Proche des côtes vendéennes, au cœur d'un parc de 17 hectares avec rivières et marais, ce château classé du XVIème est un ravissement architectural. A 60 km au sud-ouest de Nantes, à la sortie de Challans, direction Saint Gilles Croix de Vie. Vous n’êtes loin ni de l’île de Noirmoutier , ni des Sables d’Olonne.
Bref historique des lieux :
Dès l’époque préhistorique, 2500 à 3000 ans avant l’ère chrétienne, fut habitée la Terre de la Vérie.
A l’aube de IX siècle, qui marque le début des invasions normandes, fut édifié un « Château féodal » destiné à protéger les habitants des pirates vikings.
Les Templiers, moines soldats qui s’établirent à Coudrie, paroisse située à 10 km de la Vérie, l’une des premières Commanderies de France, en l’an 1130, durent prendre sous leur tutelle ce site, qui n’était pas sans intérêt stratégique à l’entrée du Golfe du Soullandeau.
Il faut attendre de début du XVI siècle pour que nous apprenions l’existence d’un Jehan Belleron « Seigneur de la Vérie ». Lui succéda la famille Frondeboeuf dont une fille Agnès épousera en l’an 1400 Guillaume du Plantis, Chevalier, Seigneur de la Guyonnière, et lui apportera en dot La Vérie.
Ce dernier vendit sa propriété challandaise à André Bouhier, trésorier du Roi Henri IV, qui fera reconstruire la demeure existante, s’inspirant du Château de Beaumarchais à Brétignolles, dont son frère Vincent était devenu propriétaire. La dernière descendante de la quatrième génération, Françoise Catherine Bouhier, épousera en 1724 Claude Gilbert Robert de la Salle Lézardière, Seigneur du Poiroux. De cette union naquirent 12 enfants.
L’aîné, Louis Jacques Gilbert hérita de la Seigneurie de la Vérie. (Je vous passe l’histoire des frères et sœurs, sans rapport direct avec le château, tout cet arbre généalogique devient un peu fastidieux à lire).
En 1791, le Baron Lézardière accusé d’être l’instigateur d’un complot contre la République, dit « complot de la Proustière », verra son Château incendié, dont une tour située au sud-ouest fut entièrement détruite (la deuxième tour menaçant de ruine a du être démolie en 1848).
Le domaine fut mis sous séquestre en 1792.En 1801, le séquestre fut levé par le Premier Consul et le château retrouvera ses légitimes propriétaires qui le vendirent le 25 Ventose An XIII(le 16 mars 1805) à François Armand Boux de Casson, ancien lieutenant de l’armée de Charrette.
En 1886 le château fut restauré en style d’inspiration Renaissance et transformé en hôtel en 1990.
