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Mon bloc perso.
IL ETAIT UNE FOIS L'AVEYRON ....
Histoir es, Contes, Légendes et Croyances populaire retraçant la vie du village et de notre région à travers le temps. Les textes sont tirés de diverses sources citées dans la bibliographie de ce blog. Bonne lecture à tous Tribune libre
pascal : bonjour auriez-vous des renseignements historiques sur le chateau ruiné de Veyreau dans les gorges de la jonte ? merci et bravo pour votre blog
marie : merci pour ce blog, pourriez vous m'indiquer des sources de documentation concernant la commune de mountpeyroux gilles : Bonjour, je prépare un jeu de piste entre amis, dans la région de pousthomy et st sernin, et merci pour vos précieux renseignements. A bientôt jean amans : boite de coutou camelias : ravie d'avoir découvert votre blog qui est un tresor d'histoires, http://blog.ifr ance.com/lescam elias12 William : Bonjour! Je me marie en juin en Aveyron. Je m'empresse de réferencer votre blog sur le site de notre mariage ! http://ingrid.e t.william.site. voila.fr Aladrya : Vous pouvez laisser vos commentaires ici ...
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Publié le 16/06/2006 à 17:45
La maison rouergate offre au regard une certaine rudesse de traits. Cependant, les traditions d'une architecture paysanne élaborées empiriquement en fonction des besoins de la vie familiale ou de ceux de l'exploitation aboutissent bien souvent à donner noblesse et charme à ces robustes bâtisses. Pour la famille la maison c'est « l'oustal » dans lequel s'incarne la continuité d'une lignée. En effet, ce terme désigne aussi bien la maison au sens propre que la salle commune-cuisine, ou que la maisonnée, le lignage. Ainsi, dans cette civilisation paysanne le concept de maison, d'«oustal» comporte deux valeurs inséparables : l'une matérielle, celle de l'abri de la famille, l'autre spirituelle puisque tout un symbolisme s'attache à la maison-lignage,L'allure extérieure, l'importance de la maison changent d'une région à l'autre dans le département et selon la condition de la famille. Les bâtiments des grandes fermes du Causse, du Villefranchois ou du Ségala forment des bâtisses impressionnantes qui les font ressembler à une petite forteresse, parfois à un manoir Si quelque tour vient en agrémenter les silhouettes. Inversement, on distingue mal la maison exiguë des pauvres des hangars et des séchoirs à châtaignes,En effet, au siècle passé les maisons les plus modestes ne comportaient qu'une ou deux pièces en rez-de-chaussée, sans galetas. Le sol était souvent de simple terre battue, les combles inexistants sous un toit de lauzes ou sous la pittoresque « Clouchado1».Cependant, à travers les variations locales, la maison de l'exploitant indépendant forme un type assez bien représenté partout en Aveyron.La maison rurale aveyronnaise est généralement un bâtiment en hauteur. Au niveau du sol l'étable à porcs ou une bergerie s'accolent à une cave conçue comme une réserve : la futaille y voisine avec les pommes de terre, les racines fourragères, etc. Au-dessus vivent les gens. La grange-étable forme le pendant de la maison d'habitation soit tout contre celle-ci, soit séparée. La disposition d'ensemble des bâtiments se révèle assez simple. Les plus modestes ou les habitants des vieux villages ont adopté la « maison-bloc », grange et habitations accolées. Parfois, tout le village s'organise ainsi le long d'une sorte de rue principale, chaque propriétaire y disposant de quelques mètres de façade.L'ensemble donne l'impression d'une maison unique étonnamment allongée puisque le même toit recouvre tout le groupe de maisons et de granges. Sans en porter le nom en Rouergue, ce type d'habitat ressemble fort aux « barriades» du Cantal ou d'Auvergne. Il existe très souvent quand un village a tenté de profiter d'un site de promontoire allongé pour s'installer. (A Suivre…) 1. Clouchado : toit de chaume. Extrait de " La vie quotidienne en Rouergue avant 1914" de Roger BETEILLE (Edition Hachette Litterature)
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Publié le 01/06/2006 à 17:42
Humeur : Tendre
Nos paysans se moquaient également des excités des deux camps car la politique ne faisait guère venir les blés, ni bouillir la marmite familiale. Le bon sens campagnard renvoyait dos à dos les champions des Catholiques et ceux des Républicains. « Votez pour les " culs blancs" votez pour les " culs rouges", vous les retrouverez un jour dans le même pantalon », disaient les vieillards sarcastiques.L'habitat aveyronnais satisfait mal au goût du classement des géographes. Est-il groupé ou dispersé? En fait, on observe l'un et l'autre. Les grosses fermes sont souvent très isolées. Il en est ainsi sur les Causses, I 'Aubrac, le Lévezou. Au contraire les villages serrés abritent une multitude de petits exploitants dans les pays du grès de Marcillac ou du Camarès, dans les vallées du Lot de la Truyère ou celles du Ségala. Les Rouergats désignent sous le nom de « village » un groupement de quelques maisons, un hameau. Notons cependant que ces hameaux abritaient une population plus nombreuse qu'aujourd'hui, ce qui permettait l'éclosion d'une vie sociale plus intense que de nos jours à la campagne.S'il ne comporte pas de place centrale, le village rouergat possède toujours une étendue d'usage collectif. C'est le « couderc ».Il s'agit généralement d'un espace herbeux où les volailles, les porcs, voire les troupeaux vagabondent. Le paysan y dépose ce qu'il ne peut loger instruments aratoires, chars, bois de chauffage en grands tas ou « léniers ». On y dresse aussi les gerbiers Si l'on ne possède pas d'aire particulière. Mais le « couderc » prend aussi une valeur sociale dans tous les hameaux. Jeunes et vieux s'y rassemblent pour le jeu de quilles. Le bûcher de la Saint-Jean y flamboiera au soir du 23 juin. Si d'aventure quelque musique se fait entendre au village on dansera sur le « couderc ». Il était également d'usage d'y rassembler les troupeaux pour la bénédiction rituelle.Les villageois usent aussi en commun d'instruments ou d'édifices plus ou moins nombreux selon les hameaux et les régions du département abreuvoirs, mare, lavoirs, viviers. Beaucoup sont également équipés d'un « travail» en bois ou en pierre qui sert à ferrer ou à soigner les bovins et les chevaux.Mais, on le voit, les commodités du village demeurent sommaires. Point d'hygiène par exemple. Dans les villages serrés chacun empile le fumier de ses vaches devant sa porte. (A Suivre…) Extrait de " La vie quotidienne en Rouergue avant 1914" de Roger BETEILLE (Edition Hachette Litterature) Publié le 01/06/2006 à 11:36
Des centaines de curieux l'attendaient, massés devant l'École centrale.
Avec grande peine, l'enfant fut conduit dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Exténué par le voyage et affolé par tout ce monde, l'enfant donnait à droite et à gauche des coups de dent furieux. La porte enfin franchie, il fallut la verrouiller pour empêcher que l'École ne soit envahie. Au cours de son séjour, l'abbé Bonnaterre ne cessa d'étudier son comportement. Il en conclut que le gamin n'était pas dépourvu d'intelligence. Son caractère s'adoucissait même pour peu que l'on s'occupât de lui.« Regardez ! fit un jour observer l'abbé Bonnaterre au citoyen Rodat d'Clemps, ancien député aux États Généraux du Rouergue. Si on le contrarie, il agite bras, jambes et tête. Il porte les poings sur les yeux et pousse (les cris qui annoncent un grand dépit. »Tout au long de sa captivité à l'École centrale, l'administration départementale s'activa pour rechercher son identité et les raisons de son abandon. Car, au-delà de sa découverte, se posaient les mystères antérieurs de son enfantement, de son abandon et de sa survie dans un milieu particulièrement hostile.Les enquêtes de proximité n'apportèrent guère de renseignements. Seules des hypothèses furent émises, plus ou moins colportées par des bruits sans fondement et par la rumeur publique. On évoqua la présence d'une tribu sauvage inconnue, dans les bois de Lacaune. D'autres prédirent que Si l'enfant sauvage avait survécu dans ce milieu infesté par les loups, c'est qu'il avait été adopté par une meute et nourri par une louve. Certains suggérèrent que le sauvage pourrait bien être le second fils de Louis XVI, héritier du trône, laissé pour mort dans les bois par les révolutionnaires. Plus sérieusement, Constans Saint-Estève, qui s'intéressa de près au cas de l'enfant sauvage, estima qu'il ne pouvait s'agir que d'un cas banal d'abandon soit par ses parents poussés par la misère, soit parce que l'enfant était le fruit coupable d'un amour impossible, soit parce qu'anormal, des parents indignes avaient désiré s'en débarrasser à tout prix. Un indice venait étayer cette dernière hypothèse. L'enfant portait une cicatrice profonde à la gorge. Sans doute avait-il été égorgé avant d'être laissé pour mort. Des feuilles mortes auraient agi comme pansement.Une question demeurait cependant sans réponse! Comment diable un petit bout d'homme, handicapé mental et physique de surcroît, sans doute âgé de six ans au moment de son abandon, avait-il pu résister au froid, à la faim et aux loups? Il est des questions que la raison ne peut expliquer! (A Suivre…) Extrait du livre " Les Mystères de l’Aveyron" aux Edition De Borée Publié le 01/06/2006 à 11:07
Humeur : Au secours !
Dans la matinée, le jeune Rey fut appelé devant le préfet. Un brin impressionné et bousculé de questions, il maintint énergiquement ses dires.
Il fut ensuite conduit à la ménagerie du champ de foire où il confirma que la bête qu'il avait vue ressemblait à l'un des jeunes lions, bien que plus petite.L'après-midi se terminait sans indice nouveau quand une nouvelle se répandit dans le chef-lieu. Un honorable avoué de Rodez, M. Marion, qui s'était transporté en auto à l'étang de Cluzel, accompagné de son épouse et de celle du commissaire de police de Rodez, raconta que le mercredi précédent, ils avaient vu, couchée dans un champ de betteraves, une bête semblable à un lion. Sa grosse tête, sa crinière, ses yeux les avaient frappés sur le moment. Mais comme l'Aveyron n'est pas l'Atlas marocain, ils n'y prêtèrent guère attention jusqu'au moment où le lion fit parler de lui. Après mûres réflexions, l'avoué avait décidé de confier son témoignage aux gendarmes. Si l'on pouvait douter de la parole d'un jeune garçon peut-être en manque de reconnaissance, le témoignage de l'avoué ne pouvait guère prêter à suspicion. La gendarmerie fit donc une nouvelle fois appel au dompteur de la ménagerie. De fait, à l'endroit indiqué, une trace de pas singulière marquait le sol. Le dompteur l'examina soigneusement, prit quelques mesures, réfléchit un instant puis, d'un air catégorique, affirma: « C'est bien l'empreinte de la patte de derrière d'un jeune lion. »La stupéfaction fut générale. Henri Rey n'avait donc pas rêvé! Encore moins l'avoué ruthénois ! Un lion avait bien élu domicile dans les parages. Mais d'où pouvait-il sortir? Pas d'Afrique, assurément! Le mystère s'épaississait. Impuissante, la gendarmerie fit appel à un lieutenant de louveterie pour tenter de retrouver la trace de l'animal fantôme que de plus en plus de gens croyaient avoir vu.Tout le monde en était réduit aux hypothèses les plus folles quand l'affaire prit un tournant encore plus ubuesque. Le jeune Joseph Pouget, âgé de treize ans et fils du maire de Manhac, qui gardait ses vaches dans un pré, affirma avoir vu dans un champ de pommes de terre, situé sur le versant opposé d'un ravin, une grosse bête qui l'intrigua fort. Il en parla à sa mère à son retour à la maison. Mais personne, à l'oustal, ne daigna l'écouter. Au contraire, il se fit vertement tancer pour ses balivernes.Le lendemain matin, vers six heures trente, Joseph était encore occupé à garder son troupeau lorsqu'il aperçut quatre individus étrangers au pays, porteurs de fusils et absorbés dans de curieuses recherches. Quand ils l'aperçurent, ceux que le jeune Joseph prit pour des romanichels lui demandèrent s'il n'avait pas vu un lion. Ayant répondu par l'affirmative, les romanichels se dirigèrent vers le champ de pommes de terre. L'enfant les suivit. Arrivés non loin du lion, celui-ci se mit à rugir. Les hommes lui parlèrent familièrement et, peu après, le fauve se laissa approcher. L'un d'eux lui passa des chaînes et les quatre hommes amenèrent le lion du côté de Ségonzac. (A Suivre…) Extrait du livre " Les Mystères de l’Aveyron" aux Edition De Borée |
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