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Publié le 31/08/2006 à 01:15
Par mauxtus

voile img_1297.jpg
Publié le 30/08/2006 à 16:27
Par mauxtus

"
Le cimetière marin

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée!
Ô récompense après une pensée
Qu'un regard sur le calme des dieux!

Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d'imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l'abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d'une éternelle cause,
Le Temps scintille et le Songe est savoir.

Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous un voile de flamme,
O mon silence!... Edifice dans l'âme,
Mais comble d'or aux milles tuiles, Toit!

Temple du Temps, qu'un seul soupir résume,
A ce point pur je monte et m'accoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l'altitude un dédain souverain.
...
Non, non!... Debout! Dans l'ère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme... Ô puissance salée!
Courons à l'onde en rejaillir vivant!

Oui! Grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l'étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil,

Le vent se lève!... Il faut tenter de vivre!
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez vagues! Rompez d'eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!
"
extraits : début et fin, in Paul Valéry.- Poésies.- Gallimard, 1929, 1953.-(nrf, collection poésies).- pages 100-1001, 105 éd. 2006
Publié le 30/08/2006 à 03:15
Par mauxtus
img_1287.jpg
Publié le 30/08/2006 à 02:48
Par mauxtus
Humeur : Tendre

manque pas d'r mais d'heu-reux- per'... sur un air d' ... ère-connue

des airs
désert
des r

il avait un air de deux airs
pas un air sévère
ce père perdu
sans ses verres
où la sève
erre

s'il per-sé-ver' il hait
le père ses verres
et ses paires de verres
perdues comme ses rêves

le père perdu erre dans ces "vers"
et manque pas "d'r"

pas ces derniers vers per'ver'
 
revus
du père
perdu de vue

le père

sous verre
ou sous terre
de ver en vert 

perdu de vue
sans air

désert
du père
perdu

*

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