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Mon bloc perso.
les mots de mo ne sont pas que des maux
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Publié le 10/06/2007 à 21:53
L'absence C'est un volet qui bat C'est une déchirure légère Sur le drap où naguère Tu as posé ton bras Cependant qu'en bas La rue parle toute seule Quelqu'un vend des mandarines Une dame bleu marine Promène sa filleule L'absence, la voilà L'absence D'un enfant, d'un amour L'absence est la même Quand on a dit je t'aime Un jour... Le silence est le même C'est une nuit qui tombe C'est une poésie aussi Où passaient les colombes Un soir de jalousie Un livre est ouvert Tu as touché cette page Tu avais fêlé ce verre Au retour d'un grand voyage Il reste les bagages L'absence, la voilà L'absence D'un enfant, d'un amour L'absence est la même Quand on a dit je t'aime Un jour... Le silence est le même C'est un volet qui bat C'est sur un agenda, la croix D'un ancien rendez-vous Où l'on se disait vous Les vases sont vides Où l'on mettait les bouquets Et le miroir prend des rides Où le passé fait le guet J'entends le bruit d'un pas L'absence, la voilà L'absence D'un enfant, d'un amour L'absence est la même Quand on a dit je t'aime Un jour... Le silence est le même. Serge Reggiani Paroles : Jean-Loup Dabadie Publié le 10/06/2007 à 14:57
Serge Reggiani : LE TEMPS QUI RESTE Combien de temps... Combien de temps encore Des années, des jours, des heures, combien ? Quand j'y pense mon coeur bat si fort... Mon pays c'est la vie. Combien de temps... Combien Je l'aime tant, le temps qui reste... Je veux rire, courir, parler, pleurer, Et voir, et croire Et boire, danser, Crier, manger, nager, bondir, désobéir J'ai pas fini, j'ai pas fini Voler, chanter, partir, repartir Souffrir, aimer Je l'aime tant le temps qui reste Je ne sais plus où je suis né, ni quand Je sais qu'il n'y a pas longtemps... Et que mon pays c'est la vie Je sais aussi que mon père disait : Le temps c'est comme ton pain... Gardes en pour demain... J'ai encore du pain, J'ai encore du temps, mais combien ? Je veux jouer encore... Je veux rire des montagnes de rires, Je veux pleurer des torrents de larmes, Je veux boire des bateaux entiers de vin De Bordeaux et d'Italie Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans J'ai pas fini, j'ai pas fini Je veux chanter Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix... Je l'aime tant le temps qui reste... Combien de temps... Combien de temps encore ? Des années, des jours, des heures, combien ? Je veux des histoires, des voyages... J'ai tant de gens à voir, tant d'images... Des enfants, des femmes, des grands hommes, Des petits hommes, des marrants, des tristes, Des très intelligents et des cons, C'est drôle, les cons, ça repose, C'est comme le feuillage au milieu des roses... Combien de temps... Combien de temps encore ? Des années, des jours, des heures, combien ? Je m'en fous mon amour... Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore... Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul... Quand le temps s'arrêtera... Je t'aimerai encore Je ne sais pas où, je ne sais pas comment... Mais je t'aimerai encore... D'accord ? Paroles : Jean-Loup Dabadie, Musique : Alain Goraguer, 2002 Publié le 09/06/2007 à 10:50
www.semprevivu-lefilm.com sortie en salle progressive en corse puis dans le sud en remontant vers la capitale une jolie entreprise nourrie d'éducation populaire "corse" qui donne la parole aux habitants , "en les filmant dans leurs vies et dans leurs rêves pour mettre en valeur leur sincérité, leurs coups de gueule et leur timbre de voix." merci à Robin Renucci pour SEMPRE VIVU ! Qui a dit que nous étions morts ? une comédie satitique en langues corse et française et ses Rencontres Internationales de Théâtre en Corse initiées depuis 1998 Publié le 31/05/2007 à 19:25
Anonyme
Je me suis écrit une lettre anonyme Parce que je n’ai pas peur de m’affronter Je ne sortais pas d’une période de déprime Non, j’avais juste une curieuse envie de me parler Je n’ai pas tourné autour du pot Je suis entré dans le vif de mon sujet J’avais comme un besoin de troubler le repos Dans lequel mon esprit franchouillard se complaisait La plume me chatouillait depuis longtemps déjà J’ai voulu me faire léger pour être en phase avec elle Mais après m’être étendu sur les divers types de débats J’arrivais pas à vider mon sac des turpitudes de ma cervelle Je me suis dit que j’allais mal et qu’il fallait que je me cause Sur un ton assez courtois et un style très élégant J’ai fait part à moi-même des facéties de ma psychose Mais je suis un garçon fragile qu’il faut traiter avec des gants Je n’ai pas voulu me raconter ma vie Après tout ça ne m’aurait pas intéressé De devoir tenir compte de l’avis De l’étranger qui m’habite, c’est insensé J’ai été assez précis sur mes intentions premières Je voulais me donner rendez-vous dans un lieu que je suis le seul à connaître J’ai donné peu d’indications pour préserver le mystère Et j’étais sûr que j’y serais, mais peut-être dans l’habit d’un traître Alors je me suis fait plus menaçant en me demandant une rançon Pour ce corps qu’on dit être le mien et que je tenais en otage Mais cela avait tout l’air d’une mascarade de fanfaron Que j’ai vaillamment décidé de balayer de mon courage Je ne connaissais pas de salaud plus têtu que moi Et j’étais bien déterminé à me faire douter de ma personne Quand je recevrai la terre je suis sûr que je ne comprendrai pas Ce qui m’arrive, ce que je me veux, enfin… ce genre de questions connes… Sur une feuille blanche, à l’encre noire, avec une écriture affligeante J’ai laissé plein, plein de ratures pour essayer de brouiller les pistes Je me chercherai jour et nuit comme dans un film d’épouvante Jusqu’à ce que je comprenne que j’ai tort de me prendre pour un artiste C’est un acte de lâcheté que peu de personnes estiment : Jouer avec désinvolture de cette identité qui me fuit N’en déplaise à votre morale ; je me suis écrit une lettre anonyme Car de toute façon je ne sais absolument pas qui je suis. Catel Tomo.- Anonyme in Le slam, poésie urbaine.- Illustrations de Jean Faucheur.- Mango, 2006.-(Les albums Dada).- 45 p. : Livre et CD. p. 22 Publié le 13/05/2007 à 13:35
« (…) J’épinglais des instants. J’ai aimé faire cela mais je n’ai regardé le monde que dans l’étroite fenêtre de mon appareil. J’ai aimé tricher avec le vécu, j’ai inventé, recousu, sculpté autrement la réalité proposée. J’ai occultée une part de l’essentiel. J’ai filmé l’instant sans le vivre jamais. J’avais peur de le perdre. J’étais témoin. Difficile de mettre le cœur en image. Pourtant, c’était cela aussi, parfois, la poésie, l’autre regard, le jeu de mots, des assemblages qui étaient le sens même. (…) »Bernard Giraudeau.- Les dames de nage.- Métailié, 2007. p. 22 |
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