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Mon bloc perso.
les mots de mo ne sont pas que des maux
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Publié le 05/04/2007 à 11:27
Bernard Giraudeau.- Les hommes à terre.- p. 15-16 " Au moment du départ, ils se sourient. Il y a des éclats de tendresse à travers la vitre sale, des éclats dans les taches de lumière, furtifs, éphémères comme des papillons malades. Un geste, et le train glisse doucement pour ne pas déranger. Elle le suit du regard bien après qu’il disparaisse. C’est un train qui n’en finit pas, un train qui n’en finit jamais. Puis elle repart en brodant sa vie à elle, celle qu’elle n’a pas eu à cause de la guerre et de l’absence d’amour. Elle avait su mettre un voile sur cette mauvaise peinture un peu trop brillante dont le vernis s’était écaillé jusqu’à n’être plus qu’un cadre. Simone vivait dans un cadre vide. Elle a horreur du vide, comme des silences ou de l’attente. C’est sans couleur. Elle est du présent, un présent sans condition, infini. Le passé est une rive qu’elle laisse derrière et le futur une île trop lointaine. Elle a peur de la stérilité des hypothèses. Elle avance sans aborder jamais. […] " Publié le 05/04/2007 à 00:55
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