Y aurait-il un début de "Guerre de la Communication" entre l'Insee et Sarkozy ?
Quand celui-ci nous annonce avec aplomb que la délinquance baisse en France depuis qu'il est aux affaires, l'Insee publie des chiffres qui tendent à démontrer le contraire.
Selon une enquête de l'Insee et de l'Observatoire National de la Délinquance (OND) rendue publique mardi 19 décembre, la délinquance a été trois fois supérieure en 2005 aux chiffres officiels constatés par les services de police et de gendarmerie.
NDLR : mais ça, on peut facilement s'en rendre compte. Il suffit d'ouvrir son journal tous les jours à la rubrique "Faits divers".
Selon cette enquête, plus de neuf millions d'atteintes aux biens ont été commises en 2005 et près de quatre millions de personnes ont déclaré avoir été victimes d'au moins une agression, soit plus de douze millions de faits de délinquance.
Les statistiques officielles avaient fait état de 3.775.000 crimes et délits cette année-là. Plus de 3,8 millions d'agressions physiques Sur 14.000 ménages français, soit quelques 25.000 personnes de plus de 14 ans, 18,7% (soit une personne sur cinq) des ménages déclarent avoir subi un vol, une tentative ou un acte de vandalisme en 2005.
Dans leur majorité, les victimes "ne portent pas à la connaissance de la police et de la gendarmerie les atteintes aux biens".
En 2005 toujours, plus de 3,8 millions de Français ont subi "au moins une agression" physique ou verbale, selon la projection réalisée par les deux organismes.
Le sentiment d'insécurité des Français a toutefois diminué, selon la même enquête, par rapport à l'enquête de 2004.
NDLR : il y a là quelque chose d'incompréhensible. Comment le sentiment d'insécurité peut-il baisser alors que tout montre que le simple fait de descendre dans la rue expose, une fois sur cinq, à une agression ?
Selon l'Insee et l'OND, il ne s'agit pas d'un sondage d'opinion mais d'une enquête auprès des "personnes (qui) sont interrogées sur les atteintes dont elles ont pu être victimes au cours d'une période donnée".
Un des cadres du FN en région parisienne et haut fonctionnaire, précédement en poste à l'INSEE, nous dit que "ce rapport entre "enquête de victimation" et "faits constatés", d'un rapport de 3 à 1, est bien connu et fiable (jadis l'INSEE a procédé elle-même à ces enquêtes, elle se contente aujourd'hui de certifier les méthodes, voire d'opérer pour le compte de l'Obsevatoire National de la Délinquance)".
Et pour notre région, le tableau suivant qui montre l'augmentation régulière des "Atteintes volontaires à l'intégrité physique" en PACA.
Vous pouvez aussi consulter les différents rapports sur la délinquance ainsi que les méthodologies utilisées sur le site de l'Institut National des Hautes Etudes de Sécurité.
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
du 19 décembre 2006
Le mensonge sur la délinquance
L’étude de l’INSEE et de l’Observatoire national de la délinquance conclut qu’il y a eu plus de 12 millions de faits de délinquance en 2005, alors que les statistiques officielles font état de moins de 3,8 millions de crimes et délits. En effet, moins d’un quart des atteintes aux biens font l’objet d’une plainte, et plus d’un vol sur deux n’est pas déclaré. A quoi bon en effet porter plainte, quand on sait qu’il n’y aura pas de suite, et qu’on vous le fait savoir. Ainsi est mis en évidence, une fois de plus, le mensonge statistique, qui est en réalité un mensonge politique. Comment pourrait-on croire à la rupture dans le domaine de la lutte contre la délinquance, quand le prophète de la rupture est le ministre responsable de cet état de fait ?
Une seule conclusion,
en 2007, votons Le Pen !
