les mots de mo ne sont pas que des maux
willow : et pourqoui pas?
mo : bientôt lr retour sur mod2 !
Lucie : Yoo
mo : oui cath
cat : un petit coucou de chez moi à mardi mo est ce que tu me reconnais ?
Norois : Bonnes fêtes à tous tes lecteurs, Mo, et mille voeux à ton joli blog!
béatrice : LETTRE A UN AMI
loudunet : je t aime
ordinaire : je me livre au monde... http://books.lu lu.com/content/ 1190612
ennouri : amour
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Publié le 28/02/2007 à 22:38
Par mauxtus
" Ce que j'aime chez les femmes, c'est leur côté oiseau. Cette façon qu'elles ont de vibrer quand on les saisit au-dessus de la taille, à la hauteur des côtes, en les enlaçant, et qu'on perçoit la finesse de la chair, la souplesse légère des os, la chaleur sous les doigts quand on augmente la pression. Comme quand, enfant, on ramassait un oiseau tombé du nid, l'aile blessée, qu'on le tenait dans le creux de la main et qu'on sentait, ému, le tremblement apeuré qui parcourait la petite boule tiède, toute agitée de trémolos sous les plumes douces - et, parfois, l'espace d'un instant, on se disait qu'on pourrait presser, serrer... Isabelle savait se laisser aller à cet abandon furtif qui m'enivrait et me donnait sans cesse envie de la toucher, de retrouver sous mes doigts ce frémissement tellement émouvant d'un corps qui vit."
La femme endormie, premièrs mots, premières lignes...
Publié le 28/02/2007 à 22:09
Par mauxtus
" Nous nous sommes installés à l'automne dans un appartement de la rue Mézières, à deux pas de la place Saint-Sulpice. Un deux pièces dont l'état n'était pas brillant quand nous l'avons déniché. Mais j'entends encore Isabelle, la voix claire comme tissée à un rire, Isabelle qui, devant ma moue hésitante, me chantait à l'oreille : "Nous peindrons la porte couleur framboise et les murs de notre chambre abricot ; nous aurons des draps pomme ou prune et je ferai de toi ma confiture." "
La femme endormie.- Alain Duault.- Plon, 2003.- p. 16
Publié le 28/02/2007 à 20:56
Par mauxtus
Un extrait un peu « théorique » pour un livre plutôt sensitif…
« En fait, chaque rencontre nous constitue, chaque émotion partagée, chaque moment vécu avec un être auquel on dédie un moment de sa vie s’inscrit à jamais dans une mémoire sans cesse prête à être réactivée. Comme une petite brique du mur qui peu à peu s’élève et, s’ajoutant aux autres murs, construit la maison où habiter notre vie. Nous ne sommes plus au temps où l’amour se vivait dans l’unicité définitive, dans la prétention affirmée d’un choix éternel : cela pouvait peut-être se penser dans une société immobile, pauvre en voyages, en renouvellements d’intérêts, en rencontres. Ce n’est plus le cas dans notre monde sans cesse changeant, évolutif. Aujourd’hui l’exigence morale est celle de la vérité. Et la vérité, elle aussi, évolue. Nos amours sont donc plus contingentes en ce qui concerne leur durée. Mais elles s’obligent à une reconstruction constante, à une volonté passionnée de vérité. C’est plus difficile sans doute, c’est-à-dire moins confortable, mais c’est retourner à la source. Pour autant, les moments intenses vécus avec tel ou telle ne s’oublient pas : ils sont la matière vive de notre mémoire. (…)
Que sait-on au vrai de ceux qu’on aime ou qu’on croit aimer, de ceux dont on partage un moment ce recto de la vie qu’ils veulent bien nous offrir ? (…) »
Alain DUAULT.- La femme endormie, roman.- Plon, 2003.- p. 192 et 193
Publié le 27/02/2007 à 02:52
Par mauxtus
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Publié le 27/02/2007 à 02:47
Par mauxtus
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