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Publié le 27/05/2007 à 23:00
Par neo862

Ce samedi était donc un peu compromis au départ. Grisaille, froid. J’arrive au bar, Vince est là, avec d’autres, il me lance :

-« Tiens ! Le mec qui vient seulement quand il fait moche ! »

N’empêche, il a pas tout a fait tort. Bon, je lui offre une barrette de ram quasi neuve pour son pc portable, il va pas râler quand même. Non, Vince ne râle jamais, c’est un mec super cool.

Bon, je vais lui installer ça. Puis je vais brancher mon pc sur l’écran géant, comme ça, tout le monde pourra s’essayer a Condor Soaring. Sur grand écran, ça donne. On sort les planeurs. Y’en aura pas beaucoup. Juste Juliet India, le DG, et un astir standard, Romeo56.

On les met en piste. Je me prépare pour grimper dans le DG. A l’inverse de Tango91, j’adore Juliet India. Allez savoir pourquoi. Vince sera mon instructeur, après, Juliet india est réquisitionné pour son petit tour à la Ferté, ou il fera une démo de voltige lors du célèbre meeting. Le décollage, d’après les mots de Vince est « parfait, juste que tu a voulu le faire décoller un tout petit pu trop tôt, mais sinon, très bien, rien a redire ». Des mots qui font plaisir. Le remorqué se passe, Vince me montre les soucis d’étagement, trop bas, trop haut, et me redonne les commandes. Je termine le remorqué sans trop de problèmes. A nous de rechercher ce qui peut nous monter. On se dirige vers Maisse, mais on fait demi tour afin de nous rapprocher du terrain, les ascendances étant absentes. On vole au dessus du centre équestre. Vince me dit qu’il se fait pas de soucis pour moi, que dans une dizaine d’heures je suis lâché, que je vais corriger mon problème d’assiette en spirale. Bref, que des bonnes choses a entendre. Nous faisons l’atterrissage ensemble, enfin, plus moi que lui quand même. L’avantage de Vincent, c’est qu’il nous laisse une grande liberté de commandes. On participe vraiment a toutes les phases du vol. Vincent est très pédagogue, comme beaucoup d’autres instructeurs de Buno.Une fois posés, les pilotes de voltiges nous tombent dessus, il faut préparer le Dg pour la Ferté, y’a pas grand-chose a faire. Je fait la connaissance de Cyril, le pilote de voltige. Un sacré gars. Sympa, marrant, il me fait penser à Sonny Tuckson, le pote de Buck Danny. Pour voler, il a mis une magnifique combinaison grise et rose pétant.


 Je négocie pour aller à la ferté mais Vince va prendre le pawnee, et Jocelyn vole avec Cyril. Donc pas de place pour moi, dommage, j’aurais aimé y aller, vraiment.

Le convoi s’envole pour ne reparaître que plus d’une heure après. La journée se terminera paisiblement. Je rentre chez moi. Je ne sais désormais pas quand je pourrais voler.

Publié le 27/05/2007 à 22:30
Par neo862

Le lendemain, le 19 donc, Au briefing, on m’attribue le Tango91, et pas de pilote instructeur attitré. Et merde. Je voulais Tango61, on allait le remonter. Au pire j’avais fait l’armement de Tango77 et sa pré-vol. Tant pis. Donc, me revoilà, à aller chercher les parachutes et les batteries de T91. J’aime vraiment pas ce fer à repasser.

Je mets T91 en piste. Le temps est maussade.


Vincent est énervé. Il y a du monde, beaucoup de privés. Les planeurs ne sont pas sortis. Il craint un embouteillage sur la piste. Le soleil apparaît, et évidemment, dans le coin de la piste, les privés pointent le bout de leur nez. 3Zulu et 1Zulu en tête. Le duel est acharné pour la place du premier remorqué. Vincent s’énerve, les privés mettent une grosse pression. Et la pression ça fait faire des conneries. Vincent me demande d’aller chercher le câble que le remorqueur vient de larguer. Je ne l’ai pas vu le câble. Je regarde si aucun planeur n’est en finale. Parfait, le dg500 est en Vent Arrière Je traverse la piste en regardant attentivement. Pas de câble. Je longe la piste, de l’autre coté. Ca y est, j’aperçois le câble. Je traverse. Et là, j’entends des cris, des klaxons, et je regarde les privés, ils montrent la finale du doigt, le DG est déjà là ! Putain, je l’avais oublié. Je cours a toute vitesse pour arriver de l’autre coté de la piste. Je me fait copieusement engueuler par Mr 3Zulu, Guy Tzikansky, qui a beau être, parait il, un pilote d’exception, celui-ci semble oublier que tout le monde peut faire une erreur, et je pense que ça a du aussi lui arriver.

Bref, après m’être ridiculisé devant la quasi totalité du club, je m’installe dans T91 pour mon vol. ce sera avec Remi, je ne le connais pas mais il est assez jeune. Le décollage est pas trop mal. Ca commence à rentrer de ce coté là. La montée n’est pas exceptionnelle, mais elle n’est pas jugée dangereuse non plus. On largue et on recherche une hypothétique ascendance. Elle n’arrivera pas. Au bout de 10 minutes, on est a 400metres. On rejoint la vent arrière et Remi nous pose. Tant pis. Je referais un vol.

Donc, deuxième vol de la journée. Toujours avec Rémi. Décollage ok, remorquage un peu moins bien que la première fois. On se retrouve même dans le souffle de l’hélice. Rémi rétablit. Je continue la montée. Je largue enfin, et on recherche encore une pompe. Que d’alle. Les virages que je fais sont moyens. Mais qu’est ce que ce palonnier de T91 est merdique ! C’est dingue ça quand même. Ca me fait faire des virages un peu virils, comme dit Rémi. Ca me fait marrer de l’entendre dire ça, mais il a pas tort du tout. Je pourrais me justifier d’ailleurs : Moui, je vole aussi avec un fer à repasser hein.

Bon, encore deux remorqués de perdus, c’est quand même une somme, mais bon, c’est la dure loi de l’apprentissage.

Publié le 27/05/2007 à 21:42
Par neo862

J’arrive le matin, tôt, comme d’habitude, c'est-à-dire, vers 10h00J. Vince est déjà sur le pied de guerre. Je fais le tour des bonnes âmes qui errent. Roland s’occupe de ses problèmes de vitres de voitures. Olivier, le mécano mécanise, tout va bien, on est à Buno. Le soleil est timide mais présent.

Briefing. Vince m’attribue tango77. Je fait la pre-vol avec Gerald, il m’explique deux trois trucs que j’ai zappé.

Le temps de manger une salade, avec un jus de fruit, et on décolle. Je suis très content de mon décollage. Le remorquage, pas trop mal non plus. Gerald me montre deux trois ficelles sur l’écartement. En fait, la plupart du temps, y’a juste à mettre du pied, point barre. Ouais je sais, pour les pilotes confirmés qui passent, foutez vous de moi. On m’a toujours dit de conjuger manche et palonnier, en vol je m’entends. Et puis je suis un rookie. Bon, cela fait, une fois grimpé, je largues. On est à 500metres. Gerald me demande de trouver une ascendance. Mouais mouais mouais. Alors à chaque fois que je sens une secousse, pour moi, c’est une pompe. Gerald calme mon tempérament. Je vais quand même pas virer a toutes les secousses, surtout que la plupart du temps, je sens même pas de quel coté elle est. Puis je tire sur le manche, ça c’est mon gros défaut, du coup, dans du -1, je suis a 80km/h. Gerald dit que c’est mal. Dans du -1 c’est 100-110. Bon, je pique un peu alors. Puis j’essaye de m’entraîner à conserver une vitesse adéquate à mon taux de chute. On trouve une pompe. Je tente une mise en virage. je suis en spirale, je dirais 40° d’inclinaison, et l’horizon qui monte, puis qui descends, et ainsi de suite. Je ne tiens pas une assiette correcte. Gerald me le fait remarquer, c’est aussi mon gros défaut. Bon donc, on monte un petit peu. Pas grand-chose mais on est a 800metres, vertical Milly. On voit bien les patchworks de Daregal. On s’approche des carrières de Maisse, mais on se limite, prenons plutôt la direction de Malesherbes, et on a qu’a rechercher sous les cumulus au vent, la pompe ultime. Gerald me dit de prospecter sur le coté du cumulus éclairé par le soleil. Il me demande également de repérer les prochains cumulus susceptibles de nous être utiles. Et l’on s’essaye pendant un petit moment, à monter, tantôt de 50m, tantôt de 100metres. Pas évident, les nuages meurent assez rapidement, et ceux qui naissent ne nous sont pas d’un grand secours. Il faut rentrer. Dommage, j’étais bien là-haut.

Gerald me demande de me mettre en vent arrière sur la 28. j’exécute. Sauf que j’ai tendance à ne pas être en vraie Vent arrière. Disons que je converge vers la piste. Gerald me reprends les commandes, c’est pas bien ça. On attaque la base. Disons qu’on pilote chacun notre tour. Finalement on se pose. Il a piloté la finale, mais je lui ai indiqué mon point d’aboutissement, et je lui ai dit quand j’aurais fait l’arrondi.

Au finale, le vol n’était pas sensas, mais a duré une heure. J’aurais quand même progressé, mais il reste des lacunes à combler.

Le reste de la journée sera inintéressant a raconter, succession de tours de pepe-mobile afin d’aller chercher les planeurs qui se posent. Ah si, un VI de voltige. Jocelyn nous gratifie d’un superbe programme. La voltige en planeur, ca ne se voit bien que lorsqu’on est couchés dans l’herbe. Excellente initiative. Bref, la fin de journée arrive vite. Il est temps de rentrer.

Publié le 27/05/2007 à 20:56
Par neo862

De quoi parle je ? Ben du temps degeu bien entendu. Ca fait longtemps que j’ai pas écrit alors des journées comme ça, je préfère les oublier. J’ai volé ave Dèj. J’aime bien Dej. Puis il a dit qu’il m’aimait bien aussi. Par contre il a dit que j’étais tendu, mais que j’arrivais à me détendre. Je lui demande quand, il me répond que c’est quand on discute. Une fois posés, il me dit :

-« la prochaine fois qu’on vole ensembles, je te détendrais. Tu verra je vais te raconter une de ces histoires de cul ! »

Je n’ai rien dit…J’ai un planeur à nettoyer moi.


L’option mauvais temps, ça permets de faire connaissance avec les gens du club. Y’a pleins de jeunes, y’a aussi pleins de Nicolas, et y’a aussi des filles qui pilotent (je dit ça aux sexistes, et d’ailleurs, les filles ça pilote mieux que les mecs).

Les deux jours suivants seront consacrés au débitage des arbres tombés lors de la tempête. Y’a du boulot. Tronçonneuse et bonnes volontés sont au rendez vous. La pepe-mobile aussi, je sais même pas si elle préfère tirer des planeurs tellement elle fut sollicitée.
En fin d’après midi, en comité réduit, Vincent nous gratifiera d’un excellent cours de météo, expliquant les fronts chauds, les fronts froids, les anticyclones, et un petit spitch sur la lecture de cartes. 19h30, Flora m’a appelé au moins 5 fois. Je sacrifie l’apero, je doit rentrer. A demain tout le monde.


Publié le 15/05/2007 à 19:48
Par neo862

Les congés sont pris, le week-end passe, mitigé. Arrive le lundi. Je me lève, regarde le temps. Ca va, y’a un peu de soleil. Allez, je pars au terrain. Arrivé sur les lieux, je découvre çà et là, des branches d’arbres, mais je regarde encore de plus près, je me dis qu’il y a eu un sacré coup de vent par ici. La manche a air est par terre, le poteau est tordu. La station météo n’est plus là. Elle a emporté avec elle une dalle de béton qui la fixait au sol. Je retrouve Vincent, il court dans tous les coins, il m’explique qu’il y a eu une tornade hier après-midi, et qu’elle a détruit beaucoup de choses. Des vitres de voitures et de bâtiments explosées par des pierres entre autre. Il m’annonce également que deux remorques se sont couchées. Bien entendu, ces remorques étaient pleines. Il y a donc un Ls6 abîmé, et un planeur de collection, un Sa104-Emouchet, de toute beauté. Pour le Ls6, les réparations ne seront pas importantes. Pour l’émouchet, c’est plus compliqué. Bords de fuite arrachée partiellement, et deux nervures de cassées. Le fuselage n’a rien.

Le matin sera donc consacré au rangement d’après tempête. Pas de briefing, de toutes façons, il n’est pas prévu de voler, et le tableau a disparu avec la tempête.

Je m’arme donc d’une caisse à outils, afin de démonter la partie supérieure de la manche a air, puis les pieds restants de la station météo. Il y a du soleil, mais toujours un sacré vent. C’est pas près de s’arranger. Deux jeunes arrivent, de mon age. Ils vont pouvoir nous aider.

Finalement, à 11 heures, Vincent annonce la couleur. On sort le DG500 et le Twin. On va voler un peu cet après midi. Nous voila alors, à préparer les deux planeurs. Je fait tout pour m’arranger a voler sur le DG500. Nous mangeons, à la va vite, puis nous mettons les planeurs en piste. La voiturette va chauffer. Je me charge donc de la voiturette, tandis que mes acolytes se préoccupent des planeurs. Nous sommes trois, il y a deux planeurs et deux instructeurs. Mes collègues voleront avant moi…Le temps n’est pas bon, pourvu que je puisse voler. Je m’occupe donc de la planche de vol, et de la mise en l’air des planeurs.

Les deux planeurs sont en l’air, le remorqueur vient de se poser. Apres dix minutes a patienter sur la voiturette au bord de la piste, j’aperçois Tango91 vertical des hangars. Il a a peine décollé, il vient déjà se poser. Il s’annonce, et après 18 minutes de vol, se pose. Et c’est à ce moment là que je reçois une, puis deux gouttes sur la tête. Il pleut. Il pleut et je n’ai même pas volé ! Je gueulerais plus tard, pour l’instant, l’option, c’est de rentrer le planeur pour pas qu’il prenne trop la flotte. Le câble de remorquage est resté sur la piste, et rapidement, nous mettons, le planeur à l’abri. Vince est encore en haut avec le dg500. Je repart chercher le câble de remorqué lorsque la radio annonce Vince en VA. Il va donc arriver très bientôt. Trop tard, il est là. Je fonce avec la voiturette à sa rencontre. Il se dirige vers les hangars, afin de s’en approcher le plus possible. La flotte redouble, bon Dieu quel temps de merde !

-« ah désolé Nico, je crois que c’est mort là. » me dit Vincent.

-« Ben ouais, je crois bien ! »


Je suis très très énervé. Je comptais voler aujourd’hui mais la pluie me contraint à abandonner l’idée. Je rentre donc le DG avec la voiturette, puis retourne en piste chercher le câble du remorqueur. La pluie s’arrête. Nous patientons dans la salle de briefing, Vince essaye de nous passer une vidéo. Puis mes coups de fils commencent. D’abord le boulot. Ensuite, le SAV Orange. Plus de batterie, mon téléphone coupe. Je repasse encore deux trois coups de fil pour le boulot, à partir du fixe (en prenant le soin d’expliquer que cette fois, je suis en vacances), et Vince vient me chercher pour voler. Mes collègues me mettent le planeur en piste, je file aux toilettes, merde j’ai oublié mes lunettes et ma casquette dans la salle de briefing. Je cours jusqu’au planeur, après avoir fait le tour du terrain. J’arrive essoufflé, je déroule le CRIS, et nous voila partis. Vincent, bien entendu, m’annonce que je décolle. J’exécute expressément. Le planeur incline a droite, coup de manche a gauche. Et bientôt, on décolle. Le remorqueur décolle également, et Vincent s’occupe de tenir le planeur en virage, tandis que je me charge des lignes droites. A 700m, largage. Et on recherche la pompe. Je suis nettement plus décontracté malgré le fait que le dg500 aie un espace restreint au niveau du palonnier, ce qui fait que je frotte le dessus de mes chaussures à l’intérieur du fuselage à chaque mouvement, ce qui est très désagréable…Qu’importe, je pilote donc en ligne droite, en virage, tout va bien. Vince cherche la pompe, mais que d’alle. Tant pis. Apres 10 minutes, nous sommes redescendus a 500m, il vaut mieux penser à rentrer.

Vince me demande de coller la main sur les aérofreins, je vais atterrir. C’est quand même lui qui se charge de sortir le train. Nous voyons donc la phase critique de l’atterrissage, qui consiste a surveiller son axe, son plan et sa vitesse. Et Vince me dit

-« tu balayes, Axe-plan-vitesse, et tu recommences. Jusqu'à l’arrondi ». Donc je balaye, je corrige avec les aérofreins, et avec la dérive, un coup de manche a droite, et l’arrondi. On se pose et on freine. Bon, 15minutes de vol, c’est pas top. Tant pis, Vince exige qu’on reparte, tout de suite, de là ou on est. Eh bien on repart. Cette fois, le remorqué se passe mieux. Mais toujours aucune pompe. Ca oblige a soigner l’atterro, même principe : Axe-plan-vitesse.

Bref, une grosse journée de 2 vols…Remplissage des feuilles de progression, et on rentre…

Ca sera mieux demain il parait.

Publié le 08/05/2007 à 14:43
Par neo862


Je m’ennuie…trois heures que je roule pour rentrer chez moi, je viens de passer Metz. J’étais à la frontière, dans la ligne Maginot, pour affaire, comme d’hab. Le soleil est présent mais y’a une couche brumeuse, on a un horizon degeu, les éléments sont réunis pour me convaincre, mi-figue mi-raisin de faire un détour par Buno.

Arrivé sur les lieux, peu de voitures, le Chef pilote, je ne le connais pas, je ne sais même pas ou il est. Vince est en repos, je décide de faire un tour sur la piste, des planeurs sont déjà là, ASH25, Lak17, Ls8, DG800 et ASW22, belle brochette de bécanes. Un groupe discute devant les deux Lak17, flambant neufs. On m’observe, mais personne ne vient. Je repars vers les hangars club, et deux personnes sont là, Bruno et Jean-Claude. JC va faire un tour de LS8-18, et Bruno, voudrait se refaire sur Janus. Bruno me dit qu’il est possible de voler, JC me dit pas de problèmes, Dej va venir. Qui est Dej ? Jean-Pierre Déjardin, l’instructeur. 8000Heures de vol en planeur. Confiance au top. Le janus est de sortie. Dèj arrive. Bruno lui explique que je voudrais faire un vol, et Dèj annonce déjà un VI pour l’après midi. En plus, ça l’emmerde de sortir un twin, alors, je volerais sur Janus. Un ange passe…

On passe sur le vol de Bruno, une heure dans le vent. Le VI arrive, on l’installe, « z’avez déjà eu des malaises en vol ? », « Non, je prends souvent l’avion, ça va »…

40minutes plus tard, le VI redescend, son petit sac à la main. Dèj m’avertit :

-« t’es sujet au mal de cœur ? »

-« habituellement non mais on sait jamais »

-« alors va prendre des sacs parce que la haut, ça secoue fort !»

Je vais chercher des sacs, et je retourne m’harnacher dans mon parachute et le planeur. Dèj s’occupe de la radio, et on decolle. Je ne dit rien pendant la montée, Dèj non plus. Jocelyn nous dépose dans une pompe (c’etait pas difficile ce jour là). Et Dèj nous mets en spirale. 30secondes plus tard, il me dit :

-« Allez c’est à toi »

Et me voila aux commandes, Horizon zéro, aucune visi. Je dois maintenir la spirale. Les débuts sont difficiles, on monte on descend, on monte on descend, mais finalement je maintiens, et nous grimpons a 1100m, 550m de gain d’altitude. Dèj me demande de sortir et de maintenir la ligne droite. Ca tabasse dur la haut. De violents coups de palonnier se font ressentir, et on dérive. Mais le planeur tient la ligne. Quand même, ces coups de palo, c’est pas possible ! Je demande alors à Dèj :

-« tu donne des coups de palonniers là, tu corrige ce que je fait non ? »

Il me répond :

-« Qui moi ? Ah non, j’ai les jambes croisées, et je jour avec mon GPS » (Dèj s’était acheté un super GPS la veille)…

Bon alors, je suis pas malin, je pilote le Janus seul. Dèj me donne des conseils ici et là, mais ne touche pas au manche. Il me dit que je suis crispé, que ça se voit, et qu’il faut que je me détende. A part ça :

-« C’est très bien ce que tu fait, tu sens le planeur dans les 3 dimensions, tu te repère très bien, tu sais quelle correction il faut ajouter. Bon, tu cabres trop, mais ça, si t’a pas d’horizon, c’est pas évident, mais sinon, c’est très bien ! »

On le sait, trop de compliments tuent les compliments. Apres 40 minutes de vol, je me sens pas au mieux de ma forme, ce qui est normal. Je recherche déseperement de l’air tout en tentant de maintenir le janus en ligne droite, mais ça va pas mieux. J’annonce à Dèj que je souhaite redescendre.

-« Pas de problèmes, on y va. Je te laisse piloter ou tu veux te reposer ? »

-« Je veux bien me reposer »

-« Pas de soucis. On va redescendre, ça sert à rien de te dégoûter. Ca t’ennuie si je fait une ou deux ressources, pour voir si mon GPS les enregistre ? »

-« non, vas y »

Et le planeur pique alors. La vitesse monte, puis, Dèj cabre. Ca grince dans le planeur, je suis collé au siège. J’ai l’impression que ça va mieux. On vire vers l’est, et deuxième ressource. Moins violente, on rejoint ensuite la zone de perte d’altitude, a toute vitesse, on fait la Vent Arriere, main gauche, il y a du monde dans le circuit. Dèj se pose long, pour rapprocher le Janus au maximum du hangar. Vu la surface de la dérive du Janus, on ira quasiment tout droit…Et en plus, j’ai les oreilles bouchées.

On ramène donc le janus devant le hangar, et avant de le désarmer, Dèj et moi allons dans la salle de briefing. Il m’ouvre une fiche de progression. Gerald ne l’avait pas fait, il avait rempli le livret FFVV. Dèj remplit alors, la fiche de progression avec le vol de Gerald et le sien. Il remplit les appréciations.

-« Bon c’était pas mal. Tu voit j’ai presque rien touché, il faut juste que tu revoit les mises en virage, et surtout, surtout, faut absolument que tu te décrispe. Je connais un pilote de voltige à St Auban, il pilote avec les 3 doigts, dont le pouce sur la radio. Ben toi, il faut que t’arrive pareil. »

Le mot est dit…

Une fois le débriefing fait, je retourne au Janus, pour le désarmer de sa batterie et de son parachute, puis, petit nettoyage et on le range dans le hangar. 19h30, l’heure de rentrer chez moi.

Mon prochain vol n’est pas encore programmé, je crois que désormais, ce sera la semaine prochaine, lorsque je serais en vacances.

Publié le 07/05/2007 à 16:11
Par neo862

Donc, ce samedi 21 avril, je me retrouve sur le terrain de Buno. Grand soleil, mais thermiques purs…ça commence. JR est avec moi, il veut voir le club de Buno, si celui-ci est intéressant, il s’inscrira.

Nous allons donc à l’acceuil. Armelle est là, je remplis les papiers, JR pose ses questions, et, une fois la licence signée, si nous allions faire un tour sur la piste ?

Nous prenons le chemin de la piste, a pied bien entendu. Arrivés en bout de piste, un group discute, ne prête pas attention à nous. Nous nous asseyons, à l’ombre, et regardons les mouvements. JR est impressionné par le pawnee et sa puissance mémorable. Ce qui lui vaudra de tirer la photo suivante :

 

Quant à moi, je commence à m’approcher des planeurs, et voila que je tripote un Astir jeans. Le groupe arrête de discuter, et une jeune femme s’avance vers moi. Je vais encore me faire engueuler me dit-je.

-« Bonjour » me dit elle

-« Bonjour » réponds je en arrêtant de toucher au stab du jeans.

-« Vous venez regarder les planeurs ? »

-« euh, oui. Enfin non, enfin oui, mais je viens de m’inscrire pour passer le brevet »

-« Ah d’accord, moi c’est Marilyne. Et tu viens pour voler maintenant ? »

-« Non non je pense pas voler aujourd’hui, j’ai pas de chapeau ni de lunettes »

-« ca peut se trouver, ca »

-« Non non, je ne veux pas déranger »

-« Bon comme tu voudra. Vincent, le chef pilote n’est pas là, il est dans Tango 91. des qu’il se pose, tu pourra aller le voir »

-« D’accord merci »

Et Maryline discute de la section AF avec JR, puis s’en va. Nous nous remettons à l’ombre, et surgit alors, un jeune, Une roulée a la bouche, un maillot troué de l’équipe de foot d’Algérie, un jogging tout aussi troué et une casquette militaire.

-« Salut, moi c’est Vince, le chef pilote, enchanté »

-« Bonjour, moi c’est Nicolas, je viens de m’inscrire, et voici JR, il va sans doute s’inscrire aussi »

-« Ouais je sais, tu est venu vendredi dernier pour te renseigner. Alors bienvenue. Tu viens voler ? »

-« Oh non, j’ai pas de lunettes ni de chapeau »

-« T’inquiète » me réponds Vince

-« Allez je te les prêtes » m’annonce JR, en me tendant ses lunettes de soleil.

A peine le temps de souffler que Vince est déjà sur la piste a négocier un chapeau auprès des jeunes. Pendant ce temps, je m’installe dans le tango 91, un Twin Astir II. On m’apporte un chapeau, je vais voler avec Vince.


Mais, au dernier moment, un appel d’un pilote campagne. Une vache à Montargis, faut aller le chercher avec un remorqueur. Vince fonce vers le remorqueur en m’expliquant que je vais voler avec Gerald, et que c’est lui qui va nous remorquer avec le DR400. Bon, OK.

-« Salut, moi c’est Gerald. C’est ton premier vol ? »

-« Depuis 8 ans, oui »

-« et t’a fait combien d’heures y’a 8 ans ? »

-«  environ 5 »

-« Alors c’est très simple, j’ai tout oublié, je te laisse piloter, et je te rattrape si je suis pas d’accord »

-« euh, tout le vol ? »

-« Tout le vol oui. Je te laisse décoller et assurer le remorquage »

-« Mais je l’ai jamais fait ! »

-« eh bien on va voir, commence la CRIS et fait un test radio avec le remorqueur »

Je déroule mon CRIS, je referme la verrière, et je fait mon test radio. Je lève le pouce, et l’aide remonte l’aile. Vince annonce le décollage du convoi, et lance les gaz. Gerald ne touche vraiment pas les commandes. Je suis seul et l’aile gauche du planeur se rapproche du sol. Gerald me reprends les commandes, et m’explique deux trois trucs.
La montée se fait, et Gerald plusieurs fois, me laisse les commandes et me demande de suivre le remorqueur. C’est chaud putain. Bref, arrivés aux alentours de 500m, Gerald me dit :

-« C’est bon, tu peut larguer »

Manette jaune, CLAC, le câble sort, et je suis libéré. Léger virage vers la droite, et Gerald pilote. Il me demande de tenir le planeur en ligne droite, de le tenir en virage, on gagne 100m dans une pompe, mais rien de folichon. Il me montre les coups de culs du planeur quand on passe dans le centre de l’ascendance. 20minutes après le décollage, il m’annonce qu’on ne pourra pas monter plus. Il me décrit les phases de la PTL. La descente s’effectue, et Gerald, tout en m’expliquant le principe, pose le twin, botte a gauche, et le planeur s’arrête. On ouvre la verrière, j’ai les oreilles bouchées par la descente. Il m’explique deux trois trucs sur le vol, la voiturette arrive, on remorque le planeur en bout de piste et il remplit mon livret de progression et mon carnet de vol. Vu de la façon dont il le remplit, au prochain vol je suis lâché…On aurait tout vu d’après lui. Mouais enfin non. En tous cas, j’ai adoré, j’ai retrouvé des vieilles sensations, et je n’ai pas perdu la motivation. Non, ce qui en est réellement ressorti c’est une phrase de Gerald :

-« Sérieux, arrête Flight Simulator. Tu prends des mauvais réflexes, tu n’utilise pas le palonnier, et ça c’est pas bon. Et aussi, décrispe toi, on sens que t’es crispé sur le manche, faut que tu te détende.»

N’empêche qu’arrivé chez moi, j’hésite à vendre mon X-52. Je ne touche donc plus à FS durant mon instruction. Et je tache de prendre bonne note de ces remarques bénéfiques.

Je ne sait pas encore quand sera mon prochain vol.

Publié le 06/05/2007 à 23:16
Par neo862

1999, je lit deux trois trucs dans la revue fédérale de la FFAM, notamment Bourse FFAM/FFVV. Ni une ni deux, j’en parle à Serge, qui me dit qu’il est partant pour faire une demande. Il me reste à trouver un club. Naturellement, C’est le club de Poitiers qui va être mis à l’honneur. Je prends contact avec le chef pilote. Il s’appelle Serge, tiens, lui aussi.

-« oui on peut t’accueillir, pas de problème, tu nous dit quand tu viens, pas de soucis »

Ce sera mi-juillet 99, après, je retourne a Niort pour aller construire un autre planeur avec le CLAP.

Alors on passe sur mes débuts de saison calamiteux en VCC, et on se retrouve mi-juillet sur la piste en herbe de Poitiers. Naturellement, le premier jour, il fait moche. Qu’a cela ne tienne, y’a un SF28 a poitiers. Allez on grimpe faire un tour. Il y a 4 personnes ce jour là au terrain. Serge, moi, un autre jeune qui fait un stage FFAM/FFVV, et l’abbé. L’abbé Jouillier, qui est le pilote remorqueur. 75 ans, ancien pilote pour la république française, et curé. Il a son caractère, mais je l’adore. Pis c’est un pilote, alors il a des histoires de pilote a raconter.

Serge me grimpe donc dans le SF28, je vole après mon collègue de stage, qui a trouvé le moyen de remplir un sac. Ca arrive, et ça fait le métier.

A mon tour donc. Décollage, règles élémentaire de vol et de sécurité, et c’est à moi. Autant que je me souvienne, a part piloter en ligne droite, moteur en route, j’ai rien fait de plus, et j’ai même pas rempli de sac. On verra demain.

Le lendemain, c’est beau temps. Allez, on va se faire plaisir, on sort le K13. Déjà, c’est le coup de foudre. Un planeur atypique est un planeur pour moi. J’ausculte donc Romeo-Novembre (F-CERN). Il me plait ce truc, il a beau être de la même époque que le Bijave, il en impose plus. Puis ça sort le DG-505 Orion. Ouahhhhhhhhhhhhh, quelle bête !!!

Mouais mouais, reste sur le K13. Alors ça y est, mon premier vol en planeur pur arrive. Je passe sur la phase de remorquage, Bien que j'en aie une photo:

L’abbé nous dépose dans une ascendance. Je ne me souviens plus du prénom de mon ITV ce jour là, je crois qu’il s’appelait Yves. Il venait du nord de la France, et venait à Poitiers pour les vacances. Un mec qui faisait de la voltige parait il, enfin ça m’impressionnait et il en jouait. Je tiens le K13 en vol en ligne droite, et je fait deux trois mises en virage. Bon, ça satisfait Yves, qui, au bout d’un moment, me dit :

-« on va faire un truc »

Moi :

-« oui »

Lui :

-« je vais mettre le planeur dans une position, et tu va le rattraper »

-« prêt ? »

Moi :

-« euh, oui »

Et je sens le manche partir dans l’angle gauche du tableau de bord. On part en vrille. Le planeur va de plus en plus vite, et ça tourne de plus en plus, je ne tiens plus le manche. Je crie :

-« arrête arrête ! »

Et le planeur revient tout seul a plat… et j’entends :

-« si on peut même plus rigoler »

N’empêche qu’une fois posés, j’en aurais redemandé…


Je passe sur les deux autres heures de K13, pour en revenir au DG505 Orion, dernier jour, dernier vol, autant le faire sur cet engin. La bourde du jour consistera a piloter le DG comme le K13, et de me retrouver quasiment sur le dos, ce qui m’a effrayé, et fait marrer l’ITV…


Le stage fini, j’ai environ 5 heures de vol dans les pattes, et je jure qu’un jour je passerais mon brevet de pilote planeur. Il s’ensuivra d’âpres négociations avec me mère pour discuter de si je passe ma conduite accompagnée ou mon brevet de pilote. Je penche pour le brevet de pilote, largement, mais finalement, je n’aurais ni l’un ni l’autre.

Je poursuivrais donc ma pauvre carrière de pilote de VCC. Je m’épanouirais finalement plus en étant officiel dans les compétitions, ce qui aura le don de désoler Serge.

2004, année du bac. Outre le fait que je l’ai obtenu avec 3 ans de retard, j’ai également eu, entre temps, mon permis, une guitare électrique et un minimum de satisfaction. Donc, avec mon bac sti génie électrotechnique, je me trouve un job de 3 mois dans un magasin de bricolage. Je précise que je me suis trouvé une entreprise pour débuter un BTS Informatique de gestion, en alternance. Je vais pouvoir me payer enfin mon brevet de pilote planeur, j’ai alors 21 ans. Ma désillusion sera forte. Je devais en effet emprunter pour m’acheter une voiture, et un pc portable. Mon faible salaire d’apprenant ne me permettra pas d’investir dans le brevet tant désiré. Encore raté…

Finalement, tant bien que mal, j’obtiens mon BTS. Entre temps, j’ai connu Flora. Elle habite en Essonne, bigre ! Mon projet d’après BTS sera donc de migrer vers la région parisienne afin de trouver un job sympa. J’en trouverais un, 5 jours après avoir fini mon contrat de BTS. Un job d’ingé réseaux en plus ! bien payé et tout. Seulement voila, j’ai budget 0 pour m’installer avec Flora. Donc, je vais avoir de gros problèmes de trésorerie pendant plus de 6 mois. Je patiente encore tant bien que mal. La fin d’année 2006, je ne pense même plus à passer le brevet, je me dis que c’est foutu à vie. Puis, mon compte repasse en positif, au mois de mars…

Je commence à chercher un club. Y’en a un dans la pampa Essonnienne. Buno-Bonnevaux. Quel nom…Je vais y jeter un coup d’œil, je récupère les papiers, et la semaine d’après, je signe ma licence.

Publié le 06/05/2007 à 23:12
Par neo862

Ca remonte à 1996 au mois de décembre, j’avais tout juste 13 ans. Ma mère me montre une brochure de la ligue CLAP. C’est un catalogue de stages de vacances pour ados. A la page 6, un encart décrivant un stage : « Planeur radiocommandé, construction et pilotage ». Le modélisme m’a toujours titillé, et puis, fait étonnant, je n’étais absolument pas intéressé par les avions. Comprenez, moi je voulais être un agriculteur.

Donc, l’inscription se déroule afin de passer ce stage, ou je construirais mon propre planeur radiocommandé.

Fin juillet 1997, le stage débute, il se déroule a l’aérodrome de Niort-Souché, pour les connaisseurs. Le Schéma est simple : Matin, construction. Après-midi, Vols sur avion école et planeur ecole, en attendant de faire voler les nôtres. La construction de la douzaine de planeurs est agrémentée de cours théorique sur les principes du vol d’un aéronef. Déjà, je regarde avec attention les mouvement des planeurs grandeurs, qui évoluent a une centaine de mètres de nous, lorsque nous volons. Le remorqueur bleu, blanc et rouge ne cesse de passer, et enchaîne les remorqués a une vitesse folle, puis, les planeurs vont et viennent. L’animateur nous explique :

-         « Max, le pilote du remorqueur, envoie les planeurs a 500metres, et après, c’est comme les modèles réduits, c’est a eux de chopper la pompe »

-         « ouaaaaaah »

-         Et l’animateur renchérit : « Voici le Bijave, pilote d’écolage »

-         « il est pas beau, je préfère celui là »

-         « ah oui, ça c’est un Marianne… »

Le matin, en general, Max, nous rendait visite dans l’atelier, avant de sortir son Rallye. Max, moi, il m’impressionnait. Il me faisait un peu peur, On aurait dit un pilote kamikaze, un peu bourru.

Bref.

Le stage se termine. Je ne souhaite bien sur pas en rester là. Il est temps de me trouver un club d’aéromodélisme, pas loin de chez moi. Quand on va à Poitiers, chez ma grand mère, on passe devant un stade d’aéromodélisme, à Rouillé. Il faut appeler la mairie, pour les renseignements. A la mairie, on me dit de contacter Mr Delabarde, et on me donne un numéro de téléphone.

Le samedi d’après, me voila au club. Beaucoup de jeunes, et beaucoup d’adultes, surtout des adultes en fin de compte. J’amène mon planeur dans sa belle boite en bois, pour le montrer. Et on m’explique qu’ici, on ne fait pas beaucoup de radiocommande, on fait surtout du vol circulaire. Serge Delabarde m’explique :

-« alors lui, il est champion de France, lui aussi »

Et moi, les champions de France, ça m’impressionne. Je n’ose pas trop discuter avec les gens. On a un beau palmarès dans ce club. L’intégration va se faire doucement, et je vais débuter le vol circulaire. Je vais avoir tout 1998 pour en faire, je vais commencer a gagner des coupes (la première en septembre), mais je ne ferait jamais mieux en vol circulaire que 3eme, sur 7. Je n’ai jamais été très bon en acrobatie. Je n’étais pas bon en construction, et j’était maladroit, pas sur de moi. Le 28 juin 1998 restera pour moi un jour tragique. Je participais a un des premiers concours de planeur lancer-main (F3K aujourd’hui), avec mon poly construit a Niort. Outre le fait que j’ai fini 12eme sur 14 avec 0 points, et que j’ai explosé le poly dans la tête d’un juge, j’ai réussi, lors d’une démonstration de vol circulaire à me foutre la main droite dans l’hélice de l’avion au démarrage. En plus, c’est le jour, ou mon père, en rentrant de son enième cure de désintoxication, annonce qu’il quitte la maison et que mes parents vont divorcer. Rassurez vous pour mon père, il n’est plus alcoolique depuis…

1998 passe donc, et je trouve le moyen, le 28 octobre, de m’entailler un doigt en construisant un bâtiment pour mon réseau ferroviaire. A ce moment précis, je faisais en effet de l’aéromodélisme, du modélisme ferroviaire, et de la voiture radio…

En décembre, j’effectue mon stage de 3ème à l’aéroport de Poitiers Biard. Et c’est ici que se fait l’une des plus grosses révélations de ma vie. Je veux être contrôleur aérien, fini agriculteur ou pilote de F1 (de toutes façons le Karting, j’étais trop nul, j’appuyais sur l’accélérateur et le frein en même temps…). Je me développe ma passion pour les choses de l’air…

Publié le 06/05/2007 à 23:00
Par neo862
Salut,

Moi c'est Nicolas, 23 ans, et passionné de ce qui vole. J'ai aussi pleins d'autres passions, mais je traiterais surtout celle là. Alors Voila, mon but est de faire un "carnet de vol", qui explique les differentes etapes du passage de mon brevet de pilote de planeur, que j'ai commencé il y a deux semaines.

Alors bonne lecture.

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