Depuis toujours gardien du col du Grau de Maury, Quéribus est perché sur un étroit piton rocheux à 728 mètres d'altitude. Véritable nid d'aigle, il surveille Corbières, Fenouillèdes et Plaine du Roussillon.
Trois enceintes étagées prolongent la falaise. De la troisième enceinte, surplombant l'édifice, à la première enceinte, les différents types d'ouvertures et d'appareil des murs montrent plusieurs campagnes de construction. Des fines archères, utilisées par les arbalétriers, aux meurtrières canonnières pour l'arme à feu, plus larges, quatre siècles d'évolution sont représentés.
La rampe d'accès, parfois taillée dans la roche, est sous le contrôle des défenseurs. plusieurs systèmes de défense des portes sont présents : assommoirs, bretèches. Les points vulnérables sont dotés de moyens de surveillance : chemins de ronde, casemate. Quinze à vingt hommes suffisaient pour défendre le château.
Il est classé monument historique depuis 1907. Des restaurations sont menées depuis plus de dix ans : sauvegarde, consolidation et mise en valeur des éléments architecturaux.

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Un brin d'histoire ;
Quéribus (Popia Cherbucio) est mentionné pour la première fois en 1020, sur le testament de Bernard Taillefer, comte de Bésalù.
En 111, le comte de Bésalù entre sous la domination du Comte de Barcelone. Ce dernier devient Roi d'Aragon (Nord-est de l'Espagne actuelle en 1162. Quéribus garde alors le nord de l'Aragon.
Lors de la croisade contre les Albigeois déjà mentionné, il abrite des religieux cathares : Benoît de Termes, diacre du Razès, s'y réfugie et y meurt en 1241.
Quéribus est le dernier bastion à tomber aux mains des croisés français en 1255. Le chevalier Chabert de Barbaira tient alose cette ultime défense.
Le château entre dans le royaume de France, sous le règne de Saint Louis.
En 1258, le traité de Corbeil fixe la frontière entre la France et l'Aragon au sud des Corbières, à portée de vue de Quéribus.
Ce dernier devient une pièce maîtresse du dispositif défensif français dont de centre de commandement est Carcassonne. Il est l'un des "cinq fils de Carcassonne" : Quéribus, Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes.
Entièrement reconstruit par les rois de France à la fin du XIIIè et XIVè siècle, il perd son intérêt stratégique en 1659. Le Traité des Pyrénées fixe alors définitivement une nouvelle frontière entre la France et l'Espagne.
Un bref rappel des événements:
Au XIIème siècle s’est développé dans le sud de la France une religion chrétienne différente du catholicisme : le catharisme.
Cette nouvelle croyance basée sur le christianisme mais très critique vis-à-vis du catholicisme s’est rapidement propagée dans toute l’Occitanie. Le pape Innocent III pour contrer ce mouvement décida de lancer la croisade contre les Albigeois. Cette croisade se doubla rapidement d’une guerre géopolitique entre les seigneurs du Nord et les seigneurs occitans. Les tribunaux de l’Inquisition achevèrent le travail des nombreux sièges et bûchers contre les cathares.
Bien que le catharisme fut éradiqué, il est un des symboles de la tolérance, de la liberté et de l’ouverture d’esprit de la culture occitane. Il a laissé son empreinte sur ce territoire et son identité.
Aujourd’hui, il ne reste que très peu de vestiges de cette histoire. Les châteaux, abbayes et musées du Pays Cathare sont devenus les symboles de ce combat ; les châteaux ayant servis de refuges aux cathares et subis de nombreux sièges, les abbayes ayant pour fonction de renforcer la position catholique et de soutenir la croisade. Les siècles passants, l’aspect de ses monuments a beaucoup évolué mais leur histoire, elle reste à jamais attachée à la tragédie de l’époque médiévale.
Histoire des Cathares
http://www.payscathare.org/1-6272-HISTOIRE-DU-CATHARISME.php

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Nous ne pouvons quitter Quéribus qui dépend de la commune de Cucugnan, sans évoquer "le sermont du Curé de Cucugnan".....
Nouvelle issue des Lettres de mon Moulin, Le Curé de Cucugnan est une exception, car elle n'est pas issue de l'imagination d'Alphonse Daudet, mais à l'inverse d'autres nouvelles où il cacha qu'elles étaient plus ou moins largement dues à Paul Arène, il reconnaît ce fait dans l'incipit. La première version du curé de Cucugnan a été écrit par Hercule Birat né à Narbonne en 1796, dans ses poésies narbonnaises sous le titre le sermon du père Bourras qui sera reprise par Achille Mir, par Joseph Roumanille et par Frédéric Estre mais la version la plus célèbre reste celle d'Alphonse Daudet qui n'est que la traduction du conte de Roumanille.
Nous nous dirigeons à présent vers Villerouge-Termenès là que fut brûlé le dernier Parfait cathare en 1321, (Guilhem Bélibaste).
Photos ci-après prises en roulant ;

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