iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon bloc perso.
les mots de mo ne sont pas que des maux
Contactez-moi
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Tribune libre
willow : et pourqoui pas?
mo : bientôt lr retour sur mod2 !
Lucie : Yoo
mo : oui cath
cat : un petit coucou de chez moi à mardi mo est ce que tu me reconnais ?
Norois : Bonnes fêtes à tous tes lecteurs, Mo, et mille voeux à ton joli blog!
béatrice : LETTRE A UN AMI
loudunet : je t aime
ordinaire : je me livre au monde... http://books.lu lu.com/content/ 1190612
ennouri : amour
Publié le 10/06/2007 à 21:53
Par mauxtus


L'absence

C'est un volet qui bat
C'est une déchirure légère
Sur le drap où naguère
Tu as posé ton bras
Cependant qu'en bas
La rue parle toute seule
Quelqu'un vend des mandarines
Une dame bleu marine
Promène sa filleule
L'absence, la voilà

L'absence

D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même

C'est une nuit qui tombe
C'est une poésie aussi
Où passaient les colombes
Un soir de jalousie
Un livre est ouvert
Tu as touché cette page
Tu avais fêlé ce verre
Au retour d'un grand voyage
Il reste les bagages
L'absence, la voilà

L'absence

D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même

C'est un volet qui bat
C'est sur un agenda, la croix
D'un ancien rendez-vous
Où l'on se disait vous
Les vases sont vides
Où l'on mettait les bouquets
Et le miroir prend des rides
Où le passé fait le guet
J'entends le bruit d'un pas
L'absence, la voilà

L'absence

D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même.

Serge Reggiani
Paroles : Jean-Loup Dabadie
 
Publié le 10/06/2007 à 14:57
Par mauxtus

Serge Reggiani :

LE TEMPS QUI RESTE

Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...

J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images...
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera...
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?
 

Paroles : Jean-Loup Dabadie,
Musique : Alain Goraguer, 2002

Publié le 09/06/2007 à 10:50
Par mauxtus

www.semprevivu-lefilm.com


sortie en salle
progressive
en corse
puis dans le sud
en remontant vers la capitale


une jolie entreprise nourrie d'éducation populaire "corse"
qui donne la parole aux habitants ,
"en les filmant dans leurs vies et dans leurs rêves
pour mettre en valeur leur sincérité,
leurs coups de gueule et leur timbre de voix."

merci à
Robin Renucci

pour

SEMPRE VIVU !

Qui a dit que nous étions morts ?

une comédie satitique en langues corse et française


et ses Rencontres Internationales de Théâtre en Corse
initiées depuis 1998
Publié le 31/05/2007 à 19:25
Par mauxtus
Anonyme 

Je me suis écrit une lettre anonyme
Parce que je n’ai pas peur de m’affronter
Je ne sortais pas d’une période de déprime
Non, j’avais juste une curieuse envie de me parler 

Je n’ai pas tourné autour du pot
Je suis entré dans le vif de mon sujet
J’avais comme un besoin de troubler le repos
Dans lequel mon esprit franchouillard se complaisait 

La plume me chatouillait depuis longtemps déjà
J’ai voulu me faire léger pour être en phase avec elle
Mais après m’être étendu sur les divers types de débats
J’arrivais pas à vider mon sac des turpitudes de ma cervelle 

Je me suis dit que j’allais mal et qu’il fallait que je me cause
Sur un ton assez courtois et un style très élégant
J’ai fait part à moi-même des facéties de ma psychose
Mais je suis un garçon fragile qu’il faut traiter avec des gants 

Je n’ai pas voulu me raconter ma vie
Après tout ça ne m’aurait pas intéressé
De devoir tenir compte de l’avis
De l’étranger qui m’habite, c’est insensé 

J’ai été assez précis sur mes intentions premières
Je voulais me donner rendez-vous dans un lieu que je suis le seul à connaître
J’ai donné peu d’indications pour préserver le mystère
Et j’étais sûr que j’y serais, mais peut-être dans l’habit d’un traître 

Alors je me suis fait plus menaçant en me demandant une rançon
Pour ce corps qu’on dit être le mien et que je tenais en otage
Mais cela avait tout l’air d’une mascarade de fanfaron
Que j’ai vaillamment décidé de balayer de mon courage 

Je ne connaissais pas de salaud plus têtu que moi
Et j’étais bien déterminé à me faire douter de ma personne
Quand je recevrai la terre je suis sûr que je ne comprendrai pas
Ce qui m’arrive, ce que je me veux, enfin… ce genre de questions connes… 

Sur une feuille blanche, à l’encre noire, avec une écriture affligeante
J’ai laissé plein, plein de ratures pour essayer de brouiller les pistes
Je me chercherai jour et nuit comme dans un film d’épouvante
Jusqu’à ce que je comprenne que j’ai tort de me prendre pour un artiste 

C’est un acte de lâcheté que peu de personnes estiment :
Jouer avec désinvolture de cette identité qui me fuit
N’en déplaise à votre morale ; je me suis écrit une lettre anonyme
Car de toute façon je ne sais absolument pas qui je suis. 

Catel Tomo.- Anonyme in Le slam, poésie urbaine.- Illustrations de Jean Faucheur.- Mango, 2006.-(Les albums Dada).- 45 p. : Livre et CD. p. 22
 
Publié le 13/05/2007 à 13:35
Par mauxtus

   « (…) J’épinglais des instants. J’ai aimé faire cela mais je n’ai regardé le monde que dans l’étroite fenêtre de mon appareil. J’ai aimé tricher avec le vécu, j’ai inventé, recousu, sculpté autrement la réalité proposée. J’ai occultée une part de l’essentiel. J’ai filmé l’instant sans le vivre jamais. J’avais peur de le perdre. 

   J’étais témoin. Difficile de mettre le cœur en image. Pourtant, c’était cela aussi, parfois, la poésie, l’autre regard, le jeu de mots, des assemblages qui étaient le sens même. (…) »  

Bernard Giraudeau.- Les dames de nage.- Métailié, 2007. p. 22


Ma photo
Le blog de mo
Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Trafic
Noter ce blog :
1 5
2469 connectés
265695 visiteurs
Ce blog est classé 1718ème
Score de ce blog : 3,36