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Publié le 30/07/2007 à 19:08
Par neo862

Pour changer, je décide de voler samedi. Bon, la météo y est pour quelque chose. Samedi pas top, dimanche prévu, ca devrait être pire. Le concours régional commençant le dimanche en plus, voler aurait été tache complexe.

Donc, j’arrive samedi, direction le bureau du chef. On discute un peu du carnet de vol, il faut qu’il le signe etc…

Je me balade un peu sur le terrain, puis le briefing arrive. On commence par les risques de collision. En effet, ils ont eu un autre risque cette semaine, ce qui porte à trois en 8 jours. Rappelons que le planeur reste un sport dangereux. Le risque de collision est réel, même en plaine. Puis on passe à la météo. Pas top, convectif à 15heures, fin à 18heures, ca laisse peu de temps pour espérer faire quelque chose. Vince préfère me faire faire un ou deux vols de contrôle, alors on prépare Tango77. Nous sommes les premiers à décoller, vers 14h, personne ne se presse, les concurrents pour le concours arrivent petit à petit. Les hollandais montent leur Duo Discus XT (dernière génération, flambant neuf, équipé turbo, et volets de courbure conjugués avec les AF). On décolle, pour un demi. A 300m, Vince largue, et enroule. Pompe serrée, Vince pilote aux grandes inclinaisons. Ca brasse, mais on monte timidement, dans de l’ascendance hachée menue. 800metres, ca degueule. On cherche au sud du terrain, rien, on est obligés de se poser, je file en Zone de Perte, je m’annonce, et je débute ma Vent Arrière. Je tourne en base, je pense être un peu haut. Je tourne en finale, j’ai sorti mes AF, et je tiens mon point d’aboutissement. Le sol s’approche, je suis dans l’axe, le plan et j’ai la vitesse. J’arrondis un peu trop, et je sors tous les AF. Le planeur se pose, comme sur un porte avion. Vince part dans un fou rire. S’il y avait eu un filin d’appontage, la scène aurait été réaliste a souhait. Ca fait marrer Vince mais j’ai quand même merdé. Mon arrondi était trop haut, du coup, au lieu de sortir les AF, j’aurais du les rentrer, et chercher un autre point d’aboutissement, puis me poser en douceur.

On remet T77 en piste, et je m’occupe un moment de mettre tous les planeurs en l’air. Le temps que nous étions la haut, ils ont vu qu’on avait accroché, ils ont tous sorti les bécanes. Je cours donc après les câbles, et je fais décoller la douzaine de machines. Certains reviennent après 10 minutes, et repartent aussitôt. Y’a du monde dans le circuit, en plus des 3 remorqueurs qui œuvrent. Apres une heure, on repart pour un demi sur T61. Là, le vol se passe mieux. Vince est décidé à me laisser partir seul. Je remets 61 en piste, J’attends que les Janus partent devant moi. C’est à mon tour. Je ferme ma verrière, mon CRIS est fait. J’annonce à Florent, le remorqueur, que je pars pour un complet. Et je décolle. J’ai oublié de fermer la fenêtre. Je la ferme, et le planeur monte, je suis plus haut que le remorqueur, qui n’a pas encore décollé, je pique, pour me remettre en ligne de vol. Je monte maintenant vers le nord de Malesherbes. Je largue dans un 0+ hyper timide. Je sens quand même un truc par là, puis y’a déjà un planeur nettement plus haut. Je spirale, je recentre, mais rien à faire. Je n’arrive pas à remonter. J’ai plus qu’à me diriger vers la Zone de Perte. Je vois mon altimètre dégringoler, je me fais avoir par le vent de face. Je n’irais pas jusqu'à la zone. A 400m Qnh, je suis vertical terrain. J’engage ma Vent Arrière au niveau de la croisée des pistes, j’aurais même pu faire une main gauche mais je ne sais pas ce qu’en aurait pensé Vince. Qu’importe, je fais ma check-list, et je vire en base. Je suis dans l’altitude. Je vire en finale trop tôt en revanche, et je ne suis pas dans l’axe. Je rentre les AF et je me cale sur l’axe. Je ressors les AF, et je m’approche du sol. Je me pose pas trop mal, manche arrière, et je vire sur la droite. Je sors de mon planeur, et je le décale légèrement pour laisser le champ libre au rallye qui va se poser. C’est le Rallye de Moret apparemment.  Il vient pour le concours, et il a emmené un magnifique Duo Discus en convoi. D’autres planeurs arrivent et l’on a même jusqu'à 9 planeurs dans le circuit, dont 6 en Zone de Perte. J’attends mon tour de golfette. Je vois Guillaume se poser avec le LS4. Je discute un peu, et voici la golfette. On met T61 devant le hangar, je doute qu’il revole. Je nettoie et désarme la bête. Je lui mets ses chaussettes. J’aurais volé 15min tout seul. Pas évident d’accrocher aujourd’hui. On attend la fin du briefing concours, et on boit un coup. J’ai plus qu’a rentrer. Il est 20h30.

Publié le 23/07/2007 à 20:52
Par neo862

Dimanche matin, après une soirée bowling, je me lève pour partir au terrain. J’y arrive vers 9h30. Je rejoins Nicolas. Le jeune, sourire en coin m’annonce qu’il a été lâché hier soir. Encore un ! quel enfoiré, finalement, je suis le dernier de la bande a être encore en double…Je suis content pour Nicolas, mais c’est la déception pour moi. Nicolas me rassure, il me dit que j’ai seulement 12h de vol, et que ca finira par arriver. Ouais, n’empêche, il a raison.

Briefing. Y’a du monde. On annonce du pas top…Comment je vais voler encore…On attribue les planeurs, Je me fais attribuer le vieux Twin I, T18, Génial…Jean-Lou me dit que de toutes façons, il est meilleur gratteur que les Twin II. Je reste sceptique, mais après tout, vu l’expérience de Jean-Lou, je devrais le croire sur parole. Nous sortons donc les planeurs. Le hangar est vide, je vais sortir mon Lama, tout neuf. Le Lama, c’est ce petit hélicoptère radiocommandé, a rotors antagonistes. Très sympa. Ca a permis de balayer la poussière du hangar. Allez, on va manger le sandwich, et on commence à mettre les planeurs en piste. Les élèves AF bourdonnent autour des machines. Même eux, commencent à se faire lâcher…Vince part avec T18, et un élèves. Il reste un moment, puis se repose. Il repart avec une élève pilote, et ce n’est pas encore pour moi. Il reste 25minutes. Il se repose encore, et me propose d’embarquer. Me voila dans T18, quelle baleine ce truc. Bon, je décolle, je largue à 630m qnh, dans une pompe « Bombastic » : entre +3 et +5…On grimpe vite à 1100m, en recentrant quand j’en avais besoin. Vince me fait faire un calcul de VOA, je le lui indique. Puis on remonte, et Vince veut faire une patrouille avec le cirrus C13, Jean-Michel, pilote de 330 est à l’intérieur. On se rapproche, on rigole, et on se tire.

Vince est heureux. Alors on voit les virages engagés, et les autorotations. Alors, faire une autorot, dans un temps comme ca, avec du bon +5 régulier, avec un Twin I d’une grande stabilité, c’est impossible. Donc, on fait des semblants, et Vince me demande de poser le Twin. Je pose la baleine, en indiquant à Vince ma procédure. Il me dit que j’ai vraiment à travailler la finale. On va faire les retours au sol, et après, on va voir si on repart pour un demi.

Donc, Vince repart en T18, mais sans moi. Il revient une heure plus tard, et me dit de « poser mon cul dans le Tango91 » Génial, la totale aujourd’hui. Je grimpe donc dans l’autre baleine. Et on part pour les retours au sol. Vince me guide en fait. Je commence le remorqué, puis, à 300m, Vince prends les commandes et m’indique. On bat des ailes, et dès que le remorqueur bat de la dérive, on sort les AF, et on se met en position basse, sous le souffle de l’hélice. On retourne vers le sol, Vince me demande d’être encore plus bas, et je pousse sur le manche. On est à 2metres du sol, et on attend que le remorqueur remette les gaz. Une fois les gaz remis, on rentre doucement les AF. On refait un retour au sol, ou je suis plus acteur que spectateur, puis, lors de la montée, le câble est largué. Vincent a tiré la poignée jaune, et là, c’est pour la grosse surprise, les sueurs froides…euh non, je déconne. Je m’y attendais bien entendu, mais j’ai été un peu désemparé, je voulais me poser en 28, mais Vince préfère se poser à contre QFU. Ok, je soigne du mieux que je peux l’atterro. Vince me reprends les freins, afin de rouler jusqu'à la zone de décollage. Vince demande aux jeunes de retourner le planeur, on repart pour un demi. Je redécolle donc. On largue à 600 et je commente mes gestes et ce que je pense. Puis je vire en base, et enfin en finale, je garde ma vitesse constante. Je pose le Twin sans l’aide de Vincent. Celui-ci ouvre sa verrière, il me dit :

-« On repart »

-« c’était pas top ? »

-« c’était mieux mais t’a viré trop tôt en finale, et en léger dérapage »

-« ooohah c’était quand même pas mal ? » râle-je

-« Oui mais moi je veux que ce soit parfait » réponds Vince.

-« Pffffff mais je vais jamais être lâché » dit-je en désespérant.

-« Bon allez tu m’énerve, tu y va tout seul, mais t’a intérêt à t’appliquer ! » me lance Vincent.

-« nan j’y vais pas ! »

-« Si tu y va, je serais au sol, allez ramène le planeur je reviens »

Et Vincent s’éloigne. La golfette arrive. Je me pose la question. Il déconne ou quoi ? Je ne suis sur de rien, je remonte le planeur, et je me réinstalle dedans. Nicolas vient me demander si je revole. Je lui réponds que je repars avec Vince pour encore un demi parce que ce n’est pas bon. Et je le pensais vraiment. Vince revient avec sa copine, Florine. Il ouvre la verrière de derrière, et en sort le parachute. Chouette il va le mettre, et non, il le pose à coté. Il me parle mais je comprends que je vais partir tout seul. Je n’écoute pas ce qu’il me dit, je suis déjà ailleurs, tout se bouscule dans ma tête. Je sors des conneries, je me rassure, je vais être lâché. Je vais partir tout seul dans mon planeur. Nicolas se fout de moi, pour se marrer. Je ferme la verrière. Je fais mon test radio, et Jean-Lou rajoute que « c’est un lâcher ». Je lève le pouce, je me pose au moins 100 fois la question de savoir si j’y vais ou j’y vais pas. Nicolas équilibre le planeur, et la clearance de décollage est annoncée. « Fox Papa Lima décolle 19 avec planeur » et j’entends les gaz du Pawnee. Le planeur avance, rapidement, et je le maintiens en équilibre, puis je le monte sur le train principal, et le planeur décolle. Je suis un peu haut, je redescends. Le pawnee décolle à son tour. Et nous montons. La radio me demande si c’est un complet, je réponds « négatif ». Et je largue à 450m qnh. Je suis tout seul, dans mon planeur. Une impression totalement indescriptible m’envahit, une émotion particulière. Je spirale dans la zone de perte pour redescendre à 400. Vince me demande si j’ai trouvé quelque chose, je lui réponds que non, que je spirale pour perdre de l’altitude. A 400, j’engage ma Vent Arrière, je me fais mon « Tout va bien continue Roland » a voix haute, et je m’annonce. Je vire en base, sans sortir mes AF.  Je suis à 120, je sors mes AF pour perdre un peu d’altitude, et je cabre légèrement afin de réduire ma vitesse. Je conserve ma vitesse. L’axe est bon, le plan aussi, et la vitesse est toujours la même. Le sol s’approche, j’arrondis, et je touche. Je rebondis. Je m’y attendais un peu. J’entends Vincent me dire de sortir mes AF à fond, je ne l’avais pas fait. Le planeur s’immobilise. J’ouvre ma verrière, Charles arrive, pour me féliciter. Je suis ailleurs. Je viens de voler tout seul. Vincent arrive il me demande comment c’était, je réponds que c’est énorme, que j’ai adoré. Il s’avère que je vais payer ma tournée ce soir. Je ramène le planeur et je commence à le désarmer. Je suis ailleurs. J’aurais voulu que ca dure plus longtemps. N’empêche, le soir passe, il est 21h20, je dois absolument y aller, content ou pas, c’est une source de conflit entre moi et Flora.

 

Quoi qu’il en soit, je promets la tournée générale la prochaine fois que je vole.

 

Une nouvelle étape est franchie. Je suis lâché, mais je ne sais pas si la prochaine fois que j’irai voler, je serais solo. Une partie de mon rêve se réalise. Apres tout ce que j’ai vécu, après tout ce qu’on m’a fait, je prends une sacrée revanche. Ce n’était que 5 minutes, mais c’est le début.

Je crois que Vince voulait me lâcher ce jour là, mais il a tout fait pour que je ne m’y attende pas vraiment. Ca permet de créer la surprise. J’ai pas réalisé sur le coup, ce n’est que maintenant que je me rends compte, tout se bouscule je me rappelle sans arrêt de ces 5 minutes, elles resteront toujours. Excellent moment.

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Publié le 23/07/2007 à 17:03
Par neo862

Je me rends au terrain vers 9h30. Nicolas est déjà là. Je dis bonjour aux autres. On fait le briefing. On m’attribue Tango61 avec Vince. Je sort donc T61, avec les autres élèves. Je le prépare. Les jeunes d’Air France sont là. Il y en a une dizaine, qui, pour « tuer le temps », sont en  stage planeur. L’avantage, c’est qu’ils sont réactifs…


 

Vers 12h, alors que nous mangeons notre sandwich hebdomadaire, Vince vient nous voir avec Antoine, un pilote campagne, propriétaire d’un Ash25. Antoine cherche quelqu’un pour partir en circuit, dans son Ash25. Nicolas très courtois me laisse le privilège d’y aller. Puis je réfléchis et plus je mange mon sandwich, plus je me dis que c’est une mauvaise idée, non seulement, je me sentais pas de ne pas piloter, en plus, si on allait aux vaches, le temps de dévachage aurait été source d’incidents diplomatiques de retour chez moi. Je cède la place à mon homonyme, a contrecœur, mais lui ne se fera pas prier.

Nous allons donc mettre les planeurs en piste, une rangée perfo, une rangée école. Même T18 est de sortie. Le décollage de l’Ash25 Papa Golf se prépare. Je peste mais je suis bon joueur. Nicolas s’installe dans la bête. Son propriétaire, bien que très sympa, est un poil maniaque. Vu le prix de la machine ca se comprends. Les planeurs perfo ont tous décollé. Certains reviennent déjà, ca ne tient pas, c’est du thermique pur. D’autres, font du local avancé, et les chevronnés, risquent la campagne. De mon coté, j’attends mon heure, lorsque celle-ci vient enfin. Je m’installe en place avant de T61, Vince en place arrière. Je fais mon CRIS, et on y va. Décollage pas mal, malgré un rebond. Remorquage bien, et ensuite, le vol est pas mal. Le vent de sud, nous remonte vers Milly la Foret, mais on grimpe dans des ascendances hachées, qui nous expulsent a la moindre fausse manœuvre. Le vol se poursuit, on teste les grands angles de planés, vitesse 150 pour rentrer au terrain. Je suis les ordres de Vincent. On fait un calcul de VOA, et l’on prépare l’atterrissage. On ziguezague dans la ZPA, on se met en Vent Arrière, et tente de soigner l’atterrissage du mieux que je peux, mais j’ai encore des efforts à faire…

Vince me dit que mon souci, ce qui peut ralentir mon lâché, c’est l’atterrissage. Toutes les autres phases du vol sont correctes. Je commence à désespérer.

Papa Golf revient, après 1h30. Petit vol en local étendu. Nicolas m’explique que l’Ash25 est une machine qui ne pardonne pas les petites erreurs de pilotage. On boit un coup. Il fait chaud. Je fais part de mes inquiétudes à Nicolas. Puis j’attends Vince pour remplir mon carnet de vol. Celui-ci m’explique que « l’on va vers le lâcher ».  Je repart chez moi, je reviendrais dimanche prochain.

Publié le 13/07/2007 à 19:06
Par neo862

Le samedi suivant, je retourne au club. Cette fois j’arrive à une bonne heure. Je retrouve Vincent « Tiens le revoilà lui. Tu sais encore comment on pilote ? » Me lance t’il. Je ne réponds pas. On rigole, et on va au briefing. La météo n’est pas super fameuse. On a un notam sur le château de Vaux le Vicomte, a cause du mariage de Tony Parker et d’Eva Longoria mais ca concerne plus les avions. Vincent m’attribue le T91…une fois de plus. Je volerais avec Gerald. C’est chouette, ca faisait longtemps. Mais Vincent veut me faire faire des demis avec Jean-Lou. Je ne serais donc pas si loin que ca du lâcher, en tous cas, c’est ce que laissent entendre Jean-Lou et quelques élèves. Premier demi, Jean-Lou ne me dit rien, et me laisse faire. Il s’occupe juste de larguer. Nous sommes donc largués dans la zone de perte d’altitude, à plus de 400metres. Je débute ma vent arrière, le silence de Jean-Lou est inquiétant. «Quelle vitesse d’atterrissage tu compte prendre ? » me demande t’il. Je lui réponds 100km/h. Il me répond « OK »  Je suis à 120  au niveau du point de virage. Je sors les AF, mais je continue mon piqué parce que je suis trop haut. Ma vitesse ne se réduit quasiment pas. Je prolonge ma base jusqu'à presque vertical Tousson, Je vire en finale, toujours a 120, et j’allonge, j’allonge le plus possible. Mon taux de descente est réduit, mais ma vitesse est la même. Je ne sais pas comment la casser. Finalement, je reste à 120, j’arrondis, et je me pose. 20km/h en plus, ca se sent sur la distance de freinage. Nous descendons du planeur. Jean-Lou me débriefe. Vitesse trop élevée, convergence vers la piste lors de la vent arrière, utilisation réduite des AF, mauvais point d’aboutissement. Jean-Lou, très pédagogue, m’explique tout ca, et me propose de repartir. J’accepte. Plus j’en ferais mieux ce sera. Le deuxième se passe nettement mieux. Je repars pour un troisième. Le troisième atterrissage se passe moyennement. Jean-Lou est obligé d’arrondir, et nous nous posons un mètre avant le seuil de piste. Pas terrible tout ca. Je remets le planeur en piste, et je vais manger un sandwich. Je me mets sur la terrasse. J’aperçois Jean-Guillème. Il ne m’a pas vu. Je l’interpelle, il s’assoit à ma table. Charles nous rejoint. Nous discutons. Jean-Guillème a été lâché Astir mono cette semaine et a volé plus d’une heure avec. Du coup, les deux compères attendent le retour des deux Astir mono. Apres une petite heure de discussion, nous nous approchons de la piste. Surprise pour Jean-Guillème. Vincent lui propose le LS1-D. Ca fait un heureux, et un jaloux…

Gerald se pose enfin avec le gamin (celui qui s’en va avant de nettoyer et ranger le planeur). Je me prépare, avec pessimisme. Le ciel s’est recouvert. Le décollage se passe, le remorquage se fait dans les règles de l’art, je largue de ma propre initiative, a près de 750metres. Et nous tombons. On a du -2, on se balade. On envisage un retour dans la zone, puis finalement, paf, ca grimpe, faiblement, mais ca monte. Je décris un large cercle, la pompe est grande. Entre +2 et +3, c’est pas mal. On monte. 900metres. Ca degueule. On sort et on se balade. J’en trouve une autre, je centre, et paf, ca grimpe. Celle là, est nettement plus serrée. Allez, je tape le plafond. Je passe mon temps a me recentrer, cette pompe m’éjecte a chaque coup. Gerald trouve mon pilotage plus fin, plus épuré. Il a les pieds sur son tableau de bord. A 1150 mètres, je sors et je transite vers la zone de perte., je retrouve quelque chose, le Janus privé enroule quelque chose mais ne grimpe pas fort. J’enroule à mon tour, et je gagne sur lui. Celui-ci dégage. Le twin doit lui faire peur…On ressort a notre tour et  Gerald trouve un petit truc. Il me prend les commandes, prospecte. Je regarde a droite a gauche et soudain, alors que je regarde a droite, un planeur converge vers nous a toute vitesse. Je crie à Gerald « Attention ! ». Gerald tire à gauche. L’autre planeur fait de même. Je vois l’immatriculation sur ses ailes. Sierra Mike, je ne l’aurais jamais vu d’aussi près ce ls6-18…On a eu chaud. Gerald me repasse les commandes. On ne trouve plus rien, mais vraiment rien. Il y a plein de planeurs en local. Ils reviennent tous. Nous sommes 3 sur la vent arrière. J’aime pas trop ca. Sierra Mike se place derrière nous. Décidément…

Je vais soigner mon atterrissage. Pour cela, j’explique à Gerald ce que je fais. Je prends ma vitesse de 100km/h. Je la garde. Je vire au dessus du transformateur pour l’étape de base. Puis au dessus du centre équestre pour la finale. Gerald surveille, mais ne touche à rien. Il ne fera qu’arrondir. Curieusement, j’ai tendance à arrondir trop tard, alors qu’avant, c’était trop tôt. Il faudra donc que je revois ca. Le planeur arrêté, Sierra Mike se pose derrière. Excuses mutuelles, On en déduit que ca nous servira de leçon. Ni l’un ni l’autre ne nous étions vus à ce moment précis. Gerald me dit que ca à bien changé depuis la dernière fois que l’on a volé. Il ne reste plus qu’a voir les manœuvres de sécurité, et le lâché n’est plus très loin. Je pars chercher le jeune qui a volé avant moi, mais comme par hasard, celui-ci est déjà parti. Il aura refait le même coup. Pourvu que ca ne dure pas. Je pars du terrain comme un voleur, avec une demie heure de retard, sur l’horaire que j’avait donné a Flora.

Aujourd’hui, on aura jamais autant parlé de me lâcher…
Publié le 13/07/2007 à 19:03
Par neo862

Samedi matin, le meilleur jour du weekend, je prévois d’aller voler. Le réveil est tardif. Je part, mal réveillé, avec un mal de tête, pour l’aérodrome. Je vois Nicolas S et Jean-Guillème. Ils sont en train de préparer des planeurs avec des jeunes que je n’ai jamais vu. Je prends des nouvelles. Jean-Guillème est lâché…Dire qu’il s’est inscrit avant moi. Nicolas ne devrait plus tarder. Le briefing, Vincent n’est pas présent. Il est en congés. Il est parti avec un membre, cocher sur a330, pour le Japon. Ca doit pas être évident de faire faire un looping à un gros cul. Bart remplace donc notre chef-pilote. Le temps n’est pas super fameux. Piste en service, la 19. On aligne T91, et T77. 3Z nous suit. T91, Nicolas, et Bart vont faire quelques demis, pour travailler le remorqué, et la précision d’atterrissage. J’aide à la mise en piste avec Jean-Guillème. Nous nous permettons de nous « éclater » avec la voiturette de piste. A vrai dire, nous testons surtout l’accélération de la bête, et sa capacité de freinage tous temps. Nous nous arretons pour avaler un sandwich rapidement. Je repart en piste. Celle-ci a d’ailleurs changé. Nous sommes en 28. J’aide à la mise en piste des planeurs, ils sont nombreux à partir et il y a quelques VI. La scene durera une bonne heure avant une accalmie. Jocelyn arrive, il cherche ses élèves, dont moi. Je lui dis que je suis prêt s’il le souhaite. Il me demande de me préparer. Et de mettre T77 en piste. Je cours chercher mon dossier, et j’enfile mon parachute et m’installe dans le cockpit. Je fais mon CRIS et je lève le pouce. La radio émet : « Papa lima décolle 28 avec planeur » Le Lycoming 235ch du Pawnee rugit, et l’attelage se mets en mouvement. Rapidement, le planeur se retrouve en équilibre sur ses roues avant. Il incline à gauche, je corrige. Il incline fortement à droite, l’aile touche le sol. Le planeur est retenu, je contre à gauche, et je donne du pied à gauche aussi. Le planeur revient, mais Jocelyn le prends pour le décoller. Nous voilà a deux mètres du sol, derrière le Pawnee. Premier virage, je le loupe, et Jocelyn le reprends. Il recadre, et je reprends jusqu'à la fin de la montée. On largue, et me revoilà en liberté. Je cherche une hypothétique ascendance, en décrivant de larges cercles. Jocelyn reprends le manche (encore), nous place dans une pompe. Il me laisse le manche pour que je me maintienne dans l’ascendance, mais celle-ci n’est pas sensationnelle. On est rejoints par Romeo56, c’est le jeune Charles, qui prospecte lui aussi pour taper un plafond, mais rien à faire, ca monte pas top. De plus, je suis emmerdé par un hanneton, qui me tourne autour du regarde. J’ouvre la fenêtre, et la bête est happée par le courant d’air. Bon débarras. Ca doit quand même lui faire drôle de se faire larguer à 700metres. Donc je reprends ma montée, toujours pas fameuse. On aura gagné 50metres. Pas la peine de s’évertuer. On regagne la zone de perte d’altitude. On est un peu courts, et nous sommes les seuls sur la prise de terrain. Jocelyn me dit de ne pas faire une vent arrière conventionnelle, mais de converger vers la piste. Ca réduira notre chute. La base est ainsi plus courte, la finale également. Je sort les AF, et je tente de maintenir à 100km/h, ma vitesse d’approche. Je suis dans l’axe, je suis dans le plan, et j’ai ma bonne vitesse. Mon seul défaut, c’est d’arrondir trop tôt. Le planeur touche le sol, nous freinons. T77 s’arrête, et Jocelyn et moi, sortons. Jocelyn m’explique la convergence de piste, tout en débriefant mon vol. Nous ramenons T77, pour un autre élève. Je compte bien revoler. Le jeune part, pour plus d’une heure, puis revient, puis repart pour encore une bonne demi-heure. Il est désormais trop tard pour repartir. Je commence à désarmer le planeur. Le gamin, lui, repart tranquillement avec ses parents. Du coup, je me retrouve seul à nettoyer le planeur après son vol !

Nous rangeons ensuite les machines et je repars chez moi. Il faudra que je vole le prochain week-end, je ne vais pas rester sur un échec, le bilan étant plus que négatif pour ce vol médiocre.


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