Pour une fille qui n'aime pas la campagne, vous êtes obligés de reconnaître que je ne vous en prive pas dans mes périgrinations (photos à l'appui!)
J'avoue, la campagne je trouve ça beau quand je ne fais qu'y passer, j'y ai vécu jusqu'à l'âge de 8 ans bien qu'étant née à Paris, et contrairement à beaucoup d'entre vous je ne garde de cette période QUE des mauvais souvenirs..........ce sont pour moi les non-dits, l'hypocrisie, les notables sont forcément respectables.........avec des fleurs certes et les blés blonds dans les champs!!!!
Je ne pourrai pas vivre à la campagne elle me fait peur, la ville me rassure........ben non, je ne suis pas comme tout le monde......ça se saurait
Je n'aime pas la montagne (non plus) avec des sapins, je trouve cela lugubre en principe........j'aime les grands espaces désertiques, la mer.......bon à vous d'analyser le phénomène!!!!!!!
Revenons à nos moutons si je puis me permettre........
Nous allons passer à Villerouge-Termenès ;
Au cœur d'un village médiéval se trouve un château se développant selon un plan quadrangulaire marqué par quatre fortes tours d'angle ; c'est là que fut brûlé le dernier Parfait cathare en 1321, (Guilhem Bélibaste).
Autrefois enclos dans ses remparts, Villerouge-Termenès a préservé en son centre le château de l'archevêque de Narbonne, seigneur du lieu au XIVe siècle.
La masse de ce château impose le respect. Il a appartenu aux archevêques de Narbonne de 1110 à 1789, qui possédaient également tous les villages des environs. L'archevêque confiait à un bayle (ou Bailli) la perception de la dîme et Villerouge était centre de Baylerie. La citadelle construite au XIIIème marque le souci de l'église de mieux se défendre et de mieux conserver ses biens. Le village est lié au catharisme finissant car c'est ici que fut brûlé, en 1321, Guilhem Bélibaste, dernier parfait cathare, né non loin de là, à Cubières, vers 1280 et qui mena une vie errante, tuant un berger qui voulait le dénoncer au bayle pour catharisme. Initié, Bélibaste fut arrêté mais s'évada de sa prison de Carcassonne, vécut avec une femme contre les règles des parfaits. Trahi et capturé, il fut remis, à la suite d'un procès, à son seigneur temporel, l'archevêque de Narbonne, Bernard de Farges qui le fit brûler vif à Villerouge en 1321.

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Etaient parfaits ou parfaites ceux qui avaient reçu le Consolamentum. Les parfaits ne mangeaient pas de viande ou dérivés sauf le poisson. Selon eux, le fait de manger de la viande animale revitalisait ses instincts brutaux. Ils ne devaient pas influencer la justice humaine (par exemple siéger dans les tribunaux, à la différence du clergé catholique, très impliqué dans les affaires temporelles).
Sorte de pasteur de l'Eglise cathare, les parfaits et parfaites ne se sont jamais appelés de cette manière mais se présentaient comme des Bons-Hommes et Bonnes-Femmes, ou Bons chrétiens et Bonnes chrétiennes.
Les parfaits se devaient de respecter scrupuleusement un mode de vie d'ascète :
. ne pas avoir de liaison charnelle
. ne pas consommer d'aliments carnés (ils se nourrissaient exclusivement de poissons et de légumes et faisaient de nombreux jeûnes)
. ne pas pratiquer l'homicide y compris des animaux (considéré comme le péché le plus grave)
. ne pas succomber à la lâcheté devant la souffrance et la mort
. ne pas mentir ni jurer
. et surtout consacrer leur vie au spirituel (nombreuses prières, aider les autres, ...).
Guilhem Bélibaste est la figure la plus connue et la plus populaire des parfaits cathares occitans.
Le dernier et le plus célèbre des parfaits cathares occitans nous a laissé l’exposé le plus complet qu’on ait sur la doctrine des cathares. Pourtant, il fut sans doute l’un des plus médiocres pasteurs de l’église des " Bons chrétiens ".

Nous apercevons l'abbaye en repartant;

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