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mo : grosses pannes d'ordi et grosse fatigue... c'est où le bonheur... ça doit revenir
Norois : Tiens tu t'es repliée sut ta petite vie toi !
mo : à bientôt
tartarine : ben dis donc , ça bouge drolement par chez toi mo!(o)
1 : 1111
m' : 10... dis dis diste-le... ça manifeste partout
m : 8888... 9999
m' : 7 à 7...
mo : 6666 sisisisi avant 7777
m' : les dimanches ? allez-voir chez norois... y seront plus à la campagne !
mo : allez droit dans le mur... végétal...
m' : elle était invasive ! comme quoi y'a qu'à demander ...
La Lésion : C'est marrant, depuis qu'on parle de la pub, elle a disparu...
moi : encore un déménagement à organiser... difficile la fidélité... moi aussi je suis perturbée par toutes ces pubs !
com : vu les blocages d'ifrance je prends la tribune pour mes coms explicatifs ... nah !
mo : sur la grève... les mouettes ... vous connaissez la suite
m : ça change vite un ciel d'orage
m : c'était hier... alors que le ciel était gris et tout à coup cette lueur... juste le temps de se garer... de vérifier si l'appareil était là... ça chan
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Publié le 20/12/2007 à 22:26
Par mod2
Humeur : Ironique

paroles de Robert Desnos

Un samedi du Moyen-Âge

Une sorcière qui volait

Vers le sabbat sur son balai

Tomba par terr'

Du haut des nuages

Ho! ho! ho! Madame la sorcière

Vous voilà tombée par terr'

Ho! ho! ho! sur votre derrière

Et les quatre fers en l'air

Vous tombez des nues

Toute nue

Par où êtes-vous venue

Sur le trottoir de l'avenue

Vous tombez des nues

Sorcière saugrenue

Vous tombez des nues


Vous tombez des nues
Sur la partie la plus charnue
De votre individu
Vous tombez des nues
On voulait la livrer aux flammes
Cette sorcière qui volait
Vers le sabbat sur son balai
Pour l'ascension
Quel beau programme
Ho! ho! ho! voilà qu'la sorcière
A fait un grand rond par terre
Ho! ho! ho! quel coup de tonnerre
Il tomba d'l'eau à flots
Et l'eau tombe des nues
Toute nue
Eteint les flammes tenues
Et rafraîchit la détenue
L'eau tombe des nues
Averse bienvenue
L'eau tombe des nues

L'eau tombe des nues
Et la sorcière se lave nue
Oui mais dans l'avenue
L'eau tombe des nues

Qu'elle était belle la sorcière
Les présidents du châtelet
Les gendarmes et leurs valets
La regardaient
Dans la lumière
... et un éclair qui brille
Et c'est vos yeux qui scintillent
... et votre cœur pétille
Nous sommes sourds d'amour
Et nous tombons des nues
Elle est nue
Oui mais notre âme est chenue
Nous avons de la retenue
Nous tombons des nues

Sorcière saugrenue
Nous tombons des nues
Nous tombons des nues
Qu'on relaxe la prévenue
Elle nous exténue
Nous tombons des nues
Et je...
Mais tombe des nues
Tu tombes des nues
Le monde entier tombe des nues
L'amour tombe des nues

Et vive les femmes nues!

Publié le 19/12/2007 à 20:55
Par mod2

Publié le 18/12/2007 à 22:29
Par mod2

Publié le 18/12/2007 à 22:05
Par mod2
Humeur : Souriante

« Des opportunités / L’invention rend amoureux

            Vous ne pouvez rien faire sans opportunité. Une silhouette bien découpée, une éloquence étonnante, une technique brillante ne servent à rien s’il n’y a pas d’opportunités. Les plus grands généraux sont restés anonymes, parce qu’il y avait une sale paix à leur époque, ils n’ont rien pu faire. Ils se sont vautrés sur leurs divans et ont imaginé tout ce qu’ils entreprendraient, qui ils mèneraient au feu, si… bref des existences gâchées. Imaginez un Rockefeller né sans capital de départ ! A quoi lui servent les plans de fusion ? Comment faire une crasse à quelqu’un qui n’a pas accès aux cercles d’initiés ? Vous ne pouvez rogner les salaires, si vous n’en payez pas. Mais je me suis détourné du sujet, je voulais seulement constater qu’avec une opportunité, vous pouviez tout faire, et sans rien.
            Tout ça pour dire qu’avec les femmes, il vous faut trouver une opportunité, sinon ça tourne au vinaigre. Un de mes amis était sur une petite blonde, une vendeuse dans un de ces minuscules magasins de chapeaux où la directrice a l’œil sur tout. Et, bien sûr, il ne pouvait pas essayer de chapeau pour entamer la conversation. A la fermeture du magasin, jour après jour, sa sœur, plus jeune, qui était employée dans le coin, passait la chercher et rentrait avec elle à la maison. Pas moyen de l’aborder. Elle n’était pas de celles qu’on peut accoster dans le tramway et tout de suite s’amorce une discussion animée avec réponses drôles dont tout le monde rit. Plutôt du genre tranquille qu’on dit convenable et à juste titre. L’affaire aller tourner court, mon ami pensait déjà la laisser tomber, quand enfin se présenta une opportunité. Un soir d’hiver, il était monté derrière elle dans le tramway qui était si bondé que les deux filles avaient dû rester sur la plate-forme. Il était derrière les petites blondes et a commencé par pester, parce que ce jour-là, précisément, il avait deux paquets, mais, heureusement, comme il l’avait vite remarqué, il suffisait de se serrer derrière elle. Le tram avait traversé des parcs et à un arrêt, elle cria à sa sœur qu’elle avait oublié quelque chose, devait retourner en ville, puis elle est descendue. Il dut prendre sa décision en une seconde. Il aurait été mal vu de descendre derrière elle au milieu du parc, elle aurait été gênée devant sa sœur, ça compte aussi. Surtout dans l’urgence. Il ne bougea pas et  prit le risque. Pourquoi ? Elle aurait pu tout aussi bien se raviser après une décision si hâtive, et lui avec ses deux paquets... il est descendu à l’arrêt suivant et bien lui en prit, alors qu’il revenait, elle allait justement monter dans le prochain tram. Au dernier moment, il l’attrapa et ils partirent dans le parc. La neige ne les a pas vraiment gênés, il n’y a que les hommes qui créent des empêchements, c’est bien connu. »


Bertolt Brecht.- De la séduction des anges. Poèmes et textes érotiques.- L’Arche, 1996.- p. 67-68

    
Publié le 16/12/2007 à 22:51
Par mod2