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Mon bloc perso.
IL ETAIT UNE FOIS L'AVEYRON ....
Histoir es, Contes, Légendes et Croyances populaire retraçant la vie du village et de notre région à travers le temps. Les textes sont tirés de diverses sources citées dans la bibliographie de ce blog. Bonne lecture à tous Tribune libre
pascal : bonjour auriez-vous des renseignements historiques sur le chateau ruiné de Veyreau dans les gorges de la jonte ? merci et bravo pour votre blog
marie : merci pour ce blog, pourriez vous m'indiquer des sources de documentation concernant la commune de mountpeyroux gilles : Bonjour, je prépare un jeu de piste entre amis, dans la région de pousthomy et st sernin, et merci pour vos précieux renseignements. A bientôt jean amans : boite de coutou camelias : ravie d'avoir découvert votre blog qui est un tresor d'histoires, http://blog.ifr ance.com/lescam elias12 William : Bonjour! Je me marie en juin en Aveyron. Je m'empresse de réferencer votre blog sur le site de notre mariage ! http://ingrid.e t.william.site. voila.fr Aladrya : Vous pouvez laisser vos commentaires ici ...
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Publié le 01/07/2006 à 18:55
Philosophe.Livinhac-Ie-Haut, 1756 - Paris, 1837. On put écrire en 1837 que Laromiguière avait été l'un des grands philosophes de son temps. Après de solides études classiques au collège de Villefranche, puis au sein de la Doctrine chrétienne, il gravit successivement tous les degrés de la hiérarchie universitaire, enseignant dans divers collèges avant d'être titulaire de la chaire de philosophie à la faculté de Toulouse. Imprégné par Condillac dont il goûtait la clarté latine, il se défiait de l'enthousiasme, à son sens intempestif, qu'inspiraient alors les doctrines d'outre-Rhin. Il estimait la métaphysique allemande excessivement ésotérique et d'une intelligibilité discutable. Peut-être caressait-il le projet de remodeler la pensée de son maître. Il ne parvint pas à la dégager totalement du systématisme, ce qui, sans doute, l'empêcha de créer une école indépendante, mais lui fournit l'essentiel de l'ouvrage qu'il publia en 1793, sous le titre de Projet d'éléments de métaphysique. Les mérites de ce traité, remarqué par Sieyès, turent loués par Cabanis et Condorcet. Dès la reconstitution des académies, il fut membre de la section des sciences morales et politiques de l'institut. Il avait été élu au Tribunat, assemblée délibérante instaurée par le Consulat qui devait disparaître en 1807, et dont les membres, chargés de proposer des lois au corps législatif, étaient en général des intellectuels et des idéologues. Après avoir refusé de siéger au Sénat, il accepta d'occuper la chaire de logique et de morale à la faculté des lettres de Paris, où ses cours furent bientôt suivis par des auditoires de plus en plus nombreux et attentifs, attirés par l'élégance de sa parole et la clarté de ses exposés. Telle était alors sa réputation qu'après 1814, alors que les alliés bivouaquaient dans Paris, le tsar Alexandre 1er lui rendit personnellement visite dans son modeste logement. Sa bonté semble avoir été comparable à ses capacités intellectuelles. Il protégea notamment l'historien Amans-Alexis Monteil, en prenant à sa charge les frais d'impression de l'Histoire des Français des divers états qui n'avait pu trouver d'éditeur.Sollicité en 1837 par le secrétaire de la Société des lettres qui venait d'être créée, Laromiguière consentit aimablement à honorer de son adhésion la toute jeune académie rouergate. Il n'y parut malheureusement jamais car il décéda quatre mois plus tard, le 14 août 1837. Il était âgé de 81 ans. Extrait de "Hommes et Femmes célèbres de l'Aveyron"
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Publié le 01/05/2006 à 00:15
Maire de Rodez.Rodez, 1853 - 1927. Fils de grand bourgeois, ruthénois cléricaux et conservateurs, Louis Lacombe, après de solides études juridiques, s'était engagé dès sa vingtième année dans les rangs du 14 eme régiment de chasseurs à pied, probablement en vue d'embrasser la carrière militaire.Pourtant, en 1878, il regagna Rodez pour diriger l'étude notariale qu'avait fondée son père une trentaine d'années auparavant. Considéré comme un professionnel avisé, un conseiller efficace et d'une probité rigoureuse, il semblait parfaitement réussir dans la carrière à laquelle il se consacrait. Cependant, en 1881, rompant brutalement avec la tradition familiale, il se fit élire à l'occasion du scrutin municipal sur la liste républicaine contre son propre frère Eugène, chef incontesté du parti clérical. Quelques mois plus tard, succédant à François Mazenq, ancien proscrit du 2 décembre, il entrait au Conseil général. Enfin, après une campagne conduite avec une habileté sans faille, il accédait à la tête du conseil municipal de Rodez. Il devait y rester durant 40 ans.Porte-parole de la gauche ruthénoise, regardé par les conservateurs comme le plus dangereux adversaire de l'autel, il était en revanche vénéré par le petit peuple du faubourg qui, oubliant l'opulence de ses origines, l'acceptait comme l'un des siens, attentif à ses besoins et à ses espérances.Il fut un des administrateurs les plus avisés de Rodez qu'il modernisa, parfois au prix de quelques destructions que l'on regrette aujourd'hui, jusqu'à rendre méconnaissable les quartiers du vieux centre historique. Créateur d'écoles, de squares, d'avenues, d'un réseau d'eau potable amélioré auquel il s'était intéressé au point d'étudier les principes essentiels de l'hydrologie, il peut être jugé comme un des maires les plus efficaces que Rodez ait connu jusqu'au milieu du xxe siècle. Elu député de l'Aveyron en 1893, victime d'une cabale de laquelle il put d'ailleurs triompher, il se démit de ses fonctions de conseiller général puis, en 1925, de la plupart de ses mandats.Ses obsèques rassemblèrent une foule immense et recueillie, où se retrouvaient ses plus irréductibles adversaires, peut-être soulagés de ne plus avoir à compter avec un aussi puissant contradicteur. Extrait de "Hommes et Femmes célèbres de l'Aveyron" Publié le 01/04/2006 à 01:30
Jaudon (Henri)
Magistrat et écrivain. Rodez, 1853 - 1929. Rejeton d'une famille de moyenne bourgeoisie locale, après avoir été ce qu'on appelle un excellent élève au lycée de Rodez, puis un des étudiants les plus sérieux de la faculté de droit de Paris, Henri Jaudon fut admis dans la magistrature en 1880. Des promotions sanctionnant ses brillantes qualités le conduisirent successivement du poste de substitut à Millau à celui de procureur général à Besançon en 1908, à l'issue d'une régulière ascension hiérarchique dans les diverses juridictions où il était nommé. Il fut élevé en 1904 à la fonction de conseiller à la Cour de cassation, couronnement d'une carrière au cours de laquelle il avait fait preuve des qualités les plus représentatives du tempérament rouergat, que certains s'accordent à considérer comme inflexible, loyal, indépendant et parfois abrupt. Incorruptible et d'une probité sourcilleuse, il avait brigué un poste de sénateur. Son échec lui démontra l'incompatibilité d'une intransigeance ombrageuse avec l'indispensable subtilité qu'exige la politique, et le conduisit a renoncer pour toujours aux suffrages de ses compatriotes. Par goût et par nature, il était attiré par l'étude des questions religieuses. Il s'intéressa au XVII siècle et au jansénisme dont la rigueur correspondait à son propre tempérament. Il étudia notamment les vicissitudes de Port-Royal qui furent l'objet de plusieurs études où la réflexion s'appuyait sur une solide documentation. Il collaborait au Journal des débats, à plusieurs revues parisiennes et au Journal de l'Aveyron dans lequel, pendant près de trente ans, il publia le "Billet rouergat", coup d'oeil érudit, malicieux, parfois cruel sur l'actualité locale ou nationale, qui révélait son talent de mémorialiste, de polémiste et d'impeccable styliste. Admirateur de Denys Puech, il avait rédigé en 1908, alors que l'artiste se trouvait à l'apogée de sa gloire, une biographie critique, prétexte aux plus pertinentes appréciations relatives à la sculpture classique et aux recherches contemporaines. Extrait de "Hommes et Femmes célèbres de l'Aveyron" Publié le 14/03/2006 à 13:12
Cook
(Robin) Ecrivain. 1931 - Londres, 1994. Rejeton d'une famille anglaise de la haute bourgeoisie, "pas intelligente" selon son propre jugement "mais seulement riche", Robin Çook, après quelques années d'études à Eton, l'un des deux collèges les plus aristocratiques du Royaume-Uni, renia brutalement le milieu social qui l'avait engendré. Se livrant pour vivre aux activités parfois les moins avouables en Grande-Bretagne, puis en Espagne, il découvrit l'Aveyron au hasard de ses errances. Successivement bûcheron, laveur de bouteilles, aide-charpentier, tueur de porcs et vendangeur, il parvint à s'intégrer dans la communauté rurale de Rivière-surTarn qui l'avait accueilli avec la sympathie curieuse que les paysans rouergats réservent aux phénomènes. Il avait adopté la tenue, le jargon, les habitudes et les rites de ses nouveaux compatriotes, passionnément attentif à ne pas se laisser abuser par le seul mimétisme et n'ayant d'autre espoir que d'être regardé comme un des leurs. Il logeait dans une antique bâtisse du XVe siècle, où la cuisine, était à peu près la seule pièce habitable et dans laquelle cinq femmes successives, dont une gitane, partagèrent fugitivement son existence. C'est là qu'il rédigea l'oeuvre insolite qui devait le consacrer parmi les plus grands écrivains de romans noirs, où le fatum antique emprunte le visage des marginaux, des truands, des filles et des policiers marrons, de tous les désespérés laissés pour compte par une société dont il haïssait les hypocrisies, les idées reçues, les hiérarchies et les lâchetés. Plusieurs de ces polars, adaptés au cinéma, connurent un succès mondial. Bien qu'il fût resté le même avec ceux qui l'avaient naguère adopté, sa notoriété l'éloignait de la communauté. Le sachant célèbre, on l'imaginait riche, ce qui correspondait mal à son personnage. Il s'en attristait car il évoluait désormais entre deux mondes : plus tout à fait anglais, il n'était pas encore aveyronnais. Il mourut à Londres au cours d'un des voyages qui l'y conduisaient périodiquement, lorsqu'il éprouvait la nécessité de retrouver l'atmosphère des bas-fonds de l'East-End. Extrait de "Hommes et Femmes célèbres de l'Aveyron" |
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