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Publié le 03/08/2008 à 23:18
Par neo862
Quelques temps après mon vol en Duo, Je retourne au terrain pour tenter une bonne fois pour toutes, de me faire re-lâcher et tâter rapidement du ls1 et évoluer en gamme. Louis attribue à J-P, le T91, et je suis un de ses élèves. Chouette. Je prépare donc T91 avec un autre élève, et je vais manger. Nous emmenons ensuite le Twin en piste 10 (elle est quand même loin cette piste). J’ai un peu mal à la tête aujourd’hui.  Il se murmure qu’Antoine a besoin de quelqu’un pour partir avec lui sur son ASH25. Je vais voir J-P je lui demande conseil. Il me dit de partir avec Antoine, ça va être instructif et tout. Je vais voir Antoine et je lui dis que je pars avec lui. Je dois donc le retrouver à 13h15 en piste, on partira vers 13h30. Excellent. Je demande de l’aspirine à Armelle qui en trouve dans ses affaires. Je prends ça rapidement, et je repars en piste, retrouver Antoine et « Papa golf ». J’enfile mon parachute et prépare les cartes. A un planeur du départ, je m’installe en place arrière de l’ASH 25, tandis qu’Antoine fait de même en place avant. Celui-ci me briefe sur le vol, départ vers le sud est, on affiche Bar sur Seine au calculateur. Ca fait 360kms aller-retour. Les conditions semblent correctes mais la météo annonce un front de sud est vers 17h. Il est 15h25 quand on décolle. La place arrière de l’ASH est plutôt confortable, contrairement à ce que disent pléthore de pilotes aguerris. La première étape va bien évidemment être de gagner de l’altitude avant d’attaquer la campagne. Antoine, en pilote expérimenté prospecte du coté des carrières de Maisse, ce qui ne trompe pas. Un bon +3 s’offre à nous et déjà un ASH 25 se trouve sur les lieux. Nous sommes bientôt rejoints par Jean-Pierre et T91 avec une élève.  A 1400m, nous partons sur la campagne, Antoine affiche 150km/h, en transition sous une rue de Cu, on monte encore forcement. Nous avons largement dépassé le local de Buno et après à peu près 1h30 de vol pendant lequel Antoine me laissera faire quelques lignes droites, nous atteignons Pont sur Yonne. Le problème, c’est que nous n’avons trouvé qu’une seule pompe valable sur le chemin, nous l’avons pris avec le Calif, et nous nous retrouvons à Pont à 350m d’altitude.
Antoine, inquiet, coupe la radio pour se concentrer, et accrocher. Moi, KO depuis un petit moment, sans doute l’effet de l’aspirine, et de la nuit précédente, je bascule la tête en arrière, et, sans m’en apercevoir, je m’endors. Je n’entends plus rien, et après quelques minutes, certainement une dizaine, je me réveille, frais et à 1400m. Nous avons presque retrouvé la base de coton de nos chers Cumulus lorsqu’Antoine m’annonce la nouvelle. Moi, encore dans le cirage, je lui dis « Ah ben oui, et on est dans du +3 là » ; ce à quoi il me répond, qu’en basse couche, c’était cisaillé et que vers 1000m, ca devient plus facile. Nous enchainons alors vers Troyes, ou nous arrivons à grands pas. Puis, en regardant vers le sud, une masse grise énorme qui arrive. Le front n’est pas loin, deux solutions, soit on essaye, soit on fait demi tour. La solution la plus sécurisante étant la deuxième, on se retourne sur notre chemin mais en ne prenant pas la même route. Le plafond étant le niveau 85 a cet endroit, on profite pour faire le plain d’altitude et on se tire du coté de Joigny. Le coin est plutôt sympa par là, on trouve de tout, des poulaillers, et une énorme piste béton, apparemment privée, sympa pour une vache aero. On enroule, justement au vertical de cette piste, et on reprend notre chemin vers Moret sur Loing. Je ne connais pas l’aérodrome dont on parle tant, je vais enfin avoir la gageure de le survoler. Bien entendu, il y a du monde en local, dont un ou deux planeurs de Buno. La encore, comme a Pont, on est un peu bas et on réfléchit a un éventuel atterrissage sur le site. Mais nous sommes sauvés par un LS6 qui nous balise une pompe au dessus de la foret. On grimpe, et on file vers Buno. Le truc génial avec l’ASH 25, c’est vraiment la transition, 150km/h et on perd quasiment rien. Arrivés a Buno, Antoine me laisse les commandes. Je décide qu’on ira vers Etampes. Antoine me fait afficher 150km/h, vitesse de croisière et en moins de 5 minutes, nous sommes au vertical de St Cyr la rivière, à 800m. Je tourne St Cyr et je fais demi-tour. Ce que je ne fait pas en revanche, c’est la conjugaison, enfin si, je la fait, mais pas assez forte, du coup, l’ASH, avec son inertie et ses 26m d’envergure, ne se comporte pas vraiment comme un twin, et ne pardonne pas. Qu’a cela ne tienne, retour vertical Malesherbes, on essuie un petit grain, et Antoine me laisse accrocher une pompe et nous grimpons encore.
Mes virages sont vraiment moches et Antoine me fait un cours sur la tenue du 25. Apres quelques dérapages, je ne me sens vraiment pas bien et je demande à Antoine si l’on peut retourner à Buno. Je prends un sac et je vomis. Antoine, ayant compris, intègre la Vent arrière, et se pose en 10. Une fois arrêté, j’ouvre la verrière et respire un bon coup. C’est finit, il est 20h30, nous avons volé 4 heures et 55 minutes. Mon plus long vol. Je suis malgré tout très content d’avoir pu l’effectuer et je remercie Antoine. Nous démontons les winglets du 25 et nous le rangeons dans le hangar avant de rentrer chacun chez soi.
Publié le 03/08/2008 à 23:13
Par neo862
Je n’ai pas écris depuis un moment, par manque de temps. La semaine dernière, des personnes m’ont sollicité pour que je reprenne la plume (ou plutôt, le clavier). Je vais donc essayer de rattraper mon retard, même si ça va me prendre du temps, pour me souvenir de certains détails. Pour les dates, je n’ai pas l’habitude de les mettre et dans ce cas, exceptionnellement, la période commence le 4 mai, avec un vol en Duo Discus. Bonne lecture.  Apres près de 2 mois sans avoir volé, je me décide enfin à aller à Buno vu que le temps le permet enfin. Il y a peu de monde, et nous héritons depuis le départ de Vince, d’un nouveau chef pilote, Louis, qui nous vient de Chartres. Je vais voir Jean-Pierre, et lui demande si ça lui dit, lui et moi en Duo-Discus. J’entends parler de ce planeur depuis tellement longtemps que voler dessus est presque une sorte de Graal. Evidemment, Jean-Pierre et moi, c’est l’entente totale. Voler ensemble est un régal et c’est tout naturellement qu’il accepte, ça me fera un vol de reprise en main. Nous préparons donc le « PAP », afin de partir. La météo semble clémente. Nous mangeons un bout puis on s’aligne en piste 10, une piste que l’on utilise rarement. J’enfile mon parachute, tandis que J-P discute avec des privés. C’est à nous de partir, mon instructeur s’installe et commence déjà à triturer son super GPS. Je décolle le Duo, sous l’œil attentif de Jean-Pierre puisqu’il a lâché son ustensile. Je suis le Pawnee tant bien que mal, j’avoue avoir un peu de difficulté avec la prise en main du jouet, mais je finis par m’en sortir et nous larguons à une altitude de 600m, dans un large positif, que nous exploitons pour atteindre 1100m. Arrivés en haut, nous essayons la transition. Ce planeur est une sorte de bombe, sur laquelle la moindre impulsion sur le manche lui fait prendre 30 km/h !  Bref, nous nous promenons, histoire que je reprenne en main. Je laisse parfois le manche à Jean-Pierre. Nous volons avec les autres planeurs, dont le DG-500, avec Nicolas et un VI, on remonte partout, ça grimpe ,fort a n’importe quel endroit, l’éclate totale. Apres une bonne heure de vol un peu classique, je demande à Jean-Pierre si on peut pas s’amuser un peu, avec genre, une parabole. Il me réponds : « t’a intérêt à tenir ton appareil photo », j’accroche alors la dragonne, et nous piquons pour prendre de la vitesse, puis, Jean-Pierre redresse, et entame la parabole. Mon appareil se soulève et…moi aussi !!! Ma tête touche la verrière, et je prends de plein fouet des morceaux de boue séchée venant de l’avant. J-P en profite pour me dire en rigolant : « Ah ben c’est malin, ben tu passera l’aspirateur dedans maintenant tiens ».  J’ai adoré la parabole mais je crois que ça a déclenché chez mon instructeur favori, une sorte de liesse de laquelle il ne pourra se défaire jusqu’a la fin du vol. En effet, Jean-Pierre enchaîne cette fameuse parabole par une série de 8 paresseux, que certes j’adore mais qui font monter l’adrénaline et également ce que j’ai dans l’estomac. Apres 6 huit paresseux, je lui dit qu’il faut qu’on descende et que je suis lessivé. J’entame donc ma Vent Arrière, et je me pose un peu a coté de la piste, enfin, une aile en dehors. Jean-Pierre me dit que l’atterrissage est à revoir, ce que j’approuve totalement, et me dit qu’il ne me relâche pas, ce dont je conviens. Un autre vol en double commande sera donc nécessaire…Nous avons tenu une heure et vingt minutes dans une masse d’air ultra convective et j’ai pu redécouvrir malgré tout, encore une fois, la passion du vol et du pilotage de ces fabuleuses machines sans moteur.
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