les circulades nous viennent du moyen âge même si elles semblent plutôt aujourd'hui relever d'un label de marketing touristique... vu les panneaux auxquels elles n'ont droit que si elles s'y sont affiliées...
alors un peu d'histoire,
un peu d'architecture...
si vous êtes tant soit peu observateur, même à pied, vous avez remarqué qu'elles vous ramènent inéluctablement au pas de l'escargot... ces ruelles étroites qui s'enroulent vers un point mystérieux s'entremêlent par de petits passages et si vous avez osé vous y engager sur votre monture vous n'avez pas les coudées franches... une seule façon de ne pas s'y perdre c'est de vous laisser guider par le chemin le plus long...
entourées de grands murs protecteurs et accessibles par quelque porte, les circulades bien conservées font de magnifiques photos aériennes... ces cités médiévales qui se protégeaient derrière leurs remparts s'ouvrent aujourd'hui dans notre Languedoc aux festivités estivales...
dans l'Hérault elles s'appellent balaruc-le-vieux, poussan, paulhan...
pas sûr qu'il y ait plus d'explications dans vos dictionnaires
(je vous promets la suite)
un peu de politico-économie : un logo label marketing pour faire des sous en renommant et en mettant au goût du jour ces villages ronds dont on réinvente des traditions...
que ça ne vous empêche pas de faire la fête mais... sachez qu'ici aussi on ré-écrit l'histoire avant de la connaître, une petite escroquerie intellectuelle qui se veut bon enfant...
sources sur internet : in "bastides.free.fr"
"A l’entrée de certaines agglomérations circulaires, des panneaux affichent donc un logo symbolisant le village rond, souligné par une légende lapidaire : « Circulades. 1000 ans d’histoire », formule qui vient rappeler les vertus de l’ancienneté surtout lorsqu’elle plonge ses racines dans le Moyen-Age. Cette signalétique vise à faire connaître « un urbanisme roman méconnu » et « unique en Europe », même si des formes analogues sont décelables hors du Languedoc, même si le village voisin non circulaire peut aussi revendiquer un millénaire d’histoire, même si le visiteur lambda ne peut réellement apprécier la forme radio-concentrique qu’en vue aérienne, même s’il ne pourra être que rarement conduit jusqu’à un monument remarquable à l’intérieur de la fameuse « circulade ». L’essentiel n’est pas dans la pertinence historique, ni même dans la valorisation touristique effective, mais réside plutôt dans l’emblème et dans le consensus qu’il va dégager au sein de la commune.
Concrètement, comment telle ou telle commune en est-elle venue à adopter le logo « circulade » ? Comment y fait-elle éventuellement adhérer un discours identitaire localiste, support d’une histoire où les aspects fictifs seront mis plus ou moins en avant ? Les « circulades » ne sont-elles qu’une affaire d’élus locaux, pouvant être éventuellement instrumentalisées dans les démarches d’intercommunalités ? Ou sont-elles le marqueur d’une nouvelle identité reconnue et partagée par les populations villageoises concernées ? Une enquête précise reste ici ouverte à l’ethnologue, notamment dans les lieux où les « circulades » sont données à voir avec le plus d’ostentation : site internet spécifique, programme annuel d’animation intitulé « De circulade en circulade » dans l’Aude, Fête médiévale de « La circulade » à Paulhan dans l’Hérault. Sans compter avec les villages qui ne présentent pas à proprement parler de plans ni circulaires, ni radio-concentriques, mais qui s’approprient spontanément l’appellation « circulade » …








> Lire le commentaire