iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 28/06/2007 à 23:03
Par neo862

En déplacement dans la capitale de Sologne, Romorantin, je me dis que je devrais mêler l’utile à l’agréable. A vrai dire, j’y réfléchissais depuis plus d’un mois, j’ai négocié sec pour décrocher ce déplacement. Mardi, je m’occupe donc de mes affaires professionnelles, à la base militaire 273. Je regarde les planeurs militaires. Ils sont rangés dans le hangar, il ne fait pas beau. Je vais faire un tour vers l’aéroclub. Il y a des travaux mais tous les hangars sont fermés. Je reviendrais peut être demain suivant le temps.

Le lendemain, je me lève avec le soleil, chouette, des planeurs vont voler. Je me dirige vers 10h à l’aéro-club. Je longe la piste, sur la route, et je vois une vingtaine de planeurs alignés. Il s’agit des planeurs militaires. Y’en a un paquet, et pas que du moche. Asw22, Asw27, 28, Pégase, Ash25, Janus C…Seul leur DG505, interdit de vol, reste sur le carreau (Suite à une rupture de commande de profondeur sur le DG500T de Dijon, entrainant un crash sans gravité, tous les DG500 et 505 sont interdits de vol jusqu'à nouvel ordre).

Du coté civil, ca ne bouge pas beaucoup. Je vois 6 planeurs sortis. Un Ask13, un Asw28, un Asw27b se monte, Un LS-4, un Ventus2c-M, et enfin, une machine d’une extrême rareté en France, puisque c’est l’un des prototypes de l’Ash25, un Asw22-2. Quatre de ces machines sont immatriculées en Allemagne et pour cause puisque ce sont bien des Allemands, venus en stage avec leurs machines. Je traine autour des planeurs sans inquiéter personne, puis je me dirige vers le clubhouse. Une personne m’alpague, m’explique que l’on prépare les championnats du Monde féminins, pour la fin juillet. Ceci explique les travaux. Je consulte le tableau d’informations, avec sa feuille de tarifs. On vient me voir.

-« Tu veux faire du planeur ? »

-« Comment vous dire… »

Je montre ma licence et je reprends

-« Je n’ai pas volé depuis près de 3 semaines et je voudrais reprendre un peu, histoire de pas perdre, je voulais savoir s’il était possible de voler en double avec un ITV »

On me répond :

-« Ca devrait pouvoir se faire, va voir Marc, là-bas, c’est l’instructeur »

-« Merci beaucoup ».

Finalement, la personne m’emmène et m’introduis. Je lui explique que je vole à Buno, et je voulais savoir s’il était possible de faire un vol. Marc évidemment, est positif, la météo l’est moins. Il me propose d’attendre 14h, d’avoir mis en l’air les allemands et la fille de l’équipe de France. Pour moi, ca me va. Je quitte l’aérodrome pour aller casser un grain, puis je reviens vers 13h. Marc se prépare pour remorquer les planeurs allemands, puis il cédera la place à un autre pilote remorqueur pour nous envoyer la haut. J’aide à la mise en piste, discute un peu avec la nana de l’équipe de France, ca se débâche, tant mieux Le Ventus2c-M se barre en autonome, la classe. L’autre pilote remorqueur arrive. Marc descends du Pawnee, puis me demande de me préparer.

Je mets donc mon parachute, je grimpe dans le K13, après 8ans, presque jour pour jour. Marc me mets le palonnier au taquet. Mouais, j’ai quand même grandi de près de 20cm depuis 99…Je mets un coussin sur le siège. Ca sera un peu plus confortable.

Mais qui va nous tenir l’aile ? Pas besoin d’après Marc. Tu verras, l’aile va se soulever toute seule avec ce vent. T’aura même à contrer l’effet très rapidement. Bon…Le Pawnee redescend, Marc accroche le câble avant de monter avec moi. Il me dit :

-« Bon, le Pawnee, c’est génial, tu va voir, ca tire fort alors il faut que tu… »

-« Oui, je connais le Pawnee »

-« Ah oui c’est vrai »

Je fais mon test radio, et je dis à Marc que je suis près. Marc informe le pilote remorqueur que nous sommes donc parés au décollage. Le Pawnee accélère, l’aile du K13 se soulève toute seule et tends a partir de l’autre coté. Je contre immédiatement l’effet au manche, en m’occupant de l’effet de girouette. Le décollage sur l’asphalte se fait tout seul, en moins de 200metres, on est en l’air. A ma gauche, un château, à ma droite, Un étang, la base aérienne. Des planeurs un peu partout. La Sologne c’est beau, mais par moment, on se croirait sur l’A8 avec ce monde !

Arrivés à 600metres, le Pawnee, sans battre des ailes, commence sa chute. C’est intelligent. Je largue donc. Nous voilà libérés, à 80km/H. La Cruise attitude quoi. Bon, ben va falloir trouver une pompe. Je trouve un truc sous les barbules d’un Cu naissant. Ca monte un peu, puis ca chute. Je retrouve du plus 2, je me centre, ca rechute. Je suis à 500m. Je retrouve un truc, je monte à 700, ca dégueule. Je tape une transition, je n’arrive pas trop a assimiler les vitesses du K13. Je me retrouve trop lent. J’augmente ma vitesse. 500m encore. Marc me prends les commandes. On va taper un plafond. Il trouve un truc, ca monte en +2. Il se colle dedans, en inclinaison a plus de 60°, et a 100-105km/H, et on monte.

-« Putain, elle est serrée ! »

Je lui réponds

-« Un peu oui ! »

Je ne suis pas en super forme, mais on monte. Arrivés à 800, Marc me laisse les commandes pour la transition. On voit le 22-2 des Allemands, qui a l’air de spiraler, je vais m’engager derrière lui, sauf que ce rigolo continue tout droit. Dégagement express à droite. Enfoiré !

Puis finalement, le dégagement nous emmène dans la pompe. On grimpe. Le 22-2 est légèrement plus bas que nous. Il spirale avec nous. Je serre, je serre. On va couper sa route, c’est très mal, surtout avec le peu d’écart d’altitude qu’on a. Marc contre à gauche. C’est pas la première fois que je fais ca. Faut vraiment que je fasse gaffe à l’avenir. L’Asw27b de la fille de l’équipe de France nous rejoint. On est 3 dans la pompe. C’est Sport, Marc décide de reprendre le manche, je surveille les 2 planeurs à coté de nous. L’Asw22-2 nous a grattés, et le 27, après avoir gagné 150m, se tire ailleurs. Nous voila seuls, dans la pompe, qui ne donne plus rien. On en cherche une autre, mais je commence à ressentir de vives douleurs dans le dos. Marc retrouve une pompe très serrée. On remonte à 800. Je lui dis que j’ai mal au dos. Il me dit Ok, on va en ZPA. Il m’indique ou celle-ci se trouve. J’y fonce, et j’entame ma vent arrière. Je laisse faire Marc pour le message, et celui-ci m’indique les informations pour l’atterrissage. Je vais mon étape de base pas trop mal, le sol se rapproche. Je vire en finale, je sors mes aérofreins, demi-efficacité. Je vise mon point d’aboutissement. Je ne suis pas dans l’axe, je suis dans le bon plan mais un peu lent. Je rentre mes aérofreins, je gagne la vitesse. Puis trop vite. Je sors mes Aérofreins, j’arrondis, un peu trop tôt, mais je me pose. Je freine sur moins de 50metres. La piste est gorgée d’eau dans ce pays. 55minutes de vol en K13. Bon, le bilan, c’est que j’ai grandi, le K13 me fait mal au dos. Le LS-4 Allemand se pose derrière nous, se permet un dérapage contrôlé…Première fois que je vois ce style de posé. Il était quand même à 2 doigts du cheval de bois.

Nous remontons les planeurs vers le hangar. Puis nettoyage, puis l’on discute avec Marc, on range le Pawnee, on parle un peu, Marc étant le mari d’une des pilotes de l’équipe de France féminine, et on se dit au revoir.

Bonne journée en perspective. Le bilan général, c’est que je ne peut plus voler sur K13. Je suis en effet, trop grand.

Publié le 11/06/2007 à 23:41
Par neo862

Je me lève le matin, 8heures. J’ai mal dormi. Je pars pour Buno vers 8h45. Arrivé la bas, peu de monde pour le moment, mais Nicolas S. est déjà là. Quand on le connait un peu, on s’étonne. Vers 10h15, on se décide à ouvrir les hangars. Vers 10h30, le briefing. Grande nouvelle, j’évite Tango91 ! On m’attribue Tango61.

On prépare donc le planeur, équipage et pré vol. On le mets en piste, en prenant soin de passer à l’atelier pour regonfler le pneu (problème récurent chez le twin apparemment). On va chercher les autres planeurs tandis que les privés, petit à petit s’alignent en deux rangs sur la piste 01. les Pégases commencent à arriver. Vince me voit passer par là, et m’attribue la planche. Quel Honneur ! Je retourne donc en piste, pour commencer à noter les planeurs alignés. Nicolas S. m’apporte un sandwich et un jus d’orange. C’est à ca que servent les amis. 12h55, j’entends les remorqueurs qui démarrent. Le long ballet des mises en l’air va commencer. Ames sensibles s’abstenir. Durant une heure, je vais noter sur la planche et tenir l’aile de près de 30 machines. Nicolas fera la tache la plus ingrate, celle d’aller chercher le câble du remorqueur lorsque celui-ci le largue. Finalement, je ne suis pas à plaindre avec ma planche, d’autant que pleins d’autres personnes la tiendront à ma place.

Je me retrouve donc à aller chercher les planeurs qui se posent, essentiellement des biplaces pour les VI, et l’école, et très peu de monoplaces. Ils ont réussi à partir en circuit, malgré les conditions plus que passables. L’après midi passe, je commence à être un peu impatient. 16h, je n’ai toujours pas volé. Guillaume, qui s’est autoproclamé « Chef » m’indique que je vais voler sur…Tango91. D’abord, je crois à une blague, ensuite, je me dis que non, je vois Tango77 se poser, je vais le chercher et je demande à Christian s’il ne veut pas me faire voler dessus. Il me dit que ca ne lui pose pas de problèmes si on se pose avant 17h30. A l’aise Blaise !
Me voilà à me glisser dans le parachute, m’installer dans ce bon vieux Twin II. Je fais mon CRIS, et je ferme la verrière. Je décolle super bien, et je remorque mieux qu’avec le 91. je largue dans une bulle et je tente de monter, je galère. Christian me prends les commandes, et me colle dans une première ascendance, a grande inclinaison. Je suis surpris. On est très serrés. Dèj, lors de mon dernier vol avec lui m’avait dit que j’inclinais trop. En deux vols, ses remarques ont volé en éclat. Je maintiens donc, tant bien que mal, dans une ascendance qui ne me fera à peine monter que de 50metres. Christian essaye de voir si ca monte du coté des carrières, on perd encore de l’altitude. Tout est moisi. Retour vers le terrain, et là, miracle, un petit +2, +3. Christian mets en spirale, et me laisse le manche. Le compensateur est maintenu à cabrer au maximum, et je bataille dans la pompe pour rester dedans. Je monte de 400 à 1000m. Joli, par le temps d’aujourd’hui. On verra même le DG600 Evolution spiraler avec nous. A 1000m, on sort, pour trouver des pompes dans les cumulus au dessus de Milly, mais pas grand-chose, je trouve un truc, je bataille dedans tant que je peux, je ne descends pas, mais je ne monte pas non plus. Mais je suis content parce que je me maintiens dedans et je fais les bonnes actions pour rester et me recentrer. Allez, on en a marre, on montera pas plus. On se positionne dans la ZPA, et on entame la vent arrière, et Christian me donne les consignes pour me poser. Finalement, en finale, Christian a du avoir peur, il m’a repris le manche. Dommage, je sentais bien cet atterrissage, mais bon, on se pose quand même ensemble. On a tenu 50 minutes. Nous retournons tous les deux à la salle de briefing, pour remplir le carnet, et la feuille de progression. Une fois faits, je retourne en piste, je croise Gilles qui recherche quelqu’un pour aller chercher un planeur prés d’Etampes. (Apres vérifications, il s’avérera qu’on était nettement plus au sud ouest, vers Janville). Nous partons donc en route vers la Beauce, à deux voitures, je dépanne, et je rentre ensuite. Arrivés dans le village indiqué, je demande à deux dames si par hasard elles n’auraient pas vu un planeur. Elle me répondent qu’il se trouve « à la sortie du pays, après la mare, dans le champs de maïs, vous pouvez pas le louper, mais il faut bien sortir du pays hein » Ok, merci mesdames.

Nous arrivons donc, dans le champ, après avoir « traversé le pays » (800 mètres à peine). Patrick est au bord de la route. Nous ne perdons pas de temps, nous nous mettons tous les 3 a pousser le planeur pour le ramener le plus vite possible vers la remorque. Nous démontons le stab et les ailes avant de mettre le fuselage sur le chariot, et nous glissons le fuselage dans la remorque en dernier. Nous avons mis moins d’une demi-heure.

Ma journée vélivole est terminée. J’espère que je pourrais voler le prochain week-end…

Publié le 08/06/2007 à 19:06
Par neo862

Finalement, au vu du soleil, plutôt que de rester au bureau, je vais aller au terrain. Vu la masse de travail du moment, le départ est rapidement justifié. Je file rapidement vers Buno, ou j’arrive vers 14h30. Je vais directement sur la piste. Il y a 5 personnes, dont Dèj. Les autres sont des élèves. Deux biplaces sont prêts au décollage, un des deux Janus, et le DG500. J’entends Quelqu’un qui demande si on ferait pas bien de déplacer les deux planeurs. Je lui demande pourquoi il veut les enlever de la piste. Il me réponds :

-« Le Janus papa tango va se poser sans sa verrière, on ne sait pas s’il va réussir a se poser correctement »

On regarde arriver Papa Tango, attentivement, mais avec un peu d’inquiétude. Les mouvements du Janus sont dangereux. Aie, il est trop bas, il va finir dans le champ. Non, ca passe, il se pose finalement sur la piste, au bon endroit. Un très bel atterrissage ma foi.

Il s’est avéré plus tard que la bulle de la verrière s’est décollée de son armature. Bien entendu, celle-ci a volé en éclats.

Vincent me demande de préparer T91…Une habitude quoi. La roue est un peu dégonflée. On passe à l’atelier pour la regonfler, puis on l’aligne, on fait sa prevol, puis on s’installe, et on décolle. Je passe sur le décollage et le remorquage, on largue. Les Cu sont nombreux, ca ne devrait pas poser de problèmes de rester en l’air. Vince me donne des chemins à suivre, mais grossièrement, c’est à moi de me débrouiller, dès que je sens une aile qui se lève, je vire. On monte une première fois à 1100m. Il y a des planeurs partout. On transite un peu, je travaille toujours mon assiette en virage, et j’utilise le compensateur en ligne droite. On trouve une ascendance sous un gros Cu, qui nous montera au plafond légal (FL55 pour les ignorants), et de toutes façons, dans les barbules. On sort, et ca monte toujours, régulièrement en +4. Vincent me fait le cours du décrochage, en ligne droite configuration lisse, et en configuration atterrissage. On regarde le planeur vaché dans le champ de blé au nord de Malesherbes. Oui, j’ai bien dit champ de blé. Un juste lâché, sur Astir Std, qui n’a pas réussi à rejoindre la piste. Ca arrive, c’est pas toujours évident. Mais le choix du champ, il faut l’avouer, n’était pas l’idéal. Vincent opère un décrochage en virage, mais je ne me sens plus très bien. Je demande à redescendre. Il me dit Ok, c’est toi qui va le poser. J’écoute alors ses conseils, je file à 130km/h vers la zone de perte d’altitude, pour entamer le plus proprement possible ma Vent Arrière. La vent arrière est pas trop mal. Je vire sur l’étape de base, tout se précipite, je suis à 120, je sors les AF. Je n’attends pas son ordre pour me mettre en finale, et je suis un peu trop à droite. Je me décale vers la gauche, je sors tous les AF, on descend trop vite, je rentre les AF, j’arrondis, et on touche. Le planeur s’immobilise, je sors du planeur. Je respire, ca va déjà mieux, je vais boire un coca, ca va encore mieux. Je ramène T91 à l’atelier puisque sa roue s’est dégonflée encore. Mais le mécano, n’a pas le temps de s’en occuper. Je le ramène donc devant le hangar, nettoyage, désarmement, et hop, au lit.

Je promets a tout le monde de revenir le lendemain, sans garantie, et j’ai bien fait…

 

Publié le 07/06/2007 à 23:52
Par neo862

Le lendemain, je me lève un peu tard, ce qui me vaut de me magner le train pour pas louper le briefing. Je fonce sur l’A6 pour tenter de gagner du temps. Avec les kilomètres que je fait toutes les semaines, je devrais savoir que ca ne ma fait pas gagner tant que ca…

Bref, j’arrive à la fin du briefing, évidemment. Qu’a cela ne tienne, Vince me mets avec Dèj, et sur le DG500, autant dire, le panard total…

Bon, c’est pas tout ca, mais la prévol va pas se faire toute seule. Dèj arrive vers le DG, et nous explique deux trois trucs sur la prévol. Puis, nous enseigne le fonctionnement du vario et de l’anémomètre. Pression totale, dynamique et statique nous trottent dans la tète jusqu'à la préparation du vol. Je volerais le premier. Chouette. Je prends un sandwich, et je file en piste, déjà les privés sont tous alignés. En plus des planeurs perfo du club, on aligne les planeurs école. Ca fait une trentaine de planeurs en piste. Les trois remorqueurs sont mobilisés. Romeo Mike est utilisé pour un lâché remorqueur. Le ballet des décollages va durer une trentaine de minutes. Ca va circuiter dur je me dis…

Allez, on aligne Juliet India sur la piste, je mets le parachute, et je m’installe. CRIS, et décollage, remorquage, Dèj qui me dit que c’est pas trop mal. On largue, et on cherche la pompe. Elle sera pas dure a trouver, y’a que ca aujourd’hui, et du gros, ca va jusqu’en +4 !

On grimpe à 1200m, je travaille toujours mon assiette en virage, qui est mon problème. Même avec le DG, ca ne passe pas si bien. Retour à 1200, Dèj me montre l’utilisation des AF en altitude, pour perdre rapidement de la vitesse et de la hauteur. Il me les montre dans toutes les conditions. On pique, je ne voit plus que le sol. J’aime bien ça.

Appel de Vince, y’a du monde, on est obligés de redescendre…On se pose donc après une heure de vol, dans du positif constant quasiment. Mais le ciel s’est couvert subitement. C’est bizarre, ce matin, il n’y avait rien.

Donc, je descends de Juliet India, et j’aperçois un LS-4 se poser. Je l’ai déjà vu, mais en l’air, dans la même pompe que nous. C’est une jeune femme de Moret, qui se faisait une vache aero, plus de pompes la haut. Et je repense subitement a tous les planeurs qui sont partis de chez nous pleins d’espoir à midi.

Les biplaces école, eux, tiennent en l’air en local. Ca pose pas de problèmes. Vers 16h30, Jean vient nous voir, et nous demande si quelqu’un est dispo pour aller dépanner un planeur à Angerville.  Je ne sait pas si je doit accepter, que va dire Flora ? elle va encore faire la tete si j’ai le malheur d’arriver un peu tard. Tant pis, j’ai envie d’y aller, j’accepte. On part donc pour Angerville, dépanner Sabine. Elle va pas être évidente à trouver, au sud ouest de la ligne haute tension, deux champs après. Mouais mouais mouais. C’est obligatoirement de l’autre coté de la N20. On passe donc sur les routes de l’autre coté de la N20. On est dans la Beauce. Des champs, et des éoliennes…On roule doucement quand même, pour scruter les champs. On repère d’ailleurs un magnifique champ dont la luzerne a été fraichement coupée. L’idéal aurait été qu’elle fut là. Puis, coup de fil sur le portable, Sabine nous a vus. Elle est à l’ouest de notre position. On regarde la carte pour voir comment s’y rendre. On trouve enfin une petite route. On la suit et j’aperçois un truc blanc qui ressemble à un pégase. Sabine nous rappelle, pour nous dire qu’il y a un moyen de venir jusqu’au champ par un chemin assez large. On trouve le chemin, et on s’y engage. Une voiture fait de même de l’autre coté. On arrive à la hauteur du planeur, on se gare, et la voiture arrivant en face fait de même. Un jeune couple descend.

-« Bonjour, qu’est ce qui vous arrive ? » Nous demandent-ils

-« rien de grave, j’ai été obligée de me poser » réponds Sabine

-« Ah d’accord. Non on dit ca, c’est le champ de mon père, on s’inquiétait juste, mais il arrive là »  nous dit la fille.

Un 4x4 se gare alors.

-« Je vous ai peut être arraché deux trois feuilles en me posant » dit Sabine au jeune.

Elle va lui montrer l’endroit ou la roue a touché le sol, Sur le sillon du haut.

Le propriétaire descend de son 4x4, en compagnie de sa femme.

-« Bonjour, que vous est il arrivé ? »

-« Ben, je me suis posée ou je pouvais. »

-« Vous êtes pas blessée ? »

-« Non non ca va. Vos pommes de terre sont un peu abimées. »

-« C’est pas très grave, elles ont juste leur feuilles arrachées »

Jean nous presse pour ramener le planeur devant la remorque. Nous nous y mettons à plusieurs, les propriétaires nous aident. Nous abimons le moins de culture possible. Arrivés au bout du champ, nous alignons le planeur devant la remorque. Nous sommes prêts à le démonter. La femme de l’agriculteur dit à Sabine :

-«Vous avez de la chance de pas vous être posée dans le champ qui était un peu plus loin, c’est un champ de culture expérimentale, l’accueil aurait pas été le même »…

Les jeunes partent, suivis des parents. Nous démontons le planeur, et je vois pour la première fois, la mise en remorque. En fait, c’est simple, et ca prends relativement peu de temps.

On repart vers Buno. Arrivés sur le terrain, il reste une vingtaine de personnes. Les 3 remorqueurs sont partis. Il y a eu 17 vaches pour le club…

Je repart chez moi, il est 20h30.

Publié le 06/06/2007 à 12:22
Par neo862

Donc Samedi, je vais au terrain, assez tard, vers 15h30 16h. Du monde sur la piste 01, des VI, et on a même sorti les Janus. Je croise Vince, il veut me faire voler. Moi je suis pas très chaud, j’étais surtout venu pour l’ambiance, et parce que je voulais donner un coup de main. Sabine tient la planche. Elle a volé aujourd’hui ? je ne voit pas E14 dehors.Mort de rire

Bon, Vince petit à petit, passe les VI. Il me demande de me préparer pour Tango61. Coooooooooool, je vais pouvoir voler sur le meilleur twin du club. Puis j’attends, j’attends, je vais chercher des planeurs en bout de piste, les VI et les vols école se succèdent. La fin de journée approche quand même, les pompes se font rares. Vince s’arrange, il est question un temps que je vole sur le DG500, puis, le drame…Tango91…A croire que je suis puni.

Donc, Tango91 redescends. Je vais le chercher, puis je m’harnache, puis Christian, l’instructeur, se prépare également et me demande ou j’en suis. Il m’explique également que c’est un « petit temps », et que dans les ascendances « petit temps », la rigueur et la douceur sur les commandes est de mise.

Je décolle donc, sans trop de problèmes. Et je remorque sans encombre non plus, normal après une dizaine de vol de l’ordre du quart d’heure, la seule chose a travailler, c’est bien le décollage et le remorquage…

Donc, on se largue, un peu à l’ouest du terrain, vers la « fête agricole ».  On navigue essentiellement dans du 0+ mais c’est tout, pas de quoi spiraler tant que ça. Je m’exerce quand même, puisque mon problème, c’est l’assiette en virage. Puis finalement, on rejoint vite les 400 mètres, on se positionne en vent arrière et ma finale se trouve très très courte. C’est un peu la panique, Christian et moi pilotons l’engin, je suis tendu sur les commandes, et Paf, on se pose. La vérité, c’est que j’ai arrondi, et je pense que Christian a eu peur que je cabre un peu trop. Il a donc plaqué le planeur au sol. Pas de mal, autant pour la machine que pour nous.

Bouarf, plus qu’a remplir les feuilles de progression et le carnet de vol…

Demain, je vient toute la journée.

  
Publié le 27/05/2007 à 23:00
Par neo862

Ce samedi était donc un peu compromis au départ. Grisaille, froid. J’arrive au bar, Vince est là, avec d’autres, il me lance :

-« Tiens ! Le mec qui vient seulement quand il fait moche ! »

N’empêche, il a pas tout a fait tort. Bon, je lui offre une barrette de ram quasi neuve pour son pc portable, il va pas râler quand même. Non, Vince ne râle jamais, c’est un mec super cool.

Bon, je vais lui installer ça. Puis je vais brancher mon pc sur l’écran géant, comme ça, tout le monde pourra s’essayer a Condor Soaring. Sur grand écran, ça donne. On sort les planeurs. Y’en aura pas beaucoup. Juste Juliet India, le DG, et un astir standard, Romeo56.

On les met en piste. Je me prépare pour grimper dans le DG. A l’inverse de Tango91, j’adore Juliet India. Allez savoir pourquoi. Vince sera mon instructeur, après, Juliet india est réquisitionné pour son petit tour à la Ferté, ou il fera une démo de voltige lors du célèbre meeting. Le décollage, d’après les mots de Vince est « parfait, juste que tu a voulu le faire décoller un tout petit pu trop tôt, mais sinon, très bien, rien a redire ». Des mots qui font plaisir. Le remorqué se passe, Vince me montre les soucis d’étagement, trop bas, trop haut, et me redonne les commandes. Je termine le remorqué sans trop de problèmes. A nous de rechercher ce qui peut nous monter. On se dirige vers Maisse, mais on fait demi tour afin de nous rapprocher du terrain, les ascendances étant absentes. On vole au dessus du centre équestre. Vince me dit qu’il se fait pas de soucis pour moi, que dans une dizaine d’heures je suis lâché, que je vais corriger mon problème d’assiette en spirale. Bref, que des bonnes choses a entendre. Nous faisons l’atterrissage ensemble, enfin, plus moi que lui quand même. L’avantage de Vincent, c’est qu’il nous laisse une grande liberté de commandes. On participe vraiment a toutes les phases du vol. Vincent est très pédagogue, comme beaucoup d’autres instructeurs de Buno.Une fois posés, les pilotes de voltiges nous tombent dessus, il faut préparer le Dg pour la Ferté, y’a pas grand-chose a faire. Je fait la connaissance de Cyril, le pilote de voltige. Un sacré gars. Sympa, marrant, il me fait penser à Sonny Tuckson, le pote de Buck Danny. Pour voler, il a mis une magnifique combinaison grise et rose pétant.


 Je négocie pour aller à la ferté mais Vince va prendre le pawnee, et Jocelyn vole avec Cyril. Donc pas de place pour moi, dommage, j’aurais aimé y aller, vraiment.

Le convoi s’envole pour ne reparaître que plus d’une heure après. La journée se terminera paisiblement. Je rentre chez moi. Je ne sais désormais pas quand je pourrais voler.

Publié le 27/05/2007 à 22:30
Par neo862

Le lendemain, le 19 donc, Au briefing, on m’attribue le Tango91, et pas de pilote instructeur attitré. Et merde. Je voulais Tango61, on allait le remonter. Au pire j’avais fait l’armement de Tango77 et sa pré-vol. Tant pis. Donc, me revoilà, à aller chercher les parachutes et les batteries de T91. J’aime vraiment pas ce fer à repasser.

Je mets T91 en piste. Le temps est maussade.


Vincent est énervé. Il y a du monde, beaucoup de privés. Les planeurs ne sont pas sortis. Il craint un embouteillage sur la piste. Le soleil apparaît, et évidemment, dans le coin de la piste, les privés pointent le bout de leur nez. 3Zulu et 1Zulu en tête. Le duel est acharné pour la place du premier remorqué. Vincent s’énerve, les privés mettent une grosse pression. Et la pression ça fait faire des conneries. Vincent me demande d’aller chercher le câble que le remorqueur vient de larguer. Je ne l’ai pas vu le câble. Je regarde si aucun planeur n’est en finale. Parfait, le dg500 est en Vent Arrière Je traverse la piste en regardant attentivement. Pas de câble. Je longe la piste, de l’autre coté. Ca y est, j’aperçois le câble. Je traverse. Et là, j’entends des cris, des klaxons, et je regarde les privés, ils montrent la finale du doigt, le DG est déjà là ! Putain, je l’avais oublié. Je cours a toute vitesse pour arriver de l’autre coté de la piste. Je me fait copieusement engueuler par Mr 3Zulu, Guy Tzikansky, qui a beau être, parait il, un pilote d’exception, celui-ci semble oublier que tout le monde peut faire une erreur, et je pense que ça a du aussi lui arriver.

Bref, après m’être ridiculisé devant la quasi totalité du club, je m’installe dans T91 pour mon vol. ce sera avec Remi, je ne le connais pas mais il est assez jeune. Le décollage est pas trop mal. Ca commence à rentrer de ce coté là. La montée n’est pas exceptionnelle, mais elle n’est pas jugée dangereuse non plus. On largue et on recherche une hypothétique ascendance. Elle n’arrivera pas. Au bout de 10 minutes, on est a 400metres. On rejoint la vent arrière et Remi nous pose. Tant pis. Je referais un vol.

Donc, deuxième vol de la journée. Toujours avec Rémi. Décollage ok, remorquage un peu moins bien que la première fois. On se retrouve même dans le souffle de l’hélice. Rémi rétablit. Je continue la montée. Je largue enfin, et on recherche encore une pompe. Que d’alle. Les virages que je fais sont moyens. Mais qu’est ce que ce palonnier de T91 est merdique ! C’est dingue ça quand même. Ca me fait faire des virages un peu virils, comme dit Rémi. Ca me fait marrer de l’entendre dire ça, mais il a pas tort du tout. Je pourrais me justifier d’ailleurs : Moui, je vole aussi avec un fer à repasser hein.

Bon, encore deux remorqués de perdus, c’est quand même une somme, mais bon, c’est la dure loi de l’apprentissage.

Publié le 27/05/2007 à 21:42
Par neo862

J’arrive le matin, tôt, comme d’habitude, c'est-à-dire, vers 10h00J. Vince est déjà sur le pied de guerre. Je fais le tour des bonnes âmes qui errent. Roland s’occupe de ses problèmes de vitres de voitures. Olivier, le mécano mécanise, tout va bien, on est à Buno. Le soleil est timide mais présent.

Briefing. Vince m’attribue tango77. Je fait la pre-vol avec Gerald, il m’explique deux trois trucs que j’ai zappé.

Le temps de manger une salade, avec un jus de fruit, et on décolle. Je suis très content de mon décollage. Le remorquage, pas trop mal non plus. Gerald me montre deux trois ficelles sur l’écartement. En fait, la plupart du temps, y’a juste à mettre du pied, point barre. Ouais je sais, pour les pilotes confirmés qui passent, foutez vous de moi. On m’a toujours dit de conjuger manche et palonnier, en vol je m’entends. Et puis je suis un rookie. Bon, cela fait, une fois grimpé, je largues. On est à 500metres. Gerald me demande de trouver une ascendance. Mouais mouais mouais. Alors à chaque fois que je sens une secousse, pour moi, c’est une pompe. Gerald calme mon tempérament. Je vais quand même pas virer a toutes les secousses, surtout que la plupart du temps, je sens même pas de quel coté elle est. Puis je tire sur le manche, ça c’est mon gros défaut, du coup, dans du -1, je suis a 80km/h. Gerald dit que c’est mal. Dans du -1 c’est 100-110. Bon, je pique un peu alors. Puis j’essaye de m’entraîner à conserver une vitesse adéquate à mon taux de chute. On trouve une pompe. Je tente une mise en virage. je suis en spirale, je dirais 40° d’inclinaison, et l’horizon qui monte, puis qui descends, et ainsi de suite. Je ne tiens pas une assiette correcte. Gerald me le fait remarquer, c’est aussi mon gros défaut. Bon donc, on monte un petit peu. Pas grand-chose mais on est a 800metres, vertical Milly. On voit bien les patchworks de Daregal. On s’approche des carrières de Maisse, mais on se limite, prenons plutôt la direction de Malesherbes, et on a qu’a rechercher sous les cumulus au vent, la pompe ultime. Gerald me dit de prospecter sur le coté du cumulus éclairé par le soleil. Il me demande également de repérer les prochains cumulus susceptibles de nous être utiles. Et l’on s’essaye pendant un petit moment, à monter, tantôt de 50m, tantôt de 100metres. Pas évident, les nuages meurent assez rapidement, et ceux qui naissent ne nous sont pas d’un grand secours. Il faut rentrer. Dommage, j’étais bien là-haut.

Gerald me demande de me mettre en vent arrière sur la 28. j’exécute. Sauf que j’ai tendance à ne pas être en vraie Vent arrière. Disons que je converge vers la piste. Gerald me reprends les commandes, c’est pas bien ça. On attaque la base. Disons qu’on pilote chacun notre tour. Finalement on se pose. Il a piloté la finale, mais je lui ai indiqué mon point d’aboutissement, et je lui ai dit quand j’aurais fait l’arrondi.

Au finale, le vol n’était pas sensas, mais a duré une heure. J’aurais quand même progressé, mais il reste des lacunes à combler.

Le reste de la journée sera inintéressant a raconter, succession de tours de pepe-mobile afin d’aller chercher les planeurs qui se posent. Ah si, un VI de voltige. Jocelyn nous gratifie d’un superbe programme. La voltige en planeur, ca ne se voit bien que lorsqu’on est couchés dans l’herbe. Excellente initiative. Bref, la fin de journée arrive vite. Il est temps de rentrer.

Publié le 27/05/2007 à 20:56
Par neo862

De quoi parle je ? Ben du temps degeu bien entendu. Ca fait longtemps que j’ai pas écrit alors des journées comme ça, je préfère les oublier. J’ai volé ave Dèj. J’aime bien Dej. Puis il a dit qu’il m’aimait bien aussi. Par contre il a dit que j’étais tendu, mais que j’arrivais à me détendre. Je lui demande quand, il me répond que c’est quand on discute. Une fois posés, il me dit :

-« la prochaine fois qu’on vole ensembles, je te détendrais. Tu verra je vais te raconter une de ces histoires de cul ! »

Je n’ai rien dit…J’ai un planeur à nettoyer moi.


L’option mauvais temps, ça permets de faire connaissance avec les gens du club. Y’a pleins de jeunes, y’a aussi pleins de Nicolas, et y’a aussi des filles qui pilotent (je dit ça aux sexistes, et d’ailleurs, les filles ça pilote mieux que les mecs).

Les deux jours suivants seront consacrés au débitage des arbres tombés lors de la tempête. Y’a du boulot. Tronçonneuse et bonnes volontés sont au rendez vous. La pepe-mobile aussi, je sais même pas si elle préfère tirer des planeurs tellement elle fut sollicitée.
En fin d’après midi, en comité réduit, Vincent nous gratifiera d’un excellent cours de météo, expliquant les fronts chauds, les fronts froids, les anticyclones, et un petit spitch sur la lecture de cartes. 19h30, Flora m’a appelé au moins 5 fois. Je sacrifie l’apero, je doit rentrer. A demain tout le monde.


Publié le 15/05/2007 à 19:48
Par neo862

Les congés sont pris, le week-end passe, mitigé. Arrive le lundi. Je me lève, regarde le temps. Ca va, y’a un peu de soleil. Allez, je pars au terrain. Arrivé sur les lieux, je découvre çà et là, des branches d’arbres, mais je regarde encore de plus près, je me dis qu’il y a eu un sacré coup de vent par ici. La manche a air est par terre, le poteau est tordu. La station météo n’est plus là. Elle a emporté avec elle une dalle de béton qui la fixait au sol. Je retrouve Vincent, il court dans tous les coins, il m’explique qu’il y a eu une tornade hier après-midi, et qu’elle a détruit beaucoup de choses. Des vitres de voitures et de bâtiments explosées par des pierres entre autre. Il m’annonce également que deux remorques se sont couchées. Bien entendu, ces remorques étaient pleines. Il y a donc un Ls6 abîmé, et un planeur de collection, un Sa104-Emouchet, de toute beauté. Pour le Ls6, les réparations ne seront pas importantes. Pour l’émouchet, c’est plus compliqué. Bords de fuite arrachée partiellement, et deux nervures de cassées. Le fuselage n’a rien.

Le matin sera donc consacré au rangement d’après tempête. Pas de briefing, de toutes façons, il n’est pas prévu de voler, et le tableau a disparu avec la tempête.

Je m’arme donc d’une caisse à outils, afin de démonter la partie supérieure de la manche a air, puis les pieds restants de la station météo. Il y a du soleil, mais toujours un sacré vent. C’est pas près de s’arranger. Deux jeunes arrivent, de mon age. Ils vont pouvoir nous aider.

Finalement, à 11 heures, Vincent annonce la couleur. On sort le DG500 et le Twin. On va voler un peu cet après midi. Nous voila alors, à préparer les deux planeurs. Je fait tout pour m’arranger a voler sur le DG500. Nous mangeons, à la va vite, puis nous mettons les planeurs en piste. La voiturette va chauffer. Je me charge donc de la voiturette, tandis que mes acolytes se préoccupent des planeurs. Nous sommes trois, il y a deux planeurs et deux instructeurs. Mes collègues voleront avant moi…Le temps n’est pas bon, pourvu que je puisse voler. Je m’occupe donc de la planche de vol, et de la mise en l’air des planeurs.

Les deux planeurs sont en l’air, le remorqueur vient de se poser. Apres dix minutes a patienter sur la voiturette au bord de la piste, j’aperçois Tango91 vertical des hangars. Il a a peine décollé, il vient déjà se poser. Il s’annonce, et après 18 minutes de vol, se pose. Et c’est à ce moment là que je reçois une, puis deux gouttes sur la tête. Il pleut. Il pleut et je n’ai même pas volé ! Je gueulerais plus tard, pour l’instant, l’option, c’est de rentrer le planeur pour pas qu’il prenne trop la flotte. Le câble de remorquage est resté sur la piste, et rapidement, nous mettons, le planeur à l’abri. Vince est encore en haut avec le dg500. Je repart chercher le câble de remorqué lorsque la radio annonce Vince en VA. Il va donc arriver très bientôt. Trop tard, il est là. Je fonce avec la voiturette à sa rencontre. Il se dirige vers les hangars, afin de s’en approcher le plus possible. La flotte redouble, bon Dieu quel temps de merde !

-« ah désolé Nico, je crois que c’est mort là. » me dit Vincent.

-« Ben ouais, je crois bien ! »


Je suis très très énervé. Je comptais voler aujourd’hui mais la pluie me contraint à abandonner l’idée. Je rentre donc le DG avec la voiturette, puis retourne en piste chercher le câble du remorqueur. La pluie s’arrête. Nous patientons dans la salle de briefing, Vince essaye de nous passer une vidéo. Puis mes coups de fils commencent. D’abord le boulot. Ensuite, le SAV Orange. Plus de batterie, mon téléphone coupe. Je repasse encore deux trois coups de fil pour le boulot, à partir du fixe (en prenant le soin d’expliquer que cette fois, je suis en vacances), et Vince vient me chercher pour voler. Mes collègues me mettent le planeur en piste, je file aux toilettes, merde j’ai oublié mes lunettes et ma casquette dans la salle de briefing. Je cours jusqu’au planeur, après avoir fait le tour du terrain. J’arrive essoufflé, je déroule le CRIS, et nous voila partis. Vincent, bien entendu, m’annonce que je décolle. J’exécute expressément. Le planeur incline a droite, coup de manche a gauche. Et bientôt, on décolle. Le remorqueur décolle également, et Vincent s’occupe de tenir le planeur en virage, tandis que je me charge des lignes droites. A 700m, largage. Et on recherche la pompe. Je suis nettement plus décontracté malgré le fait que le dg500 aie un espace restreint au niveau du palonnier, ce qui fait que je frotte le dessus de mes chaussures à l’intérieur du fuselage à chaque mouvement, ce qui est très désagréable…Qu’importe, je pilote donc en ligne droite, en virage, tout va bien. Vince cherche la pompe, mais que d’alle. Tant pis. Apres 10 minutes, nous sommes redescendus a 500m, il vaut mieux penser à rentrer.

Vince me demande de coller la main sur les aérofreins, je vais atterrir. C’est quand même lui qui se charge de sortir le train. Nous voyons donc la phase critique de l’atterrissage, qui consiste a surveiller son axe, son plan et sa vitesse. Et Vince me dit

-« tu balayes, Axe-plan-vitesse, et tu recommences. Jusqu'à l’arrondi ». Donc je balaye, je corrige avec les aérofreins, et avec la dérive, un coup de manche a droite, et l’arrondi. On se pose et on freine. Bon, 15minutes de vol, c’est pas top. Tant pis, Vince exige qu’on reparte, tout de suite, de là ou on est. Eh bien on repart. Cette fois, le remorqué se passe mieux. Mais toujours aucune pompe. Ca oblige a soigner l’atterro, même principe : Axe-plan-vitesse.

Bref, une grosse journée de 2 vols…Remplissage des feuilles de progression, et on rentre…

Ca sera mieux demain il parait.

Pages : 1 2 3 4

Mon calendrier
< Déc. 2009  
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Mes catégories
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1322 connectés
16848 visiteurs
Ce blog est classé 215ème
Score de ce blog : 3,23
Tribune libre