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Publié le 23/08/2007 à 15:16
Par neo862

Le lendemain de mes exploits avec la baleine, je retourne au terrain. Il y a moins de monde qu’hier. Le briefing se déroule. Bart fait l’attribution des machines, et…M’offre un tour sur Romeo56. Yeepee, me dit je. C’est tout juste si je ne bondis pas de joie pendant le briefing.

 

C’est une étape importante pour moi. C’est la première fois que je pilote un monoplace. Les vélivoles connaissent, ca ne se raconte pas, ca se vit. Mais les émotions qui passent avant, le stress, l’excitation, tout est là, c’est un curieux mélange, c’est comme de la cuisine contemporaine, le sucré-salé du planeur. Je suis content, mais je me méfie de moi-même. J’appelle Flora, pour lui demander si elle veut venir. Puis, comme elle accepte, je vais la chercher. Je laisse donc Mon Romeo56 à Sabrina. J’en ai pour une heure, elle va pouvoir se défouler, puis je suis galant. Flora sera mon photographe officiel pour immortaliser le moment. Une fois Flora cueillie, je retourne au terrain. J’arrive, nous mangeons, puis je m’inquiète du retour de Sabrina. Je scrute la planche. Sabrina est partie il y a une heure. Elle ne devrait plus tarder. Une heure plus tard, Sabrina n’est toujours pas là. La patience légendaire de Flora commence à être mise à rude épreuve. Bart arrive, je vais le voir pour prendre des nouvelles de Romeo56. Il m’annonce que Sabrina tente son 90km local. Bon, ben je vais attendre encore. Et nous patientons, ensemble. Flora en a marre, très marre. Elle n’aime pas le planeur, ni les gens qui pratiquent ce sport. En ce qui me concerne, je prends mon mal en patience. Puis j’en ai marre, je décide de partir, Flora ne tente même pas de me retenir, elle est bien trop contente. Puis je me résigne, au dernier moment. J’aperçois Vinstoub, je vais le voir, et je lui demande des nouvelles de Sabrina. Elle arrive dans une vingtaine de minutes.

La voila. Je vais chercher le planeur. Je le remets en piste, avec l’aide de Sabrina. Je m’installe dedans, et je demande un briefing machine rapidement, à Dèj. Il m’explique que ce planeur est plus vif, plus fin que les twin. Il me lève la queue du planeur pour me montrer l’assiette de décollage et de vol. Il est important de rentrer le train, ca modifie le profil de vol, et apparemment c’est important sur ce modèle.

Je ferme la verrière, me fait mon CRIS, et je lève le pouce. Dèj tient l’aile. Je décolle. J’entends un message de Dèj, mais je ne le comprends pas, je suis concentré sur mon pilotage (à l'atterrissage, il m'a dit que mon decollage etait parfait et c'est ce qu'il m'avait annoncé). C’est vrai qu’il est plus sensible aux commandes. Et je suis serré dans le cockpit. A 700m, je largue, et je rentre le train. Je file vers la zone de perte, en essayant de grimper mais rien de tout ca. Dans la zone de perte par contre, j’ai quelque chose. Je tente de me mettre dedans, mais je me maintiens seulement. Je ne grimpe pas. Je serre au maximum, mais ca ne monte pas. Je ne regarde plus l’altimètre et je devrais. J’ai en effet été déporté par le vent, et je dois réintégrer la Vent arrière au plus vite, je suis à 350 mètres sol. Je prends donc la Vent arrière, je sort mon train et m’annonce. Je vire en base, en même temps, quelqu’un me demande de le faire tout de suite. Je pense que c’est Dèj qui s’inquiète. Je me pose, en léger dérapage. Je rebondis. Pas top tout ca. Je m’arrête en plein milieu de la piste. Je sors vite de mon planeur, et je le tire vers le bord de la piste. J’ai tenu 20 minutes.

L’astir standard a beau être un planeur d’apprentissage, le bras de levier étant plus court que sur un twin, le maniement s’en trouve plus aisé. La finesse est améliorée. J’ai beaucoup aimé voler sur cette machine, et bien entendu, je recommencerais. Je décide de ne pas repartir. Flora m’attends dans la voiture. Je bois un coup avec Vince et je me tire en vitesse.

Prochain vol, dans deux semaines, le premier weekend de septembre.

Publié le 23/08/2007 à 15:08
Par neo862

Plutôt que d’aller au bureau, je préfère aller voler, c’est un secret pour personne. Mon super collègue, m’ayant presque forcé à ne pas venir, je ne me suis pas fait prier pour prendre le chemin inverse. Direction Buno Air Force Base donc, ou je me dis que l’on risque d’être peu nombreux. Erreur. Il est à peine 10 heures, et déjà une vingtaine de planeurs sont en piste. Nicolas S est même là. Le soleil aussi et les cumulus commencent à se former. Au briefing, on m’attribue « Super Baleine ». Pardon, Tango18. C’est Bart qui mène la danse. C’est pas encore aujourd’hui que je vais me taper du planeur solo. Bon, on rigole un peu, on glande, et on sort les machines. Je prépare Tango18, je suis seul à y toucher aujourd’hui. J’aide Nicolas à la prévol de son Romeo56, lui m’aide à celle de Tango18. Puis nous aidons à la mise en l’air des planeurs de circuit. Nicolas part devant moi, je pars ensuite. A peine parti, je vois Nicolas revenir, à peine dix minutes de vol. Eh bien ca promet. Je décolle, au cul d’un pawnee, le mastodonte suit sans trop de problèmes. Je me largue, à l’altitude maximum. Je tente d’accrocher un petit vario, mais je n’y arrive pas. Je m’approche de la Zone de perte, puis je prends du positif un peu avant. J’enroule mais je suis à coté. J’entends Bart qui m’appelle, je crois comprendre qu’il ne m’a pas vu, et que je risque de le gêner. Il est en montée à coté. Je ne monte pas moi. Je file vers la zone de perte, je me mets en Vent arrière direct, je prends un gros vario qui me fait gagner 50metres, et je m’annonce : « Tango 18 vent arrière pour le 28 euh… » Je relâche l’alternat, je sors mon train, et je continue : « Train sorti et verrouillé ». Ambiance…Au moins ce sont des choses que l’on retient.

Je me pose…Superbement. Pile ou je voulais, et comme je le voulais. Finalement, le Twin I est moins désagréable que le Twin II en vol.

Je décide de reparti dans la foulée. Je fais cette fois 10 minutes, j’ai quand même rentré le train, que j’ai du ressortir presque aussitôt et je me pose comme une fleur.

Au sol, Bart vient me voir et me demande pourquoi je ne me suis pas mis dans la pompe avec lui. En vérité, lorsqu’il m’appelait, c’était pour me dire de venir avec lui dans la spirale.

On rentre le matos, il est déjà temps de rentrer, les journées passent rapidement.
Publié le 23/08/2007 à 15:04
Par neo862

Apres deux semaines passées sans voler, je me rends à l’aérodrome. L’envie de tâter du manche me titille, il est temps d’y aller. Arrivé la bas, je dis bonjour à tout le monde, comme d’hab. Vincent balance encore une vanne rapide, puis je glande en attendant le briefing. Celui-ci arrive rapidement, Vince m’attribue fièrement Tango91. Génial. En plus, il veut me faire voler avec lui, il veut un demi avant de me lâcher. Beuarh. On sort du briefing, je reglande avant de sortir les machines. Puis, un appel à la radio. Apparemment, un avion veut venir faire des évolutions sur le terrain. Vince réponds. Il connait le pilote du Yak52 qui appelle. J’approche de Vincent, je lui demande ce qu’il vient faire. Celui-ci m’entraine vers le milieu de la piste. « Bon, tu te couches pas hein » me lance t’il. Mouais, moi non. Puis on voit le Yak effectuer loopings, tonneaux, vrilles, vrilles a plats et toutes sortes de 8 et immelmanns. Nous sommes rejoints sur la piste par plusieurs autres personnes. Vince appelle le pilote à la radio : « Allez, fait moi coucher tout ce monde » et nous voyons le Yak, en pleine prise de badin. A 100 mètres, il déclenche ses fumigènes, puis VRAAAAOUUUUUUUUUUUM, le Yak nous frise la tête. Il ne devait pas y avoir un mètre entre nous. Quelque chose d’énorme, de magique. Le yak remonte à toute vitesse, finit par un renversement. Youhou ! tout le monde crie, tout le monde rigole, tout le monde en redemande. Le Yak repasse encore, un peu plus haut cette fois. Puis une troisième fois. C’est génial cette sensation de voir arriver un avion hyper bas, l’adrénaline, et le souffle. La Yak continue. Ouhla, là, il est vraiment bas. Très bas, trop bas. Je me baisse, je sens le souffle de déplacement d’air de l’aile droite, j’étais juste sous l’emplanture. Ouah, la frousse. Mais je suis excité, j’en redemande. Je me couche, et le Yak nous repasse encore dessus, plus bas que jamais. Du gros. J’ai adoré. Puis, le Yak repart vers la Ferté, en tonneau. Merci a Schmoll pour le Spectacle grandiose. Le cirque aérien, j’adore. Ca me rappelle l’histoire des Stampe de St Yan. Les pilotes de l’époque s’amusaient à faire des rangs de paille dans les champs avec la dérive. Bon, après les évolutions du Yak, les passages en Pawnee vont paraitre fadasse.

Je mets donc T91 en piste. Je décolle en premier pour mon « demi de remise en forme », pour la beauté du geste, comme dirait Nicolas S. Je fais mon demi, je me pose dans les règles, puis je vais manger pour décoller plus tard tenter mon heure.

Une fois les circuits mis en l’air, je prépare mon planeur, pour un demi encore tout seul. La baleine se trimballe derrière le pawnee, puis, je me largue dans la zone de perte, je tente désespérément d’accrocher un truc à la con, ca ne tient pas, mais pas grave, ca a laissé le temps au pawnee de se poser. J’engage ma vent arrière. Je cale à 100, je suis trop rapide j’ai l’impression, je suis haut. Je vire en base, je suis a 100, je suis encore un peu haut, je sors les AF. Je vire en base, je vais vite. Je passe le seuil assez haut, je vais être obligé de me poser long, alors que je voulais me poser court. Je me pose, je peste contre moi-même. Décidemment, je n’arriverais donc jamais à me poser comme je le souhaite. Je repars pour un complet. Je monte la baleine jusqu'à 700m, puis je tente d’accrocher deux trois trucs, ca ne monte pas, et surtout, je pilote comme une merde, avec à la clef, une palanquée de décrochages, des dérapages, et des tenues d’assiettes merdiques. Je fonce vers la Vent Arrière, en perdant du 4m/s par endroit…

J’arrive en finale, je suis encore beaucoup trop haut, et je me pose encore trop long. J’ai récupéré de l’altitude en vent arrière, en prenant du 3m/s, j’étais vert…

Furieux, je vais boire un coup au bar. Vince vient me voir, je lui explique que je ne veux pas repartir seul. Il me dit de demander à Christian de m’accompagner. Je pars donc avec Christian. Un vol de 20 minutes, ou il sera impossible d’accrocher. Je me pose exactement comme je le voulais…Pour finir, Christian me dit qu’il n’a rien relevé d’anormal dans mon vol, et qu’on n’a pas réussi à accrocher. Bref, je suis apte au service.

Mais ca suffit pour ce soir. J’en ai ma claque. Je nettoie mon planeur, en regardant les évolutions de Jean Baptiste Salis Junior, avec le Yak11. Photos à l’appui. Journée mitigée.

Je rentre chez moi.


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