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Mon bloc perso.
les mots de mo ne sont pas que des maux
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Publié le 22/01/2007 à 10:50
" Le bonheur ? C'est un mot de complainte. Vous, vous le personnifiez, vous l'identifiez, vous le définissez. Peut-on vraiment parler de lui comme vous le faites ? Quand un parfum plaît, on cherche à le retenir, à le retrouver ; on ne se laisse pas complètement griser, afin de pouvoir l'analyser et s'en imprégner peu à peu, au point d'en avoir la sensation physique rien que par le souvenir ; quand le parfum revient, on le respire plus lentement, plus doucement, pour sentir les effluves les plus ténus. Une bouffée brutale de parfum fait tourner la tête, mais laisse une sensation irritante d'incomplet, d'inachevé. Ou bien c'est une suffocation désagréable dont on voudrait se débarrasser afin de respirer librement, ou bien c'est une griserie brutale trop tôt finie parce que seul l'être nerveux a été touché. C'est du bonheur d'être bouleversé et de ne plus rien savoir. Mais avoir encore un petit coin de conscience qui toujours sait ce qui se passe, qui, parce qu'il sait, permet à tout l'être intellectuel et raisonnable d'avoir aussi à chaque seconde quelque chose du bonheur qui arrive, avoir ce petit coin de conscience qui apprécie lentement l'évolution de la joie, la suit jusqu'à ses fins les plus extrêmes, n'est-ce pas du bonheur ? Il y a un petit coin qui ne vibre pas, mais ce petit coin reste le témoin de la joie ressentie. C'est lui qui se souvient et qui peut dire : j'ai été heureux et je sais pourquoi. Je veux bien perdre la tête, mais je veux saisir le moment où je perds la tête et pousser la connaissance au plus loin de la conscience qui abdique. Il ne faut pas être absent de son bonheur. " texte écrit en 1931 in Marcelle Sauvageot.- Laissez-moi (commentaire).- Editions Phébus, Paris : 2004.- (d'aujourd'hui).- p. 40-41 Publié le 22/01/2007 à 10:19
Publié le 22/01/2007 à 10:13
Gens du voyage
rôdeurs de l'ombre et du soleil, vous qui marchez dans les nuages, grands trafiquants de merveilles !
dompteurs de fauves très savants, bouffons à la trogne allumée, fameux arracheurs de dents ,
Le bleu du ciel dans les étoiles, Vous dont le cœur dans les voiles Est coffre gorgé de chansons !
chers compagnons des pas perdus, qui prenaient toujours pour cible un regard d'oiseau inconnu :
dans votre élan, vos cabrioles, mon âme soit cette aile folle dont vous frôlez le rivage !
Salut à vous gens du voyage !
Publié le 22/01/2007 à 09:06
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