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Mon bloc perso.
IL ETAIT UNE FOIS L'AVEYRON ....

Histoir es, Contes, Légendes et Croyances populaire retraçant la vie du village et de notre région à travers le temps.

Les textes sont tirés de diverses sources citées dans la bibliographie de ce blog.

Bonne lecture à tous
Tribune libre
pascal : bonjour auriez-vous des renseignements historiques sur le chateau ruiné de Veyreau dans les gorges de la jonte ? merci et bravo pour votre blog
marie : merci pour ce blog, pourriez vous m'indiquer des sources de documentation concernant la commune de mountpeyroux
gilles : Bonjour, je prépare un jeu de piste entre amis, dans la région de pousthomy et st sernin, et merci pour vos précieux renseignements. A bientôt
jean amans : boite de coutou
camelias : ravie d'avoir découvert votre blog qui est un tresor d'histoires, http://blog.ifr ance.com/lescam elias12
William : Bonjour! Je me marie en juin en Aveyron. Je m'empresse de réferencer votre blog sur le site de notre mariage ! http://ingrid.e t.william.site. voila.fr
Aladrya : Vous pouvez laisser vos commentaires ici ...
Publié le 28/03/2006 à 12:41
Par Aladrya

La tonalité générale de la vie rurale au siècle dernier paraît celle d'un isolement accentué et du repliement sur soi dans les villages et les hameaux. On se visite beaucoup entre membres de la même famille ou entre voisins, mais ces échanges se tiennent dans les limites du village ou de la paroisse. La population rurale apparaît stable à travers tous les documents de l'époque. Les recensements successifs montrent que nos paysans naissaient, vivaient et mouraient sur place; le mariage lui-même n'implique jamais un long déplacement car les unions se nouent dans un cercle coutumier assez étroit.

D'ailleurs comment faire autrement? Les chemins demeurent mauvais pendant toute notre période. Curieusement, ils empruntent de préférence un tracé de vallée dans un pays de relief coupé. Les déplacements de quelque importance effraient encore ces ruraux isolés; une foule d'obstacles envahit l'imagination des moins hardis à l'idée de se rendre à une foire éloignée ou à quelque pèlerinage menaces des orages ou de la froidure, peur des détrousseurs, angoisse de rencontrer quelque esprit mauvais. On craint particulièrement les déplacements de nuit. C'est la hantise des épouses qui recommandent toujours au maître de maison partant à la foire de conclure rapidement ses affaires, de ne pas traîner dans les auberges et de rentrer avant la nuit. De même toute jeune fille qu'on rencontrerait dehors après « souricou », c'est-à-dire après le coucher du soleil, serait aussitôt calomniée par le voisinage... Toutes ces peurs confuses résultent de l'isolement.

Celui-ci s'aggrave pendant les longs hivers du siècle passé, plus rigoureux que les nôtres de l'avis de tous les vieillards qui les ont vécus. Toutes les régions du département en souffrent. Dans la Montagne, sur l'Aubrac, dans le Carladez, la Viadène, tout déplacement devient impossible. Les congères obstruent les chemins et les perdus dans la neige meurent vite, aveuglés et asphyxiés dans la tourmente. Mais le froid paralyse aussi les autres régions. Les chemins envahis d'eau qui se prend en glace deviennent d'impraticables patinoires. La neige recouvre routes et chemins, Si bien que les villageois du Ségala ou du Lévezou demeurent isolés dans leurs hameaux parfois durant deux semaines.

Dans cette atmosphère de crainte confuse, la peur des bêtes fauves n'est pas la moindre. Toute la partie orientale du département frémit à la narration des exploits terribles de la Bête du Gévaudan. En Aveyron même, les loups subsistent pendant toute la première moitié du siècle, n'attaquant l'homme que rarement, mais décimant les troupeaux de temps à autre. En vingt ans, avant 1840, on en détruisit plus de seize~cents. D'ailleurs, des individus malhonnêtes et rusés réussissaient à tirer profit de la crainte des femmes et des isolés. Ces « louve-tiers » prétendaient commander aux loups et les diriger à leur gré sur tel troupeau des alentours. On leur donnait alors des oeufs, du blé, du lard, des volailles, en les suppliant d'écarter la horde des carnivores! (A Suivre…)

Extrait de " La vie quotidienne en Rouergue avant 1914" de Roger BETEILLE (Edition Hachette Litterature)


Publié le 14/03/2006 à 22:03
Par Aladrya
Humeur : Souriante

 
A propos :

« Les romains en firent le premier mois de l’année,

Car il annonçait le renouveau de la nature,

Le monde semblait se réveiller.

Ils luis donnèrent le nom de leur dieu de la guerre : Mars »


La Pensée du Mois :

« Aimer qu’on vous conseille et non pas qu’on vous loue »

Nicolas Boileau


La citation du Mois :

« Un homme fait ce qu'il a à faire malgré les conséquences

Sur sa vie, les obstacles, les dangers et la pression ;

C’est la base de toute morale humaine. »

John Fitzgerald Kennedy


Proverbe Occitan du Mois:

«  Lous omics sou coumo lous melous

Fouorces falses et pauces de bous. »


« Les amies sont comme les melons

Beaucoup de trompeurs et peu de bons »


Météo du Mois:

Autant de brumes en Mars,

Autant de fruit en Mai


Dicton du Mois:

Si une seule pie quitte le nid au printemps,

C’est signe de pluie


Les bons vieux trucs :

Taille tôt, taille tard,

Mais taille en Mars.


Publié le 14/03/2006 à 14:01
Par Aladrya
Humeur : Gaie

Préface 
 

Au XIXe siécle le paysan rouergat ne connaissait pas d'autres horizons que ceux, familiers, de ses plateaux et de ses vallées. De même il n'imaginait pas d'autres rapports sociaux, d'autres valeurs morales que ceux qui régissaient sans exception l'exis­tence de chacun. Tout individu qui transgressait les règles de ce milieu rural fermé se mettait par le fait même au ban de la société. Il en était ainsi des malheureuses filles-mères, des enfants naturels ou abandonnés, que leur faute ou leur naissance condamnaient leur vie durant à la condition de domestique de ferme.

 

De même les individus extérieurs à la communauté rurale traditionnelle rencontraient un accueil réservé, notamment s'ils affichaient un mode de vie nouveau. On le vit bien dans le Bassin Houiller où l'introduction de la vie ouvrière et l'immi­gration de mineurs venus d'autres régions françaises ou de l'étranger provoqua de constantes frictions avec la population rurale locale.

 

Mais la société paysanne donne un sentiment de sécurité. Chaque famille, chaque individu se voient reconnaître une place propre par le voisinage. Le petit agriculteur n'a que de maigres revenus, mais personne ne conteste sa dignité s'il est un homme honnête.

Des siècles de dur labeur et de vie en commun avaient abouti à l'élaboration de coutumes et de valeurs morales qui maintenaient une harmonie certaine dans les rapports sociaux.

  

Chacun à sa place jouait un rôle indispensable dans la vie de la communauté rurale. Le journalier vivait modestement de son travail chez des voisins plus aisés; les grands propriétaires appréciaient à leur juste valeur ces services sans lesquels les grands domaines n’auraient pu être cultivés. Ils n'hésitaient pas à doubler le prix fait à leurs moissonneurs Si l'orage menaçait et qu'il faille continuer à abattre les javelles pendant la nuit.

Finalement les Rouergats du siècle dernier donnent l'impres­sion de gens heureux malgré la modestie de leurs ressources et la dureté de la besogne. Tous les observateurs de la vie rurale ont pu noter une évidente joie au travail. Le paysan indépen­dant, le valet de charrue chantaient en poussant leur attelage. Les équipes de faucheurs, de moissonneurs ou de vendangeurs emplissaient la campagne de leur bonne humeur. D'ailleurs cette société rurale n'a-t-elle pas créé un riche folklore de danses et de chants que nos campagnes contemporaines sont incapables de renouveler et qu'elles oublient même très vite?


Extrait de " La vie quotidienne en Rouergue avant 1914" de Roger BETEILLE (Edition Hachette Litterature)

Publié le 14/03/2006 à 13:59
Par Aladrya
Humeur : Gaie

Destination... le petit village de Saint-­Izaire et son château.
    L'Aveyron ne se compose pas unique­ment  des  verdoyants  plateaux  de l'Aubrac et des arides causses du Larzac, comme nombre de personnes en font gé­néralement la description raccourcie.
Dans les méandres de secrètes vallées se niche une ky­rielle de sites s'offrant aux curieux, qui accomplissent la démarche de se renseigner, ou qui se laissent aller à bague­nauder.
L'accès au petit village de Saint-Izaire n'est pas des plus évidents.
Planté dans le "rougier" (grès rouge du permien) de la vallée du Dourdou (voisine de la plus célèbre vallée du Tam), il est un cadre charmant pour ceux qui aiment la quiétude des vallons et des rivières, mais pour ceux aussi qui s'intéressent à l'histoire.
Les environs de Saint-Izaire ont gardé comme traces de la fin de la période préhistorique la présence de statues-menhirs (intermédiaires entre les blocs abstraits des men­hirs et les statues figuratives d'une période plus récente). Sur environ quatre cents exemplaires découverts dans le monde, une soixantaine l'a été aux confins du Tam, de l'Hérault et de l'Aveyron. Une dizaine fut mise à jour àmoins de deux kilomètres de Saint-Izaire (au Mas Capelier, maison natale du chanoine Hermet, l'un des pionniers de l'archéologie gallo-romaine et préhistorique qui se signala dans le monde scientifique en leur attribuant le nom de "statue-menhir"  aux Armayrols; aux Maurels; et aux Ardaliès).
Placide et bienveillant, simplement paré de quelques arbres qui, jamais, n’arriveront à lui faire de l'ombre, c'est le château du bourg fortifié de Saint-Izaire qui surprendra le premier regard de ceux qui se seront laissés prendre dans les méandres du Dourdou. Tel un vaisseau précédé par sa flottille, assuré de sa puissance et son éternité, depuis presque sept cents ans, il remonte le temps au gré des évé­nements qui jalonnent l'histoire d'un village.
La fondation, par les Bénédictins au IXe siècle (852), de l'Abbaye de Vabres constitue l'élément religieux détermi­nant de toute l'histoire de ce coin du département. Il sem­blerait que le site de Saint-Izaire ait été colonisé et mis en défense par ces Bénédictins.
Mais le château et le bourg fortifié sont dus aux évêques de Vabres.
En 1317, Jean XXIT, second pape d'Avignon, choisit l'Abbaye de Vabres comme siège d'un nouveau diocèse, amputant celui de Rodez des paroisses situées sur la rive gauche du Tam.
En 1318, Pierre d'Olargues, abbé du monastère de Vabres, est consacré évêque.
Dès lors, le prieuré et la coseigneurie de Saint-Izaire de­viennent sa propriété.
L'époque précise de l'élévation des fortifications n'a pas été déterminée. On sait qu'elles existaient au XTVe siècle, comme le château actuel (dont nul élément ne laisse à pen­ser qu'il serait d'une construction antérieure). Il semble plus plausible qu'il ait été construit par les premiers évêques. Les invasions, les brigandages font régner une telle insécurité que très vite l'imposante bâtisse de grès rouge et les remparts de Saint-Izaire s'avèrent être un soli­de refuge pour les évêques et les habitants.
En vertu du traité de Brétigny (1360), le Rouergue est cédé aux Anglais. Une garnison anglaise partage, pendant huit ans (1362-1370), en bonne intelligence, le château avec l'évêque.
Deux siècles plus tard, pendant les Guerres de Religion, Monseigneur François de la Valette, évêque de Vabres et frère du célèbre défenseur de Malte, se réfugie à Saint ­Izaire. Alors que Saint-Affrique est aux mains des protes­tants, Saint-Izaire résiste. Cet évêque, comme d'autres suc­cesseurs, adoptera le château en tant que résidence perma­nente. Il est enterré dans l'église de la paroisse (son épi­taphe est visible à l'entrée de la sacristie).
A la Révolution, l'évêché de Vabres disparaît, et le châ­teau est vendu comme bien national. Racheté pour arrêter son dépècement, il fut partagé entre le presbytère et une école religieuse.
En 1988, l'association "Vie et Château" décide de sortir la bâtisse de l'usure du temps et du silence.
Et, Si aujourd'hui, il est plaisant de se promener dans des ruelles ornées de façades du XIVe et XVIIe siècles, de pou­voir admirer le donjon et ses annexes (témoins du château médiéval), l'appartement des évêques (plafond Louis XIII, plancher en marqueterie), la grande salle voûtée, le musée du chanoine Hermet... nous le lui devons.
Et comme un remerciement symbolique, le château, en 1998, a daigné se dévoiler un peu plus avec la découverte fortuite d'une salle voûtée et souterraine. Sa fonction de­meurant mystérieuse (réserve d'eau... de nourriture... en­trée d'un souterrain...?), l'imposante bâtisse, du haut de ses sept siècles, a su, à nouveau, susciter un regain de curiosité et d'intérêt dans le village.

Publié le 14/03/2006 à 13:57
Par Aladrya
Humeur : Gaie



Cette légende, extraite du livre «  A tra­vers Causses e Raspas – Légendes et récits de la vallée du Tarn" de Gaston Boulouis, fut retrouvée dans les manuscrits de l'abbé Hèbles, an­cien curé d’ Ayssènes.


Elle est de l'histoire d'un terroir et de ses hommes.


     "Un soir, le courrier qui porte les correspondances d'Ayssènes à Melvieu et vice-versa vint me trouver tout bouleversé : "Monsieur, me dit-il, depuis deux ou trois jours, le matin et le soir, quand je passe au Mas-de-Benou, j'entends des cris d'un homme qui semblent sortir du gouffre. On dirait des cris de désespéré. Cela me fait frissonner. Je ne suis pas pol­tron, comme vous savez ; mais ces cris m"épouvan­tent. Qu'en pensez-vous ? Qu'est-ce ? Si je leur ré­ponds, ils se taisent. Si c'était un homme en danger, il crierait plus fort pour appeler au secours...
"N'ayez pas peur, lui dis-je; c'est le cavalier qui, du fond du gouffre, maudit les bandits qui ont enlevé et fait souffrir sa chère Aude".
        Il me fallut lui raconter l'histoire de ce chevalier dont le corps gît encore sans doute au fond du gouffre et qui crie vengeance contre les ravisseurs de sa fiancée. Et voici cette histoire, telle que je l'ai trouvée dans un vieux parchemin du 13ème siècle.
        C'était au temps de la guerre des Albigeois. Ayssènes appartenait par moitié à Déodat de Sévérac, Albigeois forcené qui ravageait sans vergogne tout le pays aux alentours de ses châteaux. Il allait jusque dans le Gévaudan piller et massacrer les paysans cou­pables de ne pas suivre sa secte.
         Il vint un jour à Ayssènes avec sa bande de ribauds et s’empara du village. Mais le château-fort, dressé sur le roc de Saint-Jean ne voulut pas se rendre.

       Le capitaine en avait été nommé par Henri I, comte de Rodez. Sévérac se mit à assiéger le château.
Le capitaine avait une fille nommée Aude, belle et vertueuse, ornée de toutes les qualités qui font une demoiselle parfaite. Elle était d'une générosité sans pareille pour les pauvres et quand, tous les matins, elle assistait à la messe que célébrait son chapelain, les manants croyaient qu'ils avaient devant leurs yeux une sainte du paradis.

        Tous les jeunes chevaliers des environs aspiraient à sa main. Mais elle choisit le fils du seigneur des Ribes, Arnault, jeune seigneur plein d'honneur et de vertus. Le mariage devait avoir lieu le mois suivant. Il fallait attendre le retour de messire Jean de Saluste, père du fiancé, qui guerroyait prés de Carcassonne contre les mécréants, sous les drapeaux de Simon de Monfort.

        Le château d'Ayssènes fut attaqué avec une rage diabolique par Sévérac; et les défenseurs virent bien vite qu'ils ne pourraient pas résister longtemps.
Aude appelle son serviteur Jérôme : "Va aux Ribes, lui dit-elle, et tu diras au preux Arnault que Aude est en danger. Que Dieu te garde de tomber entre les mains de ces ribauds
       Le serviteur arrive tout haletant aux Ribes et crie au jeune chevalier: "Aude est en danger dans le châ­teau d'Ayssènes et m’envoie vous le dire
« Aude en danger ! Ah ! Les bandits. Sois maudit, chevalier félon de Sévérac! Vite mon cheval et mes armures. "Dieu, garde la vertueuse Aude et permets que de ces ribauds il n'en reste pas un seul  Que l'enfer s'ouvre sous leurs pieds et les engloutisse tous ! »
       Fou d'amour et de colère, le jeune chevalier des Ribes part comme un bolide et prend le sentier qui, sur les bords du Tarn, conduit vers Ayssènes.

       Eperdu d'angoisse, il arrive bientôt en vue du village, à un endroit où l'étroit sentier surplombe la rivière. A tra­vers une épaisse fumée, Arnault voit le château en flammes et du haut du donjon un cri lui arrive: Aude avait reconnu son fiancé.
"Aude !" crie le vaillant chevalier et, fou de dou­leur, il pique son cheval des deux. Sous le coup de l'éperon, la pauvre bête se cabre; mais, dans un affo­lement, elle fait un faux pas roule à travers les ro­chers à pic, et va avec son cavalier s'effondrer dans le Tarn. On n'entendit qu'un poignant gémissement dans lequel se mêlaient les noms d'Aude et celui de Dieu.

       Aude fut emmenée par Déodat à Sévérac où elle resta prisonnière jusqu'à la prise du château par Simon de Monfort. Elle revint alors à Ayssènes d'où chaque jour elle descendait, toute triste, au Mas-de-­Benou, et là, elle semblait chercher quelque chose dans les remous du gouffre, puis elle priait long­temps, longtemps...

       On n'a jamais retrouvé le corps du brave Arnault. Il est toujours dans la rivière à l'endroit où il est tombé. Depuis lors, chaque cinq ans, pendant plu­sieurs jours, le matin à l'aurore, et le soir à la tombée de la nuit, on entend sa voix répétée par l'écho de la montagne. Elle crie vengeance au ciel et pleure sur le sort de la belle Aude.

      C'est depuis ce temps-là que ce lieu s'appelle « le Roc du Cavalier ».

Publié le 14/03/2006 à 13:29
Par Aladrya
Humeur : Souriante

    Au siècle dernier, un 27 avril 1883, plus pré­cisément, le petit village de Mounès (aux environs de Camarès) s'enrichissait d'une naissan­ce quelque peu extraordinaire, au sens le plus réel du terme.


    En effet, le foyer de Monsieur et Madame Cot accueillait le "petit" dernier : Joseph - Henri, qui ne pesait pas moins de huit kilos, dés son arrivée
    A l'âge de huit ans, il avait déjà atteint 1,50 mètre. A douze ans, il mesurait 1,70 mètre; à seize ans, il en était à 1,95 mètre.
Juste avant sa majorité, dans sa vingtième année, on raconte que lorsque joseph - Henri Cot se présenta au Conseil de révision, on ne put trou­ver une toise convenant à sa taille remarquable, c’est-à-dire une dépassant les deux mètres! Un gendarme monta donc sur une chaise pour consta­ter que la toise était insuffisante de dix-neuf centi­mètres! Son poids, quant à lui, était alors de 149 kilos. Ce jeune Aveyronnais fut l'un des rares à être réformé pour cause de gigantisme

 
    Alors que toute croissance humaine connaît un aboutissement aux alentours des vingt ans, dans le cas de Joseph - Henri, des sommités médicales de l'époque affirmaient qu'elle allait se poursuivre au-delà de cet âge. Ils avaient entièrement raison: le géant aveyronnais atteignit sa taille définitive à vingt-deux ans, avec les mensurations suivantes 2,30 mètres pour 170 kilos, une envergure (les bras ouverts) de 2,33 mètres et une pointure de 62 pour les chaussures

    La particularité de cet homme, qui pouvait ser­rer les mains des gens situés au balcon sans mon­ter un étage, attira l'attention de la troupe du cirque Médrano. Elle l'embaucha immédiatement. Au cours d'une tournée à Lyon, Joseph - Henry Cot mourut prématurément, à l'âge de vingt-neuf ans.
    Depuis sa disparition, une rumeur fait courir le bruit que son cercueil ne contiendrait pas son corps, ce dernier ayant été demandé pour la re­cherche scientifique.

Est-il utile de préciser que sa mère mesurant 1,56 mètre était plus grande que son père... de trois centimètres !!!
Publié le 14/03/2006 à 13:12
Par Aladrya
Cook
(Robin)
Ecrivain.
1931 - Londres, 1994.

Rejeton d'une famille anglaise de la haute bourgeoisie, "pas intelli­gente" selon son propre jugement "mais seulement riche", Robin Çook, après quelques années d'études à Eton, l'un des deux collèges les plus aristocra­tiques du Royaume-Uni, renia brutalement le milieu social qui l'avait engendré.

Se livrant pour vivre aux activités parfois les moins avouables en Grande-Bretagne, puis en Espagne, il découvrit l'Aveyron au hasard de ses errances. Successivement bûcheron, laveur de bouteilles, aide-charpentier, tueur de porcs et vendangeur, il parvint à s'intégrer dans la com­munauté rurale de Rivière-sur­Tarn  qui l'avait accueilli avec la sympathie curieuse que les pay­sans rouergats réservent aux phénomènes.

Il avait adopté la tenue, le jargon, les habitudes et les rites de ses nouveaux compa­triotes, passionnément attentif à ne pas se laisser abuser par le seul mimétisme et n'ayant d'autre espoir que d'être regardé comme un des leurs.

Il logeait dans une antique bâtisse du XVe siècle, où la cuisine, était à peu près la seule pièce habitable et dans laquelle cinq femmes suc­cessives, dont une gitane, parta­gèrent fugitivement son existence.

C'est là qu'il rédigea l'oeuvre insolite qui devait le consacrer parmi les plus grands écrivains de romans noirs, où le fatum antique emprunte le visage des marginaux, des truands, des filles et des policiers marrons, de tous les  désespérés  laissés  pour compte par une société dont il haïssait les hypocrisies, les idées reçues, les hiérarchies et les lâchetés.

Plusieurs de ces polars, adaptés au cinéma, connurent un succès mondial.

 
Bien qu'il fût resté le même avec ceux qui l'avaient naguère adopté, sa notoriété l'éloignait de la com­munauté. Le sachant célèbre, on l'imaginait riche, ce qui correspondait mal à son personnage. Il s'en attristait car il évoluait désor­mais entre deux mondes : plus tout à fait anglais, il n'était pas encore aveyronnais.

Il mourut à Londres au cours d'un des voyages qui l'y conduisaient périodiquement, lorsqu'il éprou­vait la nécessité de retrouver l'at­mosphère  des  bas-fonds  de l'East-End.

Extrait de "Hommes et Femmes célèbres de l'Aveyron"
Publié le 14/03/2006 à 12:23
Par Aladrya


  - " La vie quotidienne en Rouergue avant 1914 "
écrit par Roger BETEILLE
           Editions Hachette Litterature

  -
" Mes légendes de pays, mes secrets de cuisine autour des Monts d'Auvergne"
écrit par Honorin VICTOIRE
            Editions Subervie

  - " Nos racines"
écrit par La Féderation des Aînés Ruraux de l'Aveyron
             Editions de la Diège

   - " La France des Légendes"
écrit par Yves PACCALET et Stanislas FAUTRE
             Editions France Loisirs

   - " Les Mystères de l'Aveyron"
écrit par Paul ASTRUE, Jean-Michel COSSON et Jean-Philippe SAVIGNONI
             Editions De Borée

 - " Nouveaux Mystères de l'Aveyron"
écrit par Paul ASTRUE, Jean-Michel COSSON et Jean-Philippe SAVIGNONI
             Editions De Borée

 - " Hommes et Femmes célèbres de l'Aveyron"
écrit par Robert TAUSSAT
             Editions Bonneton


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