Né dans une famille de grands lettrés, il passe son enfance à étudier la calligraphie, puis de 1935 à 1941 la peinture chinoise et occidentale à l'École des beaux-arts de Hangzhou, où il est professeur de 1941 à 1947.
Il est formé au croisement des deux traditions qui se partagent la formation des jeunes artistes. La tradition chinoise (Song) et l'académisme européen, croisant calligraphie, dessin d'après modèle, peinture à l'huile, perspective linéaire et atmosphérique.
À 27 ans, en 1948, il part pour la France. Arrivé à Paris le 1er avril, il s'installe à Montparnasse et suit les cours d'Émile Othon Friesz.
Dans les années 1950 et plus sûrement encore après 1957, il s'invente un monde plastique, qui touche à l'abstraction atmosphérique et qu'il peint aujourd'hui encore, un monde que le signe lui-même a délaissé vers 1974.
Ce chemin, cependant, est ponctué de découvertes plastiques et techniques, au gré d'un apprentissage long et scrupuleux, d'une conquête méthodique de moyens et de sources, alternant peinture à l'huile, techniques de la gravure et calligraphie et peinture à l'encre de Chine bien tard.
En 1964, Zao Wou-Ki est naturalisé français grâce à André Malraux. Il est membre depuis 2002 de l'Académie des beaux-arts et un temps professeur. Il est même depuis 1983 reconnu et célébré en Chine, professeur de l'École des beaux-arts de Hangzhou.
Il demeure une de ces figures qui redéfinissent les contours des courants des cultures, comme la Chine sait en produire.En 2001, Zao Wou-Ki reçoit le Prix de la fondation Taylor.
En 2003, la Galerie du Jeu de Paume, à Paris, lui consacre une rétrospective.
Zao Wou-Ki fait partie des peintres réunis pour l'exposition « L'envolée lyrique, Paris 1945-1956 » présentée au musée du Luxembourg (Sénat), avril-août 2006 (Vent, 1954, du Musée national d'art moderne; Paysage boréal, 1954; Sans titre, 1955; Île, 1956) [catalogue : ISBN 8876246797]. (source wikipédia, mais il y en a beaucoup d'autres)
Cette photo et la précédente sont issues du livre;








