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Publié le 28/01/2007 à 18:38
Par mauxtus

« transformer une cacophonie du désespoir
en hymne à la joie »
 



Publié le 22/01/2007 à 10:50
Par mauxtus

 " Le bonheur ? C'est un mot de complainte. Vous, vous le personnifiez, vous l'identifiez, vous le définissez. Peut-on vraiment parler de lui comme vous le faites ?
   Quand un parfum plaît, on cherche à le retenir, à le retrouver ; on ne se laisse pas complètement griser, afin de pouvoir l'analyser et s'en imprégner peu à peu, au point d'en avoir la sensation physique rien que par le souvenir ; quand le parfum revient, on le respire plus lentement, plus doucement, pour sentir les effluves les plus ténus. Une bouffée brutale de parfum fait tourner la tête, mais laisse une sensation irritante d'incomplet, d'inachevé. Ou bien c'est une suffocation désagréable dont on voudrait se débarrasser afin de respirer librement, ou bien c'est une griserie brutale trop tôt finie parce que seul l'être nerveux a été touché. C'est du bonheur d'être bouleversé et de ne plus rien savoir. Mais avoir encore un petit coin de conscience qui toujours sait ce qui se passe, qui, parce qu'il sait, permet à tout l'être intellectuel et raisonnable d'avoir aussi à chaque seconde quelque chose du bonheur qui arrive, avoir ce petit coin de conscience qui apprécie lentement l'évolution de la joie, la suit jusqu'à ses fins les plus extrêmes, n'est-ce pas du bonheur ? Il y a un petit coin qui ne vibre pas, mais ce petit coin reste le témoin de la joie ressentie. C'est lui qui se souvient et qui peut dire : j'ai été heureux et je sais pourquoi. Je veux bien perdre la tête, mais je veux saisir le moment où je perds la tête et pousser la connaissance au plus loin de la conscience qui abdique. Il ne faut pas être absent de son bonheur. "

texte écrit en 1931

in Marcelle Sauvageot.- Laissez-moi (commentaire).- Editions Phébus, Paris : 2004.- (d'aujourd'hui).- p. 40-41


Publié le 15/01/2007 à 14:35
Par mauxtus

au secours... qu'est-ce que j'ai fait ? mais non je ne suis pas tombée dans le pot de peinture... non c'est pas le rayon bleu de la piscine... d'où ce qu'ils viennent ce matin tous ces beaux bleus sur mes cuisses ? ... pas assez musclées mes cuisses ? n'ont pas supporté les colis d'IKEA... et même pas mal... mais j'suis bonne pour une nouvelle couche... faudra attendre un peu avant de retrouver un léger rose... pour mes lauriers de bricoleuse du dimanche... qui a dérapé !
Publié le 14/01/2007 à 11:38
Par mauxtus

Quarante ans après…

 

Il y a quarante ans, je quittais mon pays, je quittais mon soleil, je quittais mes amis… j’entrais à la fac dans une région froide et inconnue… et je m’éloignais de mes amitiés et mes amours platoniques, de nos échanges philosophiques et de ses regards sur mes lettres que j’avais tellement travaillées et qui se voulaient des textes… je me détournais de l’esthétique mathématique… je cherchais d’autres voies…d’autres voix… je faisais d’autres choix, j’allais à l’aventure découvrir ces mondes de la connaissance et des arts qui tous s’offraient à moi… parce que la vie était là… devant moi… à faire là…

 

Quarante ans après, je veux avoir encore ces vingt ans pour longtemps… je suis revenue, je retrouve mon pays, mon soleil, j’ai perdu mes ami(e)s… mais je les ai en moi, pour ceux qui sont partis trop loin… sous les étoiles…  et la vie s’offre maintenant à moi… à faire ici… avec des envies qui me sont revenues et qui ont traversé ces temps… je cherche toujours et j’explore d’autres voies, et j’entends toujours cette autre voix retrouvée sur ma route… qui sait me ramener vers moi…

 
Publié le 11/01/2007 à 19:48
Par mauxtus

"   Fallait-il vraiment le chasser... tout de suite... s'agissait-il vraiment de ça... ou seulement de le repousser... doucement, dans un petit coin, une petite place secrète, discrète, ou même dans quelque retranchement dont on pourrait le sortir... de temps en temps ... 

tu voudrais décider, vite, trop vite sans doute, sans comprendre ce qui pourrait se passer... un signe quasi imperceptible mais qui ne t'aurais pas échappé... et tu mettrais en route toutes tes défenses... et plus de parade amoureuse alors... 

qu'est-ce que tu cherches... tu as peur de te laisser séduire, tu ne veux ne pas laisser ce champ libre... occupé trop triomphalement, orgueilleusement... ou crains-tu plutôt qu'il ne soit déserté... négligemment... sinon pourquoi cette protection d'urgence ...

cette question que tu t'es posée, qui tournait dans ta tête, serait-elle sur le point d'être résolue... le sais-tu... de qui doutes-tu, de l'un puis de l'autre, de toi d'abord ou ensuite... en réaction...

mais qu'est-ce qui t'arrive - tout à coup - pourquoi ce bourdonnement ... pourquoi cette sensation indéfinissable, révélée par l'absence... cette place prise ou occupée, n'était-ce pas toi qui en avais décidé... tout de suite, presque brutalement, sans sommation... lui laisser toute la place ou rien... puisqu'autrement, tu ne saurais pas faire...

alors que sont ces craintes maintenant... ces parades... devant la passion qui te réveille... ou déjà, te prépares-tu à quelque désertion... parce que le temps pourrait te sembler trop long... et qu'alors tu préfèrerais encore ranger tes désirs et tes sentiments... les tenir à distance... et l'éloigner un petit peu plus de lui...

comme à chaque fois... encore une fois...  mais enfin, ne sais-tu pas la patience... n'as-tu plus de clairvoyance !

vas-tu vraiment le repousser, l'écarter, de peur qu'il ne s'éloigne... peut-être ... ou, seulement pour être venue trop près, pour l'avoir laissé venir trop près...

et s'il ne fallait plus s'échapper ! "

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