énorme stade (les gradins furent démontés pour construire les murs de la ville de Byzance).
On admire la merveilleuse avenue d'Arcadiané, construite à l'époque hellenistique, d'après Arcadius (395-408) bordée de colonnes de marbres et bordée à cette époque de galeries et de boutiques. Elle mène à l'éblouissant grand théâtre d'une capacité de 24 000 spectateurs. On y accueillait le Festival d'Artémis, tous les mois d'avril.

La Voie Arcadiané


Le grand théâtre

Devant le théâtre, passe la route du marbre qui mène à la bibliothèque de Celsius, récemment restaurée. Les statues dans les niches représentent la Vertu, la Sagesse, les Sciences et la Fortune. La façade sculptée évoque l'architecture majestueuse qui dominait autrefois Ephèse.


La Bibliothèque de Celsius

Vers la colline, le temple d'Hadrien, l'une des constructions les mieux conservées d'Ephèse, les thermes de Scholastikia, riche femme qui avait fait restaurer les établissements de bains auIVè s. Au-delà, la fontaine de Trajan et la grotte des Saints Dormants.



Rue depuis la bibliothèque


Le temple d'Hadrien




La fontaine de Trajan
Publié le 04/05/2008 à 18:22
Par michou.f
Pendant la navigation, nous longeons de nombreuses îles le long de la côte turque. L'une d'elle est grecque: Rhodes.


Rhodes. Panorama

Rhodes est une île naturellement riche. Elle est protégée par trois massifs montagneux qui donnent aux plages et à la côte un climat plaisamment ventilé. Les bois, très denses, ainsi qu'une bonne irrigation, font de l'île, surtout dans sa partie la plus septentrionale, un terrain riche et fertile.

Mythologie: Apollon est le premier à voir l'île sortir des eaux et la trouva si belle qu'il décide de la prendre sous sa protection. Quelques temps après, il obtient d'une nymphe locale, trois garçons nommés Kamiros, Ialissos et Lindos et qui créèrent les trois premières cités de l'île. Les écrits anciens disent que la ville de Lindos a fourni 7 navires aux Achéens qui partaient pour Troie.

Histoire: En 322 av. J.C., Rhodes fut intégrée à l'Empire d'Alexandre le Grand et entretint, après sa mort des relations commerciales étroites avec le royaume des Ptolémées installé en Egypte. A cette époque, Rhodes connut une splendeur que l'on ne peut comparer qu'à celle d'Athènes. C'est au cours de cette période que l'on a situé la construction de l'un des symboles du pouvoir de l'île, le fameux colosse, une statue de bronze haute de 35 m sur une embase de 10 m et qui se trouvait à l'entrée du port. A Rhodes, à cette époque, vivaient quatre vingt mille personnes tandis que s'y épanouissaient des écoles d'art, de rhétorique et de philosophie.
Abattu par un tremblement de terre, les restes du colosse furent abandonnés pendant presque mille ans avant d'être recueillis, fondus et vendus par les Arabes. Cet épisode fut le signe avant-coureur de la fin de la période de la splendeur de Rhodes, laquelle connut en effet un dénouement dramatique en raison des très fréquentes invasions turques et arabes.


Vestiges du temple d'Apollon


Odéon antique, de forme carrée


Stade (2è s. av. J.C)

En 164 av. J.C., Rhodes signa un traité avec Rome.

Au Ier siècle, Paul de Tarse évangélisa l'île. Elle est un ancien évêché.

Entre 1307 et 1522 , ce fut l'Ordre des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem qui l'occupèrent et fortifièrent la ville, laissant les impressionantes murailles actuelles. Dans la partie basse de l'île, ils édifièrent le palais du Grand Maître et les "auberges", résidences servant aux Hospitaliers venant d'Occident pour lutter contre les musulmans. L'île essuya un premier siège en 1480, avant de tomber aux mains des Turcs de Soliman le Magnifique en 1522.
L'ordre souverain militaire hospitalier de St Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, plus communément appelé Ordre de l'Hôpital, Ordre hospitalier, Ordre de Rhodes, Religion ou Ordre de Malte, est une organisation catholique souveraine à vocation humanitaire, créée au milieu du XIè s. par des latins originaires d'Amalfi, en Campanie, Italie, du monastère de St-Jean-l'Aumônier à Jérusalem. Installé successivement à Jérusalem, Chypre, Rhodes, Malte et enfin Rome depuis 1834, cet ordre à la fois religieux et militaire, est depuis sa création tourné vers les pauvres et les malades en vertu de la première règle de l'Ordre: "Protéger la foi, secourir les indigents, accueillir les sans-logis, soigner les malades et oeuvrer pour la paix et le bien dans le monde". Néanmoins, au cours de sa longue existence, il a été aussi l'un des principaux remparts de l'Occident Chrétien, durant les Croisades dans un premier temps, puis à l'époque où ses marins aguerris sillonaient la Méditerranée, avant de développer, à la Renaissance, un savoir médical envié et mondialement reconnu.


La Citadelle


L'Hôpital des Chevaliers de l'Ordre de St Jean

Pièce du Musée archéologique



Epoque italienne



Temple, minarets, églises et remparts: résumé de l'histoire de Rhodes


Couleurs de l'île

En 1912, l'Italie s'empara de l'île qui appartenait alors aux Turcs.

Rhodes passa sous souveraineté grecque en 1948.
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