Bernard Giraudeau.- Indochine in Les hommes à terre.- Editions Métailié, 2004.
p. 28
« … Que connaît-on de son père sinon un collage d’images d’enfance et celles d’un quotidien contraint ? Jean-Paul se souvient des langues de brume à la lisière des bois le matin, de son père silencieux préparant les lignes. La rivière immobile était comme une huile blanche jusqu’au lever du soleil. Lucien venait là pour être seul avec son fils. Peu lui importait que la tanche dorée morde ou non au ver de fumier. Il venait se débarbouiller de la vie et communier avec le marais. »
p. 45
« - Si tu savais tout ce qui est enfoui, cadenassé, verrouillé. Comment ôter la rouille sur les mots justes et clairs, sans déchirer, sans faire mal ? Elle est là, la souffrance. Comment marteler sans blessure ? Comment dire sans heurter ? »







