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Mon bloc perso.
les mots de mo ne sont pas que des maux
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Tribune libre
willow : et pourqoui pas?
mo : bientôt lr retour sur mod2 ! Lucie : Yoo mo : oui cath cat : un petit coucou de chez moi à mardi mo est ce que tu me reconnais ? Norois : Bonnes fêtes à tous tes lecteurs, Mo, et mille voeux à ton joli blog! béatrice : LETTRE A UN AMI loudunet : je t aime ordinaire : je me livre au monde... http://books.lu lu.com/content/ 1190612 ennouri : amour
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Publié le 28/08/2006 à 03:46
Humeur : Ironique
" Elle regarda à nouveau en bas, le goudron tout noir, repensa à ce gars, Pierre, ou Jean-Pierre, qu'elle avait vu plusieurs fois chez elle et qui s'était balancé du huitième. " ... " Daniéla revoyait l'attroupement quand elle était revenue du lycée, les flics bleus, arrivés les premiers, l'ambulance blanche, les pompiers rouges. Son père avait dit en ricanant : " Eh ben le Jean-Pierre il a au moins droit au drapeau français, c'est déjà ça, c'était quelqu'un de bien. Tout ça parce que sa femme l'a plaqué pour un grec ! " puis il avait vissé le téléobjectif et pris une série de photos. " un tout petit extrait, toujours en couleurs, de... Vincent Mérand.- " Juste un petit secret ".- Publibook, 2002 Publié le 18/07/2006 à 11:07
Humeur : Rebelle
30, rue de la poste, roman.- François Bon.- Editions du Seuil, 1996.- 144 p. « … David n’était plus qu’un client comme un autre. Puis il a voulu remonter la pente. Mais c’est le foie, qui n’a pas tenu. David est malade du foie, où se sont accumulés les poisons, et il dit de lui : « Ma tête est blanche, dans ma tête il n’y a rien. » J’ai dit que ça ne se pouvait pas, une tête blanche. Il m’a dit : « J’en ai, des choses dans ma tête, mais je ne trouve pas les mots. Des mots assez forts, tu comprends. Des mots qui feraient passer l’émotion et tout. C’est en moi, et pourtant je ne trouve pas. J’ai plus de choses personnelles au fond de moi que de choses à dire. Plus de choses que je garde pour moi et je n’aime pas les dire aux autres. C’est que du malheur qui me marque. J’essaye de montrer que je suis heureux, mais au fond de moi, non, ça ne se peut pas. » J’ai dit à David, un autre soir, qu’on pourrait faire semblant de marcher dans sa tête, de parcourir un par un les chemins et simplement de regarder au bord, ce qu’il y avait. Ramasser les choses et les mots, faire un inventaire. »… …« Entre les phrases il y avait de grands blancs, et puis c’est comme si elles ne finissaient pas, s’éteignaient juste, disparaissaient dans le silence. » Publié le 09/07/2006 à 14:56
Humeur : Tendre
des blancs jamais nommés mais si présents... Même féerie in Poésies.- Paul Valéry.- NRF.-(poésie Gallimard).- p. 9 Même féerie La lune mince verse une lueur sacrée, Comme une jupe d’un tissu d’argent léger, Sur les masses de marbre où marche et croit songer Quelque vierge de perle et de gaze nacrée. Pour les cygnes soyeux qui frôlent les roseaux De carènes de plume à demi lumineuse, Sa main cueille et dispense une rose neigeuse Dont les pétales font des cercles sur les eaux. Délicieux désert, solitude pâmée, Quand le remous de l’eau par la lune lamée Compte éternellement ses échos de cristal, Quel cœur pourrait souffrir l’inexorable charme De la nuit éclatante au firmament fatal, Sans tirer de soi-même un cri pur comme une arme ? Publié le 27/06/2006 à 19:30
" La langueur blanche et molle qui s'empare de moi au moment de la satiété, cette indulgence universelle qui, à la fin des repas porte à la tendresse et aux confidences, c'est probablement le flot de lait qui nous baigna - couleur d'opaline un peu bleue, saveur d'amande fraîche." couverture d'après une illustration de 1901... Publié le 24/06/2006 à 15:34
Michel Berger Le paradis blanc Il y a tant de vagues et de fumée Qu'on arrive plus à distinguer Le blanc du noir Et l'énergie du désespoir Le téléphone pourra sonner Il n'y aura plus d'abonné Et plus d'idée Que le silence pour respirer Recommencer là où le monde a commencé Je m'en irai dormir dans le paradis blanc Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps Tout seul avec le vent Comme dans mes rêves d'enfant Je m'en irai courir dans le paradis blanc Loin des regards de haine Et des combats de sang Retrouver les baleines Parler aux poissons d'argent Comme, comme, comme avant Y a tant de vagues, et tant d'idées Qu'on arrive plus à décider Le faux du vrai Et qui aimer ou condamner Le jour où j'aurai tout donné Que mes claviers seront usés D'avoir osé Toujours vouloir tout essayer Et recommencer là où le monde a commencé Je m'en irai dormir dans le paradis blanc Où les manchots s'amusent dès le soleil levant Et jouent en nous montrant Ce que c'est d'être vivant Je m'en irai dormir dans le paradis blanc Où l'air reste si pur Qu'on se baigne dedans A jouer avec le vent Comme dans mes rêves d'enfant Comme, comme, comme avant Parler aux poissons Et jouer avec le vent Comme dans mes rêves d'enfant Comme avant |
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