|
Publié le 31/10/2007 à 10:15
Par neo862
Le samedi 13, de retour de Corse, je me pointe au club. J’avais eu un coup de fil de Vincent qui me disait que je devais passer ma pratique le 13 ou le 14 ou avant suivant les dispos. J’allais le 13. Stratégiquement, c’était le jour le plus mauvais des deux et donc, celui ou l’examen en vol serait restreint, en toute logique. J’arrive, Vince me mets dans la salle de briefing, avec un crayon et des feuilles de papier, et je passe l’examen théorique d’avant vol. Le bruit court qu’un ASG29 a été livré hier a Buno. Rumeur confirmée au repas. L’ASG29 est bien là, dans le hangar « privés », dans sa remorque. Nous irons le voir après le déjeuner. Effectivement, c’est une fort belle machine. Ca sent la résine à plein nez. « Pawnee », le chat de Vince, tente une exploration du cockpit, mais se fait littéralement jeter par Laurent, le propriétaire dudit ASG29. Quant à moi, je pars faire ma pré vol avec Dej. C’est Vince qui volera avec moi en premier, et normalement, lui qui me donne mon brevet. Une fois le planeur aligné, on prépare le câble, et je fais mon CRIS, a voix haute, de façon a ce que Vince entende quelles conneries je peux dire. Finalement, j’en dirais pas tant que ca. On ferme les verrières, je suis quand même un peu stressé. Je décolle, et je me largue à une altitude de 700metres. Vu les conditions d’aujourd’hui, je crains que ce sera ma hauteur maximale. Vince me pose quelques questions techniques et prends les commandes, dans le but d’accrocher quelque chose. Vince me pose la question de savoir quelle piste on peut prendre à l’altitude ou l’on se trouve, et, comment faire pour y arriver. Je dis que je prends la 01, et que je fais une longue finale. Il me dit « Ouais, ca peut aussi se faire ». Lui, voyait plutôt une intégration en base, et sur la 01. Donc, on a fait ce qu’il a dit. Je lui explique ce que je fais. On se pose, et Vince me dit qu’on repart. On remet donc le planeur dans l’axe de la 28, et on repart dans la foulée, cette fois, au nord. On se retrouve très vite à 350m du terrain, dans l’axe de la 19. Je choisis cette fois de faire une longue finale sur la 19. Un peu en stress, je pose tant bien que mal le planeur. Vince me dit que je devrais refaire deux remorqués avec lui. Je remets donc le planeur dans l’axe et me re prépare. Au dernier moment, Vince charge Dej de faire les demis avec moi. Je bouillonne et stresse de plus belle. Dej est redoutable et pardonne rarement les erreurs lorsque l’on pilote. Je commence mon CRIS alors que Dej s’installe, et je refais un tour des commandes. Une fois les verrières fermées, je lève le pouce. Je ne rigole pas. La montée se passe bien, et Dej largue puis entame un fort virage sur la droite pour se positionner directement en Vent arrière. Je lui explique ma procédure. Il me pose des questions techniques et j’y réponds, tout à fait censé. On se pose, et Dej me dit qu’on repart. C’était très bien, mais je n’ai pas arrondi. Je dois arrondir. Je réaligne donc le planeur et on repart de suite. Dej m’aligne en Vent Arriere, et on refait la même chose. J’arrondis cette fois, et le planeur touche le sol, roule, et s’immobilise enfin. Dej me dit alors : « Allez, pour toi, c’est bon ». Et c’est le grand soulagement. Dej prévient Vince, qui lui est en l’air, et on ramène le planeur devant le hangar. Je nettoie le planeur, et commence a remplir les papiers bien plus tard. On boit un coup pour fêter ca, et je repars chez les parents de Flora, super content d’avoir eu mon brevet ! Les prochains vols se feront désormais l’année prochaine, ou durant l’hiver peut être, si l’on reçoit notre Super Dimona. Désormais vont commencer les Journées d’hiver, journées d’entretien du club. Je doit m’engager a en faire au moins 4 durant l’année.
Publié le 31/10/2007 à 10:14
Par neo862
La semaine d’après, on sent la fin de saison. Les températures ont baissé, et les pilotes sont moins fréquents. Nous sommes une dizaine à vouloir sortir des machines et tenter quelque chose. Je choisis de prendre le Romeo56, et de laisser le Ls1d à quelqu’un d’autre. Choix que je regretterais tout à l’heure, au vu des conditions et du vol auquel je vais me livrer. En effet, le départ en Astir va s’avérer être un mauvais choix stratégique. Les conditions vont se dégrader, et avant même de décoller, je vais m’en vouloir de ne pas avoir pris ce qu’on me proposait. Je décolle donc, et je largue le plus haut possible. J’essaye d’enrouler un petit 0+, mais sans grand succès. Le planeur étant lourd, et peu adapté pour ce type de temps, se battre avec les éléments devient du vrai sport. Finalement, je suis bas et un peu éloigné, alors j’intègre une vent arrière au croisement des pistes. Cette situation me stresse et je pose l’Astir comme un gland, sans rebonds, mais un peu n’importe comment et surtout, très long. J’ai tenu 10minutes. Je soupçonne la nan qui tient la planche de ne pas m’apprécier… Je repars dans la foulée pour tenter autre chose. Le vol ne se passe pas beaucoup mieux. Je me pose après moults essais infructueux, et cette fois, en plus, au lieu de faire un Vent arrière Main gauche, étant au sud de la piste, j’ai tout fait pour me faire une main droite classique, qui m’oblige a me poser encore plus salement que la première, cette fois avec rebond. Jean-Lou me fera d’ailleurs remarquer que la main gauche n’était pas interdite…suffisait de signaler. Ouais, ben je suis pas prêt de le passer ce brevet. Je repars après avoir fermé les hangars, il est 17heures.
Publié le 30/10/2007 à 13:32
Par neo862
Dimanche, je vais au terrain, je compte bien renouveler mes exploits. Il y a du monde aujourd’hui. Il fait beau, et les conditions sont plutôt bonnes. Au briefing, surprise, je vais voler sur Lima43, soit le Ls1d. Je commence à flipper et je sors le manuel de vol. Le Ls1, pour ceux qui connaissent, c’est un stab monobloc, donc, ultra sensible. Je me demande si je vais être capable de l’apprivoiser. Nicolas vient me voir, et me dit que c’est en effet une machine « subtile », mais que c’est vraiment performant « un vrai petit chasseur, une vraie petite bombe ». Il dit qu’il le préfère à un Peg… Je prépare donc le planeur, seul, alors que nous sommes deux à voler dessus. Je serais le premier à passer, après avoir mangé un sandwich rapidement, et avoir écouté le briefing machine de Vincent, je monte dans l’engin et me prépare. La radio est HS, j’emmène donc une radio portative. Je fais mon signe de décollage, et le planeur se mets à rouler. Je le tiens tant bien que mal en ligne de vol. L’aile gauche frotte, je me crispe, et je tire sur le manche. Oups, le planeur monte d’un coup. Ca doit tirer sur le câble et le remorqueur doit flipper. Je pique calmement pour éviter tout effet de montagne russes, et le planeur retrouve sa ligne de vol, un peu haut. Une fois le remorqueur en l’air, je rétablis correctement le niveau de vol. Il n’est pas évident de regarder devant sur ce planeur. En effet, la verrière a profité d’un choc pour se fendre, en plein milieu. Ce qui donne une visibilité réduite, limite dangereuse. A une altitude correcte, et après un remorqué sans difficultés je décide de me larguer. Je tombe dans un +3 fort sympathique et je décide bien entendu de l’exploiter. La prise en main de la machine est délicate. Je spirale sans trop regarder mon badin, et, en jetant un coup d’œil, je vois que je suis à 70km/h, la vitesse de décrochage. En effet, ca ne se fait pas attendre, et le l’avant du planeur plonge brusquement. Je rétabli, lorsque je suis à une vitesse suffisante, avant de continuer prudemment ma montée. Je réfléchi à ce soudain décrochage et je me dis que ce planeur ne pardonne pas. Je teste le vol non conjugué et je sens un départ d’autorotation. Bigre, on ne rigole pas sur le Ls1d ! Par contre, il est très agréable aux commandes, et bien entendu, merde, j’ai oublié de rentrer le train. Je monte encore, et, une fois hors de danger, je rentre le train. Finalement, j’aime bien cette petite machine. Je me balade, en limite de TMA, alors que je vois des planeurs qui y sont…je spirale des que je peux et le temps passe. J’ai même failli me payer une buse dans l’aile droite. En effet, alors que je tournais vers la droite, en spirale, un groupe de ces rapaces faisait de même. Je les regardais, c’est tellement beau ce genre de choses, et j’ai fini par en voir une, sortir ses plumes pour se sustenter et se ralentir au maximum pour ne pas se prendre le saumon en plaine tête. La situation prête à sourire, mais j’imagine la pauvre bête si elle avait été assommée par le choc, la descente qu’elle aurait faite… Je continue à choper tout ce qui me fait grimper, je suis à 1400m, je ne fait pas encore mon gain de 1000m avec ca, mais ca me fait travailler. Au bout d’un moment, je songe que je ne suis pas seul à être sur cette machine et que les autres aimeraient peut être pouvoir faire un tour. Je décide donc, a contrecœur, de ramener le planeur au sol. Je m’offre au passage le luxe de monter une rue de Cu. Une fois dans la zone de perte, je sors mon train et tous les AF. Normal, je suis a 1250m…Je me pose sans aucun souci, content de mon vol, mais amer d’avoir été obligé de descendre aux Aérofreins. Je ramène le planeur en bout de piste, et le gamin qui devait le prendre s’installe, et décolle. Il restera en l’air moins de 10minutes. Le reste de la journée se passe, je raconte à Nicolas les impressions à chaud sur le Ls1. En vérité, sur le coup, je ne l’apprécie pas trop. Je me suis fait un peu peur avec et j’avoue que je ne souhaite pas trop recommencer. Finalement, avec le recul, il s’avère être une arme redoutable que je vais regretter de ne pas prendre. Je repars du terrain, le soir, après avoir tout rangé.
Publié le 30/10/2007 à 13:31
Par neo862
Mercredi, après mon théorique, je pars au terrain. Lorsque j’arrive, les machines sont sorties et je demande à Bart et Vince quel planeur je peux prendre. Ils ne sont pas très chauds pour me laisser l’Astir Standard. Ils préfèrent que je prenne Tango18. Je le sors donc, avec l’aide des quelques personnes présentes. Je ramène la bête en piste. Je l’aligne après avoir aidé les pilotes de circuits à partir. Je m’installe après avoir demandé à Bart les conditions. Il me dit que c’est « Mega bon, et que comme c’est lui qui remorque, il va me déposer dans une pompe et j’aurais juste à tourner pour grimper). Je m’installe et je lève mon pouce, Biquet prends l’aile. Je décolle sans encombre et je m’applique à tenir le planeur en ligne de vol. Bart pilote sec, et les virages sont plutôt serrés. A un peu plus de 650m, Bart me dit que c’est bon. Je largue et j’ai juste à enrouler pour grimper. Ca fonctionne. Je monte à 1000m, j’ai dérivé pendant la montée, et alors que j’étais au nord du terrain, je me retrouve maintenant au sud. Je sors de la spirale et j’en détecte une autre, j’enroule, juste à coté d’une buse, qui se balade. Je suis fier parce que je suis plus haut qu’elle. Je tourne 5 minutes, puis plus rien. Je redescends, lentement, en trouvant des pompes à droit à gauche. Je me pose après une finale mouvementée. J’ai fait 40 minutes, et sans difficultés. Bart vient me chercher et nous remontons le planeur en piste. Il me dit que ça vaut le coup de repartir. Je fait partir les planeurs devant moi. Je me retrouve seul en piste, sans personne pour me tenir l’aile. Je vais être obligé de partir aile au sol. J’accroche donc le câble au planeur, et je signale à Bart que je suis prêt à décoller. L’aile frotte le sol sur 2-3 mètres, et le contre-balancement se fait ressentir. Je contre immédiatement, et me voila prêt à lever le nez pour me mettre en ligne de vol. Je décolle, et la montée se fait brutale, on enroule presque aussitôt, et on est très vite à 700m. Je grimpe, je grimpe, et je dérive. Je me balade un peu partout, avec une nette préférence pour Malesherbes et sa zone industrielle. Je balise les pompes que les autres machines viennent squatter avec moi, et j’affronte ma peur de tourner avec d’autres planeurs. Je suis à 1200m, ca caille, et j’ai mal au cul. Il est temps d’envisager de redescendre, mais c’est tellement grisant de chopper les pompes et de monter encore que j’en oublie ces détails. Je me permets encore un ou deux ronds, au dessus de la vallée, et je décide de rentrer. Je suis toujours à 1100m, au dessus du départ de Vent Arrière. Je sors les aérofreins, et je descends donc, afin de me positionner correctement. J’entame donc ma procédure d’atterrissage, et je me pose un peu long, pour tenter d’approcher au maximum le planeur de son hangar. Je vais regarder la planche, il est 17h. Je viens de voler une heure 40, mon record. Je suis bien content, j’ai volé 2h20 aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir réellement progressé, j’arrive à accrocher les pompes sans problèmes. Et je reste dedans. J’espère que le prochain vol sera pareil.
Publié le 30/10/2007 à 13:30
Par neo862
Samedi donc, je pars au terrain. J’ai besoin de faire mon heure, et si je ne la fait pas maintenant, je ne la ferais jamais puisque j’ai décidé dans ma tête d’arrêter le planeur si je ne passe pas ce stade là. Lorsque j’arrive, Bart et Vince me sautent dessus, et me disent : « C’est psychologique, d’accord ? Aujourd’hui tu va faire ton heure, tu va voir. » « Ben, je vais essayer » « Nan ! Tu va réussir, c’est pas pareil. » Bon ok, je leur montre que je peux le faire, et je prépare la baleine. Dire que Nicolas se prépare un Pégase… Mon moment arrive, Bart et Vince me font passer en priorité pendant que les conditions le permettent. C’est Yann qui remorque, et il a ordre de me lâcher dans une pompe ou je n’aurais qu’à enrouler. Je décolle et je monte. Pardon, nous montons. A 750m, je décide de larguer. Yann, ayant senti que je me décrochais, m’a indiqué par radio que j’avais largué trop tôt, et que je n’avais qu’a continuer tout droit et enrouler sur la droite. Je m’exécute, et je gagne quelques mètres. Apres 5minutes, Vince m’appelle et me dit que a son avis (et celui des autres personnes au sol), je ferais mieux d’aller me balader sous le gros nuage au nord, ou, d’apres Yann, il y a un gros vario. Le vent est de sud, et donc, nous rabats vers le nord. Gaffe à la TMA. Je transite donc vers ce gros nuage, et effectivement, j’obtient un bon +3m/s. Je spirale toujours pour gagner de l’altitude, non sans mal. Apres quelques minutes, alors que je gagne correctement, sans plus trop me battre pour rester dans l’ascendance, un ASH25, à la même altitude que moi, me coupe la route. Pas très sympa ca. Je suis en colère car obligé de sortir de la pompe pour l’éviter… Me revoilà donc, à 800m, à prospecter pour trouver une autre ascendance qui pourrait me faire monter. J’en trouve une, un peu au sud est, vers le péage de Fleury. Je l’enroule et je grimpe, jusqu'à ce que je voie arriver un Peg. Je suis en colère, il vient m’emmerder alors que j’étais tranquille, et ils spirale avec moi. Je panique, je sors de la spirale, tout en fustigeant le pilote du dimanche. Il s’avère qu’en vérité, le Peg est nettement plus haut (plus de 200m), et qu’il est là pour m’aider à réaliser mon heure puisque c’est Nicolas, et qu’il m’indique à la radio « à gauche Nico ». Je retourne donc dans la spirale avec lui, et je grimpe. A 1000m, j’estime être à la base des nuages, puisque j’aperçois des barbules. Je sors de la spirale, Nicolas a disparu d’ailleurs. J’espère trouver autre chose et rapidement. Je suis loin du terrain en plus, et je dois m’en rapprocher au maximum si je ne veux pas finir dans un champ. Une fois vertical Tousson, je demande au starter à combien j’en suis en temps : « 55 minutes, mais reste en l’air, t’occupe pas de ca ». Facile à dire, je suis à 750m, et je n’ai rien. Je traine un peu, et je suis à 450m dans l’axe…Je remonte donc à contre vent arrière, et je la débute à 400m. Je me pose, l’on remonte le T18 en piste. J’ai fait une heure, et 5 minutes. Ouf ! J’ai mon heure. Voilà qui me remonte le moral. Je passe mon après midi à glander et a me marrer avec Jean-Guilleme, mais j’ai quand même une petite amertume, je n’ai pas volé sur un planeur solo. Vers 17h, je demande à Vince et Bart si je peux pas faire un vol sur R56. Ils me disent que je ne suis pas lâché dessus. « Vous rigolez ?! » leur réponds-je. Et j’enchaine « J’ai volé dessus y’a deux semaines, c’est même toi, Bart qui m’a dit de regarder le manuel de vol » Vince et Bart se regardent, et disent « On en fait des conneries » Et Vince de me dire : « Allez grimpe et magne toi » Je fonce donc vers le romeo56, esseulé. Je m’harnache dedans, je fais le CRIS. Décidément, son tableau de bord, c’est quelque chose. Je décolle, au cul du pawnee. Et je me largue aux alentours de 700m, au nord de Malesherbes. Il n’y a plus rien, j’ai quand même quelques timides varios, mais je n’arrive pas à les stabiliser. Au bout d’un moment, étant trop court, je retourne vers le circuit et je me pose. J’aurais fait 20minutes. Ca noircit un peu le tableau, et je me demande si j’ai vraiment bien en main cet Astir… Je pars donc du terrain, mi figue mi raisin. Il est désormais temps de me préparer pour le théorique qui sera la semaine prochaine. Le weekend prochain, étant à une compétition d’aéromodélisme, la préparation sera complexe.
 |
|
<
|
Oct. 2007 |
>
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | | 29 | 30 | 31 | | | | |
Noter ce blog :
1284 connectés
16711 visiteurs
Ce blog est classé 215ème
Score de ce blog : 3,23
|
> Lire les 2 commentaires