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Mon bloc perso.
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ennouri : amour
Publié le 21/11/2006 à 23:54
Par mauxtus


mes émotions me ramènent vers des chansons... mes rengaines du temps d'avant... d'il y a longtemps... quand l'amour s'annonçait évident...

Eva...

dont la voix sensuelle
me promettait de découvrir des paradis

une époque ou je chantais
au volant comme aujourd'hui

"
j'ai le coeur qui bat
quand tu t'approches de moi
quand tu me tends les bras

j'ai le coeur battant je t'attends

"

je vous cherche le texte et je reviens...


BEN VOILA DES NOUVELLES... UN SITE A SON NOM  !

Publié le 12/11/2006 à 20:38
Par mauxtus


« On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d’aller de l’avant tout en gardant la mémoire de  sa blessure. Les chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilité. Etre invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu’à éviter de trop s’en protéger. Chaque âge possède sa force et sa faiblesse et les moments non blessés de l’existence s’expliquent par notre capacité à maîtriser, voire à surmonter, ce qui, en nous, relève, dans un constant remaniement, du biologique, de l’affectif et de l’environnement social et culturel. Le bonheur n’est jamais pur. Pourquoi faut-il que, si souvent, une bouffée de bonheur provoque l’angoisse de le perdre ? Sans souffrance, pourrait-on aimer ? Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité ? Le monde serait  fade et nous n’aurions peut-être pas le goût d’y vivre. »

 

texte de Boris Cyrulnik

 

Rencontre-débat à propos des « conditions du bonheur »,
thème de son nouvel essai : " De chair et d’âme "

Montpellier Centre Rabelais Esplanade (ancien cinéma)


Mercredi 15 novembre 18 heures


Après la dédicace chez Sauramps

Publié le 31/10/2006 à 09:51
Par mauxtus

"  C'est aujourd'hui, au village, la fête jardinière, grand marché des plants retrouvés, de graines anciennes, de rosiers résistants à fortes épines, et les enfants installés sur des bancs instables de part et d'autre de l'autel, sont vêtus de tabliers enveloppants à poche ventrale, vert vif, et coiffés de châpeaux de paille.
   Difficile de distinguer les filles des garçons lorsqu'on ne voit que des joues fraîches, de même qu'il est impossible, en passant le long des jardins, de savoir quelles silhouettes entrevues sont des hommes, lesquelles sont des femmes.
   L'enclos de pierres contient ce qui  au monde est le plus rassurant, le plus paisible, l'activité jardinière.  "

Marie Rouanet.-
Luxueuse austérité, page 170

  
Publié le 30/10/2006 à 15:22
Par mauxtus

Marie Rouanet.- Luxueuse austérité.- Albin Michel, 2006. Extrait pages 100 et 122.

"   Me colleter sans cesse avec l'évidence du corps, de la terre, de la nourriture, des nettoyages, des triages et de leurs divers corollaires, fut une expérience contraignante dont naquit un allègement. Je me suis retrouvée sans masque, comme pelée, j'ai senti la femme et non l'eau de Cologne, j'ai senti et aimé l'odeur humaine des autres. Devoir préserver le territoire de la maison de l'envahissement des plantes et des bêtes, y songer sans arrêt, obtenir un résultat imparfait, me tenir, intérieurement sans la défense des divertissements, affrontée à moi-même, fut d'autant plus libérateur que ces bagarres continuaient de jour en jour.  "

" Nous sommes démunis de ces gestes utiles, nous vivons imprudemment sans savoir utiliser le monde, plus désemparés que ne le fut jamais l'humanité, comme si nous devions, désormais, trouver jusqu'au bout du temps des hommes plus pauvres que nous pour fabriquer l'indispensable, nourrir et bercer les enfants, caresser les plus vieux, faire pousser de quoi manger, tricoter un pull-over neuf avec deux vieux, réparer un soulier, recoudre une couture défaite.
   Et la liste n'en finirait pas, à notre honte.
   Je regarde mes mains. Certes, mes ongles ne sont ni peints ni longs. J'accomplis trop de gestes salissants [...] Elles sont marquées. Il me semble que j'en suis fière, même si ce qui m'entoure n'arrête pas de m'opposer ce que je ne sais plus faire ou que je ne fais plus. [...] "
Publié le 26/09/2006 à 08:56
Par mauxtus
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