iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon bloc perso.
les mots de mo ne sont pas que des maux
Contactez-moi
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Tribune libre
willow : et pourqoui pas?
mo : bientôt lr retour sur mod2 !
Lucie : Yoo
mo : oui cath
cat : un petit coucou de chez moi à mardi mo est ce que tu me reconnais ?
Norois : Bonnes fêtes à tous tes lecteurs, Mo, et mille voeux à ton joli blog!
béatrice : LETTRE A UN AMI
loudunet : je t aime
ordinaire : je me livre au monde... http://books.lu lu.com/content/ 1190612
ennouri : amour
Publié le 08/11/2006 à 15:52
Par mauxtus

La ballade des gens qui sont nés quelque part 

C'est vrai qu'ils sont plaisants, tous ces petits villages,
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités,
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages,
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est d'être habités,
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts,
La race des chauvins, des porteurs de cocardes,
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part.

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour tout’s sur leur clocher,
Qui vous montrent leurs tours, leurs musé’s, leur mairie,
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris, ou de Rome, ou de Sète,
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar,
Ou même de Montcuq, ils s'en flattent, mazette,
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part.

Le sable dans lequel, douillettes, leurs autruches
Enfouissent la tête, on trouve pas plus fin,
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches,
Leurs bulles de savon, c'est du souffle divin.
Et petit à petit, les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux, même en bois, rend jaloux tout le monde,
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part.

C'est pas un lieu commun celui de leur naissance,
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux,
Les petits maladroits qui n'eur’nt pas la présence,
La présence d'esprit de voir le jour chez eux.
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire,
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares,
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre,
Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part.

Mon Dieu, qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si l’on n’ y rencontrait cette race incongru’,
Cette race importune et qui partout foisonne :
La race des gens du terroir, des gens du cru.
Que la vi’ serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant ces jobards,
Preuve, peut-être bien, de votre inexistence :
Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part.

Georges Brassens, 1972, 

in Le Brassens,
Albums Dada, 1999.- (collection "il suffit de passer le pont"), page 40. 
Publié le 08/11/2006 à 14:49
Par mauxtus
et est-ce que ça compte encore ces petits riens qui font tous les souvenirs...


une seule banane par jour, comme a dit maman !

un rocher au chocolat (noir ?) avec le café,

un gentil "vous" à la "dame",

attention à ne pas marcher sur les rayures des trottoirs...

bien comprendre le message... pas libre les vacances...

de la discrétion avant tout,

de la hardiesse souvent,

de la folie douce,

de la tendresse en tout,

de petites mains... (rèches disait maman)

un grand rire...

ne pas faire le marché quand il ferme !

les corvées d'abord... après on est libre

réparer... tout, les choses et les gens...


ben chez moi y'a encore du boulot !!!
Publié le 07/11/2006 à 23:21
Par mauxtus


j'ai jamais trop eu le sens de l'humour... surtout avec les garçons... celui des garçons : jamais au bon moment... mais là sur vos blogs j'apprends... je me marre de plus en plus... et je découvre celui des filles... hein Mayah par exemple... et je deviens moqueuse... avec toutes celles qui le font pas exprès... dans les coms !

ou alors c'est que j'ai pas encore tout compris !

ben tant pis... je ris !
Publié le 07/10/2006 à 18:47
Par mauxtus
Humeur : Rebelle

sexisme.jpg


attendez, attendez, il ne sort que le 18 octobre !

pour les garçons en rose et les filles en bleu alors !!!

BEN NON PAS TOUT A FAIT !

vu ce matin ce livre qui va arriver en librairie... ben oui !

ce pourrait être un jeu de cartes géantes, féminin dans un sens, masculin dans l'autre et lycée de Versailles... des scènes de la vie quotidienne sont jouées dans l'autre sens !!! comment ? ben les filles font comme papa et les garçons comme maman... l'originalité c'est que ça se joue autour de concepts ou "d'objets" habituellement identifiés pour l'autre sexe : le gant, le fil, le tablier...

ça aurait pu être plus drôle... là c'est un peu systématique... mais en le détournant on peut peut-être s'amuser ! en recherchant d'autres exemples... par exemple... des bons exemples bien mixtes depuis longtemps !

et la grand-mère édentée avec son tablier de jardinier... franchement elle serait plutôt grinçante !!!

et est-il transsexuel celui qui se choisit un bijoux en argent ?

on a même la presque Ségolène prenant un bain... de foule !

ironie d'adultes... combat d'arrière garde ? attendons la réaction des enfants...

Publié le 04/10/2006 à 21:19
Par mauxtus

Extrait de «  Les enfants se défont par l’oreille » de Régine Detambel.- Edts Fata Morgana, 2006


Donatien

  Depuis qu’on lui avait ôté la vésicule biliaire ainsi qu’un morceau de foie rongé par tous les aigles de l’alcool, Donatien, le plus âgé de mes quatre arrière-grands-pères, avait maigri de trente deux kilos. Sec, même desséché, éthique, plus décharné qu’un cou, il ne lui restait rien du massif général de brigade et l’on aurait dit que l’ascète menu, dont les calcanéums s’ancraient dans la terre plus fermement que des crampons, avait surgi un beau matin de l’enveloppe charnelle et grasse qui l’avait serti toute une vie, comme une momie s’échappe d’un sarcophage doré.

  La plupart du temps, accroupi dans le jardin, heureux de ne plus sentir entre ses genoux le poids douloureux de son œuf colonial, il herborisait. Eva l’aimait bien et lui donnait la main volontiers pour des promenades dans les bois, sans doute parce qu’il lui enseignait le nom latin des fleurs et qu’elle pouvait ensuite me le répéter, ce nom, avec application, après m’avoir raconté sa matinée au marché ou bien les balivernes qu’elle avait inventées pendant la confession à l’église Saint-Pierre-des-Nonnains.

  Un matin que nous avions couru comme des dératés, ma cousine et moi, dans de hautes herbes qui nous avaient brûlé la peau, Eva me proposa de me déshabiller pour me rafraîchir. Elle avait l’intention, dit-elle, de me lécher les jambes pour me débarrasser de toutes épines et autres fragments de tiges sèches que les graminées n’avaient pas manqué de laisser dans les fins poils de mes mollets et de mes cuisses. En vérité, elle ne lécha pas mes jambes mais les balaya de ses nattes et les fouetta si consciencieusement qu’elle eut, elle, des feuilles sèches et des graines plein les cheveux. Pour la première fois, elle allait prendre mon émerillon entre ses lèvres quand notre arrière-grand-père Donatien se montra au bout de l’allée. Il agitait fort les bras dans notre direction et je l’entendis souffler. A regret, Eva abandonna contre ma cuisse l’herbe qui croissait pourtant si bien dans sa main. Il arriva enfin jusqu’à nous et s’accroupit, dans sa position préférée. 

  - Sac percé ne peut tenir graine, gronda-t-il.

  Puis, me rendant cérémonieusement la bourse de cuir noir que j’avais perdue en caracolant avec Eva dans la prairie, il éclata d’un rire grinçant, amer comme la grimace que procurent une brûlure d’estomac, une remontée acide de suc gastrique, un renvoi très ammoniaqué.



Ma photo
Le blog de mo
Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Trafic
Noter ce blog :
1 5
2480 connectés
265920 visiteurs
Ce blog est classé 1718ème
Score de ce blog : 3,36