Je lis : « Du côté des hommes », de Marie Rouanet… C’est étonnant ce retour aux sources sur mes terres enfantines… Et quand elle avoue cette découverte et s’en empare, la main mise par les femmes sur l’espace domestique, aucune culpabilisation féministe là-dedans, un simple ordre des choses du masculin et du féminin, en tout cas dans nos contrées languedociennes… et quand elle dit des garçons, « Ils n’avaient pas de chez eux. Ils devraient le trouver. »… elle s'affirme et s'assure.
Et, là, tout-à-coup, je me retrouve confrontée à ce hiatus dans ma vie personnelle, ma maison, la maison ça n’est jamais la mienne, elle doit être pour l’homme, pour les enfants, comment suis-je arrivée à cette inversion que s’il ne l’a pas investie elle m’échappe, je la néglige, ou je la rêve… autrement, ailleurs, le rêve prenant le pas sur l’existant, je la vois toujours autre… je la vis autre. Ce n’est qu’un statut d’objet fantasmé qui peut me permettre d’y rester… la maison rêvée où est-elle, où est la maison où je vieillirai…








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