Les noirs et les juifs…Plusieurs dizaines de “jeunes ” ont semé la terreur dans le RER A puis dans la gare de Torcy (Seine-et-Marne) et ont agressé au moins cinq personnes pour leur voler leur téléphone portable et divers autres effets personnels. Après l’arrivée des forces de l’ordre, les “jeunes” se sont dispersés dans divers trains et aucun d’eux n’a été interpellé. Cette information n’en est pas une: elle ne figure nulle part. De même qu’il avait fallu plusieurs jours avant d’apprendre l’affaire du train d’enfer Nice-Paris le 1er janvier. Les agressions du RER de Torcy ont eu lieu entre la deuxième et la troisième agression “antisémite” à Sarcelles. Celles-ci mobilisent le monde politico-médiatique, au point d’avoir provoqué une réunion au ministère de l’Intérieur, avec le ministre, un dimanche après-midi. Les trois victimes de Sarcelles sont juives, mais seule l’une des trois agressions, semble-t-il, s’est accompagnée d’insultes antisémites avérées. Il n’en faut pas davantage pour que le monde politico-médiatique, dans un bel ensemble, s’inquiète de cette “montée de l’antisémitisme dans notre pays”. On parle beaucoup des “violences gratuites”, en très forte augmentation. Mais quand il s’agit de juifs, même si c’est dans une ville où il sont 20% de la population, la violence, subitement, ne peut pas être gratuite. Même quand les responsables sont des “jeunes” coutumiers du fait. Jusqu’ici, les responsables d’agressions étaient désignés sous ce terme de “jeunes”, et il fallait un temps plus ou moins long pour en savoir davantage. On sait pourquoi: il ne faut pas stigmatiser telle ou telle “communauté”. Fait nouveau, on a très rapidement appris que les auteurs de la première “agression antisémite” étaient deux noirs, que les auteurs de la deuxième étaient quatre Africains et un Maghrébin, que les auteurs de la troisième sont “quatre individus de couleur, d’origine africaine selon des témoins”, comme a aussitôt fait savoir le “Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme”. Et comme la police se demande si les derniers agresseurs ne sont pas les mêmes que les auteurs des agressions précédentes, cela ne fait que renforcer l’insistance sur leur appartenance raciale. On se demande gravement si les “agressions antisémites” de Sarcelles ne seraient pas liées à l’affaire Ilan Halimi: les Africains se vengeraient sur des juifs de l’arrestation de l’Africain Fofana tortionnaire et meurtrier présumé du juif Ilan Halimi. On ferait mieux de se demander si l’exploitation de l’affaire Ilan Halimi n’est pas en train de provoquer une dérive communautariste et raciste inédite en France. On a décrété que le meurtre d’Ilan était antisémite, et cela a conduit à la manifestation que l’on sait. Aujourd’hui, on souligne que les agresseurs de Sarcelles sont des Africains, comme le chef du gang qui a torturé et tué Ilan. Que dirait-on si le Front national faisait ces “constats”? On y verrait évidemment la preuve du racisme du mouvement de Jean-Marie Le Pen. Mais le Front national ne les fait pas, parce qu’il n’est pas raciste. Pour le Front national, les voyous africains ne sont pas des “noirs”, ce sont des voyous immigrés. Il est ahurissant de voir des gens qui n’ont à la bouche que les “valeurs de la République”, qui au nom de ces valeurs rejettent tout “communautarisme”, laisser se développer, et développer eux-mêmes, une conception communautariste de la société, au point de désigner les personnes selon leur race ou leur religion, et d’en faire l’élément essentiel des affaires. Tel est l’effet pervers de la “lutte contre les discriminations” telle qu’elle est idéologiquement menée. Source: http://www.national-hebdo.com |

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