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Tribune libre
mo : grosses pannes d'ordi et grosse fatigue... c'est où le bonheur... ça doit revenir
Norois : Tiens tu t'es repliée sut ta petite vie toi !
mo : à bientôt
tartarine : ben dis donc , ça bouge drolement par chez toi mo!(o)
1 : 1111
m' : 10... dis dis diste-le... ça manifeste partout
m : 8888... 9999
m' : 7 à 7...
mo : 6666 sisisisi avant 7777
m' : les dimanches ? allez-voir chez norois... y seront plus à la campagne !
mo : allez droit dans le mur... végétal...
m' : elle était invasive ! comme quoi y'a qu'à demander ...
La Lésion : C'est marrant, depuis qu'on parle de la pub, elle a disparu...
moi : encore un déménagement à organiser... difficile la fidélité... moi aussi je suis perturbée par toutes ces pubs !
com : vu les blocages d'ifrance je prends la tribune pour mes coms explicatifs ... nah !
mo : sur la grève... les mouettes ... vous connaissez la suite
m : ça change vite un ciel d'orage
m : c'était hier... alors que le ciel était gris et tout à coup cette lueur... juste le temps de se garer... de vérifier si l'appareil était là... ça chan
mod2 : vrai de vrai corrigé... les"e"... c'est toute une histoire... une histoire de fille et de garçon... Ah l'orthographe.. . quelle garce !
mod2 : ...qui me traque et me débusque dans tous mes recoins !!!
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quelques coups de coeur et des couleurs en forme de mots pour des photos abstraites,
réalistes et poétiques ou même végétales et architecturales ...

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Publié le 04/01/2008 à 10:58
Par mod2


Publié le 03/01/2008 à 18:52
Par mod2
Humeur : Tendre

Votre chat vous aime-t-il vraiment ? Une nouvelle d’Eric-Emmanuel Schmitt.- Antigone, 2007 (supplément à l’édition vidéo du film « Odette Toutlemonde »).- p. 8, p. 11

 

« Dès que j’eus permis à Hugo, Boris et Thermidor, d’écrire à jets d’urine contre les arbres leur journal quotidien à l’intention des autres quadrupèdes du quartier, je les tirai pour revenir vers les parcmètres où étaient placardés une douzaine de prospectus, de simples photocopies sans couleurs, lettres blanches se détachant sur fond grisé. Ni logo ni message n’accompagnaient ces mots : votre chat vous aime-t-il vraiment ? »

«  Est-ce à vous que votre femme sourit quand elle sourit ?Mon poète avait encore frappé. Maintenant que je connaissais mieux son œuvre, je concluais que, du sombre, elle évoluait au très sombre ; en moraliste cruel, il dénonçait ce que nous pouvions prendre pour de l’amour et débusquait l’intérêt cupide sous les apparences de la bienveillance et de l’affection. »
     
Publié le 25/12/2007 à 19:54
Par mod2
Humeur : Tendre


Erik Orsenna.- La révolte des accents.- Stock, 2007.- 135 p. : p. 19-20

ISBN : 978-2-234-05789-0

Extrait chap. 1


«  - Nous voilà chez nous, dit le capitaine.
- Moi, je veux bien. Mais… où est la mer ?
La lanterne se trouvait bien là, au centre de la chambre ronde, semblable à l’œil d’un insecte immense. Mais on ne voyait rien dehors car tous les murs étaient peints en un drôle de blanc, un blanc mêlé de gris. Un gris enrichi de nombreuses nuances verdâtres.
- Ce n’est rien, Jeanne. Nos amis les oiseaux marins ont les intestins fragiles. Ils se sont quelque peu oubliés. Un peu de ménage et il n’y paraîtra plus.
            On peut dire que j’ai mérité la vue. J’ai gratté, gratté comme une folle, gratté jusqu’au soir. Et, peu à peu, les « murs » se sont révélés des vitres. Rien ne colle mieux sur du verre, je vous jure, que la merde des mouettes, des goélands et des fous de Bassan !
            Au fur et à mesure que je décapais apparaissaient les îles de l’archipel et, au-delà, le bleu profond du grand large.
- Il faut avouer que c’est mieux comme çà. Merci Jeanne ! 
- De rien. Mais que cachez-vous dans le cartable ?
- Je n’ai pas de secret pour toi.
J’ai ouvert le cartable. J’ai saisi une sorte de bretelle. J’ai tiré. Une grosse boîte noire est sortie, en gémissant. Un soupir déchirant. De frayeur, j’ai failli la laisser tomber. C’est alors, alors seulement, que j’ai reconnu un accordéon.
- Pourquoi cet instrument plutôt qu’une trompette ou un violon ?
- L’accordéon est le meilleur ami du marin. Il souffle comme le vent, il grince comme les poulies, il fait danser comme les vagues. Le mien s’appelle Oscar. Il ne m’a jamais quitté. »