un parcours initiatique... qui m'aime me suive...
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les mots de mo ne sont pas que des maux
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willow : et pourqoui pas?
mo : bientôt lr retour sur mod2 ! Lucie : Yoo mo : oui cath cat : un petit coucou de chez moi à mardi mo est ce que tu me reconnais ? Norois : Bonnes fêtes à tous tes lecteurs, Mo, et mille voeux à ton joli blog! béatrice : LETTRE A UN AMI loudunet : je t aime ordinaire : je me livre au monde... http://books.lu lu.com/content/ 1190612 ennouri : amour
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Publié le 04/01/2008 à 10:37
Humeur : Au secours !
Publié le 20/05/2007 à 11:30
" Elle avait mis beaucoup d'elle-même devant ma jeunesse démunie et j'avais regagné le bord avec un peu d'espoir. Il y eut d'autres escales, d'autres quais, d'autres amours. Il y eut des jouissances précipitées, des corps sans caresses, des regards morts, mais parfois aussi des petits bonheurs, avec les rires, l'insouciance, l'abandon et une éternité de l'instant. J'ai oublié les beuveries, les coups rapides, debout contre les containers, la frénésie des éjaculations pour se libérer des obsessions, des cauchemars, des fantasmes, pour s'épuiser, se vider et oublier plus vite. J'ai seulement gardé les visages de celles qui étaient venues à moi comme des cadeaux, des messages de vie. Il y eut des trésors et des fausses perles, des mirages d'amour et des corps glacés. " et à ré-entendre avec la voix de l'auteur... en ligne... peut-être Les dames de nage, p. 87 Publié le 17/05/2007 à 17:59
" Saint-Louis du Sénégal, 21 mars 1994
R. " J’ai rêvé d’une femme, Roland, j’en rêve encore. Elle est comme un fleuve africain, paresseuse et violente, sinueuse, à la quête du plaisir. Ses rêves cherchent une grève, comme ce piroguier qui semble, à contre-courant, ne jamais pouvoir atteindre son but. La peur motivée ou enfermée. Alors elle se nourrit de parfums, d’un autre mystère, elle réinvente le plaisir. Les lèvres gonflées, elle laisse l’eau tiède de l’orage soulager la brûlure, et pourtant elle l’a souhaitée encore. Elle attend le geste, la caresse du doigt sur la peau tendre. Il y a l’ambre et l’anthracite ; elle n’est ni l’un ni l’autre. Elle est douce derrière la cuisse. Abandonnée, elle attend une bouche au creux des reins. Rien ne calme la délicieuse douleur au bas du ventre. Il y a un endroit lisse, humide comme un fruit d’hivernage, une mangue chaude à prendre en somnolence. Il faut boire le plaisir impatient et se laisser prendre dans l’ombre lourde. Elle retournée, fouillée, bue, demandant la chair gonflée, avide. Prendre sans retenue, dégrafer la pudeur. Sentir la main cambrer les reins, le sexe pénétrer. Son corps est offert, bousculé puis rassuré, caressé. La tension du désir est au bout du cri, étouffée dans la nuit des secrets. Mêlée à l’ombre, contre le mur encore chaud, elle laisse le plaisir couler entre ses jambes. L’autre, là-bas qui passe, pourrait aussi la prendre. Il suffirait d’un signe pour qu’il plonge sa queue noire dans la brûlure, les cuisses dures comme ses fesses. Elle tremble pour cela, pour ce plaisir, pour cette douceur et cette paix, pour cette violence en elle. Mais la femme noire, sous le tissu bleu, a mal de son rêve solitaire. La pluie tiède, seule, coule sur ce ventre oublié. Diama n’gen yendou, bonsoir ! B. » In Bernard Giraudeau, Le Marin à l’ancre, Ed. Métailié, 2001.- (Points P 1041).- P. 140-141. Publié le 16/05/2007 à 00:12
L’empreinte Je m'appuierai si bien et si fort à la vie, D'une si rude étreinte et d'un tel serrement Qu'avant que la douceur du jour me soit ravie Elle s'échauffera de mon enlacement. La mer, abondamment sur le monde étalée, Gardera, dans la route errante de son eau Le goût de ma douleur qui est âcre et salée Et sur les jours mouvants roule comme un bateau. Je laisserai de moi dans le pli des collines La chaleur de mes yeux qui les ont vu fleurir Et la cigale assise aux branches de l'épine Fera vibrer le cri strident de mon désir. Dans les champs printaniers la verdure nouvelle, Et le gazon touffu sur les bords des fossés Sentiront palpiter et fuir comme des ailes Les ombres de mes mains qui les ont tant pressés. La nature qui fut ma joie et mon domaine Respirera dans l'air ma persistante ardeur, Et sur l'abattement de la tristesse humaine Je laisserai la forme unique de mon coeur... Anna De Noailles Le Coeur innombrable Publié le 06/04/2007 à 10:29
« Un port regarde la mer, forcément. Il attend les étraves, il vous accueille à quais ouverts, vous protège. C’est un refuge cosmopolite. Un port, c’est féminin. C’est une femme qui vous berce au clapot, vous console des nuits de quart. C’est une mère qui vous donne ses filles à baiser. Alors le marin, comme l’oiseau migrateur, met le cap d’instinct vers le sein et le téton salvateur. Même la bleusaille qui débarque pour la première fois, le nez en l’air, a un compas dans la tête. Les pompons rouges naviguent au jugé vers les bars et les eldorados du sexe comme les insectes attirés par la lumière vive. Ce sont les mêmes enseignes partout, des néons hallucinogènes et des musiques qui pleurent jusqu’au caniveau. Devant la grotte au trésor, des types rabattent, d’anciens boxeurs sonnés à la blanche qui pissent le sang sur la porcelaine, des ratés de la magouille. » |
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