les mots de mo ne sont pas que des maux
willow : et pourqoui pas?
mo : bientôt lr retour sur mod2 !
Lucie : Yoo
mo : oui cath
cat : un petit coucou de chez moi à mardi mo est ce que tu me reconnais ?
Norois : Bonnes fêtes à tous tes lecteurs, Mo, et mille voeux à ton joli blog!
béatrice : LETTRE A UN AMI
loudunet : je t aime
ordinaire : je me livre au monde... http://books.lu lu.com/content/ 1190612
ennouri : amour
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Publié le 24/12/2006 à 12:04
Par mauxtus
Lawrence, D.H. .- L’amant de lady Chatterley.- Gallimard, 1932/1993.- (folio classique, 2499) .- Traduction de F. Roger-Cornaz. Extraits p. 74-75
« Ce que les yeux ne voient pas, ce que l’esprit ne sait pas n’a pas d’existence. » ...
" Constance allait se promener dans le parc et dans les bois avoisinants ; elle en sentait la solitude et le mystère, chassait du pied les feuilles brunes de l’automne ou cueillait les primevères du printemps. Mais tout cela n’était qu’un songe ; ou plutôt un simulacre de la réalité. Les feuilles des chênes lui semblaient des feuilles de chêne aperçues dans un miroir ; elle-même était comme quelqu’un dont on a lu l’histoire, cueillant des primevères qui n’étaient que des ombres ou des souvenirs, ou des mots. Rien, pour elle : aucune substance, aucune atteinte, aucun contact ! " …
" A chaque jour suffit sa peine. A chaque moment suffit l’apparence de la réalité. "
mes résonnances :
...être revenue sur d'autres traces... et avoir transposé sur d'autres espaces et d'autres paysages cette absence de réalité... ces mémoires désertées... jusqu'à les traquer... et vouloir retrouver, recréer des émotions sur celles des passés... c'est avoir désespérément tenté de se réinscrire dans des lambeaux de vies qui ont tissé la trame du présent... jusqu'à s'y retrouver, au coeur d'émotions fugitives et de sensations pressantes... de quoi cheminer en photos et en mots pour reprendre le voyage... au présent.
Publié le 23/12/2006 à 14:24
Par mauxtus
Publié le 23/12/2006 à 10:35
Par mauxtus
KiosqueEn vain la mer fait le voyage Du fond de l'horizon pour baiser tes pieds sages. Tu les retires Toujours à temps.
Tu te tais, je ne dis rien, Nous n'en pensons pas plus, peut-être. Mais les lucioles de proche en proche Ont tiré leur lampe de poche Tout exprès pour faire briller Sur tes yeux calmes cette larme Que je fus un jour obligé de boire ; La mer est bien assez salée.
Une méduse blonde et bleue Qui veut s'instruire en s'attristant Traverse les étages bondés de la mer, Nette et claire comme un ascenseur, Et décoiffe sa lampe à fleur d'eau Pour te voir feindre sur le sable Avec ton ombrelle, en pleurant, Les trois cas d'égalité des triangles.
Léon-Paul Fargue, Ludions, Kiosque
In Cent poèmes de la mer.- Omnibus, 2005.- p. 197.
Publié le 21/12/2006 à 21:38
Par mauxtus
Publié le 21/12/2006 à 21:05
Par mauxtus
Tangente
Je ne toucherai qu'une fois Et vous saurez que c'est furtif
Inutile de m'appeler Tout autant de me rappeler.
Vous aurez grandement le temps De vous redire ce moment
Et d'essayer de vous convaincre que nous restons l'un contre l'autre.
un poème de Guillevic...
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