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Publié le 05/06/2009 à 21:57
Par neo862

La phase la plus critique d’un vol, c’est l’atterrissage. Lorsque l’on a décollé, le plus dur est fait, mais maintenant, il va falloir redescendre. Alors on s’accroche pou rester le plus longtemps possible, et retarder au maximum le moment fatidique et périlleux du retour sur la Terre. Et puis d’un coup, plus le choix. On s’intègre en Vent Arrière, et on se lance, Train, Volets, Ballasts, Ceintures, Radio. Tout Va Bien Continue Raoul. Le virage vers la base passé, voyons ce que donnent les aérofreins. Clac !, y’en a. La finale et là, dans sa tête, on répète inlassablement « Axe, Plan, Vitesse ». Parfois, on se surprend, à le dire tout haut, et lâcher quelques jurons parce qu’on est mal placé ou bien que le vent nous déporte. Lorsque l’on débute, et que l’on a qu’une dizaine d’atterrissages en solo, on doute un peu et on est maladroit. Finalement on touche le sol, dans un rebond et un choc. Puis la roue tourne, ca y est, il faut freiner. Manche au ventre, aérofreins tous sortis. Quand le planeur s’immobilise enfin, c’est la descente d’adrénaline. On souffle un grand coup. On est en bas. Encore un « atterro », et pas mal en plus ! Bref, en conclusion, je prendrais conscience en 2008 que les petits vols « Rowenta » n’ont pas que des defauts.

Maintenant que je suis lâché, ma saison 2008 a été plutôt plate. J’ai peu volé, j’avais des ennuis personnel, et j’avais un net relâchement de la motivation, due au départ de Super Vince, remplacé par L.B, ancien chef pilote d’un club pas très loin du mien. Dès le départ, j’essaye de détendre l’ambiance avec lui, mais il me rembarre sans arrêt. Ma relation avec lui est très vite devenue problématique, c’est pour ca que je ne m’attarderais pas trop sur les moments en sa présence.

J’ai donc décidé, en 2008, de ne voler que pour moi. C'est-à-dire que je voulais progresser dans ma technique, et trouver confiance en moi, tenter de tenir en l’air, et tourner dans les mêmes ascendances que les autres, ne pas fuir devant le danger potentiel, mais l’affronter.

J’ai beaucoup volé avec le LS1-D (Mon LSD, Lima 43), je me régale avec ce petit planeur un peu lent en transition, mais tellement agréable dans les ascendances, et qui colle des piles en montée à des Pégases.

Je m’éloignais peu de l’aérodrome, de peur de ne pas trouver suffisamment de pompes pour revenir. Je restais donc en « très local », ce qui me gonflait. En l’air, j’étais partagé et indécis, c’est parait-il, l’apprentissage.

Une fois, je suis quand même monté à 1750m, il faisait un froid de canard mais j’étais super content d’être monté jusque là. L’ennui, c’est que je n’avais pas de Baromètre, j’aurais pu valider mon gain de 1000m ce jour là. Qu’importe, le bonheur d’avoir tenu 1h30 après avoir eu tant de difficultés primait sur l’oubli technique.

L’autre coté plaisant du vol à voile, c’est la communion avec la nature que cela offre. Voler à coté des rapaces et tourner avec eux dans les pompes est un spectacle inouï. Un jour, une Buse m’a aperçu au dernier moment, et s’est retrouvé sous moi, en décrochant. C’était très beau, et ca m’encourageait un peu plus pour me retrouver dans de telles situations. Mes vols en solo n’étaient pas très intéressants, je volais en local de l’aérodrome, et en général, j’avais une peur bleue de m’éloigner trop, de peur de « manquer d’eau sous la quille », ou de me retrouver « les couilles dans les ronces » et de faire des manœuvres dangereuses pour me rattraper coute que coute et me poser sur le terrain, avec une belle frayeur et sans doute parfois, une bonne engueulade.

L’autre aspect du vol à voile, c’est le dépannage, la sortie de vache. J’ai eu l’occasion d’en effectuer quelques unes. Ce qui devient un banal démontage de planeur dans un champ devient très vite une aventure, avec des protagonistes qui malgré eux, deviennent des acteurs heureux ou malheureux d’un soap de chaine secondaire. On rigole en général plutôt bien, mais parfois, les dépannages sont tendus, avec des propriétaires de champs pas forcement coopératifs. Pour les autres, ca reste un bon souvenir, et parfois une fierté d’avoir accueilli dans son champ, un « avion ».

Il y eu les soirées, à Buno, au « boti », ou chez notre remorqueur favori, Yann. Le chalet est vraiment sympa, j’ai du y faire deux ou trois soirées, et la plupart du temps, on a bien rigolé. Les soirées de pilotes, pour un novice doivent être ennuyeuses à mourir mais pour nous, nous sommes dans notre élément. Si on a la chance d’avoir avec nous un pilote habitué aux VI, on peut balancer des souvenirs de gens qui ne se sentent pas bien, ou qui au contraire, s’éclatent un peu trop.

En bref, la saisons 2008 est riche en vols solos, bien que peu fréquents, mais pas seulement…


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