Le matin, visite de la GALLERIA DEGLI UFFIZI (Galerie des Offices). Les billets réservés, nous permettent d'éviter l'interminable queue.
La Galerie des Offices, bureaux administratifs sous Cosme Ier
Le Musée ou Gallerie des Offices (galleria degli Uffizi) est l'un des plus grands et des plus riches musées au monde. Il abrite une collection de peintures dans laquelle figurent les plus grands maîtres d'Italie et d'Europe des huit derniers siècles. Sa collection expose aussi des oeuvres des beaux jours de la peinture italienne médiévale, maniériste et baroque, ainsi que plusieurs maîtres hollandais, espagnols ou allemands.
C'est à la famille Médicis que Florence doit sa galerie des Offices. L'austère palais qui abrite aujourd'hui le musée fut construit en 1560. C'était un ensemble composite de bureaux (uffizi) conçu à l'usage des services administratifs de Cosme Ier. Les peintures de la riche collection d'art de la famille Médicis furent partagées entre les Offices et le Palais Pitti. Le musée compte plus de 45 salles et plus de 2000 oeuvres.
Lors de la grande crue catastrophique de l'Arno en 1966, dans les sous-sols des Offices, les oeuvres d'art trempent dans la boue, tandis que les livres et précieux manuscrits de la bibliothèque nationale partagent le même sort. En dépit des progrès réalisés dans les techniques de restauration, seules 70% des oeuvres endommagées ont aujourd'hui retrouvé leur place dans les musées et autres sites. Deux laboratoires, l'un pour les sculptures, l'autre pour les peintures, sont toujours en activité pour réparer les dégâts d'une seule nuit de cauchemar.
Les salles 10 à 14 sont probablement les plus visitées car elles possèdent les plus célèbres oeuvres du musée.
En voici quelques unes.
Les deux oeuvres qui suivent s'inspirent à la fois de la mythologie antique et de l'humanisme de son temps. L'élément religieux, omniprésent dans l'art occidental, depuis un millier d'années, fait ici défaut.

La naissance de Vénus, Botticelli, premier nu profane de la Renaissance.
Botticelli s'inspire du mythe grec selon lequel Aphrodite (Vénus), conçue par l'Océan après la castration d'Ouranos par Cronos, naquit en surgissant de l'écume. La beauté est ainsi le fruit de l'union du physique et du spirituel. Dans le mythe comme dans la peinture, la nymphe Chloris et le dieu du Vent d'ouest, Zéphyr, poussent la déesse jusqu'au rivage où sa nudité est couverte par Hora, l'Heure du printemps.


Le printemps, Botticelli



L'annonciation, Léonardo Da Vinci. Le peintre peignit ce tableau alors qu'il n'avait encore que vingt ans.


Le Musée ou Gallerie des Offices (galleria degli Uffizi) est l'un des plus grands et des plus riches musées au monde. Il abrite une collection de peintures dans laquelle figurent les plus grands maîtres d'Italie et d'Europe des huit derniers siècles. Sa collection expose aussi des oeuvres des beaux jours de la peinture italienne médiévale, maniériste et baroque, ainsi que plusieurs maîtres hollandais, espagnols ou allemands.
C'est à la famille Médicis que Florence doit sa galerie des Offices. L'austère palais qui abrite aujourd'hui le musée fut construit en 1560. C'était un ensemble composite de bureaux (uffizi) conçu à l'usage des services administratifs de Cosme Ier. Les peintures de la riche collection d'art de la famille Médicis furent partagées entre les Offices et le Palais Pitti. Le musée compte plus de 45 salles et plus de 2000 oeuvres.
Lors de la grande crue catastrophique de l'Arno en 1966, dans les sous-sols des Offices, les oeuvres d'art trempent dans la boue, tandis que les livres et précieux manuscrits de la bibliothèque nationale partagent le même sort. En dépit des progrès réalisés dans les techniques de restauration, seules 70% des oeuvres endommagées ont aujourd'hui retrouvé leur place dans les musées et autres sites. Deux laboratoires, l'un pour les sculptures, l'autre pour les peintures, sont toujours en activité pour réparer les dégâts d'une seule nuit de cauchemar.
Les salles 10 à 14 sont probablement les plus visitées car elles possèdent les plus célèbres oeuvres du musée.
En voici quelques unes.
Les deux oeuvres qui suivent s'inspirent à la fois de la mythologie antique et de l'humanisme de son temps. L'élément religieux, omniprésent dans l'art occidental, depuis un millier d'années, fait ici défaut.
La naissance de Vénus, Botticelli, premier nu profane de la Renaissance.
Botticelli s'inspire du mythe grec selon lequel Aphrodite (Vénus), conçue par l'Océan après la castration d'Ouranos par Cronos, naquit en surgissant de l'écume. La beauté est ainsi le fruit de l'union du physique et du spirituel. Dans le mythe comme dans la peinture, la nymphe Chloris et le dieu du Vent d'ouest, Zéphyr, poussent la déesse jusqu'au rivage où sa nudité est couverte par Hora, l'Heure du printemps.
Le printemps, Botticelli
Le thème du Printemps est plus obscur.
*Certains y voient une allégorie du printemps ou même des quatre saisons.
*Pour d'autres, il s'agirait du triomphe de Vénus, les Grâces qui l'entourent représentant sa beauté et Flora sa fécondité. Ce qui est certain, c'est que le personnage central est à nouveau Vénus, déesse du printemps et de l'amour, accompagnée de son fils Cupidon (au-dessus de sa tête). Sur la gauche, Mercure écarte les nuages de l'hiver de son bâton, tandis qu'à droite, on retrouve Chloris qui a été violée par Zéphyr et changée en la déesse Flora (représentée semant des fleurs).
*D'autres historiens privilégient la thèse de la peinture philosophique: le printemps devient alors l'aiguillon qui attise émotions et passions, tandis que Zéphyr chasse les nuées de la mélancolie pour que ces désirs puissent s'épanouir sans contrainte. Zéphir, Chloris et Flora pourraient aussi symboliser la triade du désir, de la chasteté et de la beauté.
*Certains y voient une allégorie du printemps ou même des quatre saisons.
*Pour d'autres, il s'agirait du triomphe de Vénus, les Grâces qui l'entourent représentant sa beauté et Flora sa fécondité. Ce qui est certain, c'est que le personnage central est à nouveau Vénus, déesse du printemps et de l'amour, accompagnée de son fils Cupidon (au-dessus de sa tête). Sur la gauche, Mercure écarte les nuages de l'hiver de son bâton, tandis qu'à droite, on retrouve Chloris qui a été violée par Zéphyr et changée en la déesse Flora (représentée semant des fleurs).
*D'autres historiens privilégient la thèse de la peinture philosophique: le printemps devient alors l'aiguillon qui attise émotions et passions, tandis que Zéphyr chasse les nuées de la mélancolie pour que ces désirs puissent s'épanouir sans contrainte. Zéphir, Chloris et Flora pourraient aussi symboliser la triade du désir, de la chasteté et de la beauté.
L'annonciation, Léonardo Da Vinci. Le peintre peignit ce tableau alors qu'il n'avait encore que vingt ans.
Tondo Doni,ou la Sainte famille Michel-Ange, la seule oeuvre du peintre exposée aux Offices.
Le maître travaillait alors sur son David, projet qui lui tenait beaucoup plus à coeur. La peinture sur chevalet, par opposition à la fresque ou à la sculpture, lui paraissait une corvée, et ce tondo est la seule qu'il mena presque entièrement à bien.
Le contenu de l'oeuvre reste obscur, mais les nus païens de l'arrière-plan ainsi que le muret, symbole de démarcation, pourraient signifier l'exclusion du monde païen du salut chrétien. Notez la façon inédite dont Joseph présente Jésus à Marie. Ce geste complexe, proche de la contorsion, est l'un des éléments qui permettent à Michel-Ange d'opter pour une composition vrillée, quasi sculpturale, un défi posé à sa virtuosité.
Le côté résolument ésotérique de la peinture, sa composition affectée et ses couleurs vives influencèrent très profondément le style maniériste, dont les principaux représentants sont exposés dans les quatre salles suivantes.
La vierge au chardonneret, Raphaël, autre peintre de la Renaissance à avoir grandement influencé les maniéristes.
LA PLACE DU DOME
La sublime trilogie de la cathédrale (Duomo), du baptistère et du campanile constituent l'un des plus importants complexes d'Italie datant de la Basse Renaissance. Le dôme autoporteur de Brunelleschi est un chef-d'oeuvre.
La Cathédrale Santa Maria del Fiore
La cathédrale Santa Maria del Fiore est l'un des édifices emblématiques d'Italie.
L'extérieur, qui laisse admirer ses vastes proportions, est fait de marbres vert, rouge et blanc venus de toutes les régions de Toscane: marbre blanc de Carrare, rouge de Maremme et vert de Prato. La cathédrale est immense et peut recevoir jusqu'à vingt mille fidèles.
L'intérieur, en comparaison, apparaît comme sévère et nue, la majorité de ses oeuvres d'art ayant progressivement été déplacées au Museo dell'Opera del Duomo.
L'honneur d'une ville se mesurait, au Moyen Age, à la grandeur de ses travaux publics. C'est pourquoi le conseil de la ville décréta qu'il fallait pour Florence une cathédrale, un édifice "si magnifique qu'il surpasserait tous ceux construits par les Grecs et les Romains aux époques de leurs apogées". Les rivales de Florence, Sienne et Pise avaient déjà construit ou construisaient tout juste de magnifiques églises. L'architecte, Arnolfo di Cambio opta pour la plus grande coupole jamais élevée depuis l'Antiquité.
Les travaux débutèrent en 1296 et la cathédrale reçut le nom de Santa Maria del Fiore pour faire le lien entre la Vierge et le lis, emblème de Florence. La nef centrale ne fut achevée qu'en 1378, les nefs secondaires en 1380. L'élévation de la coupole constitue a elle seule un épisode à part entière.
Le baptistère du VIè ou VIIIè s., à l'origine cathédrale de Florence, fut ensuite remplacé par l'église Santa Reparata, dont les vestiges se trouvent sous le Duomo actuel.

Partie de la crypte Santa Reparata
Le Baptistère St Jean (Battistero di San Giovanni), entièrement revêtu de marbre blanc et vert est sans doute le plus vieil édifice de Florence. Des siècles durant, les petits Florentins ont reçu le baptême, ce qui le rendit symboliquement plus cher encore à la ville que sa cathédrale. Les mosaïques décorant l'intérieur sont certes parmi les plus fines d'Europe, mais leur beauté est éclipsée par la splendeur des trois célèbres portes en bronze, et particulièrement la "Porte du Paradis", chef-d'oeuvre de Ghiberti et qui relate des scènes de la Bible: création d'Adam, Caïn et Abel, Noé, le sacrifice d'Abraham, Esaü, Jacob, Rebecca, Joseph, Moïse et Jéricho, David et Goliath, Salomon et la reine de Saba. L'artiste y consacra 27 années de travail. Les vantaux actuels sont des fac-similés (les originaux se trouvent au musée de l'Opera del Duomo).

Vantail de la Porte du Paradis du Baptistère, porte Est (Musée de l'Opera del Duomo)
Le Campanile


MUSEO DELL'OPERA DEL DUOMO
Visite imprévue due à la pluie et à l'impossibilité de flâner dans les rues. Nous n'avons pas perdu notre temps !!!
Il contient de nombreuses oeuvres d'art provenant du Dôme, du baptistère et du campanile, et mises ici à l'abri. Ouvert en 1891, il contient la plus impressionnante collection de sculptures de la ville après le Bargello, ainsi qu'un grand nombre de peintures, objets en argent ou en céramique et des manuscrits.

La Pieta, Michel-Ange
Parmi l'une de ces merveilles, La Pieta de Michel-Ange (1550-1553). C'est une oeuvre tardive (80 ans) et inachevée, qui ne quitta la cathédrale qu'en 1981 et que l'artiste destinait sans doute à son propre tombeau: le visage de Nicodème serait un autoportrait.
Michel-Ange, sans doute déçu par son oeuvre et par la piètre qualité du marbre, détruisit le bras et la jambe gauches du Christ. Les dégâts furent plus tard réparés par un de ses élèves Tiberio Calcagni. Elle reste malgré tout une oeuvre remarquable qui frappe surtout par l'extraordinaire abandon du corps du Christ et le fait qu'en omettant Marie-Madeleine (rajoutée sur la gauche par le même élève), l'artiste ait opté, assez curieusement, pour une composition bancale et incomplète.

Sculpture d'enfants musiciens, Donatello ou Luca Della Robia
La Madeleine, Donatello
Cette statue en bois de Donatello est une oeuvre dans laquelle transparaissent toute la virtuosité et la variété du style de l'artiste. Il a opté ici pour un réalisme dérangeant: le tragique visage émacié, presque cadavérique, la chevelure emmêlée se confondant avec la peau de bêtes en lambeaux confèrent à l'oeuvre un cachet étonnement moderne.
Rien, dans l'art de la Renaissance, ne ressemble, ne serait-ce que de loin, à cette sculpture si ce n'est une oeuvre du même artiste conservée à Venise.
LE PALAZZO VECCHIO
Il domine la place de la Seigneurie depuis des siècles. Les travaux de construction remontent à 1299, probablement sur des plans d'Arnolfo di Cambio, l'architecte du Dôme. D'abord lieu de résidence des Prieurs, qui formaient la Seigneurie ou conseil municipal, il devint celui de Cosme Ier en 1540. Il y résida neuf ans avant d'emménager au Palais Pitti, ce qui valut au palais l'épithète de vecchio (vieux, ou ancien).
Il abrite à nouveau aujourd'hui le conseil municipal mais reste en grande partie ouvert au public.
La salle des Cinq-cents est l'élément central du palais fait pour accueillir les membres du Conseil de la République florentine.
Vasari est l'auteur des trente neuf peintures du plafond et des pompeuses peintures des murs, illustrant différents triomphes militaires de Florence.
Dans cette salle, de nombreuses sculptures dont plusieurs représentant les Travaux d'Hercule

Plafond de la salle des Cinq-Cents, par Vasari, Palazzo Vecchio
A visiter: le minuscule cabinet de travail de François Ier de Médicis qui fut décoré par plus de trente artistes.

Le maître travaillait alors sur son David, projet qui lui tenait beaucoup plus à coeur. La peinture sur chevalet, par opposition à la fresque ou à la sculpture, lui paraissait une corvée, et ce tondo est la seule qu'il mena presque entièrement à bien.
Le contenu de l'oeuvre reste obscur, mais les nus païens de l'arrière-plan ainsi que le muret, symbole de démarcation, pourraient signifier l'exclusion du monde païen du salut chrétien. Notez la façon inédite dont Joseph présente Jésus à Marie. Ce geste complexe, proche de la contorsion, est l'un des éléments qui permettent à Michel-Ange d'opter pour une composition vrillée, quasi sculpturale, un défi posé à sa virtuosité.
Le côté résolument ésotérique de la peinture, sa composition affectée et ses couleurs vives influencèrent très profondément le style maniériste, dont les principaux représentants sont exposés dans les quatre salles suivantes.
LA PLACE DU DOME
La sublime trilogie de la cathédrale (Duomo), du baptistère et du campanile constituent l'un des plus importants complexes d'Italie datant de la Basse Renaissance. Le dôme autoporteur de Brunelleschi est un chef-d'oeuvre.
La cathédrale Santa Maria del Fiore est l'un des édifices emblématiques d'Italie.
L'extérieur, qui laisse admirer ses vastes proportions, est fait de marbres vert, rouge et blanc venus de toutes les régions de Toscane: marbre blanc de Carrare, rouge de Maremme et vert de Prato. La cathédrale est immense et peut recevoir jusqu'à vingt mille fidèles.
L'intérieur, en comparaison, apparaît comme sévère et nue, la majorité de ses oeuvres d'art ayant progressivement été déplacées au Museo dell'Opera del Duomo.
L'honneur d'une ville se mesurait, au Moyen Age, à la grandeur de ses travaux publics. C'est pourquoi le conseil de la ville décréta qu'il fallait pour Florence une cathédrale, un édifice "si magnifique qu'il surpasserait tous ceux construits par les Grecs et les Romains aux époques de leurs apogées". Les rivales de Florence, Sienne et Pise avaient déjà construit ou construisaient tout juste de magnifiques églises. L'architecte, Arnolfo di Cambio opta pour la plus grande coupole jamais élevée depuis l'Antiquité.
Les travaux débutèrent en 1296 et la cathédrale reçut le nom de Santa Maria del Fiore pour faire le lien entre la Vierge et le lis, emblème de Florence. La nef centrale ne fut achevée qu'en 1378, les nefs secondaires en 1380. L'élévation de la coupole constitue a elle seule un épisode à part entière.
Le baptistère du VIè ou VIIIè s., à l'origine cathédrale de Florence, fut ensuite remplacé par l'église Santa Reparata, dont les vestiges se trouvent sous le Duomo actuel.
Partie de la crypte Santa Reparata
Le Baptistère St Jean (Battistero di San Giovanni), entièrement revêtu de marbre blanc et vert est sans doute le plus vieil édifice de Florence. Des siècles durant, les petits Florentins ont reçu le baptême, ce qui le rendit symboliquement plus cher encore à la ville que sa cathédrale. Les mosaïques décorant l'intérieur sont certes parmi les plus fines d'Europe, mais leur beauté est éclipsée par la splendeur des trois célèbres portes en bronze, et particulièrement la "Porte du Paradis", chef-d'oeuvre de Ghiberti et qui relate des scènes de la Bible: création d'Adam, Caïn et Abel, Noé, le sacrifice d'Abraham, Esaü, Jacob, Rebecca, Joseph, Moïse et Jéricho, David et Goliath, Salomon et la reine de Saba. L'artiste y consacra 27 années de travail. Les vantaux actuels sont des fac-similés (les originaux se trouvent au musée de l'Opera del Duomo).
Vantail de la Porte du Paradis du Baptistère, porte Est (Musée de l'Opera del Duomo)
Le Campanile
Le Campanile du Dôme de Florence
C'est l'un des plus beaux clochers (campanile) médiévaux d'Italie. Dessiné par Giotto, couvert de marbre polychrome vert, blanc et rose, il est décoré de copies de bas-reliefs et de statues de Donatello, Luca Della Robia et autres grands maîtres de la Renaissance. Son intérêt artistique n'a d'égal que la splendeur de la vue qu'il offre, depuis son sommet, sur la coupole de la cathédrale, la mer de toits rouges de la cité et l'horizon bleuté des collines toscanes.Point de vue depuis le Palazzo Vecchio
MUSEO DELL'OPERA DEL DUOMO
Visite imprévue due à la pluie et à l'impossibilité de flâner dans les rues. Nous n'avons pas perdu notre temps !!!
Il contient de nombreuses oeuvres d'art provenant du Dôme, du baptistère et du campanile, et mises ici à l'abri. Ouvert en 1891, il contient la plus impressionnante collection de sculptures de la ville après le Bargello, ainsi qu'un grand nombre de peintures, objets en argent ou en céramique et des manuscrits.
La Pieta, Michel-Ange
Parmi l'une de ces merveilles, La Pieta de Michel-Ange (1550-1553). C'est une oeuvre tardive (80 ans) et inachevée, qui ne quitta la cathédrale qu'en 1981 et que l'artiste destinait sans doute à son propre tombeau: le visage de Nicodème serait un autoportrait.
Michel-Ange, sans doute déçu par son oeuvre et par la piètre qualité du marbre, détruisit le bras et la jambe gauches du Christ. Les dégâts furent plus tard réparés par un de ses élèves Tiberio Calcagni. Elle reste malgré tout une oeuvre remarquable qui frappe surtout par l'extraordinaire abandon du corps du Christ et le fait qu'en omettant Marie-Madeleine (rajoutée sur la gauche par le même élève), l'artiste ait opté, assez curieusement, pour une composition bancale et incomplète.
Sculpture d'enfants musiciens, Donatello ou Luca Della Robia
Cette statue en bois de Donatello est une oeuvre dans laquelle transparaissent toute la virtuosité et la variété du style de l'artiste. Il a opté ici pour un réalisme dérangeant: le tragique visage émacié, presque cadavérique, la chevelure emmêlée se confondant avec la peau de bêtes en lambeaux confèrent à l'oeuvre un cachet étonnement moderne.
Rien, dans l'art de la Renaissance, ne ressemble, ne serait-ce que de loin, à cette sculpture si ce n'est une oeuvre du même artiste conservée à Venise.
LE PALAZZO VECCHIO
Il domine la place de la Seigneurie depuis des siècles. Les travaux de construction remontent à 1299, probablement sur des plans d'Arnolfo di Cambio, l'architecte du Dôme. D'abord lieu de résidence des Prieurs, qui formaient la Seigneurie ou conseil municipal, il devint celui de Cosme Ier en 1540. Il y résida neuf ans avant d'emménager au Palais Pitti, ce qui valut au palais l'épithète de vecchio (vieux, ou ancien).
Il abrite à nouveau aujourd'hui le conseil municipal mais reste en grande partie ouvert au public.
La salle des Cinq-cents est l'élément central du palais fait pour accueillir les membres du Conseil de la République florentine.
Vasari est l'auteur des trente neuf peintures du plafond et des pompeuses peintures des murs, illustrant différents triomphes militaires de Florence.
Dans cette salle, de nombreuses sculptures dont plusieurs représentant les Travaux d'Hercule
Plafond de la salle des Cinq-Cents, par Vasari, Palazzo Vecchio
A visiter: le minuscule cabinet de travail de François Ier de Médicis qui fut décoré par plus de trente artistes.
Peinture représentant François Ier.

Vue sur la coupole du Dôme depuis la salle des cartes, Palazzo Vecchio
Le Ponte Vecchio

Un autre pont sur l'Arno à la nuit tombante
Vue sur la coupole du Dôme depuis la salle des cartes, Palazzo Vecchio
Nous finissons la journée par marcher dans Florence et nous admirons le fameux PONTE VECCHIO.
Si l'on parvient à faire abstraction de la foule et des nombreuses boutiques d'orfèvrerie modernes, le Ponte Vecchio donne une bonne idée de ce qu'était la Florence médiévale.
Le pont actuel date de 1345; c'est la reconstruction d'une structure plus ancienne (la seule à traverser le fleuve en 1218) emportée par une inondation. A la fin du XVIè s., le grand-duc Ferdinand Ier fit remplacer les échoppes malodorantes des bouchers qui longeaient le pont par des orfèvres, commerce qui prévaut depuis.
Le pont a survécu à deux événements historiques: en 1944, il fut épargné par les bombes sur l'ordre d'Hitler; et en 1966 par l'inondation mais l'Arno monta à une telle hauteur qu'une véritable fortune en or fut emportée par les flots.
A l'est du pont, clairement visible au-dessus des boutiques, court le Corridoio Vasariano, galerie aménagée par Giorgio Vasari en 1565 comme passage secret pour Cosme de Médicis. Il relie la Galleria degli Uffizi au Palazzo Pitti et au Palazzo Vecchio.
Le pont actuel date de 1345; c'est la reconstruction d'une structure plus ancienne (la seule à traverser le fleuve en 1218) emportée par une inondation. A la fin du XVIè s., le grand-duc Ferdinand Ier fit remplacer les échoppes malodorantes des bouchers qui longeaient le pont par des orfèvres, commerce qui prévaut depuis.
Le pont a survécu à deux événements historiques: en 1944, il fut épargné par les bombes sur l'ordre d'Hitler; et en 1966 par l'inondation mais l'Arno monta à une telle hauteur qu'une véritable fortune en or fut emportée par les flots.
A l'est du pont, clairement visible au-dessus des boutiques, court le Corridoio Vasariano, galerie aménagée par Giorgio Vasari en 1565 comme passage secret pour Cosme de Médicis. Il relie la Galleria degli Uffizi au Palazzo Pitti et au Palazzo Vecchio.
Un autre pont sur l'Arno à la nuit tombante
