Sur la route encombrée, nous alternons viaducs et tunnels. Un bouchon sur l'autoroute nous retarde. Nous déjeunons à Pise vers 13h.
Colonie étrusque, puis romaine, Pise resta prospère sous la domination lombarde aux VIIè et VIIIè siècles. Elle eut sa période de gloire aux XIè et XIIè siècles, grâce à son port florissant et à ses liens commerciaux à longue distance. Elle devint alors l'une des plus grandes puissances maritimes de la Méditerranée. Cette prospérité permit de financer la construction du campanile et des autres édifices du Campo dei Miracoli, mais une autre défaite navale face aux Génois, en 1284, et l'envasement du port mirent fin à l'âge d'or pisan. Annexée par Florence en 1406, la cité se transforma alors en un paisible centre consacré à la science et à l'étude. On y créa en 1343 une université, qui compta parmi ses étudiants un très grand savant natif de Pise, Galileo Galilei dit Galilée (1564-1642). Malheureusement, la plus grande partie du patrimoine pisan a été réduite, en quelques semaines, lorsque la ville fut pilonnée par les forces allemandes et alliées en 1944.
A Pise, visite de la Place des Miracles (Campo dei Miracoli): le dôme, le campanile (tour penchée), le baptistère.
La tour penchée ou campanile (clocher de la cathédrale) a été commencée en 1173. Elle se mit presque tout de suite à pencher: ses fondations s'enfonçaient dans le sous-sol sableux. Il fallut 180 ans pour la terminer, durant lesquels les architectes tentèrent en vain de corriger son inclinaison. Elle a continuer à s'incliner particulièrement au XXè s. pour atteindre finalement 5.40m. En 1990, on ferma la tour au public. En 1999, les ingénieurs ont entrepis de la stabiliser à l'aide de contrepoids, de câbles d'acier et de techniques de terrassement très élaborées.


La Tour penchée (Torre Pendente)
Colonie étrusque, puis romaine, Pise resta prospère sous la domination lombarde aux VIIè et VIIIè siècles. Elle eut sa période de gloire aux XIè et XIIè siècles, grâce à son port florissant et à ses liens commerciaux à longue distance. Elle devint alors l'une des plus grandes puissances maritimes de la Méditerranée. Cette prospérité permit de financer la construction du campanile et des autres édifices du Campo dei Miracoli, mais une autre défaite navale face aux Génois, en 1284, et l'envasement du port mirent fin à l'âge d'or pisan. Annexée par Florence en 1406, la cité se transforma alors en un paisible centre consacré à la science et à l'étude. On y créa en 1343 une université, qui compta parmi ses étudiants un très grand savant natif de Pise, Galileo Galilei dit Galilée (1564-1642). Malheureusement, la plus grande partie du patrimoine pisan a été réduite, en quelques semaines, lorsque la ville fut pilonnée par les forces allemandes et alliées en 1944.
A Pise, visite de la Place des Miracles (Campo dei Miracoli): le dôme, le campanile (tour penchée), le baptistère.
La tour penchée ou campanile (clocher de la cathédrale) a été commencée en 1173. Elle se mit presque tout de suite à pencher: ses fondations s'enfonçaient dans le sous-sol sableux. Il fallut 180 ans pour la terminer, durant lesquels les architectes tentèrent en vain de corriger son inclinaison. Elle a continuer à s'incliner particulièrement au XXè s. pour atteindre finalement 5.40m. En 1990, on ferma la tour au public. En 1999, les ingénieurs ont entrepis de la stabiliser à l'aide de contrepoids, de câbles d'acier et de techniques de terrassement très élaborées.
La Tour penchée (Torre Pendente)
La cathédrale (Duomo Santa Maria Assunta), un des plus beaux édifices romains d' Italie, a été commencée en 1064, plus d'un siècle avant le campanile, et bien avant les cathédrales rivales de Florence (1296) et de Sienne (1179). Sa profusion de piliers, colonnes et marbres délicatement colorés servit de modèle à d'autres églises de style "roman pisan" dans toute l'Italie centrale. Beaucoup se sont inspirés de sa façade aux riches ornements décoratifs de type arabo-byzantin dus aux liens privilégiés des Pisans avec l'Orient.

La cathédrale
A l'extérieur la porte St Rainier est fameuse: les deux vantaux comptent 24 panneaux de bronze illustrant des scènes du Nouveau Testament.
A l'intérieur, de nombreux trésors ont disparu lors d'un incendie en 1595. Il reste néanmoins la mosaïque de l'abside, une superbe chaire de Giovanni Pisano.


Mosaïque: le Christ en majesté

La cathédrale
A l'extérieur la porte St Rainier est fameuse: les deux vantaux comptent 24 panneaux de bronze illustrant des scènes du Nouveau Testament.
A l'intérieur, de nombreux trésors ont disparu lors d'un incendie en 1595. Il reste néanmoins la mosaïque de l'abside, une superbe chaire de Giovanni Pisano.
Mosaïque: le Christ en majesté
La chaire du dôme
Le baptistère fut commencé en 1152.
Nicola et Giovanni Pisano ont réalisé la plupart des exquises sculptures de l'extérieur du baptistère, ajoutées après une interruption de la construction -les Pisans manquaient d'argent parce que les Génois leur avaient ravi le monopole du commerce maritime.

Vue extérieure du baptistère
Vue intérieure
L'intérieur dépouillé contraste vivement avec l'ornementation complexe de l'extérieur.


Les fonts baptismaux
Poursuite du voyage vers Florence. Une fois la voiture laissée à l'hôtel, nous nous rendons en bus au centre-ville.
Florence (Firenze) , l'une des plus riches villes d'art du monde, abrite une multitude de musées, de galeries, d'églises et de palais somptueux, regorgeant de peintures, de sculptures, de fresques et autres oeuvres magistrales issues de la plus étonnante période de floraison artistique du dernier millénaire. Les noms de Dante, Machiavel, Michel-Ange et Galilée, pour ne citer que ceux-là, continuent de hanter "cette noble ville, la reine du Moyen Âge. C'est dans ces murs que la civilisation a recommencé" (Stendhal), et Florence a laissé une trace indélébile dans la culture occidentale.
Nous apercevons le Ponte Vecchio et nous nous rendons Piazza della Signoria (place de la Seigneurie).
C'est sur la Piazza della Signoria que s'élève le Palazzo Vecchio qui fut le siège du gouvernement florentin pendant sept siècles. Point de ralliement pour les Florentins et les visiteurs, elle abrite plusieurs chefs-d'oeuvre de la sculpture. Non loin de la place se trouve l'entrée des Offices, le plus célèbre musée de la ville.

Le Palazzo Vecchio, Firenze
Le principal centre d'intérêt de la place, le Palazzo Vecchio mis à part, réside dans les statues et la Loggia dei Lanzi. Elles sont disposées le long de la façade Est. L'oeuvre la plus à gauche est une statue équestre du grand duc Come Ier.

On peut y voir une réplique du David de Michel-Ange. L'original est aujourd'hui à la galerie de l'Académie après avoir séjourné plus de 350 ans sur la place de la Seigneurie.

La fontaine de Neptune (51563-1575) tient une place prépondérante sur la place. Oeuvre de Bartolomeo Ammannati et de ses assistants, dont Giambologna, elle fut vivement décriée par Michel-Ange, qui se serait exclamé: "Ammannato ! Ammannato! Che bel marmo hai rovinato !" (Quel beau bloc de marbre tu as gâché!)
Dans la Loggia dei Lanzi, on remarque plusieurs chefs-d'oeuvres. Cette loggia, sur le côté de la place de la Seigneurie, fut édifiée de 1376 à 1382. Elle servait d'abri aux magistrats de la ville lors de nombreuses cérémonies qui se déroulaient à Florence. Elle était aussi utilisée pour la réception des dignitaires étrangers et comme abri pour la garde suisse (lansquenets ou lanzi) de Come Ier, d'où son nom. Elle fait aujourd'hui office de petit musée de plein air et abrite à côté d'oeuvres mineures, deux scultpures majeures.


A la droite du Persée, se trouve le groupe de Giambologna, l'Enlèvement des Sabines (1583), oeuvre de virtuose au mouvement en spirale d'une remarquable légèreté, taillée dans un seul bloc de marbre, le plus gros monolithe jamais apporté à Florence. En dépit de son titre, l'oeuvre était à l'origine une étude conjuguée de la vieillesse, de la force virile et de la beauté féminine.
Le baptistère fut commencé en 1152.
Nicola et Giovanni Pisano ont réalisé la plupart des exquises sculptures de l'extérieur du baptistère, ajoutées après une interruption de la construction -les Pisans manquaient d'argent parce que les Génois leur avaient ravi le monopole du commerce maritime.
Vue extérieure du baptistère
L'intérieur dépouillé contraste vivement avec l'ornementation complexe de l'extérieur.
La chaire du baptistère
La chaire de Nicola Pisano repose sur des piliers ornés des figures allégoriques des Vertus. Ses principales scènes narratives évoquent l'Anonciation, la Nativité, l'Annonce faite aux bergers, l'Adoration des Mages, la Présentation au temple, la Crucifixion et le Jugement dernier.
Les fonts baptismaux
Poursuite du voyage vers Florence. Une fois la voiture laissée à l'hôtel, nous nous rendons en bus au centre-ville.
Florence (Firenze) , l'une des plus riches villes d'art du monde, abrite une multitude de musées, de galeries, d'églises et de palais somptueux, regorgeant de peintures, de sculptures, de fresques et autres oeuvres magistrales issues de la plus étonnante période de floraison artistique du dernier millénaire. Les noms de Dante, Machiavel, Michel-Ange et Galilée, pour ne citer que ceux-là, continuent de hanter "cette noble ville, la reine du Moyen Âge. C'est dans ces murs que la civilisation a recommencé" (Stendhal), et Florence a laissé une trace indélébile dans la culture occidentale.
Nous apercevons le Ponte Vecchio et nous nous rendons Piazza della Signoria (place de la Seigneurie).
C'est sur la Piazza della Signoria que s'élève le Palazzo Vecchio qui fut le siège du gouvernement florentin pendant sept siècles. Point de ralliement pour les Florentins et les visiteurs, elle abrite plusieurs chefs-d'oeuvre de la sculpture. Non loin de la place se trouve l'entrée des Offices, le plus célèbre musée de la ville.
Le Palazzo Vecchio, Firenze
Le principal centre d'intérêt de la place, le Palazzo Vecchio mis à part, réside dans les statues et la Loggia dei Lanzi. Elles sont disposées le long de la façade Est. L'oeuvre la plus à gauche est une statue équestre du grand duc Come Ier.
Réplique du David de Michel-Ange
On peut y voir une réplique du David de Michel-Ange. L'original est aujourd'hui à la galerie de l'Académie après avoir séjourné plus de 350 ans sur la place de la Seigneurie.
La fontaine de Neptune de Bartolomeo Ammannati
La fontaine de Neptune (51563-1575) tient une place prépondérante sur la place. Oeuvre de Bartolomeo Ammannati et de ses assistants, dont Giambologna, elle fut vivement décriée par Michel-Ange, qui se serait exclamé: "Ammannato ! Ammannato! Che bel marmo hai rovinato !" (Quel beau bloc de marbre tu as gâché!)
Dans la Loggia dei Lanzi, on remarque plusieurs chefs-d'oeuvres. Cette loggia, sur le côté de la place de la Seigneurie, fut édifiée de 1376 à 1382. Elle servait d'abri aux magistrats de la ville lors de nombreuses cérémonies qui se déroulaient à Florence. Elle était aussi utilisée pour la réception des dignitaires étrangers et comme abri pour la garde suisse (lansquenets ou lanzi) de Come Ier, d'où son nom. Elle fait aujourd'hui office de petit musée de plein air et abrite à côté d'oeuvres mineures, deux scultpures majeures.
Le Persée de Benvenuto Cellini
Le plus célèbre est le Persée de Benvenuto Cellini, l'un des bronzes les plus remarquables de l'histoire de l'art. Le héros de la mythologie grecque, fils de Zeus et de Danaé, est représenté tenant la tête tranchée à chevelure de serpents. La statue demanda près de dix ans de travail (1545-1553).L'Enlèvement des Sabines de Giambologna
A la droite du Persée, se trouve le groupe de Giambologna, l'Enlèvement des Sabines (1583), oeuvre de virtuose au mouvement en spirale d'une remarquable légèreté, taillée dans un seul bloc de marbre, le plus gros monolithe jamais apporté à Florence. En dépit de son titre, l'oeuvre était à l'origine une étude conjuguée de la vieillesse, de la force virile et de la beauté féminine.
