les mots de mo ne sont pas que des maux
willow : et pourqoui pas?
mo : bientôt lr retour sur mod2 !
Lucie : Yoo
mo : oui cath
cat : un petit coucou de chez moi à mardi mo est ce que tu me reconnais ?
Norois : Bonnes fêtes à tous tes lecteurs, Mo, et mille voeux à ton joli blog!
béatrice : LETTRE A UN AMI
loudunet : je t aime
ordinaire : je me livre au monde... http://books.lu lu.com/content/ 1190612
ennouri : amour
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Publié le 22/01/2007 à 10:13
Par mauxtus
Gens du voyage
Salut à vous gens du voyage,
rôdeurs de l'ombre et du soleil, vous qui marchez dans les nuages, grands trafiquants de merveilles !
Jongleurs de mots ripolinés,
dompteurs de fauves très savants, bouffons à la trogne allumée, fameux arracheurs de dents ,
Vous qui buvez à pleins poumons
Le bleu du ciel dans les étoiles, Vous dont le cœur dans les voiles Est coffre gorgé de chansons !
Ô mes amis de l'invisible,
chers compagnons des pas perdus, qui prenaient toujours pour cible un regard d'oiseau inconnu :
Emportez-moi dans vos bagages,
dans votre élan, vos cabrioles, mon âme soit cette aile folle dont vous frôlez le rivage !
Sous le soleil ou son l'orage,
Salut à vous gens du voyage !
Jean-Pierre Valloton
Publié le 13/01/2007 à 11:49
Par mauxtus
mon petit haïku pour un coucou
Hiver doucement printanier
Tourterelle au balcon
Succulentes picorées
Publié le 07/01/2007 à 13:11
Par mauxtus
La femme chocolat
Taille moi les hanches à la hache J'ai trop mangé de chocolat Croque moi la peau, s'il te plait Croque moi les os, s'il le faut
C'est le temps des grandes métamorphoses
Au bout de mes tout petits seins S'insinuent, pointues et dodues Deux noisettes, crac! Tu les manges
C'est le temps des grandes métamorphoses
Au bout de mes lèvres entrouvertes pousse un framboisier rouge argenté Pourrais-tu m'embrasser pour me le couper...
Pétris moi les hanches de baisers Je deviens la femme chocolat Laisse fondre mes hanches Nutella Le sang qui coule en moi c'est du chocolat chaud...
Un jour je vais m'envoler A travers le ciel à force de gonfler... Et je baillerai des éclairs Une comète plantée entre les dents Mais sur terre, en attendant Je me transformerai en la femme chocolat...
Taille moi les hanches à la hache J'ai trop mangé de chocolat...
Paroles et musique de Mathias Malzieu, 2005 Chanté par Olivia Ruiz....
Publié le 06/01/2007 à 01:31
Par mauxtus
" Dans le silence de ces nuits...
l'absence, qui mieux que toi pourrait la désirer, pour qu'elle remplisse les silences de la nuit, les silences des jours, l'absence, cette compagne encombrante, qui s'agrippe à tes brasses, dans ces longueurs que tu déroules avec entêtement, sans parvenir à la chasser de tes pensées, même dans ces plaisirs si personnels, quand ton corps se glisse et se déploie aussi bien que dans ses bras...
l'absence, ce cadeau qui te fait exister et te ressentir plus fort, qui te confronte à toi-même, es-tu sûr de ces sensations... qui te brouille la vue, qui t'emballe le coeur, qui détourne ta tête et emmêle tes idées, qui la reconstruit à l'image de tes attentes ou de tes craintes, et, qui te perd dans les vagues des souvenirs et des lendemains trop imaginés, à trop être attendus, et qui pourraient s'user avant d'être...
l'absence, qui pourrait te détourner de toi à ne tourner qu'autour d'elle... peut-être...
l'absence, t'empêchera-t-elle d'être absent à toi-même, et, t'éloignant de toi, t'éloignerait d'elle... "
l'absence qui a bercé et bercera vos nuits... "
Publié le 05/01/2007 à 09:56
Par mauxtus
" quel chambardement ça a été ...
quand tu as frappé à la porte, incidemment, ne sachant ce que tu cherchais, vagabondant dans mon quartier, sur les traces du passé... quel chambardement ç'a été !
une silhouette à peine dessinée, juste esquissée, derrière ces carreaux dépolis et ce cri qui n'est pas sorti... et si c'était... un amour d'une autre vie... cri retenu comme l'instant à peine retardé d'ouvrir une fenêtre sur le passé, mais déjà tout était joué, tu t'avançais discrètement... mais en retrouvant l'audace des conquérants, et je repartais à la quête d'un territoire délaissé depuis de si longues années quand nos vies s'étaient décroisées...
quel chambardement... cette irruption aussi soudaine... ce volcan... juste deux trois cendres dans tes cheveux, et dans le nuage qui voilait tes yeux, trop vite quelques étincelles de nos amours intrigantes m'emportaient dans le tourbillon renouvelé... trop vite je t'emportais, tu m'emportais, dans les braises qui s'envolaient de tout côté...
quel chambardement
ç'a été
cette irruption du passé ! "
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