Lawrence, D.H. .- L’amant de lady Chatterley.- Gallimard, 1932/1993.- (folio classique, 2499) .- Traduction de F. Roger-Cornaz. Extraits p. 74-75
« Ce que les yeux ne voient pas, ce que l’esprit ne sait pas n’a pas d’existence. »
...
" Constance allait se promener dans le parc et dans les bois avoisinants ; elle en sentait la solitude et le mystère, chassait du pied les feuilles brunes de l’automne ou cueillait les primevères du printemps. Mais tout cela n’était qu’un songe ; ou plutôt un simulacre de la réalité. Les feuilles des chênes lui semblaient des feuilles de chêne aperçues dans un miroir ; elle-même était comme quelqu’un dont on a lu l’histoire, cueillant des primevères qui n’étaient que des ombres ou des souvenirs, ou des mots. Rien, pour elle : aucune substance, aucune atteinte, aucun contact ! "
…
" A chaque jour suffit sa peine. A chaque moment suffit l’apparence de la réalité. "
mes résonnances :
...être revenue sur d'autres traces... et avoir transposé sur d'autres espaces et d'autres paysages cette absence de réalité... ces mémoires désertées... jusqu'à les traquer... et vouloir retrouver, recréer des émotions sur celles des passés... c'est avoir désespérément tenté de se réinscrire dans des lambeaux de vies qui ont tissé la trame du présent... jusqu'à s'y retrouver, au coeur d'émotions fugitives et de sensations pressantes... de quoi cheminer en photos et en mots pour reprendre le voyage... au présent.








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