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Publié le 28/04/2008 à 01:49
Par michou.f
Toute la nuit, nous avons navigué dans la mer de Myrthe pour arriver au Pirée vers 8h. Le Pirée est le port d'Athènes depuis l'Antiquité, le plus grand de la Grèce et le plus important en Méditerranée pour le transport des marchandises. Il est constitué de plusieurs petits ports qui se sont développés au fil des années. Il a une forte population et compte 750 000 habitants. Il possède de nombreuses réalisations sportives créées pour les jeux olympiques de 2004. C'est le point de départ de nombreux navires pour les îles grecques mais aussi pour le monde entier.


Nous partons pour l'excursion "Athènes et le Cap Sounion". La première partie est consacrée à la visite du Cap Sounion célèbre pour son temple de Poseidon, tout en marbre blanc, situé au sommet d'un rocher à pic d'où l'on peut jouir d'un magnifique panorama sur le golfe Saronique et les Cyclades. Il comptait 6 colonnes en façade et 13 sur les côtés.

Le temple de Poseidon


Panorama depuis le cap Sounion




L'après-midi, nous visitons la ville d'Athènes qui grandit prodigieusement.

Stade olympique moderne

Visite de l'Acropole "ville haute" de l' Athènes antique où se rendent chaque année des millions de touristes.

L'Acropole

La tradition mythologique concernant la naissance de la ville est fascinante: Athènes faisait l'objet d'une contestation entre les dieux. La solution: une offre de paix d'Athéna, déesse de la sagesse que le conseil des dieux proclama déesse de la ville.

Ce sont les Phéniciens qui fondèrent la ville 2000 ans av. J.C. L'extraordinaire force culturelle domina la Méditerranée pendant des siècles et l'exposa ainsi aux intérets souvent violents. Ainsi Athènes fut-elle razziée, mise à sac et incendiée une trentaine de fois entre le IVè s. de notre ère et l'an 1400.
Réduite à une village de quelques milliers de personnes, elle passa ensuite aux mains des Turcs.
Après la seconde guerre mondiale, Athènes connaît un repeuplement (100 000 pers onnes par an) et une croissance qui semblent sans limite. Cette population rejoint la ville pour répondre à une industrialisation féroce ainsi qu'à l'augmentation de l'activité du port.

On assiste par voie de conséquence à une prise de conscience de la nécessité de sauvegarder le patrimoine historique qui avait été mis à l'épreuve pendant des siècles d'abandon.

La ville d'Athènes vue de l'Acropole avec, en bas, à droite, le temple d'Héphaïstos, le mieux conservé de tous.

Le premier temple dédié à Athéna, le Parthénon (chambre des vierges), donna lieu à la transformation de la forteresse en un sanctuaire où la beauté prit le pas sur le culte même de la divinité. Il fut construit entre 447 et 432 et, à son nom, sont indissolublement liés celui de Périclès, le génial promoteur d'une politique qui consacra à jamais la grandeur d'Athènes, et celui de Phidias que les Anciens consacrèrent comme le plus grand sculpteur du Vè s. Ce temple ne supplanta jamais l'Erechtheion dans la vénération des Athéniens.


Le Parthénon, bâti en marbre pentélique, est un temple dorique octastyle (8 colonnes en façade), à deux frontons. L'ordre intérieur est simple: deux chambres, le naos, et le Parthénon proprement dit, enveloppé par la colonnade. Ces divers éléments architecturaux étaient rehaussés par l'emploi de la couleur, chose que l'on a du mal à imaginer tant la perfection des lignes des temples grecs semble se suffire à elle-même. On employait de plus des accessoires de métal doré, du bronze, pour les 22 boucliers accrochés en ex-voto par Alexandre le Grand, pour commémorer sa victoire sur les Perses.

Le Parthénon

L'Erechtheion était le lieu de culte essentiel de l' Acropole depuis ses origines. La finesse de sa décoration est remarquable. Le portique des Caryatides est une oeuvre majeure de l'art héllenistique. Il constitue le motif le plus original de l'Erechtheion et une sorte de dais au-dessus du tombeau de Cecrops. Les six jeunes filles s'acquittent avec grâce de leur fonction de support.

L'Erechtheion


Le portique des Caryatides

Depuis l'Acropole, on peut admirer l'Odéon d'Hérode Atticus, le théâtre de Dionysos, la colline des Muses, le temple d'Héphaïstos, l'Agora...


Le temple de Zeus


Le théâtre de Dionysos
La coexistence dans l'enceinte sacrée d'un théâtre de deux temples et d'un autel atteste les origines sacrées du théâtre grec. La fête du dieu s'accompagnait de danses et de choeurs ainsi que de scènes dialoguées et mimées d'où naquit le drame antique. Le premier drame fut présenté dans la seconde moitié du VIè s. et dès lors, les concours dramatiques (tragédie, comédie, drame satyrique) devinrent réguliers. Le total des places est estimé entre 14 000 et 17 000.


Le théâtre d'Hérode Atticus


A quelques distances de la ville, on trouve l'une des réalisations les plus intéressantes de l'histoire de l'homme: le canal de Corinthe. C'est une oeuvre réellement "folle" commencée sous Néron (comme par hasard) et qui ne fut achevée qu'au siècle dernier.
Publié le 28/04/2008 à 15:45
Par michou.f
Nous arrivons dans la baie d'Izmir vers 7h.
Izmir, que nous ne visiterons pas, l'ancienne Smyrne (du latin myrrha lui-même tiré du grec ethymon ou arbre à myrrhe) est la troisième ville turque (plus de 3 millions d'habitants) après Istanbul et Ankara, grâce au mouvement de son port et à son activité industrielle. Cet essor est lié aux secteurs traditionnels de l'agriculture (figues sèches, raisins secs, noisettes) ainsi qu'aux installations chimiques et aux raffineries de pétrole.
Située à l'intérieur d'une belle baie entourée de riantes collines, la ville est devenue une métropole moderne et cosmopolite.


Les fouilles archéologiques ont démontré que l'installation première de Smyrne remonte au 3è millénaire av. J.C. Au Xè s. av. J.C., les fermiers de l'île de Lesbos s'y installèrent. Occupée par les Ioniens à la fin du IXè s. av.J.C., elle traversa une longue phase d'économie florissante et de ferveur culturelle pour passer sous le contrôle de nombreux tyrans locaux jusqu'à sa conquête en 334 av. J.C. par Alexandre le Grand.

A partir de 27 av. J.C., sous domination romaine, la ville connut une nouvelle période de prospérité pendant laquelle elle s'enrichit de monuments somptueux desquels restent cependant peu de traces. Détruite par un violent tremblement de terre en 178, elle fut entièrement reconstruite par ordre de Marc Aurèle. Devenue important siège épiscopal à l'époque de Constantin, elle connut un déclin du aux incursions arabes. Assiégée par les Turcs, la ville fut reconquise et utilisée comme base pour des incursions en mer Egée. Elle devint plus tard le fief des Chevaliers de l'ordre de St Jean et fut définitivement annexée à l'Empire ottoman, malgré les efforts de la flotte vénitienne qui tenta plusieurs fois de se l'approprier à nouveau.
Smyrne a conservé sa prospérité à travers les âges parce qu'elle était l'étape obligée entre l'Est et l'Ouest.


Nous participons à l'excursion "Ephèse".
Considérée comme l'une des sept merveilles du monde, Ephèse fut tout d'abord un refuge ionien avant de devenir la deuxième ville de l'Empire Romain et un lieu de pélerinage (comme l'indique Paul dans sa lettre aux Ephésiens).
Ephèse abrite le colossal temple d'Artémis, la première grande structure entièrement construite en marbre. Le temple était quatre fois plus grand que le Parthénon d'Athènes et il est considéré comme "le plus bel ouvrage de l'humanité" d'après Pausanias. On peut également admirer le gymnase et ce qui était probablement un énorme stade (les gradins furent démontés pour construire les murs de la ville de Byzance).
On admire la merveilleuse avenue d'Arcadiané, construite à l'époque hellenistique, d'après Arcadius (395-408) bordée de colonnes de marbres et bordée à cette époque de galeries et de boutiques. Elle mène à l'éblouissant grand théâtre d'une capacité de 24 000 spectateurs. On y accueillait le Festival d'Artémis, tous les mois d'avril.

La Voie Arcadiané


Le grand théâtre

Devant le théâtre, passe la route du marbre qui mène à la bibliothèque de Celsius, récemment restaurée. Les statues dans les niches représentent la Vertu, la Sagesse, les Sciences et la Fortune. La façade sculptée évoque l'architecture majestueuse qui dominait autrefois Ephèse.


La Bibliothèque de Celsius

Vers la colline, le temple d'Hadrien, l'une des constructions les mieux conservées d'Ephèse, les thermes de Scholastikia, riche femme qui avait fait restaurer les établissements de bains auIVè s. Au-delà, la fontaine de Trajan et la grotte des Saints Dormants.



Rue depuis la bibliothèque


Le temple d'Hadrien




La fontaine de Trajan
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